Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

logo_musiczine

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

garbage_olt_rivierenhof_1...
L7

Les Wampas

Les Wampas : là où ils passent, la foule trépasse…

Écrit par

Une des raisons pour lesquelles j'apprécie tout particulièrement le Botanique, procède de la présence de sa terrasse en plein centre ville. Surplombant les jardins verdoyants, on y croise une grande variété d’individus : du bobo au gonzague, du discret à l'excentrique, du parfait inconnu à la star du soir, en personne. Ce jeudi 28 mai les quidams gravitant autour des tables en bois, nous poussent à une petite analyse sociologique savoureuse. Suivant le look affiché, on distingue clairement les penchants musicaux. A ma droite, à la Rotonde, se produit Deerhunter, un groupe pop/rock un brin intello. La tendance de ses fans est au NERD : slim, Halfcab et fluo à profusion. A ma gauche, l'Orangerie. Les mythiques Wampas y sont programmés. Leur apparence extérieure est moins léchée : bermuda, tatouages à gogo et t-shirt destroy. Ok, on va prendre à gauche et suivre le troupeau d'allumés.

Le show commence à 20h30. Que dis-je ? Le règne du Roi Didier. A l'avant, ça pogote déjà ferme sur les premiers accords du "Télégramme de Brest". Ca promet. Il fait vite moite, et les saturations des comparses ne viennent en rien alléger l'ambiance. S'étalant sur plusieurs albums, leur répertoire enchaîne les vieux classiques tout en balançant les dernières perles de leur elpee paru début de l'année : "Les Wampas sont la Preuve que Dieu Existe". Suivant son habitude, Didier Wampas se chauffe un peu avant de bondir vers son public. Il ne lui faudra que quelques chansons seulement. Coiffé d'un chapeau de cow-boy doré, il est en parfait accord avec son futal de la même couleur. Complètement moulant, ce vêtement nous dévoile avec une fausse pudeur, les attributs du chanteur. Vous avez dit bon goût ? Oubliez ce mot si vous décidez un jour d'assister à un concert des Français. Tout le spectacle est démesuré, exacerbé jusqu'à son paroxysme. Les guitares perforent nos tympans ; et il est d'ailleurs amusant de constater que derrière les quatre éternels accords du groupe, se cachent quand même trois guitaristes.

Pour soutenir les 18 cordes (+ les 4 de la basse), s’agite un préposé aux fûts. Il les maltraite comme c’est pas possible. Et puis, il y a Didier Wampas au chant, très fier de ne pas aligner deux accords justes. Les oreilles souffrent, mais l'énergie libérée au fur et à mesure du show, entretient dans la salle entière, une ambiance de malade dégénéré. Les valeureux guerriers de l'avant ne cessent de s'entrechoquer et de s’aventurer dans le stage dive. Quel que soit le morceau balancé, le public l'accueille dans la liesse. De "Les Bottes Rouges" à "I Hate Switzerland", en passant par "Touche Pipi", "Ce Soir, C'est Noël", "Kiss" ou "Elle est Ou ma Loge ?", Didou harangue sans cesse son audience. Il la fait vibrer et ne fait pas dans le détail. Il carbure au contact physique et à l'acrobatie, le vieux saligaud. Empilant les enceintes retour les unes sur les autres, il se construit une tour d'où il toise son peuple. Plus tard, il fait descendre un rack de transport en plein milieu du public pour y grimper. Il vient au contact. Il veut le voir de près, le toucher. Il se délecte rituellement de faire le tour salle en embrassant tout le parterre. C'est l'hilarité générale. Sa Sainteté Didier n’est plus aimé ce soir, il est adulé. Et c'est sur un trône improvisé en chaise plastique, qu’il recommence le circuit afin de saluer ses ouailles.

