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Le parfum de vie de Goudi

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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

mardi, 06 juillet 2010 02:00

Similes

Pourquooooooooooooi ? Pourquoi faut-il qu’ils se mettent tous en tête de pousser la chansonnette ? Matthew Cooper, alias Eluvium, suit les traces de The Album Leaf en introduisant ses cordes vocales au sein de mélopées atmosphériques qui se suffisaient largement à elles-mêmes. Bon, ici, les dégâts sont plus ou moins contrôlés. Cooper se contient et conserve une large proportion de l’esprit originel de son travail. N’empêche, les paysages sonores du talentueux compositeur ambiant perdent un peu de leur intérêt. « An Accidental Memory In Case Of Death » et « Copia », les deux précédents opus, étaient de vraies petites bulles d’oxygène, sans artifice. « Similes » marche au pas et se veut un peu plus mainstream.

Il faut dire que l’intérêt manifesté par les kids, aux œuvres symphoniques néo-classiques, est plutôt quelconque. Alors Eluvium nous pond cinq morceaux à l’esthétique, si pas radiophonique, au moins télévisuelle (« The Motion Makes Me Last », « Leaves Eclipse The Light » ou « Weird Creatures » ne feraient pas tache en fond sonore de « Grey’s Anatomy » ou d’un autre feuilleton de ce genre). Mais ce n’est qu’au cœur de « Bending Dreams », « Nightmare 5 » et « In Culmination » que l’on retrouve l’âme véritable du projet de Matthew Cooper. « Similes » risque de fâcher plus d’un fan de la première heure.

mardi, 06 juillet 2010 02:00

Plastic Beach

2D, Noodle, Russell et Murdoc se tiennent tranquilles, un cocktail à la main et les pieds dans l’eau. Les quatre ‘virtual heroes’ ont rassemblé du beau monde autour de leur ‘Plastic Beach’. C’est à Snoop Dogg que revient l’honneur de délivrer le petit speech d’ouverture (« Welcome To The World Of The Plastic Beach ») et déjà, ça le fait grave. Les hôtes ne se sont pas foutus de la gueule des convives. En guise de première danse, « White Flag » prend un envol arabisant, sorte de séquelle orientale au projet « Monkey : Journey To The East ». La promenade ne fait que commencer, mais le quatuor en fait déjà voir de toutes les couleurs à leurs invités au travers d’hymnes estivaux aux atmosphères diamétralement opposées (l’intriguant « Stylo » suivi d’un « Superfast Jellyfish » délirant et soutenu par De La Soul et Gruff Rhys).

Au terme de cet échauffement, un magnifique coucher de soleil. En fond sonore, le splendide « Empire Ants ». Gorillaz a sorti le grand jeu, en compagnie de Yukimi Nagano de Little Dragon. Les invités de marque se succèdent alors à une vitesse folle. Ainsi, Mark E. Smith (The Fall) s’active sur un « Glitter Freeze » déboulant à du 100 à l’heure avant de donner le relais à un Lou Reed relax derrière son « Some Kind Of Nature ». S’ensuit un petit tour du côté de la bien nommée ‘Melancholy Hill’ où Albarn prend les choses en main, seul. L’air se rafraîchit. Sur le chemin du retour, le chanteur conte ses déboires à qui veut l’entendre au son d’un « Broken » qui parvient, judicieusement, à focaliser toute l’attention sur lui. La promenade se clôture autour d’un feu de joie sur une plage d’où s’échappent des sons hypnotiques (« Plastic Beach », « To Binge »). Mos Def et Bobby Womack, qui se relayaient  au micro de « Stylo », s’y succèdent cette fois (« Sweepstakes », « Cloud Of Unknowing ») pour un ultime adieu. Les festivités touchent à leur fin. 2D, Noodle, Murdock et Russell remontent alors à bord de leur « Pirate Jet » avant de filer vers de nouvelles aventures. Et si leur nouvelle destination est aussi surprenante que celle-ci, dieu sait qu’on sera les premiers au rendez-vous…

lundi, 05 juillet 2010 16:57

Interpol IV

On en sait un peu plus désormais sur le prochain Interpol. Le disque éponyme était initialement prévu pour le 13 septembre mais sortira finalement une semaine auparavant, le 7. Il sera précédé du single “Lights” (dont le clip video est téléchargeable gratuitement en HD sur le site du quatuor) et composé de 10 morceaux.

