Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Kreator - 25/03/2026
Hooverphonic
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Pink Floyd présente 'Hey, hey, rise up !’ en soutien au peuple ukrainien

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C’est la première fois depuis 1994 que le Pink Floyd se réunit à nouveau pour sortir une nouvelle compo et leur première sortie depuis son dernier album « The Endless River » en 2014.

Dans le titre, on retrouve David Gilmour et Nick Mason, rejoint par le bassiste de longue date Guy Pratt et Nitin Sawhney au piano, et aux vocaux Andriy Khlyvnyuk, membre du groupe ukrainien Boombox.

La chanson, enregistrée le 30 mars dernier reprend le vocal d’Andriy qu’il avait posté sur son compte Instagram dans lequel on le voit chanter sur la place Sofiyskaya à Kyiv. Le son en lui-même de « Oh the Red Viburnum in the Meadow » est une chanson folklorique ukrainienne de protestation écrite durant la première guerre mondiale. Elle a été diffusée dans le monde entier le mois dernier suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le titre du single de Pink Floyd vient de la dernière phrase de cette chanson qui se traduit par ‘Hey, Hey, Rise up and rejoice’.

Gilmour a une belle-fille et des petits enfants d’origine ukrainienne. Il raconte avoir réussi à échanger avec Andriy Khlyvnyuk depuis son lit d’hôpital de Kiev, où il se remettait d’une blessure due à un éclat de mortier.

Le clip a été tourné par le très célèbre directeur Mat Whitecross et tourné le même jour que l’enregistrement de la chanson.

Le clip de « Hey, hey, rise up ! » est disponible

« Hey, Hey, Rise Up ! » (« Hey, Hey, lève-toi ! ») servira à récolter des fonds pour les Ukrainiens touchés par l’invasion russe.

(D’après communiqué de presse)

La marche en avant de Mes Souliers Sont Rouges…

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Rien n’arrête la marche de Mes Souliers sont Rouges jamais les deux pieds dans les mêmes galoches !

Toujours prompts à défricher de nouvelles partitions, ils se réinventent grâce à des compositions originales et des chansons écrites sur mesure pour leur 8e album qui vient sceller le renouveau du groupe déjà bien engagé depuis 2018.

Si les instruments restent traditionnels, le groupe réserve bien des surprises, en servant, par exemple, de la cornemuse, merveille de déchirement dans l’ode à la « Demoiselle ». Ils nous racontent des choses terribles à l’aide de mélodies rafraîchies par le violon, ensoleillées par l’accordéon ou traversées par la flûte « Ah ce que c’est triste ! ».

Les histoires drôles se prêtent à leurs chœurs tendres. Ils jouent avec les mots à double, triple sens, plus virtuoses que jamais de la diction dans les accélérations. L’agilité rivalise avec la précision des arrangements pour délivrer toute la finesse des textes de Marion Cousineau.

Florent Vintrigner (la Rue Ketanou) donne le ton à de nouvelles couleurs sonores pour se préoccuper du monde d’aujourd’hui. Si ‘le temps s’en va’, doux-amers, l’harmonica et le banjo finiront par s’emballer en compagnie de la contrebasse et la planche. Mes Souliers sont Rouges conserve sa bonne humeur pour entraîner inlassablement le public dans la sarabande.

La tournée annonce un beau Printemps 2022 dont un spectacle conçu et mis en scène avec Perrine Diot, chansigneuse, qui devient membre à part entière de la formation.

Les mélomanes et les fêtards, les vieux, les jeunes, les anciens comme les modernes, les gars, les filles, tout le monde s’y retrouve dans la musique traditionnelle anticonformiste de Mes Souliers sont Rouges et finalement s’en mêle...

De loin en proche, fort de ses 30 années au compteur, le phénomène folk alternatif reste d’actualité !

