L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

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Epica - 18/01/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

Teenage Wrist publiera son deuxième album, « Earth Is A Black Hole », le 12 février 2021. Produit par Colin Brittain (Basement, A Day to Remember), « Earth Is A Black Hole « fait suite « Chrome Neon Jesus », paru en 2018. Le nouvel opus intègre des éléments de rock moderne à son shoegaze (Swerverdriver, My Bloody Valentine) dont des synthés, des samplings de batterie et de l’électronica, afin de rendre le son plus expansif et agressif.

Le thème de l’opus oscille entre espoir et désespoir. Gallagher a commencé à écrire les paroles de Earth Is A Black Hole avant que la pandémie ne se déclare. Mais à mesure que le coronavirus s’est installé et que la justice raciale a commencé perturber leur conscience collective, ces idées se sont également immiscées dans l'écriture.

Il a d’ailleurs déclaré : ‘Tout finira par disparaître dans le néant et cela peut vous faire vous sentir petit et insignifiant. Mais cette situation devrait motiver les personnes qui comptent pour vous et que vous aimes ; alors savourez ces bons moments de votre vie parce qu’ils ne reviennent jamais…’

Le clip du titre maître d’« Earth in a black hole » est disponible ici

 

lundi, 02 novembre 2020 10:17

Lé réincarnation de TBWTPN …

The Boys With The Perpetual Nervousness est un duo monté par Andrew Taylor (Dropkick) et Gonzalo Marcos (El Palacio de Linares).

Vu la situation sanitaire et pour respecter la distanciation sociale, les sessions se sont déroulées en deux endroits différents. Andrew à Edimbourg, dans sa salle de répétition, Gonzalo son, à San Sebastián, dans les studios de Yon Vidaur.

On connaissait leurs affinités pour Teenage Fanclub, Big Star et The Byrds, et bien pour leur second opus, on pourra y ajouter des références sonores à Fountains Of Wayne, Matthew Sweet, Weezer, R.E.M., The Lemonheads et même aux The Beach Boys, sans oublier les breaks déformés à la Dinosaur Jr. voire Sugar.

"Play (On My Mind)" est le premier single extrait de "Songs From Another Life", qui paraîtra ce 5 février 2021. Et le clip est disponible ici

 

samedi, 31 octobre 2020 17:31

Under the spell of joy

Death Valley Girls est un quatuor californien (issu de Los Angeles, très exactement) drivé par la chanteuse et multiinstrumentiste Bonnie Bloomgarden et le guitariste Larry Schemel (drummeuse, sa sœur, Patty, a sévi chez le Hole de Courtney Love et Juliette and the Licks). « Under the spell of joy » constitue déjà son 5ème elpee, une œuvre de psyché-garage-gothic-rock plutôt singulière. D’abord à cause des lyrics. Influencés par les philosophes Terence McKenna et Mitch Horowitz, des écrivains responsables de thèses consacrées à l’ésotérisme, au mysticisme, à la métaphysique ou encore à l’eschatologie (discours sur la fin du monde ou des temps). Notamment.

Mais ce qui frappe d’abord, c’est la voix de Bonnie. Pas d’un bout à l’autre de l’opus ; mais quand même sur la plupart des plages. Une forme d’hybride entre David Surkamp (Pavlov’s Dog) et Siouxsie Sioux. Quoique traversé par un sax hurleur, l’hypnotique « Hey Dena » et le post punk « It all washes away » réveillent même l’esprit gothique des Banshees. Un saxophone débridé dans lequel souffle Gabe Flores, régulièrement, un peu à la manière de Steve MacKay (Stooges). Il s’éclate d’ailleurs sur le titre maître, un hymne martial et euphorique qui s’achève dans un chaos quasi apocalyptique. En outre, l’autre guest, Gregg Foreman (Delta 72), inocule ponctuellement ses sonorités de claviers rognées (un Farfisa ?), dont Clint Boon raffolait au sein d’Inspiral Carpets. Sans oublier cette forme d’innocence angélique apportée par les chœurs d’enfants.

