Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Dernier concert - festival

DEADLETTER
dEUS - 19/03/2026

Antiquus Infestus

The Cult Of Ra (Demo)

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Si le logo et la pochette du disque pourraient laisser croire à un énième groupe de deathcore au son éculé et mille fois entendu, on se rend compte, une fois la courte intro arabisante passée, qu’il n’en est rien. Antiquus Infestus est un band de black metal aux influences death, thrash et punk résolument old school, qui n’accorde aucune concession aux poncifs actuels du genre, et trace sa voie sans se soucier de sonner moderne. Ils se disent influencés par Behemoth et Immortal, mais on entend aussi du Goatwhore, voire du Terrorizer dans leur son. Pour autant, il ne s’agit pas d’un groupe plus underground que l’underground à la production hasardeuse. The Cult Of Ra a beau être une démo, le son est plus que correct, l’exécution précise, voire un peu froide par moments, certainement à cause de l’utilisation d’une batterie programmée, utilisée à bon escient pour permettre des blasts d’une rapidité fulgurante, même si les tempos sont variés au long des quatre titres de la démo.

Le concept est lui aussi audacieux, car malgré ses quatre titres, Antiquus Infestus propose ‘un voyage intérieur et physique vers l’immortalité’ et utilise une seconde voix pour ‘décrire la présence du pouvoir divin qui augmente chez le voyageur tout au long de son périple. A la fin de la dernière chanson, le protagoniste est totalement possédé par la divinité qui le rend immortel’. Un programme illustré par des titres de chanson interminables (« A Hymn Of Praise To Ra When He Rises In The Eastern Part Of Heaven », par exemple) qui confirment le sérieux de l’entreprise. Le groupe est ambitieux, et travaille sur un premier album dont la date de sortie n’a pas encore été annoncée.

 

Luna Gritt

Luna Gritt (Ep)

Écrit par

Comme la tache qui se dessine au verso de cet elpee, d’allure symétrique et pourtant nuancée, la musique de Luna Gritt se décline en auréoles subtiles. Comme pour paraphraser Magritte et souligner que les apparences sont trompeuses.

Tel un vernis sombre qui protégerait la tendre mélancolie tramée là-dessous, cette tache uniforme se découpe le long d’un méridien imaginaire.

Des contours nets et précis mais qui masquent difficilement le tremblement de l’imprévu, de l’inattendu.

Des repères évidents jalonnent ces quatre titres. La précision mécanique d’un enregistrement soigné qui laisse transparaître la liberté d’un travail ancré dans la tradition DIY, non pas dans la version sale et Punk de ses premiers jours, mais au sein du confort d’un présent décliné proprement au travers de quelques erreurs binaires.

Un soin particulier, presque scolaire, mais qui n’ensevelit pas pour autant la passion ici protégée, comme dans un écrin.

Les mélodies opèrent un travail remarquable, précis, encerclant les chansons de broderies enjoliveuses. Tout paraît évident. Mais en suspens, la valse des illusions continue à s’imprimer sournoisement.

Et puis, il y a cette voix. Qui serpente et s’installe en hôte de ces lieux.

Elle aussi, trompeuse.

Comme la maîtresse du rêveur égaré, elle promet de se donner mais s’esquive comme la marée. Jamais rattrapée, toujours une longueur d’avance. Juste assez que pour être frôlée.

Pas assez que pour se laisser posséder.

Caresse d’un  éphémère confort, d’une brûlure cuisante et pourtant désirée.

Luna Gritt est une dualité maîtrisée, qui joue de ses atours comme une catin dissimulant ses chagrins tout en pudeur et jouant avec talent d’une beauté évidente, tellement qu’elle en devient provocante.

Un masque de perfection qui dissimule une faille, une faille qui invite secrètement à la chute.

 

Loraine Bernanos

1=3

Écrit par

Issue d’une famille qui baigne depuis plusieurs générations dans le monde artistique, Loraine ne pouvait que s’y tremper à son tour. Faut-il le rappeler, mais son arrière grand-père, Georges, est l’auteur du « Journal d’un curé de campagne »…

Après avoir pris quelques cours de saxo à neuf ans, elle s’ennuie bien vite de ses profs, trop lents à son goût, et c’est donc vers celui de treize ans et seule qu’elle apprend à apprivoiser d’autres instruments tels que piano, batterie et guitares. A seize, elle intègre son premier band au lycée. Non contente d’être ‘membre’ d’un groupe, elle commence à écrire et composer ses propres chansons pour poster en ligne sa première réalisation sur Myspace.

