Nouveaux venus de la scène belge, les Sélénites pratiquent un pop-rock qu'on serait tenté, de prime abord, de ranger dans l'actuelle vague française assez prisée des radios FM branchées, et sur laquelle surfent des groupes comme Eiffel, Melville et Yel. Une écoute attentive permet toutefois de mieux rendre justice à une œuvre finalement assez personnelle, riche et audacieuse. Les textes (en français), nerveux mais poétiques, échappent aux niaiseries trop fréquentes sur nos ondes. La voix particulière de Cédric Wautot particulière navigue quelque part au confluent de Hubert Félix Thiéfaine, Stéphane Eicher et Jean-Louis Aubert. Il théâtralise ses interventions à bon escient et opte pour la douceur d'attaque ou un timbre assez percutant, suivant les morceaux. Sa guitare est assez nasillarde et se marie très bien à son timbre. Elle laisse souvent aux claviers le soin de tracer les lignes mélodiques ou d'énoncer les plans rythmiques, se contentant de les appuyer avec parcimonie mais efficacité. Ceci dit, les rares soli dont elle nous gratifie (par exemple sur 'C'est pour offrir') demeurent acérés et reflètent bien cette agressivité maîtrisée qui semble caractériser le bonhomme. Solide, précise, directe, inventive et souvent imparable, la rythmique, assurée conjointement par Didier Cassart (basse) et Dimitri Timbremont (batterie), est au diapason. Les claviers de Stefan Liboit occupent pas mal l'espace sonore, en nappes, en boucles rythmiques ou de façon carrément symphonique, mais sans mégalomanie, chacun des musiciens jouant consciencieusement son rôle dans un ensemble équilibré. La symbiose crée un univers assez inédit, un rock décalé mais fort accessible et attachant, ménageant assez de contrastes et autres breaks pour n'être jamais ennuyeux. Les Sélénites sont aussi à l'aise dans les morceaux carrés ('L'image') que dans les séquences plus intimistes ('Approcher la lumière'). Ils tablent ici sur un rythme lancinant ('Par delà nos murs'), là sur une montée en puissance ('La promesse'), toujours avec autant de bonheur. Et les références, bien que discrètes, sont peu courantes et sympathiques : Cars ('L'image' et 'Par delà nos murs'), Talking Heads (structure rythmique sur 'C'est pour offrir'), Depeche Mode, Noir Désir,… Souhaitons au groupe qu'il parvienne à imposer sa différence tant auprès d'un distributeur efficace que sur les ondes. Il le mérite vraiment.
Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…
Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…
The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du…

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…
This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…
Julia Drouot a coupé court…
De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues,…
Nederlands
Français 
