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mardi, 14 juillet 2026 19:46

Triggerfinger sur le tarmac

Triggerfinger vient de dévoiler le clip de « Through The Beam », extrait de son prochain album « Tarmac », qui paraîtra le 18 septembre 2026. Un morceau de rock entraînant et dansant, à retrouver désormais en images !

L'année 2025 marque les 25 années de carrière de Triggerfinger. Pour célébrer cet anniversaire, le groupe de Rock belge fait son grand retour sur scène pour une tournée européenne de 25 dates, toutes sold out, et a également sorti « Stars », premier avant-goût de « Tarmac », le nouvel album.

Pour enregistrer ce 6ème opus, Ruben Block et Mario Goossens ont reçu le concours du le réalisateur américain Mitchell Froom (Suzanne Vega, Crowded House, Rufus Wainwright). Celui-ci les a poussés à sortir de leur zone de confort et à trouver de nouvelles façons de composer, sans idée préconçue de ce que le résultat pourrait être. Les deux musiciens ont relevé le défi haut la main : « Tarmac » est bluffant de liberté et voit un Triggerfinger avec un ADN musical renouvelé sans avoir rien perdu ce qui fait son identité.

Ce premier elpee en 9 ans, le premier également sans leur charismatique bassiste Monsieur Paul, décédé l’an dernier, marque une nouvelle ère pour Triggerfinger, et prouve que la formation appartient à cette rare catégorie de combos rock européens à avoir survécu aux tendances et aux modes des 25 dernières années.

La vidéo de « Through The Beam » est disponible

 

 

Lundi 09 novembre 2026 - Enter Shikari - Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 27 novembre 2026 - Murda - La Madeleine, Bruxelles

Lundi 15 février 2027 - Role Model – Forest National, Bruxelles

Mardi 16 février 2027 - Ezra Collective - Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 08 mars 2027 - Patrick Spicer - Zuiderpershuius, Anvers

Mardi 16 mars 2027 - Izia – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 17 mars 2027 - Micky Overman - Zuiderpershuius, Anvers

 

http://www.livenation.be/

Samedi 29 août 2026- 20h00 :

Dandy Shoes (BE) + Castles (BE) + Blacksummer (BE)

Kultura, Liège.

Infos : https://www.facebook.com/events/1505058521326933/

 

Vendredi 18 septembre 2026 et Samedi 19 septembre 2026 :

5e Golden Age Rock Festival, au Centre Culturel de Chênée avec :

 Le Vendredi dès 16h00 :

- Chilly Pom Pom Pee (BE) : https://www.facebook.com/chillypompompeeband

- The Mercury Riots (USA) : https://www.facebook.com/themercuryriots

- Vardis (UK) : https://www.facebook.com/vardis.official

- Matty James Cassidy & The Real Villains (UK) : https://www.facebook.com/mattyjamescassidy

- Tyla’s Dogs D’Amour (USA) : https://www.facebook.com/tylasdogsdamour

Samedi dès 11h30 :

- Blackcase (BE) : https://www.facebook.com/blackcasebe

- Mystery (BE) : https://www.facebook.com/BelgianMystery

- Steelover (BE) : https://www.facebook.com/SL5820

- Demon (UK) : https://www.facebook.com/DemonBandOfficial

- Carl Dixon’s Coney Hatch (CAN) : https://www.facebook.com/ConeyHatch

- FM (UK) : https://www.facebook.com/FMofficial

- STARZ (USA) : https://www.facebook.com/profile.php?id=100057428800753

- Black’N Blue (USA) : https://www.facebook.com/BlackNBlue

Infos : https://www.facebook.com/events/1542430514104704/

 

26 septembre 2026 à 20h00 :

And Also The Trees (UK) : https://www.facebook.com/p/and-also-the-trees-100045040099531/?locale=fr_FR

Reflektor, Liège.

