Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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dEUS - 19/03/2026
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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

samedi, 13 mai 2006 03:00

Oklamindalofan (DVD)

Spectacle visuel et sonore enregistré à l’Orangerie du Botanique en décembre 2005, le premier DVD du fascinant Labyala Nosfell recrée à la perfection l’atmosphère envoûtante d’un concert du jeune homme et de son éternel compagnon de route, Pierre Le Bourgeois. La réalisation, extrêmement bien léchée, nous transporte durant une heure et demie aux portes de Klokochazia, contrée atypique imaginée par Nosfell, où l’on parle un dialecte issu d’un mélange d’anglais et de Klokobetz. Le public, qui semble conquis à l’image (parfaite), le sera tout autant en se procurant ce DVD, assez bien fourni. Dans la section bonus : choix entre son stéréo et 5.1 pour une expérience sonore optimale, huit inédits sous forme de plages audio, une courte interview ainsi que deux extraits de concerts ; l’un acoustique dans une église et l’autre au Festival des Vieilles Charrues. On regrettera simplement que les huit nouveaux titres n’aient pas été offerts dans un CD audio séparé.

mardi, 19 septembre 2006 03:00

Dark Light Daybreak

Le rêve s’achève à mesure que le jour efface la nuit. Le rêve s’achève, cédant sa place aux désillusions. Ceux de quatre jeunes qui, jusqu’ici, n’avaient jamais été confrontés à la froide réalité. Mais le jour a effacé la nuit et leurs yeux se sont ouverts. Rien n’est plus comme ils l’imaginaient. L’idéalisme juvénile n’a plus lieu d’être. Constat que le quartette a décidé d’immortaliser de sa plume. En découle « Dark Light Daybreak », le disque de la maturité. S’ouvrant sur un « Let The Sirens Rest » éloquent, le troisième essai de Now It’s Overhead s’inscrit dans le plus pur style Saddle Creek. Le quatuor a d’ailleurs convié Maria Taylor à se joindre à lui sur plusieurs titres. Emmenés par les vocalises d’Andy LeMaster, proches de celles d’un certain Conor Oberst (décidément…), les nouveaux morceaux de Now It’s Overhead sont enveloppés d’un voile d’agitation, peu présent lors des précédent travaux de la formation. Si « Estranged » ou « Believe What They Decide » soulignent des instants de vies où les choses ne se déroulent pas comme prévu, où rien ne va plus, les marquants « Walls », « Night Vision » et autres « Let Up » parviennent également à les rendre un peu plus supportables. Un équilibre qui fait de « Dark Light Daybreak » une thérapie efficace pour (presque) pas un rond…

mardi, 04 juillet 2006 03:00

Superbeautifulmonster

Vers le milieu des années ’90, Bif Naked sortait son premier opus éponyme, un disque qui remporta un large succès aux Etats-Unis. Il sera suivi quelques années plus tard de « I Bificus », un album qui fera un carton plein dans son Canada natal, notamment grâce à « Spaceman », single diffusé en boucle sur MTV. Depuis la jeune femme brasse de l’air et, à en croire la pochette de son nouveau disque, a décidé de miser sur son physique plutôt que ses talents vocaux. Sentiment exacerbé par la bio qui nous la présente comme ‘l’une des 10 femmes les plus sexy selon TV Week’ ou encore ‘la femme tatouée la plus sexy, selon la chaîne musicale Much Music’. Que de futilités... La musique passe donc au second plan et on serait tenté de dire que c’est un mal pour un bien. En effet, entre des « Abandonment » et « That’s Life » sonnant comme le plus mauvais des Roxette et une resucée karaoké de « Nothing Else Matters » de Metallica, Bif Naked nous sert du rock FM réchauffé, coincé quelque part dans les années ’90. Même lorsqu’elle se lance dans un rock plus heavy (« I Want », « The Question Song »), la jeune femme a énormément de mal à convaincre. Reste toujours la pochette truffée de photos de miss Bif Naked en tenues légères. C’est toujours mieux que rien…

mardi, 16 mai 2006 03:00

Half These Songs Are About You...