Les Wampas sont généreux. Autant dans l'énergie que la bonne humeur. Tout est pris à la dérision et l'irrévérence constante; ce qui est résolument la marque de fabrique du groupe. Les Wampas n'ont donc pas failli à la seule règle qu'il respecte : no rules ! A 22 h les lumières se rallument, après deux rappels quand même. On quitte la cour de récréation. Il y plane un parfum écœurant de fauve. C'est que si la bière à coulé à flots, la sueur n'avait rien à lui envier.

Organisation : Botanique

Yuko

Le charme de l’insolite…

Écrit par

Yuko compte parmi ces premières parties qui vous soufflent, vous renversent brutalement… Souffles qui vous plongent dans le magnétisme incontrôlable de tourbillons de douceur. Mélopées lentes et lugubres qui invitent à la lévitation. Un post-rock éthéré, vaporeux et  hautement atmosphérique à la silhouette islandaise dans laquelle les fans de Sigur Rós se retrouvent tout naturellement.

L’affiche et la pochette de leur premier opus hissent les drapeaux sans détour. L’Islande et l’Allemagne sont au menu du jour. Impossible, du reste, de ne pas remarquer la troublante ressemblance entre la couverture de « Takk » (Sigur Rós) et les corbeaux de Notwist qui rôdent, non loin, perchés sur un arbre. Difficile, également, de rester insensible au charme désolé, abstrait et dépouillé qui rompt le cercle trop parfait de la ronde entendue, de l’ode concertée et tente une musique qui s’ouvre vers l’ailleurs…

A aucun moment, cependant, Kristof Deneijs, leader du groupe, ne renie pas sa muse (Mùm, Bernhard Fleischmann, Mogwai, etc.) et marche d’un pas inspiré sur les traces de ses aînés avec une naturelle distinction.    

Sorti en 2008 chez le jeune label belge Debonair Recordings, l’excellent « For times when ears are sore » nous offre onze perles sonores inclassables. Complexité et diversité du son comparables à celles d’autres groupes comme Efterklang ou Notwist. Une voix passant de Markus Acher à Thom Yorke. Sans oublier des guitares shoegazing et des feedback loops à la Slowdive ou Ride. Bref, tout un programme proposé par le quatuor gantois qu’il restait à mettre en scène.

Première surprise : les quatre jeunes musiciens ne joueront que trois morceaux de leur unique elpee (« I Don’t Know What I Want But I Do Know It Won’t Come From You », « Don’t Drag Dogs Into Bed, They Carry Diseases », et « A Room For Two »). Preuve encore du potentiel créatif de Yuko et de la richesse de son répertoire à venir.

La seconde surprise procède du nombre et de la diversité d’instruments utilisés sur scène. Composé d’un chanteur-guitariste, d’un bassiste, d’une drummeuse et d’une bruiteuse (‘Madame Noise’), le quatuor mixte (deux femmes et deux hommes) bouscule son univers aux guitares aériennes, aux arpèges délicats et à la batterie léchée en y introduisant une multitude de sons insolites.

Ainsi, dès le deuxième morceau (« I don’t know what I want… »), on entendra le bruit d’un moulin à café. « Meal Mobil » s’accompagnera d’un verre à Leffe joué à l’archet. L’intro de « Lotte Bass » sera concertée par l’explosion minutieuse de papier à bulles pour inviter enfin une clarinette et un xylophone à entrer dans la danse. Le crissement d’un archet sur une boîte en carton viendra ouvrir et fermer « You’re better off ». Sans oublier l’utilisation de la scie et le merveilleux final à la latte. Tout support est prétexte à musique et les quatre musiciens arrivent à l’orchestrer de façon harmonieuse. Un désir irrépressible d’explorer le son habite les musiciens de Yuko et ils s’en donnent à cœur joie. L’architecture musicale résonne comme un défi : innovante et cohérente à la fois. Et c’est une réussite. Chapeau bas !

Le résultat ? Un inclassable mélange de genres qui se répondent et s’harmonisent à l’infini. 

A écouter et à voir au plus vite !