Infos : https://www.facebook.com/events/place-xavier-neujean-24-4000-li%C3%A8ge-belgium/and-also-the-trees-au-reflektor-%C3%A0-li%C3%A8ge/2313372939073450/

 

Samedi 10 octobre 2026 à 18h00 :

Tremplin Durbuy Rock Festival avec Acus Vacuum (BE) + 4 groupes en compétitions

L’Entrepôt, Arlon.

Infos : https://www.facebook.com/DRFagency

Samedi 17 octobre 2026 à 18h00 :

Tremplin Durbuy Rock Festival avec Didier Super Metal Band (FR) + 4 groupes en compétitions

Centre Culturel, Braine-L’Alleud.

Infos : https://www.facebook.com/events/995259216177539

 

Vendredi 23 octobre 2026 à 18h00 :

Warm Up de la Guerre des Gaules avec Tagada Jones (FR) + Through The Void (BE) + One Hour (BE), Tarmak Abra (BE).

Centre Culturel, Chênée.

Infos : https://www.facebook.com/events/1256681916247365

Samedi 24 octobre 2026 à 18h00 :

17e Guerre des Gaules avec :

- Ten56. (FR) https://www.facebook.com/ten56hq

- Ashen (FR) https://www.facebook.com/ashenfr

- Revnoir (FR) https://www.facebook.com/revnoirofficial

- Ice Sealed Eyes (BE) https://www.facebook.com/icesealedeyes

- Hope As A Weapon (BE) https://www.facebook.com/hopeasaweapon

- Aurore (FR) https://www.facebook.com/auroreband

- This Is Not Yours (BE) https://www.facebook.com/Thisisnotyourshc

- Strayed From Humanity (BE) https://www.facebook.com/Strayedfromhumanity

Centre Culturel, Chênée.

Infos : https://www.facebook.com/events/4172665606397099

 

Samedi 07 novembre 2026 à 17h30 :

Tremplin Durbuy Rock Festival avec Get The Shot (CAN) + 4 groupes en compétitions

Belvédère, Namur.

Infos : https://www.facebook.com/events/1006486438427243/

 

Samedi 28 novembre 2026  à :13h00 :

15e Night Fest Metal avec :

- Darkened Nocturn Slaughtercult (DE) https://www.facebook.com/D.N.Slaughtercultofficial

- Desaster (DE) https://www.facebook.com/666Desaster666

- Hecate Enthroned (UK) https://www.facebook.com/HecateEnthroned

- Disfuneral (FR) https://www.facebook.com/Disfuneral

- Galibot (FR) https://www.facebook.com/GalibotBand

- Solfatare (BE) https://www.facebook.com/Solfatare

- Sanguis Orbis (BE) https://www.facebook.com/Sanguis.Orbis.band

- Nameless Order (BE) https://www.facebook.com/profile.php?id=61565504600621

L’Entrepôt, Arlon.

Infos : https://www.facebook.com/events/26145758788374320

 

Samedi 12 décembre 2026 à 19h00 :

Les Gauff’ (BE), G-Sbar (BE)

Salle Mathieu de Geer, Barvaux S/O.

Infos : https://www.facebook.com//26149302681321304

Jacky Englebert

DRF asblevents

Rue Saint-Monon, 33

B-6940 Durbuy

++32(0)476.61.70.18

www.durbuyrock.be

www.durbuyrock.be/booking

www.goldenagerock.be

 

 

La Ballroom de l’Ancienne Belgique célèbre le reggae roots ce soir. Burning Spear, figure majeure du genre et disciple revendiqué de l’héritage jamaïcain, revient à Bruxelles à 81 ans, toujours alerte, entouré de neuf musiciens parfaitement soudés. La salle affiche complet et rassemble un auditoire multigénérationnel, où les rastas se mêlent aux amateurs de longue date comme aux curieux venus découvrir une légende vivante.