Si on devait prendre l’intitulé du disque pour argent comptant, on peut s’estimer heureux que la moitié des compositions de ce disque soit légèrement moins mauvaise que l’autre. Guimauve digitalisée pour gamines déprimées, « Half These Songs Are About You… » se résume en une compilation de ballades incroyablement insipides. C’est à se demander comment « JCB », comptine irritante à souhait, a réussi à se classer en première position des charts anglais pendant plusieurs semaines. Des vocalises de Luke Concannon, lequel tente vainement de leur donner une dimension ‘Chrismartinienne’, aux arrangements instrumentaux de John Parker, inspirés de toute la discographie du Dave Matthews Band, tout chez Nizlopi exaspère. Quelques morceaux restent heureusement plus écoutables que d’autres (« Wash Away », « Girls ») mais pour leur manque flagrant de profondeur, de subtilité et de couleurs, les compositions du duo s’oublient aussi vite que les secondes défilent sur le compteur. Soporifique.

mardi, 26 août 2008 23:10

Rook

Quelle est la véritable ambition de Shearwater ? Pousser l’auditeur au cœur d’une inextricable dépression ou le libérer d’un insoutenable poids qu’il porterait sur ses épaules ? Dans un cas comme dans l’autre, la formation vise dans le mille. D’une beauté troublante, « Rook », le cinquième essai de Jonathan Meiburg, ex-Okkervil River, s'enfouit dans une mélancolie d’une profondeur déroutante. « Rook » est manifestement tout sauf un disque joyeux. Il ne s’agit pas non plus d’un disque se prêtant à la séduction. « Rook » est de ces œuvres que l’on écoute seul, enfermé chez soi, lorsque tout va mal et que les larmes ne peuvent être retenues plus longtemps.

Shearwater délivre dix compositions remarquablement asthéniques, sur lesquelles on peut se laisser aller à exprimer ses peines les plus viscérales. Meiburg n’hésite pas exprimer les siennes de la plus poétique des manières sur les somptueux « Home Life », « I Was A Cloud », « The Snow Leopard » l’abrupt « Century Eyes » ou l’intriguant « South Col ». L’absence de Will Sheff, leader d’Okkervil River et membre originel de Shearwater, s’avère libérateur pour Meiburg qui exploite ici son potentiel au maximum. « Rook » est à déconseiller aux dépressifs chroniques mais devrait octroyer aux autres une délivrance salvatrice. 

mardi, 26 août 2008 23:06

Romance At Short Notice

Tandis que les rumeurs à propos d’une éventuelle reformation des Libertines vont bon train, Carl Barat et sa bande publient « Romance At Short Notice », quelques dix mois après la sortie de l’excellent « Shotter’s Nation » de Babyshambles. Difficile évidemment de ne pas comparer les œuvres des deux fers de lance de la formation culte. Loin des excès de son ancien partenaire, Barat présente une deuxième œuvre posée, déterminée mais également trop lisse. Exit la spontanéité de « Waterloo To Anywhere ». Dirty Pretty Things est plutôt du genre poli. Dans l’antre du quatuor, on dit ‘Bonjour’, ‘Au Revoir’ ou ‘Merci’. On ne dépasse personne dans les files et on s’excuse lorsqu’on bouscule quelqu’un.

Une retenue mal placée qui assassine les efforts de la formation dans leur quête d’authenticité. Les tubes se comptent sur les doigts d’une demi-main (« Kicks or Consumption », « Best Face », le single « Tired Of England ») et le reste de l’ensemble est d’une fadeur sans fin. Alors que Barat avait une longueur d’avance sur son ancien camarade, la situation semble manifestement s’inverser. Face au triomphe du « Shotter’s Nation » d’un Babyshambles qui a fini par trouver ses marques, « Romance At Short Notice » est une œuvre bien pâlotte. Bonjour, au revoir et merci…

 

mardi, 26 août 2008 23:01

Dreaming Of Revenge

Kaki King est talentueuse, certes. Mais également frustrante. La jolie demoiselle excelle au maniement de la guitare, qu’elle gratte aussi bien avec délicatesse (« Open Mouth ») que guidée par un soupçon de détermination (« Bone Chaos In The Castle »). « Dreaming Of Revenge », son quatrième essai, est un exemple de sophistication. Parfois bouleversant, souvent fascinant, ce nouveau recueil souffre pourtant d’une faiblesse. Et pas des moindres. Excellente musicienne, Kaki King veut nous faire croire qu’elle sait également pousser la chansonnette. Elle s’égosille alors sur quatre morceaux, dont le single « Pull Me Out Alive » ; mais le résultat est des moins probants et ses interventions vocales détériorent légèrement l’ambiance instaurée par les superbes compositions instrumentales.

