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Plus visionnaire que prophète…

Écrit par - Guy & Bernard Dagnies -

Julian Cope et Edward Ka Spel sont, en quelque sorte, les héritiers naturels du psychédélisme. Pour le leader de Legendary Pink Dots, plus personne ne sait très bien s'il appartient au passé, au présent ou au futur. Peut être existe-t-il hors du temps! A l’issue de son concert accordé au Limetlight de Courtrai, nous avons donc demandé à cet artiste avant-gardiste, saturé de références baroques, quelle était sa conception du psychédélisme, et ce qu'il pensait de son rôle de prophète...

Le profil de Legendary Pink Dots, est-il néo progressif ou néo psychédélique? Te sens-tu inspiré, quelque part, par des artistes comme Stockhausen, Syd Barrett, Kevin Ayers ou des groupes tels que Tuxedo Moon et Vander Graaf Generator?

Edward: Notre musique est intemporelle. Elle n'appartient ni au sixties, ni aux seventies. Il n'est pas davantage nécessaire de l'enfermer dans un carcan classique ou progressif. C'est une projection d'idées dans l'inconscient musical. Legendary Pink Dots est l'antithèse du revivalisme, ce qui ne m'empêche pas d'avoir beaucoup apprécié, à une certaine époque, Tuxedo Moon et Vander Graaf Generator.

Ta musique est quand même psychédélique?

Absolument! Mais dans le véritable sens du terme. Le psychédélisme est un état d'esprit qui permet d'imaginer de nouvelles tonalités, d'élaborer de nouvelles textures, de peindre les sons avec de nouveaux coloris. Au cours des sixties, le psychédélisme a permis la multiplication  des formes musicales. Une expansion dont nous tentons de conserver l'esprit. C'est la seule chose dont LPD a hérité du passé. Le psychédélisme rend créatif et me permet d'explorer de nouveaux territoires sonores...

Comme au début des eighties en Californie?

Pas du tout! Le ‘paisley underground’ n'est que du revivalisme, pas du psychédélisme! Il ne mène nulle part! Il est le résultat de distorsions de guitares dans les haut-parleurs. Il ne possède aucune vision kaléidoscopique ; je n'aime pas du tout ce style de musique!

Certains de tes albums sont quand même ouverts à la musique contemporaine et au jazz?

Au jazz? Oui, je suis inconsciemment imprégné de cette forme musicale. Mais l'important n'est-il pas de se faire plaisir en créant quelque chose de différent? De produire des sonorités neuves et réellement excitantes? Cela ne m'intéresse pas de prendre le train en marche. Alors, parfois, je préfère en revenir au jazz...

Tes textes semblent développer des thèmes visionnaires. Lesquels?

C'est trop long à expliquer!

Mais encore! Te considères-tu comme un prophète?

Parfois oui... parfois non... C'est une plaisanterie! Quoiqu'il existe un tas de monde qui y croit dur comme fer. Je ne suis pas un prophète. Si je l'étais, la terre serait alors peuplée de prophètes. Disons simplement que j'accomplis des prédictions, en fonction de mon feeling et de mes expériences personnelles. Ou si tu préfères, j'accomplis des prémonitions qui reposent sur un certain recul que je prends par rapport au monde contemporain. Mais, je ne suis pas un prophète parce que j'annonce l'apocalypse sur la planète terre ou que je pense que l'être humain est devenu un mutant...

N'as-tu pas envie de retourner en Grande-Bretagne?

Pas du tout! C'est un pays dégoûtant! C'est pourquoi je l'ai quitté. Je vis aux Pays-Bas depuis plusieurs années. La Grande-Bretagne est rangée dans le tiroir aux mauvais souvenirs ; je ne souhaite plus y remettre les pieds!

Article paru dans le n°12 du magazine Mofo d’avril 1993

 

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