Winston Rodney, alias Burning Spear, débute sa carrière dans les années 1960 en Jamaïque, sur les conseils de Bob Marley, avant d’enregistrer son premier single, « Door Peep », en 1969 sur le label Studio One. Profondément ancré dans la foi rastafari et les idéaux panafricains de Marcus Garvey, il forge un reggae hypnotique et militant, traversé de rythmiques puissantes, de cuivres et de percussions. Son opus « Marcus Garvey » (1975), devenu un classique du genre, a célébré son cinquantième anniversaire en 2025. Burning Spear compte deux Grammy Awards, remportés pour « Calling Rastafari » (2000) et « Jah Is Real » (2009), ainsi que plus de douze nominations. Son dernier disque studio, « No Destroyer », sorti en 2023, a été nommé aux Grammy Awards 2024 dans la catégorie Best Reggae Album.

L’influence de Burning Spear sur le reggae reste considérable. Son héritage musical rappelle l’autonomie et l’autodétermination de la diaspora africaine. Après plus de six décennies de carrière, son message conserve toute sa force et son chant garde cette intensité immédiatement reconnaissable. Winston Rodney attribue le lancement de son parcours musical à une rencontre décisive auprès de Bob Marley. Tous deux vivaient dans la paroisse de St. Ann, en Jamaïque. Comme le raconte Burning Spear : ‘Bob se rendait à sa ferme. Il avançait auprès d’un âne, quelques seaux, une fourche, une machette et des plantes. Nous avons simplement discuté d’homme à homme, et je lui ai dit que j’aimerais me lancer dans le monde de la musique. Bob m’a répondu : “D’accord, passe au Studio One.” ‘. C’est là que Burning Spear enregistre ses deux premiers elpees cultes, « Burning Spear » et « Rocking Time ».

Son retour constitue donc un événement pour le reggae en Belgique. Sa dernière prestation à l’AB remontait à 1992 : trente-quatre ans d’attente avant de revoir cette voix majeure, dont les chansons continuent de défendre la paix, la justice et l’amour.

La première partie revient aux Roots Warriors, formation liégeoise active depuis 1983.

Le combo réunit B Dread aux drums, Ioanis au chant, Raph au mix, Sarahyan et Hugo aux claviers, Seb à la basse, Sam au saxophone et Serge à la trompette. Dès les premières mesures, les Liégeois installent un climat roots solide, nourri de riddims jamaïcains, de lignes de basse rondes et d’une pulsation souple qui met rapidement la fosse en mouvement. Les claviers dessinent un tapis chaleureux, les cuivres répondent par touches nettes et le mix injecte de discrètes secousses dub sans brouiller l’ensemble. Ioanis guide le set d’une voix posée, efficace, qui privilégie la ferveur collective plutôt que l’effet facile. Les reprises de classiques jamaïcains trouvent leur place auprès de compositions originales plus engagées, et le band évite l’exercice de style nostalgique : il joue sur l’intensité, respire ensemble et garde le tempo vivant. Les dreads se balancent, les premiers rangs répondent, les refrains circulent, tandis que la section rythmique prépare idéalement l’arrivée de Burning Spear. Cette entrée en matière ne cherche pas à voler la lumière ; elle chauffe patiemment la salle, rappelle l’ancrage liégeois du roots en Belgique et offre un set généreux, cohérent, traversé de vibrations dub profondes.

Votre serviteur découvrait cette formation et la surprise s’avère heureuse : une première partie solide, chaleureuse et parfaitement calibrée pour ouvrir la soirée (page ‘Artistes’ ici).

Setlist : « Promise Land-Satta », « True Rasta », « Slave Driver », « Jogging », « Police And Thieves », « Fade Away », « Caution », « Fisherman », « Israelites », « Jehosaphat », « Melt Away », « Johnny Big Mouth ».

Place ensuite à Burning Spear et à son backing group. 