Tracklist :

Success
Memory Serves
Summer Well
Lights
Barricade
Always Malaise (The Man I Am)
Safe Without
Try It On
All Of The Ways
The Undoing

http://www.interpolnyc.com/lights.html

lundi, 05 juillet 2010 16:56

Un Radiohead à Bruxelles

Philip Selway, le batteur de Radiohead sera en tournée à la rentrée pour présenter son premier album solo intitulé « Familial ». Il sera de passage à l’AB Club le 21 septembre. Vous pouvez d’ores et déjà entendre « By Some Miracle », l’un des extraits du CD en téléchargement gratuit sur son site officiel.

http://www.philipselway.com/music.html

lundi, 05 juillet 2010 16:53

Le faux prêtre de (of) Montreal

Les déjantés de of Montreal s’apprêtent à publier « False Priest ». Sa parution est prévue pour le 9 septembre et il contiendra des interventions de deux espoirs du R’n’B, Janelle Monàe et Solange Knowles (oui oui, la frangine à Beyoncé). Le single « Coquet Coquette » est disponible pour pas un cent ici : http://iheartvinyl.polyvinylrecords.com/em/coquette/

Tracklist
 
I Feel Ya' Strutter
Our Riotous Defects (featuring Janelle Monáe)
Coquet Coquette
Godly Intersex
Enemy Gene (featuring Janelle Monáe)
Hydra Fancies
Like a Tourist
Sex Karma (featuring Solange Knowles)
Girl Named Hello
Famine Affair
Casualty of You
Around the Way
You Do Mutilate?

 

Ce n’est plus un secret, « The Suburbs », le 3e album d’Arcade Fire sera dans les bacs le 29 juillet. Les fans ont déjà pu en découvrir 4 morceaux un peu partout sur le net. Pas moins de 8 versions de l’artwork seront disponibles dans les bacs. Le contenu sera, quant à lui, le même pour chacune des versions.

Tracklist :

01 The Suburbs
02 Ready to Start
03 Modern Man
04 Rococo
05 Empty Room
06 City With No Children
07 Half Light I
08 Half Light II (No Celebration)
09 Suburban War
10 Month of May
11 Wasted Hours
12 Deep Blue
13 We Used to Wait
14 Sprawl I (Flatland)
15 Sprawl II (Mountains Beyond Mountains)
16 The Suburbs (Continued)

dimanche, 27 juin 2010 02:00

Couleur Café 2010 : dimanche 27 juin

Dernier jour de festivités sous un soleil étouffant. Pas de quoi se plaindre (vraiment pas), surtout lorsqu’on arpente le site plein de vie de Tour & Taxis. Dimanche, jour familial, l’âge moyen des festivaliers est incalculable tant la brochette de générations est large. Presque aussi large que les genres musicaux qui vont se succéder sur les trois scènes de Couleur Café. World, Reggae, Pop, Funk, Rock… Bref, une affiche dont l’éclectisme est reflété par les visages souriants des festivaliers, rencontrés tout au long de la journée, sur le site.

Dès l’ouverture des portes, la troisième et dernière journée du festival démarre en fanfare. Direction Belgistan. Les premiers arrivés se concentrent déjà devant le petit chapiteau. La scène ‘Fiesta’ accueille les roublards de la Fanfare du Belgistan dont les mélodies balkaniques sont parfaitement taillées pour un événement comme Couleur Café. Même les bouts d’choux succombent à leurs « Musiques et Danses du Belgistan ».