A condition d’ignorer les quatre erreurs de parcours, « Dreaming Of Revenge » fait la part belle aux fantasmes et autres rêves éveillés par son exquise fusion de pop éthérée (« Montreal », « Air And Kilometers »), de prog folk (« Zeitgeist ») et de post-rock galvanisant (l’excellent et très judicieusement intitulé « Can Anyone Who Has Heard This Music Really Be A Bad Person ? »). Plus mature que « …Until We Felt Red » (2006), « Dreaming Of Revenge » pourrait établir Kaki King comme l’une des figures de proue du Progressive Folk. Il faudrait néanmoins pour y parvenir qu’elle cesse de chanter...

 

mardi, 26 août 2008 22:57

The Secret Life

Dans le genre expéditif, les filles de New Blood font fort. 11 morceaux pour à peine 23 minutes. Et le moindre que l’on puisse dire c’est que l’on n’a pas trop le temps de s’emmerder. Le trio originaire de Portland s’offre un premier recueil plutôt intéressant. Pas très accrocheur aux premiers abords, « The Secret Life » est l’un de ces disques qui s’apprivoise lentement mais sûrement. Les trois demoiselles ont une approche post-punk assez captivante. Elles offrent une toute autre dimension au genre en n’usant que d’une batterie et une basse auxquelles s’additionne un violon plutôt impromptu. Les premiers morceaux ne retiennent pas forcément l’attention mais l’intérêt de cette plaque va crescendo, jusqu’à atteindre son climax sur des plages comme « Oh, Deadly Nightshades! », « Eyes », « The Cycle Song » ou « No.17 ». Une tracklist inversée aurait peut-être été plus judicieuse. Ce qui n’enlève rien à la fraîcheur de l’ensemble.

« The Secret Life » est un premier essai intelligent, inventif et sans prétention, qui change radicalement de toute la daube pop FM féminine dont les radios semblent friandes ces derniers mois. Gageons que l’on n’entendra jamais les filles de New Blood sur les ondes. Mais elles méritent amplement qu’on leur laisse une petite chance. A ne pas manquer.

 

mardi, 13 juin 2006 03:00

Citation

Les rednecks sont de sortie. On leur a même prêté des guitares, cette fois. Entre deux bibines, ils chantonnent des machins qui s’apparentent plus ou moins à de l’americana de bas étage. Le leader de la bande, Scott Miller, imite à la perfection les vocalises haut-perchées d’Ed Kowalcyk. Mais la propension à provoquer de l’urticaire est, ici, exponentiellement supérieure. De l’hymne white trash « Jody » à « The Only Road » et son refrain répété à l’infini, on patauge dans la boue texane. Entre deux frasques vocales ratées, le cul-terreux nous rappelle combien il est bon de vivre aux États-Unis en réinterprétant le classique patriotique de Neil Young, « Hawks & Doves ». Affichant un ridicule « Parental Advisory - Explicit Lyrics » sur la pochette comme argument de vente, « Citation » ne dure que 36 minutes. Et c’est déjà 36 minutes de trop…

samedi, 16 août 2008 03:00

Pukkelpop 2008 : samedi 16 août

Encore une nuit pourrie. Dormir dans un froid pareil ne devrait pas être permis. A quand les tentes auto-chauffantes ? Un petit déjeuner rapide et c’est reparti pour le dernier jour de festivités. Un chouette petit programme à la clef.

Le Pukkelpop semble béni des dieux. Un ciel particulièrement clément règne au-dessus du site. Pourvu que ça dure ! On arrive sur la plaine un peu à la bourre. Le châtiment : pas de Lykke Li. Tant pis, elle repasse en début de saison à l’AB. Les gaillards de The Whip, eux, c’est au Botanique qu’ils poseront leurs valises, en décembre. Mais pour l’heure, la formation distille son electro-pop sous le ‘Dance Hall’, devant un parterre clairsemé. Ils parviennent néanmoins à faire bouger quelques quidams sur leurs « Trash », « Divebomb » et autres réinterprétations de « Anyway You Choose To Give It » des Black Ghosts. La sono de la ‘Dance Hall’ semble enfin au point. Ou peut-être devient-on sourd. C’est selon.