Les huit musiciens prennent place sur les planches. À gauche, un solide trio de cuivres — trompette, trombone à coulisse et saxophone — s’installe en fond de plateau. Au centre, le claviériste se poste derrière ses instruments, tandis qu’à droite, un impressionnant batteur domine l’estrade. Devant lui, le bassiste, parfaitement synchronisé auprès de son complice de la section rythmique, s’aligne près du guitariste rythmique. À leurs côtés, le second guitariste, Cecil Ordonez, impose rapidement une ambiance brûlante et fait monter la température au fil des morceaux. Burning Spear arrive en dernier. Il court, danse, bondit et traverse l’espace d’un pas incroyablement vif, comme si les années n’avaient pas prise sur lui. Dès les premières notes, Winston Rodney embrase la Ballroom et galvanise la foule, qui se lève et vibre au rythme de sa musique. Sa voix puissante, alliée à un jeu de percussions inspiré, touche l’auditoire et déclenche une ovation après chaque morceau.

La formation impressionne par sa cohésion. Cecil Ordonez s’impose toutefois comme l’un des grands favoris de la salle : ses pas de danse nerveux et son énergie communicative électrisent le concert du début à la fin.

La section de cuivres, emmenée par le tromboniste Micah Robinson, le saxophoniste Clyde Cummings et le trompettiste James Smith, entretient un groove irrésistible et révèle son aisance lors de solos précis.

Face à une Ballroom comble et vibrante, le chanteur jamaïcain livre une performance spirituelle et militante, soutenue par des cuivres efficaces et des rythmiques hypnotiques. Il célèbre plus de six décennies de carrière sans relâcher l’intensité.

Ce concert s’inscrit dans le cadre du ‘Continuation Of The Marcus Garvey Self Reliance Tourr’, et confirme qu’à près de 81 ans, sa voix, sa présence sur le podium et son message d’autodétermination demeurent bien vivants.

La setlist accorde naturellement une large place aux classiques, tout en intégrant plusieurs titres issus de son projet collaboratif « Call On Me » (Burning Spear and Friends), paru au printemps 2026. Les fans saluent une véritable communion auprès de l’artiste, notamment pendant les morceaux emblématiques qui nourrissent sa légende depuis les grandes heures du mythique Studio One.

Le concert restera comme un moment fort pour l’un des derniers grands témoins vivants du reggae roots. L’ambiance circule entre les musiciens, la star jamaïcaine et une foule conquise. Burning Spear tient 96 minutes sans faiblir : respect pour l’artiste et pour ses musicos, solides jusqu’au bout.

Setlist : « Happy Day », « She's Mine », « Columbus », « Tumble Down », « Driver », « Identity », « Great Men », « The Youth », « Nyah Keith », « The Sun », « Old Marcus », « Garvey », « Man In The Hills ».

(Organisation : GreenHouse Talent)

 

 

dimanche, 21 juin 2026 12:40

Thorogood rallume la machine à riffs…

Plus de cinquante ans de carrière, plus de 8 000 concerts et 15 millions de disques vendus : George Thorogood & The Destroyers se produisaient à l’Ancienne Belgique ce 21 juin 2026, dans le cadre du ‘The Baddest Show on Earth Tour ». Un combo resté fidèle à son rock’n’roll roots, taillé pour les planches et nourri de blues.

La soirée s’annonce torride, au propre comme au figuré. Thorogood vient aussi de publier « The Baddest Show On Earth : Greatest Hits Live », un long playing de onze titres paru le 12 juin, qui immortalise des prestations enregistrées entre 1978 et 2024.

La première partie est assurée par Jared James Nichols, guitariste blues-rock réputé pour son jeu musclé et son sens du riff. Découvert ici en 2024 en ouverture de Mr. Big, l’artiste revient défendre son quatrième elpee, « Louder Than Life ».

Nichols impose d’emblée sa présence. Sa musique mêle l’impact du hard rock et une veine blues plus habitée, sans céder à la démonstration gratuite. Produit par Jay Ruston, « Louder Than Life » aligne des titres solides, souvent construits autour de riffs chargés de tension. « Way Back », par exemple, regarde vers le hard rock des années 70 sans tomber dans la simple révérence.