Un peu moins d’une petite heure plus tard, Salif Keita inaugure le Titan de manière aussi directe que la Fanfare du Belgistan. Le Malien, lauréat de la catégorie ‘Meilleur album de musiques du monde de l’année’, aux Victoires de la Musique 2010, pour « La Différence », pratique une afropop catchy à mort. Le genre qui vous plonge aussitôt dans une transe incontrôlable, comme on peut le constater aux premiers rangs et sur le côté du podium.

De quoi remonter tout le monde à bloc avant la prestation d’Olivia Ruiz sur ces mêmes planches. La ‘Miss Météore’ se produit face à un public plus nombreux mais aussi plus en retenue que celui ayant applaudi la grande prestation de Salif Keita. Les ritournelles pop de la Française sont reprises en chœur par les fans, en grande majorité de la gente féminine ; avant de se prendre en pleine tronche une version rock’n’roll de son tube, « J’traîne des pieds ».

Du belge sous le chapiteau ‘Univers’. Lady Linn et ses Magnificent Seven proposent un set tout en délicatesse. Les morceaux se veulent Soul et Jazzy, à la saveur des sixties ou seventies. Mais la demoiselle manque cruellement de prestance ; résultat des courses, le concert est plutôt fadasse. Et sous un soleil de plomb, difficile de succomber aux charmes de la Lady. On repassera quand elle se sera réveillée. Peut-être.

Tous les chemins mènent au Titan. Retour vers la grande scène pour la troisième prestation de la journée, accordée par Nas & Damien Marley, venu présenter leur premier travail collaboratif, « Distant Relatives ». Les deux hommes font leur entrée sous l’étendard jamaïcain. En guise de mise en bouche, un mix spécial cace’dédi aux fans de Nas qui chantonnent le refrain de « If I Ruled The World » à la place de Lauryn Hill. Le set vacille ensuite interminablement entre hip hop et reggae (voire rock par moments), sans trouver de juste milieu. Ce qui était pourtant le but de cette collaboration. Seul Nas parvient à tirer son épingle du jeu. Mais l’interaction entre les deux chanteurs est quasi-inexistante. Et la réaction du public est mitigée

Le « Beautiful Tango » d’Hindi Zahra met tout le monde d’accord, sous le chapiteau Univers. La demoiselle d’origine marocaine parcourt son « Handmade » et les planches entre douceur et folie. Les tons jazzy prennent rapidement une tournure rock, tandis qu’elle fredonne ses textes, tantôt en anglais, tantôt en berbère. Le parterre est sous le charme. Tout comme celui venu applaudir Wax Tailor. Véritable succès de foule pour le Français. Le chapiteau ‘Fiesta’ est littéralement pris d’assaut. Pas de chance pour les retardataires...

Et cerise sur le gâteau, Couleur Café reçoit le grand-père du Funk, George Clinton. Il est accompagné de ses P-Funk Allstars. Et comme d’habitude, il faudra attendre une bonne demi-heure avant de voir l’homme débarquer sur scène. Celle du Titan, il faut le préciser. En ouverture, Michael Hampton (Parliament) nous assène un interminable solo guitare. Sa technique est incroyable ; mais au bout d’un quart d’heure, son exercice de style finit par lasser. Couleur Café s’achève ensuite par un set funky de pas moins de deux heures, au cours duquel George Clinton va endosser, à merveille, le rôle de figurant.

Encore une fois, Couleur Café est parvenu à gérer effacement son affiche. Une édition 2010 impeccable, qui s’est déroulée par un temps radieux. Que demander de plus ?