Cherchant encore sa voie, elle rencontre Duncan Roberts, en 2011. Il la prend sous son aile pour produire son premier Ep cinq titres « 1=3 ».

Responsable de l’écriture des lyrics et des compos, c’est vers une chanson à texte résolument moderne qu’elle se dirige. Loraine est une battante, tempérament reflété à la fois dans ses mots mais également ses notes. Ses textes vraiment bien torchés, loin des gentilles comptines trop souvent servies par ces jolies demoiselles sont autant de scènes de la vie courante et… pas toujours jolies jolies…. Notre belle plante blonde n’a pas sa langue en poche et dans le registre qu’elle explore, c’est une qualité.

Côté musical, son pop/folk bien saucé est nappé de guitares, accords de piano et rythmes bien sentis.

Loraine n’a visiblement pas envie d’ajouter une petite empreinte au tableau des chanteuses mielleuses qui font le bonheur des radios franchouillardes de bas niveau. Elle élève le sien, consciente de la difficulté de sa tâche mais seule ou quasi, elle franchit une à une les marches qui la révèleront tôt ou tard au grand public.

Une vraie chanteuse de bonne chanson française, c’est pas si courant ! Allez hop, la suite…

 

Freevolt

Call Me at Night

Écrit par

Passionnés de rock, les membres de Freevolt ont décidé de s’aventurer dans leur propre répertoire à partir de 2008. D’abord à l’initiative des deux ‘Fred’, Rességuier (Fredox) et Pasco (Muppet), rapidement rejoints par les deux ‘Phil’, Neil (Filou) et Jitnikoff (Koff). Après avoir publié un premier Ep en 2009 (« The Otherside »), le quatuor français sort aujourd’hui son premier album. Les musicos déclarent avoir été influencés par Ravel, Joy Division, Dali et Jérôme Bosch. Mais on ne décèle aucune trace de ces étranges références à l’écoute de « Call me at Night » qui lorgne plutôt vers le rock garage et les années 70. Un rock basique porté par la voix goudronnée de Fredox et dont les refrains accrocheurs sont scandés par des harmonies claires.

L’elpee s’ouvre par deux plage énergiques et contagieuses ; en l’occurrence les singles « Smile » et « Breakdown. Si Freevolt ne s’en sort pas trop mal dans un style pas vraiment nouveau, ses compos devraient néanmoins plaire aux mélomanes qui ne jurent que par le rock binaire, électrique, authentique et efficace. Encore que si le combo s’était contenté de graver un Ep 6 titres, il aurait alors pu décrocher la palme. En évitant, par exemple, les laborieux « Thanx a Lot » et « Blinded by the Anger ». A contrario, la formation nous réserve une plage remarquable et mélancolique baptisée « On your lips ».

 

Loïc Joseph

Hellos and Goodbyes

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« Hellos and Goodbyes » constitue le premier album de cet artiste belge (un de plus). Il est seul (ou presque) et s’accompagne à la guitare. Il a mis en boîte, sur cet elpee, ses neuf premières chansons, qui oscillent entre indie, folk et pop ; et le tout est légèrement saupoudré de petites notes ou sonorités jazzy.

C’est pas le genre de disque susceptible de réveiller les foules ou de vous inciter, d’un coup de baguette magique, à décoller de votre fauteuil, non ! Au contraire… On aurait même plutôt tendance à somnoler en écoutant ces compos construites autour de quelques accords de gratte. Ah oui, il y a quand même un soupçon de drums sur « What is loosy » et quelques très discrètes percus sur « Eating up a Frog », l’avant-dernière plage. Enfin, il me semble percevoir de succincts accents rythmiques sur « Dead Song » qui clôture le disque, mais difficile d’identifier l’instrument (si c’en est un…) Le reste s’avère plutôt ennuyeux et on glisse très rapidement vers la piste suivante, car on a l’impression qu’il ne se passe rien.

C’est pas vraiment mauvais, mais ce n’est franchement pas bon non plus. Pas de goût, pas d’épices, rien ne relève le plat et n’enchante mes papilles auditives (ça existe ?)

