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Bertrand Betsch a horreur de l’amour…

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Après avoir publié́ trois albums autour du thème de la résilience et alors qu’on le croyait sauvé des eaux, Bertrand Betsch a décidé d’entamer la nouvelle décade en lâchant les chiens. C’est-à-dire en se confrontant aux fins dernières. Qui ne se frotte à sa perte, au néant, à la dislocation de l’âme et de la chair, en un mot, à la mort, ne peut connaître et circonscrire le champ de l’existence. Seuls les grands mélancoliques savent embrasser et prendre en charge le Destin, y compris dans ses funestes ressorts.

C’est donc au cours d’une rafale mélancolique que le nouvel album a surgi.

Un limon de poésie noire certes mais une poésie quand même, un agencement jouissif de mots et de mélodies arrachés au désespoir.

Mais Betsch n’est pas du genre à se complaire dans un chagrin narcissique, et ce qu’il donne à entendre n’est rien d’autre que l’écho du chagrin du monde dans son ensemble.

On peut reprocher bien des choses à Betsch, sauf de choisir les sentiers balisés de la facilité et de nous caresser dans le sens du poil. Qu’on se le dise, B/B/ n’a jamais été et ne sera jamais un chanteur de charme. De facto, c’est plutôt un chanteur de drames.

Il nous reste à nous abandonner au bonheur de ces mélodies émouvantes et de la déchirure saine et vigoureuse de certains riffs de guitares saturées qui lézardent cet opus qui est tout sauf un album de plus.

Le clip de « J’ai horreur de l’amour », titre maître de son futur elpee, est à regarder et écouter ici

 

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