Sur les planches, Jared James Nichols présente de larges extraits de ce nouvel opus. Armé de sa guitare électrique, il occupe l’espace sans relâche, soutenu par un batteur, un second guitariste et un bassiste qui avancent souvent en front de scène. Les musiciens se répondent dans de véritables joutes instrumentales, d’une précision rare pour une première partie. Les enchaînements restent tendus ; Nichols ne coupe le rythme que pour annoncer le morceau suivant. Plus nuancé, « Bending or Breaking » prend la forme d’une ballade rock mélodique, au cours de laquelle la voix est maîtrisée et le solo chargé de feeling. Le titre évoque l’incertitude d’une relation sans forcer le pathos. En fin de set, le guitariste invite la salle à le rejoindre au merchandising pour partager une bière et discuter. Le geste confirme une proximité simple auprès de l’auditoire, qui répond chaleureusement. Une ouverture solide, trop brève, mais parfaitement dispensée (page ‘Artistes’ ici). 

À 21 h précises, George Thorogood & The Destroyers attaquent le gros morceau de la soirée. Le chanteur-guitariste prend place au centre, guitare en main. Derrière lui, Ryan Rice se réserve la batterie depuis une estrade ; à sa gauche, le saxophoniste occupe une large part du son, tandis que Brian Weaver assure la basse. Le light show reste fourni sans détourner l’attention de l’essentiel : un rock roots direct, nerveux, souvent dynamité par le saxophone. La setlist compte onze titres, dont plusieurs reprises charpentées. « Rock Party » ouvre le set avant la cover du « Who Do You Love ? » de Bo Diddley, qui installe d’emblée le ton : riff acéré, refrain fédérateur, chœurs efficaces et cadence implacable. Thorogood écorche ses cordes sans relâche, mais garde le contrôle. « One Bourbon, One Scotch, One Beer » s’étire sans perdre sa force ; l’interprétation tient par son groove, ses relances et l’assurance brute du band. « Get A Haircut » ajoute une dose d’humour et offre l’un des meilleurs moments vocaux du set. Dans la fosse, les réactions grimpent encore d’un cran pendant « Bad To The Bone » et « I Drink Alone », deux classiques repris en chœur. Les riffs, devenus familiers, gagnent ici en rugosité, tandis que les solos de saxophone apportent davantage d’épaisseur aux compos. « Gloria », emprunté à Them, mène le concert vers sa dernière ligne droite, puis « Born To Be Bad » clôt la prestation sur une note franche et efficace.

Thorogood conserve une présence scénique évidente. Il échange souvent avec la foule, plaisante, sourit et semble savourer chaque minute. Sa voix tient la distance, son jeu de guitare reste tranchant, et la formation est soudée. Le concert rappelle pourquoi ce répertoire continue de fonctionner : des titres simples, solides, interprétés devant un auditoire conquis.

Setlist : « Rock Party », « Who Do You Love ? » (Bo Diddley cover), « Mama Talk To Your Daughter » (J.B. Lenoir cover), « I Drink Alone », « One Bourbon, One Scotch, One Beer » (Amos Milburn cover), « Get A Haircut », « Bad To The Bone », « Gloria » (Them cover), « Move It On Over » (Hank Williams With His Drifting Cowboys cover), « Born To Be Bad ».