Les compos sont imprimées sur un tempo vivifiant, post punk, krautrock ou velvetien, et même new wave sur « I’d rather be dreaming ». Il flirte avec le rock’n’roll tout au long de « Hypnagogia » et le fulgurant « Day miracle challenge », deux pistes colorées par un piano électrique jazzyfiant. Ajoutez-y du groove, des cordes de guitare électrique fuzz, gémissantes, offensives ou chatoyantes, selon les morceaux, et vous obtiendrez un long playing qui mérite assurément de figurer dans le Top 20 de votre serviteur.  

samedi, 31 octobre 2020 17:28

Moveys

Les circonstances extrêmement difficiles de la période qui a précédé la parution de cet elpee (bouleversements personnels, maladie de Lyme pour Massey et grave accident de voiture pour ses parents, une semaine avant la pandémie) ont véritablement cimenté l’amitié qui lie les musiciens de Slow Pulp. Faut dire l’origine du combo remonte à l’école primaire, fréquentée par Mathews et Stoehr, se produisant alors ensemble depuis la sixième année, tout en grandissant à Madison, dans le Wisconsin.

Aujourd’hui établie à Chicago, la formation nous propose son premier album. Intitulé « Moveys », il est découpé en 10 titres pour un total de 26 minutes. Entre noisy, shoegaze et dream pop, les compos naviguent à la croisée des chemins de Pale Saints, Swerverdriver et Ride. Plus noisy pop, le sinueux « Track » évoque même My Bloody Valentine. Faut dire que les harmonies vocales éthérées, en couches, et la voix diaphane d’Emily Massey accentuent cette impression. Chargé de nuances folk, « New horse » est sculpté dans des cordes de gratte acoustiques. Jouées en picking, elles sont empreintes de délicatesse. Des cordes qui scintillent tout au long de « Channel 2 », une piste que se réserve Alex Leeds, au lead vocal. Percutant, « At it again » se charge d’intensité électrique à mi-parcours. Une électricité qui devient de plus en plus cinglante, mais en se ménageant des tonalités carillonnantes, sur le groovy « Idaho », une plage imprimée sur un mid tempo qui aurait pu figurer au répertoire de Veruca Salt.

Bénéficiant d’interventions discrètes au violon dispensées par Molly Germer, collaboratrice d’Alex G, le brumeux « Falling apart » s’enfonce dans le slowcore alors qu’enrichi par le concours de Willie Christianson à la slide et à l’harmonica, le plus country « Montana » marche carrément sur les traces de Neil Young. Exquis !

samedi, 31 octobre 2020 17:23

Great barrier

Selfless Orchestra est un collectif réunissant des musiciens (violon, violoncelle, alto, flute, basse, piano, drums, guitares et water harp) et une choriste qui militent chez Karnivool, Last Quokka, The Weapon is Sound ou Injured Ninja… notamment. Pour enregistrer « Great barrier », il a également reçu le concours du Perth Symphony Orchestra. Découpée en 11 fragments, cette œuvre a été enregistrée en prise directe, sans montage.

Titre révélateur, « Great barrier » cherche à sensibiliser le monde à la protection de la Grande Barrière de Corail en Australie. Exclusivement instrumental, cet opus nous propose une musique cinématographique et épique qui aurait pu naître de la rencontre entre Godspeed You ! Black Emperor et Broken Social Scene auxquels Clare Torry (NDR : souvenez-vous de « Dark side of the moon » du Floyd) serait venue pousser des vocalises (NDR : pour la circonstance, il s’agit de Bhavani Naea). La plupart des compos sont construites par paliers, alternant crescendos et moments plus paisibles (au cours desquels on entend sporadiquement des chants de baleines), des mouvements qui atteignent parfois l’intensité cataclysmique.

Les prestations ‘live’ sont accompagnées de vidéos consacrées à ce combat destiné à sauver la grande barrière de corail…

Un groupe qui pourrait aisément revendiquer une place dans l’écurie Constellation…

samedi, 31 octobre 2020 17:21

Letter to you

Le nouvel elpee du boss est dédié à des camarades décédés ; des musiciens qui figuraient, à une époque ou une autre, dans ses backing groups. Et tout particulièrement son saxophoniste Clarence Clemons, disparu en 2011 (E Street Band) et puis George Theiss, plus récemment, des suites d’un cancer. Ce dernier est l’avant-dernier membre de Castiles, band au sein duquel ils militaient au cours de leur adolescence. « One minute you’re here », morceau qui ouvre l’opus et « I’ll see you in my dreams », qui le clôt, évoquent le souvenir de ces défunts.