Organisation : Couleur Café / co ZigZag, Tour & Taxis, Bruxelles

(Voir aussi notre section photos)

lundi, 05 juillet 2010 15:51

Björk se joint à Antony & The Johnsons

Plus de détails concernant le prochain album d’Antony & The Johnsons viennent de filtrer. Le disque paraîtra une semaine après la date initialement prévue, c’est-à-dire le 7 octobre au lieu du 1er. « Swanlights » recèlera un duo échangé entre Hegarty et Björk intitulé « Flétta ». Le disque sera également disponible en édition limitée. Cette dernière sera enrichie d'un livre d’illustrations réalisé par Antony, et contenant pas moins de 144 pages.

Tracklisting 

Everything Is New
The Great White Ocean
Ghost
I'm in Love
Violetta
Swanlights
The Spirit Was Gone
Thank You for Your Love
Flétta (with Björk)
Salt Silver Oxygen
Christina's Farm

samedi, 26 juin 2010 02:00

Couleur Café 2010 : samedi 26 juin

La deuxième journée du festival est encore plus ensoleillée que la première. La 21ème édition de Couleur Café bat son plein, à guichets fermés. Son marché, son village ONG, ses ‘rues du bien manger’ sont pris d’assaut par la foule, quand celle-ci n’est pas happée par les nombreuses animations qui sillonnent le parcours entre la scène Univers et le Titan ou par l’écran géant diffusant les matches de la coupe du monde. En tête d’affiche de la soirée, un Snoop Dogg tranquille pour une leçon de bling-bling à peu près modérée.

Caliente, caliente ! Couleur Café se poursuit sous les meilleurs auspices. La foule est au rendez-vous, plus nombreuse que la veille. Sur le podium du Titan, Winston McAnuff inculque son reggae roots à toutes celles et tous ceux qui n’ont pas peur de se prendre un coup de soleil sur la tronche. McAnuff remplace au pied levé Beenie Man, délogé à la dernière minute, suite aux nombreuses protestations d’associations LBGT qui lui reprochaient ses textes ultra-homophobes. L’ambiance est sereine, familiale, bon enfant. Tous les ingrédients nécessaires au succès d’un festival.

Vers 19h30, Nneka prend la barre du Titan. Celle qui se produisait à la ‘Fiesta’ l’an dernier ou encore à l’AB Club, à peine deux ou trois mois auparavant, se retrouve devant un parterre conséquent. Décontract’, l’afro dissimulée sous un foulard, la chanteuse germano-nigérienne venait présenter « Concrete Jungle », son nouvel LP. Mais ce sont principalement les titres extrait de « No Longer At Ease » (2008), l’album de la révélation, qui font mouche auprès du public. La jeune femme ne parvient d’ailleurs pas à retenir ses larmes, devant l’accueil réservé à son tube « Heart Beat ».  

Du côté de la scène Univers, Staff Banda Bilili font ‘très très fort’ ! La formation congolaise collectionne les critiques dithyrambiques depuis la publication de leur première œuvre. A juste titre lorsque l’on constate l’énergie et la bonne humeur manifestée par les membres de la troupe. Quasiment tous paraplégiques, ces hommes n’ont pas besoin de se tenir debout pour mettre le public à genoux. L’Univers est en fête et fait honneur aux valeurs du festival. Après le triomphe à Cannes de « Benda Bilili », un reportage consacré au Staff, il est clair que 2010 est l’année de tous les succès pour les sept Congolais.

Retour au Titan où les danseuses de Femi Kuti remuent frénétiquement le bas des reins. Le fils de Fela suit les traces de son père en distillant un afro-beat bien secoué. Chez Femi Kuti, les musiques africaines traditionnelles côtoient un funk aussi habité que son interprète.

Au même moment, un peu plus loin, l’hystérie parcourt la scène Univers. Le rappeur Soprano est probablement l’interprète qui a récolté l’accueil le plus chaud de cette édition du festival. Incroyable symbiose sous le chapiteau, plein à craquer. Le public, les bras en l’air, reprend en chœur les moindres paroles du Comorien qui n’hésite pas à inclure dans son répertoire un morceau des Psy 4 de la Rime. Histoire de faire plaisir aux fans de la première heure. L’ambiance est digne d’un concert hip-hop à Forest National. Seul bémol, le rappeur, qui aime interagir avec son public, parle trop. Beaucoup trop.