Hauts les chœurs et cœurs vaillants, l’aventure continue… et le clip de « Maraîcher mon ami est à savourer ici

 

Et de 66 pour Wim Mertens…

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Wim Mertens vient de sortir son nouvel elpee. Intitulé « Heroïdes », il s’agit de son 66ème. Cet opus s’inspire des Heroïdes, un recueil de poèmes par l’aède latin Ovide, sous forme de lettres adressées par des héroïnes de la mythologie (Sappho, Pénélope, Hermione, …), à leurs amants héroïques qui sont absents (Phaon, Ulysse, Oreste, …) à cause de guerres ou d’autres raisons de séparation.

« Heroides » se présente sous la forme d’un double album : le premier pour piano et voix et le second lui répondant avec un ensemble de cordes (violons, cellos, harpe), enrichi par Mertens au piano. Ces lettres restées pour la plupart sans réponse sont ce que l’on pourrait appeler des petites tragédies. La tragédie de la séparation avec l’être aimé, de la douleur d’un amour impossible à partager, de lendemains sans promesses.

Tout au long de « Heroides », le compositeur a choisi de répondre musicalement à ces monologues en présentant les mêmes compositions pour deux instrumentations différentes. Comme un miroir qui répond à la douleur de l’absence, comme un écho à ces chants d’humble solitude, comme un hymne à des retrouvailles.

En 2020, la célébration de 40 ans de carrière de Wim Mertens devait trouver son apogée lors de la tournée ‘Inescapable’. Mais un certain virus est passé par là … et le projet du périple s’est évaporé.

En 2022, Wim reprend la route des salles de concert pour notre plus grand plaisir...

Lien d’écoute

 

La face rock de Pierre Rapsat…

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Pierre Rapsat avait plus d’une corde à son arc. Bien sûr, il était un mélodiste de grand talent : de « L’enfant du 92ème » à « Les rêves sont en nous », Pierre pouvait composer des chansons dont les mélodies fortes nous poursuivent encore, 20 ans après sa disparition (il nous a quittés le 20 avril 2002).

Il pouvait aussi écrire des chansons qui nous touchent comme « Aurore » ou « Un dimanche en automne » ; composer des mélodies sur des textes écrits par d’autres auteurs de talent, notamment avec Eric Van Hulse : « Les artistes d’eau douce », « Gémeaux ».

Il aimait profondément le travail de création en studio où il prenait plaisir à entendre éclore les nouvelles perles de son prochain album. Mais tout le monde s’accorde à dire que son grand ‘Art’ était d’être sur scène, face à son public, porté par un bon band. ll se transformait alors en ‘bête de scène’ particulièrement lorsqu’il interprétait ses chansons les plus rock.

Après « Well cut », le premier album de Gengis Khan (1970) dans lequel il n’était ‘que’ le bassiste, Pierre n’a pas laissé tomber ses influences rock. Bien au contraire. La presse l’a identifié à l’époque comme un des tout premiers à faire du rock en français ; et on sait qu’avoir raison avant les autres n’est pas toujours un long fleuve tranquille.

La compilation « Face Rock » met en valeur une collection de titres rock de toutes les époques où les guitares, les bonnes basses et les batteries n’ont rien à envier aux groupes anglo-saxons qui en fin de compte n’ont pas le monopole du genre. C’est étonnant et vivifiant d’entendre tous ces titres musclés enchaînés ; ça fait du bien, ça donne envie de bouger et ça décrasse bien les oreilles !

« Face Rock » paraîtra ce 15 avril 2022.

Le kaléidoscope social de Boris Maurussane…

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“Social Kaleidoscope”, c’est le titre du premier elpee de Boris Maurussane. Il a été imaginé dans l’esprit du “Smile” des Beach Boys, tout en puisant son inspiration dans la pop canterburienne (Robert Wyatt, Caravan) ou baroque (The Zombies, Montage), le jazz (John Coltrane), l’impressionnisme (Debussy) ainsi que la musique populaire brésilienne.