Coproduit par Springsteen et Ron Aniello, « Letter to you » traduit le sentiment de nostalgie éprouvé par l’artiste. Autant dans les lyrics que la musique. Alternant ballades mélancoliques et plages rock mid tempo, généreusement alimentées par les musicos de l’E-Street Band (Hammond, piano, drums, basse, sax, grattes électriques et acoustique), le 20ème LP studio du septuagénaire ne devrait pas perturber ses nombreux aficionados. Sur l’excellent « If I was a priest », compo qui date de 1972, et « Song for orphans », il emprunte des inflexions à Bob Dylan. On retrouve également l’un ou l’autre refrain hymnique. A l’instar de « Ghost », un rock flamboyant souligné de chœurs. On épinglera encore la très jolie mélodie de « Last man standing » et l’offensif « Burning train » ; mais il faut reconnaître que ses berceuses romantiques, parfois enrobées d’orchestrations symphoniques auraient plus facilement eu leur place sur le dispensable « Western stars ».

vendredi, 30 octobre 2020 18:29

Trixie Whitley philanthrope…

Trixie Whitley publiera son nouvel Ep ce 13 novembre 2020. Intitulé « Lacuna Re-Imagined » il recèlera 6 nouvelles versions de compos qui figuraient sur son elpee « Lacuna » paru en 2019. Lors des sessions, qui se sont déroulées au sein de son home studio à Brooklyn, elle a reçu le concours de trois invités qui se sont chargés des arrangements à cordes et à vent. Le multi-instrumentiste Stuart Bogie (qui a auparavant collaboré avec Arcade Fire, David Byrne et Run The Jewels) s'est chargé de la section à vent tandis qu'Emily Wells et Topu Lyo de celle à cordes. En attendant, Trixie nous propose un nouvel extrait, qui figurera sur cet Ep. Il s’intitulera « May Cannan ». Tous les bénéfices tirés de ces enregistrements seront reversés à la clinique Callen-Lorde. Située à New-York, ce centre de santé communautaire dispense notamment des soins médicaux à la population LGBTQ désargentée de la ville…

La nouvelle mouture de « May Cannan » est en écoute ici.

 

vendredi, 23 octobre 2020 17:24

The Vessel

Gianni Marzo est guitariste chez Marble Sounds, Isbells et Ansatz der Machine. Il est aujourd’hui considéré comme le meilleur gratteur en Belgique. Et il nous propose son premier elpee solo. Un disque pour lequel il se réserve notamment toutes les parties de guitare (acoustique, électrique, slide, resonator, mando, Nashville), mais aussi le banjo. Il a cependant reçu le concours de quelques collaborateurs, dont Chantal Acda et Renée Seys aux backing vocals et puis Gerd Van Mulders (bugle, basse), Gaëtan Vandewoude (basse, drums, programmation, etc.) ainsi que Beatrijs De Klerck (violon), des musiciens qu’il côtoie régulièrement au sein des différents groupes qu’il fréquente.

L’opus s’ouvre par l’excellent « Debutant », une plage psyché/atmosphérique luxuriante (steel, banjo, cordes acoustiques et électriques) qui naviguent à la croisée des chemins de dEUS, Flaming Lips et Mercury Rev ; limpide, éthérée, la voix évoquant même parfois Jonathan Donahue. Gianni joue de la sèche en picking sur « Half crazy », une berceuse folk qui bénéficie d’arrangements orchestraux. Lo-fi, mélancolique, « Pine and Fir » évoque plutôt Durutti Column. Imprimé sur un mid tempo par une boîte à rythmes, « High rise » libère des sonorités chaleureuses, ensoleillées. Ce mid tempo pilote également « Leviathan », une plage romantique, traversée par des interventions graciles au violon et dont la mélodie semble s’inspirer de Sophia. Marzo emprunte des intonations à Paddy McAloon (Prefab Sprout) tout au long de « Last stand », un morceau qui s’ébroue dans la country (banjo, steel) puis s’électrifie au fil du crescendo. « Sun cass » bénéficie de superbes harmonies vocales. Les sonorités de cordes sont chatoyantes. Les percus (cymbales) résonnent au loin. Le spectre de Red House Painters plane. Comme la voix de Mark Kozelek tout au long de l’atmosphérique « One day someday », les drums feutrés amplifiant le sentiment de douce mélancolie. Et « Elements » baigne au sein d’un climat fort semblable. Le titre maître clôt le long playing. Légèrement plus enlevé, il se nourrit de sonorités de guitare bringuebalantes… Superbe !