Organisation Botanique

Jason Lytle

Jusqu’au bout de l’ennui…

Écrit par

Ce samedi 23 mai 2009, l’ex-barbu de Grandaddy était l’invité d’honneur du Botanique à Bruxelles. Après 3 ans de retraite rurale, Jason Lytle s’évade des montagnes du Montana pour nous présenter son premier album solo « Yours truly, the commuter », sorti sous le label Anti-Records (Tom Waits, Nick Cave…) Très attendu par ses fans, le talentueux songwriter américain foule timidement les planches d’une Rotonde pleine à craquer. Le spectacle nous présentera, malheureusement, un artiste éteint et désabusé.

Personnage introverti, torturé, Jason Lytle n’aime pas jouer en public et ça se sent terriblement. Vous l’avez peut-être oublié, mais c’est la raison pour laquelle il avait prématurément quitté l’aventure Grandaddy. Sans remettre en cause son talent indéniable de musicien et sa voix formidable, le spectacle livré par les quatre musiciens souffre d’une éclipse d’âme et plonge le spectateur dans une profonde léthargie.

La formation enchaîne les morceaux avec une lassitude remarquable. Le groupe ne communique pas, ne communie pas. Le jeu de Jason Lytle est mécanique, désincarné, dépassionné. L’essence même du musicien est désormais exsangue ; ses qualités, sans âme. Jason Lytle s’ennuie, et cet ennui, il le communique très bien. Le spectateur a l’impression d’assister à une mauvaise répète de Grandaddy. Spectacle pitoyable pour un grand artiste qui, espérons-le, nous offrira un meilleur visage pour le futur.

Enfin, cette soirée aura quand même eu le mérite de nous faire découvrir une jeune et excellente formation gantoise : Yuko (voir review)

Organisation Botanique

 

Dan Auerbach

Keep It Live…

Écrit par

« Keep It Hid », première escapade solo de la moitié chantante des Black Keys, n’a pas entièrement convaincu la presse. Dan Auerbach file donc sur les routes pour tenter de remporter les suffrages du public. Mission accomplie ce 22 mai à l’ABBox !

‘Mais qui c’est ce gars qui vient de saluer la foule ?’ Regards perplexes. Le public accueille timidement un Dan Auerbach rasé de près, donc méconnaissable. Mais à peine se met-il à fredonner les premières notes de « Trouble Weighs A Ton » que le public réalise enfin ce qui se passe et accueille dignement le bluesman. Il est accompagné ce soir des « Fast Five », un backing band composé de cinq musiciens ; et pas n’importe lesquels. Les quatre membres de Hacienda et, surtout, Patrick Hallahan, batteur de My Morning Jacket. Grosse surprise, ce qui paraît incohérent sur disque fait la force de ce live qui transporte l’assistance dans un Sud ricain accueillant.

Affublé d’une affreuse chemise bleue assez kitsch, Dan Auerbach et ses compagnons affichent une bonne humeur contagieuse et maîtrisent leur sujet jusqu’au bout des doigts. La prestation est intense, quasiment hypnotique. Si l’ancien barbu voulait se distancer quelque peu de la discographie des Black Keys, le pari est plus que réussi. Les titres blues, roots ou country de son « Keep It Hid », scéniquement bonifiés, s’enchaînent à une vitesse folle. The Fast Five fait littéralement vibrer la scène, si bien qu’un Patrick Hallahan déchaîné envoie involontairement valser tout ce qui se trouve autour de lui, du triangle au micro en passant par une cymbale. En 1h20, Auerbach déballe l’entièreté de « Keep It Hid », entrecoupée d’une reprise fracassante du « Oh Carol, I’m So Sad » de Rockin’ Horse. Un set tout simplement impeccable.

Organisation : Ancienne Belgique 

Larkin Grimm

Spiritual Machine

Écrit par

Larkin Grimm est bien plus qu’une femme. Véritable entité spirituelle, elle se produisait ce 18 mai à l’ABClub, en première partie de DM Stith, pour y présenter son dernier pamphlet, « Parplar » paru récemment chez Young God Records.