Quoi qu’il en soit, c’est au tour de celle du ‘Marquee’ de faire des siennes. De quoi gâcher la performance de l’un des groupes les plus attendus de l’édition : les Black Kids. Malgré ce léger problème technique, le quintet se débrouille plutôt bien en reprenant l’intégralité de son premier opus, « Partie Traumatic ». Un concert plutôt sympa qui doit essentiellement sa réussite aux deux demoiselles de la formation, plus motivées que le reste de la troupe.

Changement d’ambiance totale sous le ‘Château’. Les expérimentations supersoniques des Fuck Buttons font trembler les planches. Leur set est nickel et la majorité de l’assistance entre en transe. Bon, évidemment, quand une bonne moitié de la foule s’explose la tronche en consommant des boissons aromatisées et en grillant des cigarettes améliorées en tous genres, ça aide aussi un peu.

Par contre, pas top l’enchaînement. Yelle veut voir Cuizinier à poil dans un film pornographique. Ce sera sans nous, jeune fille. On fuit le ‘Dance Hall’ aussi rapidement qu’on y est arrivés. Direction inconnue, pourvu que ce soit loin de ce chapiteau, temporairement sans intérêt.

Gros dilemme. Il fallait que la situation se produise. Lors de tout bon festival, on est forcé de sacrifier au moins une partie du programme pour cause d’horaires parallèles. La question tombe à 17h. Yeasayer au ‘Club’ ou Dan Le Sac et son pote Scroobius Pip sous le ‘Château’? Vite, le temps presse, plus le temps de réfléchir ! Pile ou face ? On en perd nos cheveux. Un besoin impératif de danser nous envahit soudainement. L’affaire est réglée.

Pas de quoi regretter ce choix. Dan Le Sac vs Scroobius Pip balancent leurs beats à la gueule de l’assistance et nous réconcilie avec Prince, les hommes à barbes, les samples et le hip hop. Le public sautille un peu partout sous le chapiteau tandis que le flow et les gadgets de Scroobius Pip mettent littéralement le feu aux planches. Just a fan.

A l’extérieur, on peut entendre au loin les Manic Street Preachers reprendre du Rihanna. C’est sûr, on laissera la ‘Main Stage’ à une distance plus que respectable, pour l’instant…

Beaucoup de bruit pour pas grand-chose. C’est la formule qui correspond parfaitement au spectacle proposé par MGMT, sous un ‘Marquee’ littéralement pris d’assaut. Un peu l’effet Metallica, sans les cheveux longs. Pas moyen d’accéder à moins de 3 mètres des extrémités du chapiteau. On se contente donc d’écouter de loin des versions fadasses de « Of Moons, Birds & Monsters », « Weekend Wars », « Time To Pretend » et « Kids ». Néanmoins, vu l’incroyable engouement suscité par le duo, ce set aurait pu bénéficier d’un meilleur écho, s’il avait était programmé sur la ‘Main Stage’…

Less Than Jake nous a cassé les bonbons au bout de 5 morceaux. De plus, la scène ‘The Shelter’ ne paraît pas très accueillante. On se taille donc discrètement pour se diriger vers le ‘Dance Hall’.

Accablé par un mal de dos de plus en plus insupportable, on décide –bon gré mal gré– de choisir pour dernière étape de cette édition fort sympathique du Pukkelpop, par le concert de Hercules & Love Affair. Un peu de disco, un peu d’électro et le tour est joué. Le public est conquis par le spectacle accordé par la dernière signature du label DFA. Des mecs s’extasient et s’échangent des commentaires salaces sur les courbes de Nomi. On ne peut s’empêcher d’en sourire. Leur machisme risque d’en prendre un coup. Mais il est vrai qu’elle s’en sort pas mal la petite demoiselle plus féminine que nature. Elle se dandine dans tous les sens, tandis qu’Andrew Butler enchaîne les cartons « You Belong », « Roar », « Hercules Theme », « Athene », sans oublier un « Blind » réinterprété par Nomi… faute d’Antony, bien évidemment...

Les trois journées s’achèvent donc sur une note positive. Le temps de démonter la tente et de s’extirper du camping, on peut entendre au loin Bloc Party présenter des morceaux de son prochain opus. Pas désagréable comme manière de prendre congé du site de Kiewit. Mais c’est décidé, le camping et nous, c’est une grande histoire d’amour qui s’achève.

 

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