(Organisation : Live Nation)

 

Jeudi 03 décembre 2026 - Tiffany Bay - Kavka Zappa, Anvers

Vendredi 04 décembre 2026 - Beabedoobee - Forest National, Bruxelles

Mercredi 15 décembre 2026 - Chelsea Wolfe - Trix, Anvers

Jeudi14 janvier 2027 - Floor Jansen - Trix, Anvers

Lundi 08 mars 2027 - Kaléo - Cirque Royal, Bruxelles

Mardi 09 mars 2027 - Kaléo - Cirque Royal, Bruxelles

http://www.livenation.be/

Didier Deroissart

Vendredi 10 juillet 2026 à 19h30 :

ADAM BOMB (US) + DORJA (UK)

https://booking.metalscraprecords.com/adam-bomb/

https://www.facebook.com/adambomb2020

https://www.facebook.com/DorjaBand

https://www.dorjaband.com/

Préventes : 22.50€ (tous frais compris)

Samedi 11 juillet 2026 :

STARCHILD PLAYS LEVEL 42

Dissident (Tribute Pearl Jam) + 90’s DJ Party

https://www.facebook.com/dissidentband

https://www.youtube.com/channel/UCPO3Jzy9AkuQA2BPAkZDA0Q

Préventes : 17€ (tous frais compris)

Vendredi 24 juillet 2026 : à 19h30

PHIL CAMPBELL´S BASTARD SONS – SUMMER 2026

 

Vendredi 28 Août 2026 à 19h30

The Ballad Of J&A

https://www.facebook.com/profile.php?id=61565540444698&locale=fr_FR

Prévente 20€ (Tous frais compris. Abonnement accepté sans réservation)

Samedi 29 Août 2026 à 19h30 :

Boogie Beasts feat. Kenny Brown (BE/USA) + Smokin’!Boogie

https://www.facebook.com/boogiebeasts?locale=fr_FR

Prévente 22,5 € (Tous frais compris)

https://zik-zak.be/agenda/

Dimanche 28 juin 2026 - Papa Roach - Werchter Parklife 2026, Werchter

Dimanche 11 octobre 2026 – Masego – Forest National, Bruxelles

Vendredi 27 novembre 2026 - Murda - La Madeleine, Bruxelles

Samedi 28 novembre 2026 - Papa Roach - ING Aréna, Bruxelles

Lundi 07 décembre 2026 - Polyphia - Ancienne Belgique ; Bruxelles

Mardi 26 janvier 2027 - Dan and Phil – Stadsschouwburg, Anvers

Lundi 15 février 2027 - Role Model – Forest National, Bruxelles

 Vendredi 19 février 2027 - Editors - AFAS Dôme, Anvers

http://www.livenation.be/

 

Dimanche 01 novembre 2026 - Razorlight - La Madeleine, Bruxelles

Mercredi 09 décembre 2026 - Bell And Sébastien - La Madeleine, Bruxelles

Lundi 25 janvier 2027 - J. Bernardt - Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 16 mars 2027 - Sienna Spiro - Forest National, Bruxelles

Mardi 13 avril 2027 – Rodrigo Y Gabriella – Ancienne Belgique, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

Initialement annoncé à l’AB Club, le concert d’Emmy D’Arc a finalement rejoint la Grande Salle de l’Ancienne Belgique, face à une demande de billets bien supérieure aux prévisions. Résultat : une soirée à guichets fermés, où l’artiste confirme l’élan né de son premier disque et d’une visibilité récemment accrue.

Emmy D’Arc possède-t-elle une voix remarquable ? Oui. Son premier opus, Braving Fears, paru l’an dernier, tient-il ses promesses ? Sans hésitation. Mérite-t-elle le déplacement en concert ? Certainement : forte de plus de 500 prestations, elle affiche déjà une solide expérience. Cependant, il y a pourtant fort à parier qu’une partie du grand public l’a surtout découverte après son passage dans l’émission Ik Vraag Het Aan, diffusée sur la VRT.

La soirée s’annonce dense et habitée. Ce n’est pas la première fois que votre serviteur assiste à un concert d’Emmy, et cette nouvelle rencontre confirme l’impression laissée par les précédentes.