D’une beauté intrigante, la jeune femme à la biographie atypique (NDR voir chronique de « Parplar ») a littéralement envoûté le peu de monde qui peuplait l’AB ce soir là. D’abord seule, Larkin Grimm démarre son set assise timidement sur sa chaise plongeant le public dans une douce torpeur. Mais il ne faut pas plus de dix minutes à la jeune femme pour enfin se détendre et dévoiler son côté excentrique en enchaînant les plaisanteries pour un parterre très réceptif. Soutenue ensuite par trois musiciens, Grimm parcourt son opus en long et en large, passant des graves aux aigus avec une aisance déconcertante. Elle dédicacera une chanson à Paris Hilton, aux habitant de la planète Parplar (NDR : of course !) ou encore à ses divinités imaginaires. En 40 minutes, la belle a conquis l’ensemble du public qu’elle rejoindra en toute humilité pour assister à la prestation de DM Stith, son compagnon de tournée.

Organisation : Ancienne Belgique    

Lily Allen

Un goût de trop peu en bouche…

Écrit par

Encore un concert sold out à l'AB ; et pour la circonstance, c'est pour y découvrir en live le nouvel album de la reine de la pop MySpace, Lily Allen. Elle opère son grand retour après sa prestation accordée en février 2007. Sold out aussi pour la liste des photographes autorisés à prendre des clichés ; puisque pour leur permettre de shooter la demoiselle, ils ont été séparés en deux groupes. Et deux chansons par vague. Placé dans le second chapeau, je n’ai donc pu accéder à la salle que 10 minutes après le début du concert.

J’avais encore en mémoire son excellente prestation accordée en 2007. Mais quelle belle surprise de la découvrir vêtue d’une superbe robe fuseau, hyper-moulante et chaussée de souliers à hauts talons. Chaussures qu’elle ôtera assez rapidement au profit de baskets blanches nettement plus confortables. Le son, les lumières, l'enchaînement des titres : tout respire le professionnalisme à plein nez, là où deux ans auparavant, il y avait encore une belle dose de spontanéité. La setlist fait bien entendu la part belle aux titres du nouvel album ; et notamment les singles "The Fear" et "Fuck You", deux morceaux provoquant la levée de centaines de doigts. Mais quelques chansons issues du premier elpee, y compris sa cover de "Oh My God" des Kaiser Chiefs, font également bonne figure. Hétérogènes, les styles musicaux se succèdent sans pour autant s’écarter d’un fil conducteur parfaitement balisé. Les titres s'enchaînent même naturellement pour le plus grand bonheur de l’audience. Et le show s’achève par la reprise du "Womaniser" de Britney Spears. Lorsque les lumières se rallument, on jette un coup d’œil sur sa montre : le concert a duré une heure et quart. L’occasion pour les mécontents du lui reprocher la brièveté de son set. Mais ce goût de trop peu en bouche était peut-être une réaction souhaitée par Lily Allen. Et est probablement un gage de présence de ce même public, lors de son prochain passage en Belgique.

(Voir également notre section photos)

Organisation Live Nation

Peaches

Feel The Cream !

Écrit par

Ce 5 mai, la provocante Peaches venait présenter son nouveau pamphlet au public belge. Un rendez-vous que (très) peu de fans ont noté dans leur agenda. Ce qui n’aura pas empêché la Canadienne de mettre le feu à l’Ancienne Belgique.

Le peinturluré Drums Of Death donne le signal de départ de la soirée. Le visage du Londonien est dissimulé derrière un maquillage ‘Tim Burtonien’. Il tente de rallier la petite masse à sa cause en mêlant rap et musique éléctro tapageuse et sans réel intérêt. Le gars s’excite sur sa console et son micro ; mais le public ne suit pas vraiment. Une première partie dispensable.