Au final, compte tenu de sa voix et de son univers mélodique et harmonique, sa musique nous entraine un peu plus vers l’univers sonore d’un Stereolab. En découle un psychédélisme ouvragé, incarné et rythmique, grâce notamment à la présence des batteurs Jean Thevenin (François and the Atlas Mountains, Jaune, Orouni…) et Stéphane Bellity (Ricky Hollywood, Juliette Armanet, Melody’s Echo Chamber, Halo Maud…)

Pour les arrangements, il a fait appel à de nombreux instrumentistes issus de la musique baroque ou classique ainsi qu’à la pianiste de jazz Sandrine Marchetti afin de donner corps à ses recherches sur les timbres, les couleurs, soulignant la richesse harmonique de sa musique ; sont ainsi convoqués épinette, trompette, hautbois, basson, cor, cordes…

Les textes, en anglais, énigmatiques de prime abord, révèlent à bien les lire des obsessions assez personnelles : la méditation au cœur de la nature et le retour aux réalités foncières, le rapport au temps, attente, souvenir, nostalgie, fantasme, expectative - amicale, amoureuse, sociale, politique… Le titre “Social Kaleidoscope” tiré de “La Recherche du temps perdu” de Proust, est ici appliqué à l’une des visées de la musique qui est de susciter un bouleversement dans la société, de renverser le kaléidoscope social, par les liens nouveaux qu’elle a créés entre les individus, la tentative de redonner un poids social, politique, aux musiciens et aux auditeurs.

Entre ces textes et la musique s’instaure un dialogue, où les développements instrumentaux sont autant de travellings, de longues descriptions, où la structure des chansons est narrative.

Le clip de “Riverbank” est disponible

Les non-dits de Roseland…

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Deuxième long format après « To Save What Is Left » paru en 2020, “Unsaid Words”, le nouvel album de la Bordelaise Roseland (de son vrai nom Émeline Marceau) s’annonce comme une belle sortie du printemps 2022.

Composé en grande partie pendant le confinement de l’hiver-printemps 2020, il dévoile un véritable patchwork d’émotions et de couleurs qui placent directement sa créatrice à mille lieues des modes et styles musicaux trop facilement codifiés ou codifiables par le diktat du marketing médiatique.

Ses contours pop, synthétiques, électroniques ou parfois presque post-rock habillent avec élégance une voix qui susurre autant qu’elle (s’) emporte et viennent gorger ses mélodies d’une sensibilité aussi lumineuse que mélancolique. Particulièrement riche et dense (12 titres), l’album est ainsi à l’image de sa pochette : moderne, pluriel et virevoltant.

Au fil des titres, la musicienne évoque aussi le poids du regard des autres et notre rapport à l’altérité, comme sur l’élégante ballade pop “Wasted”, composée piano-voix (qui suit un narrateur sans-abri), ou “All I Want”, chanson d’idolâtrie au synth-rock enivrant. Ailleurs, elle souligne aussi l’importance des gestes face à une parole parfois trop vaine pour s’exprimer (“Unsaid Words”).

Enfin, si la peur de la perte a par ailleurs toujours pignon sur rue dans les thématiques textuelles de Roseland (l’amnésie racontée sur le krautrock entêtant de “Stop”, la mort à travers le vocoder fantômatique de “Silence”), la Bordelaise met également de la lumière dans sa musique en nous faisant encore croire à l’amour bienveillant et à l’espoir d’un avenir optimiste et apaisé (sur la pop mélancolique de “Glide Time” ou la léthargie enchanteresse de “Let It Go”).

Douze titres de synth-rock exaltant qui pourront parfois rappeler les pérégrinations sonores de M83, Radiohead, St Vincent ou Sharon Van Etten et leur conférer une esthétique raffinée et moderne, séduisante à tous points de vue.

“Unsaid words” est en écoute ici 

La question existentielle de Baptiste Ventadour…

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On croit l’avoir toujours entendu alors que Baptiste Ventadour a vingt et un ans. Pourtant, quand il chante ‘On va tenter la vie en grand pour la beauté du geste’ c’est une évidence absolue.

L’élan folk irrésistible d’une douze cordes, la clarté des émotions, la ferveur d’une voix de bluesman juvénile, la limpidité des intentions.

Ses chansons semblent courir dans une rue de village, de bistrot en bistrot, dans une nuit à guitares, sur un quai en attendant le train…

Des chansons qui prennent la main, qui se partagent d’instinct, qui sont prêtes à tracer la route.