vendredi, 23 octobre 2020 17:20

I’m the stranger

Que de progrès accomplis par Amaury Massion depuis ses débuts au sein d’Attica en 2004 et My TV is Dead, en 2009. Pour son nouveau projet, il a choisi le patronyme de Lylac et « I’m the stranger » constitue son troisième album, un disque pour lequel il a reçu le concours de quelques collaborateurs. Tout d’abord Pierre Vervloesem (dEUS) au mixing et à la masterisation et puis la violoncelliste Merryl Havard ainsi que le violoniste Benoit Leseure. Un choix gagnant car ces deux musiciens apportent une belle palette de nuances aux compos d’Amaury. Parce que minimaliste, la boîte à rythmes, inévitablement, ne peut en apporter. Massion se charge des parties de guitares, dont la pedal steel, et des effets électroniques. Sans oublier le chant. Il sifflote même brillamment sur le morceau d’entrée, « Rebel heart ». Aigrelette, particulière sa voix évoque parfois Thom Yorke voire Neil Hannon. Les compos les plus emphatiques, dont la valse lente « Sisters of Mercy » (Andrew Eldritch y est apparemment étranger !) et « I want you tonight », sont chargées d’un spleen réminiscent de Radiohead, alors que plongées dans un climat cabaret (« We need a change », un morceau imprimé sur un mid tempo), elles rappellent plutôt The Divine Comedy. Car entre ballades et berceuses, le rythme est rarement allègre ; énigmatique, « Dreamers » constituant l’exception qui confirme la règle. Ce qui n’empêche pas cet opus de tenir la route tout en abordant des sujets aussi contemporains que le monde en mutation ainsi que les défis humains et écologiques…

vendredi, 23 octobre 2020 17:14

For you to hide (Ep)

Earl Morbley, c’est le projet de Konstantin Heidler, un des trois membres du groupe viennois Vague. En Autriche, ce multiinstrumentiste jouit d’une solide réputation.

« For you to hide » constitue le premier essai d’Earl Morbley ; un Ep qui s’ouvre par le titre maître. Imprimé sur un tempo métronomique, il se distingue par des hurlements de guitare et des hululements du synthé (à moins qu’il ne s’agisse d’un thérémine). Dommage cette voix légèrement vocodée. Pas une bonne idée, car la suite du long playing révèle un timbre proche de Greg Dulli, mais en moins rauque. Et notamment sur le plus soul et groovy « The night’s alright », une compo qui lorgne vers Afghan Whigs, malgré le synthé aquatique et le peu de guitare. Et on pense de nouveau au groupe originaire de Cincinnati sur « Walk it off ». Konstantin chante en falsetto lors des couplets alors que le piano électrique jazzyfiant est manifestement hanté par feu Ray Manzarek (The Doors) sur cette plage soul imprimée sur un mid tempo métronomique. « The barrel » emprunte les premières mesures à la 5ème symphonie de Beethoven. Elles sont reproduites à la guitare électrique, tournent presque en boucle, et ne sont interrompues que pour virer au rock bien saignant. Le saxophone s’invite sur le slow nighclubbien (NDR : les mauvaises langues diraient crapuleux) « Churn the earth » et « It’s always snowing around me », un titre expérimental qui émarge carrément au free jazz. L’Ep s’achève par l’excellent « Cuddle me », une piste balisée par un riff et un rythme en boucle qui grimpe en intensité électrique, dans l’esprit du Velvet Underground. Très intéressant !