De « Hellos », on passe rapidement aux « Goodbyes ». Ben alors, salut Loïc. Désolé, ta musique ne me botte pas du tout…

 

Over Me

Over Me (Ep)

Écrit par

Carolo d’origine, Over Me résulte d’une alchimie entre liens familiaux et liens d’amitiés. Au départ, deux frangins, Pierrot (chant) et Bruno (drums) ainsi que leurs deux cousins, Antoine (guitare) et Tim (claviers) forment le quatuor familial, hélas orphelin d’une bonne rythmique et d’une basse. Qu’à cela ne tienne, Alex, un vieux pote (rythmique) et Jules (basse) qui l’est devenu aussi vite rejoignent le line up, au complet depuis décembre 2011.

A peine quelques répètes plus tard, leur premier essai est rapidement transformé en mini-cd de quatre titres. Il voit le jour au début de l’été. Six mois se sont à peine écoulés entre les prémices du projet et la réalisation de ce disque. Rapides les hommes du pays noir !

Pierrot est préposé au micro dans le groupe. Il est en grande partie responsable du carnet de notes, même s’il est aidé par Tonio ou Tim pour accomplir cette tâche ; mais surtout c’est lui qui écrit tous les lyrics une fois que les mélodies ont été retravaillées en commun.

A l’écoute des quatre plages,  un constat s’impose. Le sextet hennuyer est arrivé en quelques mois seulement à un résultat plus qu’honorable.

Le titre inaugural (le meilleur ?) est bien balancé et assez efficace. Une réelle découverte de 4 min 30. La voix est très présente et bien que l’accent soit quelque peu limite, Tim en impose d’aisance. Les guitares et la section rythmique enveloppent le tout avec beaucoup d’efficacité et de (déjà) professionnalisme. La musique baigne dans un excellent pop/rock. Les claviers apparaissent au troisième top sur un « Oxygen » qui débute sur un mode mineur avant de prendre de l’ampleur au fur et à mesure que les notes et les mots s’écoulent. Joli !

L’Ep se referme sur « In One ». Pas la plage la plus originale, mais une compo qui laisse supposer que le combo carolo en garde sous la pédale et pourrait bien nous étonner d’ici quelques mois, lors de la sortie de son premier long playing.

On attend la suite…

 

Joolsy

Peaces

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Dans votre entourage, vous connaissez certainement un pote qui trimbale sa gratte un peu partout dans les soirées et aime pousser la chansonnette en été devant le barbecue ou l’hiver près du feu de bois. Dans la négative, ce disque est fait pour vous.

Tout comme le copain en question, Joolsy s’installe gentiment dans un coin et vous oubliez sa présence.

Parfois, votre sourcil interrogateur se dresse et vous lui adressez un sourire entendu et empli de complaisance.

Et s’il devient agaçant, vous lui balancez un projectile qui vous tombe sous la main (pomme de terre, fond de verre ou morceau de gruyère), surtout s’il décide d’une manière impromptue à mettre sa flûte au service d’une ballade…

Bref, Joolsy était là, vous l’aviez remarqué ?

 

Second Floor Orchestra

Lullabies

Écrit par

Second Floor Orchestra est un patronyme idéal pour un groupe de prog. Cette formation n’y émarge pas vraiment, mais s’inspire manifestement du rock insulaire. Mod en particulier. Pensez au Who, à The Jam et même à Blur. Mais pour bien noyer le poisson, le band n’hésite pas à injecter un zeste de psychédélisme et de beats électro (Franz Ferdinand ?) dans son expression sonore. Enfin, le groupe ne nous vient cependant pas de l’Albion, mais de Rouen.

« Lullabies » constitue leur premier opus. Et manifestement, les influences sont très présentes. L’orgue vintage et les guitares bavardes nous le rappellent constamment. Des clichés qui atteignent même le chant dont l’accent franchouillard n’est cependant pas dénué de charme. Les mélodies sont soignées et certains titres accrocheurs (« I Need to Believe »). Entre sérieux (« Révolution ») et franche rigolade (« Holy Whisky »), Second Floor Orchestra aurait tout intérêt à s’émanciper de ses références, s’il souhaite passer en division supérieure

 

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