Pour découvrir le clip d’« Une vie », son troisième single, c’est ici

Le nouvel album de Pierre Welsh & the Oaks est insaisissable…

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Intitulé « L’insaisissable », le nouvel elpee de Pierre Welsh & the Oaks est paru ce 25 mars 2022. Le groupe dévoile, en outre, une magnifique vidéo pour accompagner le titre « Le Geste, La Grâce ». Réalisée par Robin Shuffield, elle met en scène la danseuse de l'Opéra de Lyon Kristina Benz.

Le clip illustre l'intention du texte en présentant le groupe, immobile, les regards fixes, à contre-jour. La danseuse incarne la grâce par le geste, et danse autour des personnages figés, qui peu à peu s'animent, d'abord furtivement… puis les instruments apparaissent et la formation se met en mouvement, emmenée par les arabesques de la danseuse. C'est la grâce qui régénère et ramène à la vie, au mouvement, au rythme de la pulsation. Par le choix d'un faux noir et blanc (des tonalités sont noires sur fond blanc, mais le clip est en couleur), le contre-jour qui fait ressortir les silhouettes, l'intention était de créer une atmosphère élégante et mystérieuse, très graphique, et légèrement inquiétante au début.

A la fin du titre, les personnages se sont humanisés, l'inquiétude laisse la place à quelque chose de plus lumineux, les mouvements des corps s'inscrivent dans ceux de la musique.

Le choix d'une danseuse de formation classique, mais capable d'improviser, de convoquer la danse contemporaine en toute liberté était déterminant.

Elle apporte une interprétation de la grâce qui conjugue très finement la pureté à une sensualité naturelle et subtile. L'âme et le corps... et un regard qui semble dire : ’Je sais où je veux vous emmener, alors suivez-moi...’.

Le clip de « Le Geste La Grâce » est à voir et écouter

Oslo Topique glisse entre les mains des robots de la politique…

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Né en 2019, suite à la rencontre entre membres de la scène rock toulousaine (Commando Percus, Ulster Page…), Oslo Tropique considère sa musique comme un défouloir.

Le patronyme est un oxymore climatique, et le groupe souhaite qu’il le reste : après tout, nous ne sommes pas si pressés de siroter des mojitos à Oslo. Une dualité que l’on trouve clairement dans la musique. D’un côté le rock puissant, électrique, oscillant du garage au stoner… De l’autre la poésie du chanteur au timbre rare, qui sait aussi bien séduire que scander. Le style d’écriture, lui, alterne entre réalisme désabusé kafkaïen et absurde psychédélique à la Prévert. Et le nouvel opus, "Entre les mains des robots" paraîtra ce 20 mai 2022.

BHL, Macron, Balkany... personne n’est épargné par "Les chaînes info", le nouveau clip d'Oslo Tropique. Après "Un pavé dans l'écran" et "Les grands palaces", le groupe s'impose à nouveau comme ancré dans la réalité contemporaine.

Evitant le piège du pathos, le clip joue du décalage humoristique entre réalité du quotidien, et violence symbolique des puissants. Un titre plus que jamais actuel, à écouter sans modération dans un monde où, d'un jour à l'autre, plus rien n'est certain.

La vidéo de "Les chaînes info" est disponible

 

Rey Villalobos ignore s’il trouvera une issue…

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L’ex-House of Wolves, Rey Villalobos, a monté un nouveau projet qu’il a baptisé The Coral Sea ; et il nous propose une collection nostalgique de chansons recomposées pour piano, guitare acoustique et synthés au cours de l'année écoulée à partir de ses 2 premiers albums "Volcano and Heart" et "Firelight", un elpee intitulé "Home Recordings Volume I" et paru le 8 mars dernier.

Issu de cet LP, "I Know You'll Find A Way" est une chanson d'amour, enregistrée, à l’origine, sur une cassette 4 pistes. Elle a été traduite en clip. Cette vidéo a été tournée, lors d’une froide journée d'hiver, dans le nord de la France, par le cinéaste français Dominique Eyraud et met en vedette l'actrice Sidney Berstein. 

Et elle est disponible ici