Direction, le feu d’artifice. Il est près de 23h30 lorsque le ciel s’illumine de mille feux. Le spectacle est toujours aussi magique ; mais moins impressionnant que celui accordé lors du 20ème anniversaire du festival, l’an dernier. Un petit quart d’heure plus tard, le public s’amasse autour de la scène du Titan qui s’apprête à accueillir le D.O. double G. La tension est palpable, mais le rappeur prend son temps. Prévu pour minuit tapantes, Snoop Dogg ne débarque sur l’estrade qu’une trentaine de minutes plus tard. Armé de sa chaîne argentée et d’un micro ultra-bling, le ‘doggfather’ du hip hop se traîne à l’aise sur les planches et déballe tubes sur tubes (« P.I.M.P. », « Grindin’ », « Drop It Like It’s Hot », une (semi)reprise de « Jump Around »,…) entre deux appels à la fumette générale. La demi-heure de retard est pardonnée. Snoop exécute son show sans se presser avant de clôturer cette seconde soirée de Couleur Café sur le hit « What’s My Name ? », au refrain hurlé en chœur par les fans et les curieux. Allez, un pétard et au lit ! (NDLR : dommage cette interdiction de prendre des photos de cet artiste pour les webzines ; surtout quand on sait que celles de la presse écrite seront publiées sur leurs sites respectifs…)

Organisation : Couleur Café / co ZigZag, Tour & Taxis, Bruxelles

vendredi, 25 juin 2010 02:00

Couleur Café 2010 : vendredi 25 juin

Couleur Café, 21e du nom. Le cœur de Bruxelles a une nouvelle fois battu au rythme des basses métissées du festival. Dans le ciel, un soleil radieux éclaire le site de Tour & Taxis. De quoi entamer l’été des festivals dans les meilleures conditions. L’édition 2010 de Coul’Caf’ s’est distinguée, cette année, par une affiche particulièrement orientée Rap et Hip Hop. Ce vendredi, un nom en particulier revient sur toutes les lèvres : Suprême NTM. Un retour explosif qui n’aura d’égal que le set haut en couleur d’Ebony Bones.

Début des festivités à 18h15. C’est à la petite Selah Sue que revient l’honneur d’ouvrir sous la tente Univers. Un réveil tout en douceur en compagnie de celle qui grimpe les échelons plus vite que son ombre. A l’affiche d’une très grande majorité des festivals belges, mais également français, allemands et suisses, Selah Sue est une boule d’énergie zen. Son premier album, précédé du single « Raggamuffin », devrait être publié d’ici peu. Et l’aperçu que les festivaliers ont pu découvrir sur scène est pour le moins prometteur. L’expression sonore de la chanteuse originaire de Louvain se balade entre soul, ragga et blues. Lors de sa prestation elle affiche, sans complexe, le naturel des plus grandes interprètes soul du moment. Une Erykah Badu applaudirait d’ailleurs des deux mains un tube aussi planant que « Black Part Love ».

En mai dernier, Selah Sue s’illustrait déjà sur la scène de l’Orangerie, lors des Nuits Botanique. La jeune femme précédait alors Rox, l’une des artistes taguée ‘Sound Of 2010’ par la BBC. Idem ce soir à Tour & Taxi, où l’Anglaise a pris possession du podium Fiesta. La présence de Rox à Couleur Café semble toute naturelle et l’enchaînement des tubes soul-pop coule de source. La prestation de la chanteuse, de ses musiciens et choristes a l’air de réaliser son petit effet sur le public présent ; mais les ritournelles édulcorées de la troupe sont parfois à la limite du ‘rasoir’…