Triste constat. Peaches n’attire pas les foules. Le concert prévu dans la grande salle de l’Ancienne Belgique est relégué à une ABBox improvisée. Les balcons sont condamnés et le parterre est assez clairsemé. Peut-être aurait-il été plus sage de déplacer le concert dans une salle de moins grande envergure. L’Orangerie du Botanique, par exemple. Mais cette situation n’a pas l’air de perturber la demoiselle qui, dès son entrée fracassante, annonce la couleur. Vêtue d’une espèce d’énorme veste rose taillée pour un sumo et d’un masque S.M., Peaches entame son set par « Show Stopper », extrait de « I Feel Cream ».

Sur scène, elle est accompagnée de Sweet Machine, formation allemande réquisitionnée pour assurer le backing band. Le trio ne se débrouille pas trop mal et parvient à se mettre en évidence, malgré les facéties de la Canadienne qui, tour à tour, s’essaye à un exercice d’équilibriste sur la barrière de sécurité, se lance dans un stage-diving, grimpe sur la batterie de ses collègues et invite une kyrielle de personnages atypiques à défiler sur scène. Le set tourne essentiellement autour de son nouveau recueil dont les moments scéniques les plus forts sont « Mommy Complex », « I Feel Cream », « Talk To Me » et un « Billionaire » interprété en compagnie d’une Shonda K. (Yo Majesty) virtuelle. Les fans de la première heure ne sont cependant pas laissés pour compte grâce aux tubes « Fuck The Pain Away », « Set It Off », « Lovertits » ou un « Boys Wanna Be Her » au cours desquels Sweet Machine va dévoiler toute l’étendue de sa puissance.

Une prestation parfaite que Peaches est invitée à reproduire tout au long des festivals d’été. Chez nous, elle est d’ailleurs déjà programmée à l’affiche des Ardentes et du Pukkelpop. A ne surtout pas manquer si vous passez par là !

(Voir également notre section photos)

Organisation : Ancienne Belgique

Sophia

Un public trop dissipé…

Écrit par

Ce mardi, à 20 heures, le label Bang ! avait organisé un showcase au Café Central. A l’affiche, Sophia, venu présenter son tout nouvel opus, « There Are No Goodbyes », trois ans après la sortie de « Technology Won’t Save Us ». Un disque que je vous recommande tout particulièrement et qui était paru officiellement la veille…

Quoique trié sur le volet, le public ne semble guère attentif. Bien trop bruyant, il ne permet pas d’écouter le set dans des conditions idéales. Seul à la guitare acoustique, Robin Proper-Sheppard ouvre les hostilités par « Is It Any Wonder », une plage extraite de son premier elpee. Petite surprise pour l’auditoire, puisqu’il venait d’annoncer qu’il ne jouerait que des titres issus de son nouvel opus ! Le Californien attaque ensuite quelques belles versions, dépouillées et toujours aussi sombres, de « There Are No Goodbyes », le dernier elpee. Il est ensuite rejoint par Astrid Williamson, aux vocaux, pour ce qui va s’avérer le point culminant de ce bref spectacle.

Tout au long de la soirée Robin Proper-Sheppard est paru très détendu. Et, manifestement, il est fier de son nouvel opus. Ce qui ne lui arrive pas souvent. Mais on peut lui donner raison, tant les compositions issues de ce disque, quoique toujours aussi sombres, sont littéralement portées par une instrumentation aussi subtile que luxuriante. Bref, manifestement, il vient à nouveau de commettre un album d’excellente facture.

Bien sûr, les spectateurs attentifs ce soir sont en droit de regretter les mauvaises conditions dans lesquelles s’est déroulé le showcase ; mais on se consolera le 23 mai prochain, puisque Sophia se produira à l’Ancienne Belgique, dans le cadre d’une tournée qui passera également par l’Atelier à Luxembourg le 20 du même mois, et le lendemain au Café De La Danse, à Paris.