Teun Truijen assure la première partie avec élégance : sa voix aérienne capte rapidement l’attention de l’assemblée. Cette autrice-compositrice-interprète et danseuse belgo-néerlandaise, originaire de Maastricht et installée à Anvers, poursuit une trajectoire prometteuse. Ancienne danseuse professionnelle, elle a notamment accompagné Eefje de Visser en tournée avant de se consacrer pleinement à son projet musical. Médaillée d’argent au Humo’s Rock Rally en 2024, Teun confirme les qualités déjà entrevues. Les titres de son premier EP, Home Is Growing On Me, récemment paru, dessinent un univers où une pop indie rêveuse rejoint des émotions directes. Son passé de danseuse nourrit une présence sur les planches à la fois souple, précise et naturelle. L’auditoire de l’AB se laisse gagner par ce registre personnel, partagé entre élans lumineux et mélancolie délicate. Sa musique associe profondeur soul et climat vaporeux, dans un son brut mais ouvert. Nourri par l’honnêteté et l’émotion vive, l’art de Teun s’ancre dans la narration et offre un aperçu sans filtre de ses pensées, de ses sentiments et de ses luttes (Page ‘Artistes' ici, photos Kristof Acke ). 

La tenture s’ouvre ; un spot éclaire le centre du podium. Emmy apparaît, guitare semi-acoustique en main. Chemise blanche à damiers, pantalon de cuir noir : elle occupe seule l’espace, épaulée par ses loop machines et un clavier placé à sa gauche. Aucun musicien ne l’accompagne. Elle affronte une foule déjà acquise, qui applaudit dès les premières paroles. Elle lance White Flag en acoustique, crie « Come on », et la salle reprend le refrain. L’instant fonctionne immédiatement. Le son est impeccable, comme souvent dans ce temple bruxellois de la musique. Les lumières s’éteignent ; Emmy change de guitare à chaque chanson. Elle enchaîne ensuite I’m Alright. À la fin du titre, elle remercie l’auditoire et explique qu’elle va remplir la Grande Salle en solo grâce à sa loop machine : elle capte les sons frappés sur le bord de sa guitare, puis les superpose en couches successives. Pour Hit Me, elle tapote l’instrument, enregistre la boucle et rejoint aussitôt le piano. Les ivoires résonnent, la fosse applaudit, la température grimpe au fil du set. Le jeu de lumière souligne efficacement sa présence : six puissants projecteurs l’entourent sur une estrade posée à mi-hauteur, tandis que les spots du plafond baignent tour à tour l’artiste et la salle.

La suite démontre surtout sa maîtrise : captiver une grande salle en solo ne s’improvise pas. Emmy D’Arc n’a pas besoin d’une formation imposante. Guitare acoustique, harmonica, piano, voix aérienne et loop station lui suffisent pour construire en direct des arrangements denses et mobiles. Le set trouve son équilibre entre titres appréciés du répertoire et morceaux issus de son premier opus. Words, Hit Me, The Day, Wish I’d Never Met You et le poignant Frontline sont repris en chœur par l’auditoire. Entre ces repères, Emmy dévoile aussi quelques compositions inédites. Elles révèlent un univers plus ample, des structures plus travaillées et des thèmes qui gagnent en maturité. L’un des moments forts survient lorsqu’Admiral Freebee rejoint les planches, armé d’une guitare semi-acoustique et d’un harmonica à la main. Tous deux livrent une version habitée de son classique Rag’n’Run, Emmy assurant les chœurs, tandis qu’un violoncelle ajoute une teinte mélancolique. Elle se montre également convaincante à l’harmonica, qu’elle marie aux ivoires. Votre serviteur a probablement assisté à l’un des concerts les plus marquants de son année 2026 : intense, précis et chargé d’émotion (photos Kristof Acke ici).

Setlist : « White Flag », « I’m Alright », « Ghosts », « Hit Me », « The Day », « Frontline », « November », « What’s On Your Mind ? », « Just Say ’Bye’ », « Rag’n’ Run », « The Consequence », « Words », « Back To You », « In The Shadow ».

Rappel : « Troy » (cover Sinéad O’Connor)

(Organisation : Ancienne Belgique)

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