Rattrapage auprès d’un trio gagnant, se produisant presque au même moment. Sur les planches du Titan, le podium plein air inauguré l’an dernier, Ska-P fait bondir les fans à l’aide de son ska-punk à la sauce espagnole. La formation, ressuscitée l’an dernier, dispense un show énergique et irrévérent qui soulève un beau nuage de poussière sous les pieds du public placé aux premiers rangs. De son côté, Diam’s harangue la foule dispersée aux 4 coins de l’Univers. Toujours aussi efficace et vêtue d’un tee-shirt ‘Big Up!’, la rappeuse française arbore un sourire éclatant. La ‘génération nan nan’ reprend en chœur les paroles de « La boulette », connue sur le bout des doigts. Le syndrome ‘Peter Pan’ frappe de plein fouet la scène lorsque Diam’s revient déguisée en ours polaire. Attachés aux chœurs, un Obélix au féminin et une Dora l’Exploratrice aussi hilarante que criante de vérité.

Un final carnavalesque, confettis à l’appui, qui dénote en regard de la prestation tranquille accordée par Ben L’Oncle Soul. Le chanteur originaire de Tours dévoile un premier disque déjà acclamé par la critique française sous la tente Fiesta. Le chanteur a déjà trouvé ses fidèles en Belgique grâce à ses reprises revisitées à la sauce Soul circa sixties extraites de « Soul Wash ». Le tonton soul, déjà très à l’aise sur scène, doit également beaucoup à ses deux choristes qui permettent au spectacle de tenir la route, sur la longueur.

Retour au Titan où se produit un duo au succès fulgurant. Depuis la sortie de leur disque éponyme, le nom de Rodrigo Y Gabriela est synonyme de valeur sûre. De l’ABBox à Forest National, le duo s’est illustré en l’espace de quelques mois sur des scènes de plus en plus larges. Consécration à Couleur Café, où les deux Mexicains installés à Dublin ont donné une sacrée leçon de guitare aux novices. Le jeu de Rodrigo Sanchez et de la belle Gabriela Quintero impressionne. Particulièrement celui de cette dernière, qui exécute des mouvements de mains incroyablement rapides et fluides. Un jeu plus instinctif que celui, assez technique, de son partenaire. Durant 1h15, le duo parvient à tenir en haleine le public, sans temps mort, au seul son de leurs guitares.

A 23h30, le Titan est pris d’assaut par un public en surnombre. La réunion Kool Shen – Joey Starr ne passe pas inaperçue. Suprême NTM déboule sur l’estrade à base de ‘popopopop’ sur un « Seine Saint-Denis Style » qui met tout de suite tout le monde d’accord. Le duo n’a pas attendu quoi ou qui que ce soit pour foutre le feu. Les rappeurs se pourchassent d’un côté à l’autre du podium, titillent un public chaud comme la braise et balancent leurs tubes intemporels les uns derrière les autres.

Petit intermède du côté de la Fiesta où Ebony Bones, personnage haut en couleurs, enchaîne les morceaux de son « Bone Of My Bones », en y injectant une terrible puissance punk. La jeune Anglaise fait sautiller les petits gars des premiers rangs à l’aide de versions gonflées de « In G.O.D. We Trust (Gold, Oil & drugs) », « The Muzik » et « Don’t Fart With My Heart ». Soutenue par deux choristes aussi déjantées qu’elle, Ebony Bones offre une prestation très visuelle, tant par ses chorégraphies délirantes que les accoutrements de la troupe.

Un bon remontant avant de retrouver Suprême NTM qui clôture son show et la première journée du festival par « Police », leur hymne enflammé, avant de repartir comme ils sont venus, par la grande porte lors d’une version musclée aux grattes de « Seine Saint-Denis Style ». L’édition 2010 de Couleur Café ne fait que commencer et s’annonce très (très) chaude !

 

Organisation : Couleur Café / co ZigZag, Tour & Taxis, Bruxelles

 

(Voir aussi notre section photos)

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