Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 31 décembre 2001 01:00

A celebratory arm gesture

Tout comme R.E.M., les B52's et Magnapop, Summer Hymns nous vient d'Athens, en Georgie. Un quintette responsable d'une musique fort originale, vaguement psychédélique, fruit d'un subtil mélange de pop, de jazz, de folk, de country, de rock, de gospel, de garage et de muzak. Imaginez un peu un Grandaddy qui aurait beaucoup écouté " Ruth is stranger than Richard " de Robert Wyatt, " Harvest " de Neil Young et " Another green world " de Brian Eno. La voix de Zachary Greshan possède même un timbre aussi plaintif et sudiste que celui de Jason Lytle. En outre, les deux formations manifestent un feeling rural typiquement yankee. " A celebratory arm gesture ", constitue le deuxième opus de Sumer Hymns. Un disque à la beauté austère et à la magie brumeuse, dont les mélodies tissées dans une instrumentation luxuriante (xylophone, trombone, clarinette, banjo, violon, flûte, lap steel, harmonica, piano, claviers aux sonorités pourries, guitare électrique et acoustique, basse, drums, percussions, samples, synthés, etc.) et raffinées par les arrangements impeccables, ondoient et tourbillonnent sans fin… Superbe !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Here´s to shutting up

A l'instar de Guided By Voices, Superchunk est probablement une des formations les plus brillantes et les plus méconnues de la scène indépendante yankee. Ce qui ne l'a pas empêché d'enregistrer la bagatelle de huit albums ainsi qu'une flopée de singles et d'Eps, en onze années d'existence. Pour produire ce " Here's to shutting up ", le groupe de Chapel Hill (NYC) a eu la bonne idée de rappeler Brian Paulson (Uncle Tupelo, Wilco, Jayhawks); c'est à dire le même personnage qui avait mis en forme " Foolish " en 1993. Une œuvre qui coïncidait justement avec leur changement d'orientation musicale. Sans pour autant tomber dans la country (hormis peut être " Phone sex ", sur lequel John Neff de Japancakes vient donner un coup de pedal steel), il est parvenu à donner un feeling beaucoup plus acoustique à ce disque, tout en apportant davantage de soin aux arrangements. Et la présence de Heather McIntosh (également de Japancakes) au violoncelle et de la violoniste de White Light, Anna Balka, y sont également pour quelque chose. Sans oublier les claviers qui créent une véritable toile de fond à cette tapisserie sonore assez complexe, où s'entremêlent fils mélodiques et sensibilité pop contagieuse, entretenue par le timbre vocal limpide de Mc McCaughan. Indispensable si vous aimez Grandaddy, Yo La Tengo et bien sûr Guided By Voices…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Igloo

Si vous êtes un nostalgique de la musique des eighties ; et en particulier de sa new wave électronique qui a donné naissance aux Human League, Duran Duran, Ultravox, Depeche Mode, Scritti Politti, New Musik et consorts, vous apprécierez le deuxième opus de ce sextuor danois, de Skive pour ne rien vous cacher. Un album qui fait la part belle aux synthés analogiques, aux mélodies accrocheuses et aux beats imparables ; le tout dominé par la voix haut perchée de Thomas Troelsen. Certaines compositions incorporent même des accès d'électricité bien saignants, presque noisy, histoire de donner encore davantage de tonus à cette néo new wave plutôt kitsch mais tellement rafraîchissante…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Everybody wants to know

Du line up initial, il ne reste apparemment plus que David Freel, chanteur, compositeur, guitariste et par la force des choses multi-instrumentiste. Pour enregistrer " Everybody wants to know ", il a bien reçu le concours d'un drummer, mais uniquement sur quelques morceaux. Ce sixième opus de Swell est bourré de contrastes. D'abord, il est beaucoup plus électrique. Pas que la guitare acoustique ait été négligée, mais elle est moins présente ; et puis elle n'est plus la seule à sculpter les mélodies, comme à l'époque de " 41 ", dont l'empreinte slo fi était devenue une référence, mais également l'antidote du mouvement grunge. Une bonne moitié des fragments du nouvel opus produisent un groove lancinant, obsessionnel. Et en particulier " Try me ", qui ne dépareillerait pas dans le répertoire d'un combo de néo baggy. " Feed " également. Pulsant, hanté par l'esprit de Dylan (NDR : et son " Lay lady lay ", en particulier) et gorgé de boucles et de samples, il est surtout terriblement excitant. Mais dans le style, c'est " …a velvet sun " qui demeure à mes oreilles le fragment le plus efficace. A cause des injections particulièrement savoureuses de piano sonore et de claviers fluides administrées dans un funk hypnotique digne de MC 900Ft Jesus. Swell n'a cependant pas perdu son art à traduire la complexité de la mélancolie dans une certaine élégance déchiquetée. Et puis de nous envoûter par ses sonorités étranges, ténébreuses, rampantes, brumeuses, écorchées par le timbre vocal de David, capable d'osciller du sardonique au dérangé en passant par le limpide et le fatigué, sonorités qui vagabondent au rythme du battement de cœur…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

A different lifetime

En quatre albums, la musique de cet ensemble insulaire s'est profondément métamorphosée. En outre, le line up du combo est passé d'un quatuor à un quintette. Disparues les références à New Order, Pulp et Mink Deville. Digérées les influences exercées par Scritti Politti, Style Council et les Smiths. Avec pour résultat un nouvel opus essentiellement constitué de ballades mélancoliques, empreintes de quiétude et de tendresse. Des chansons parfois légèrement teintées de soul, de jazz ou de bossa nova, soulignées par le vocal limpide, mais un peu mièvre de Shirley Lee. Seuls les allègres " Scottish pop " et " Julie Chrisitie ", ainsi que le très électrique " The Flaming Lips " (NDR : un hommage ?), démontrent que le groupe n'a pas totalement perdu son dynamisme. Pour enregistrer " A different lifetime ", Spearmint a reçu le concours de Pete Hofman (Gene, Black Box Recorder) à la production. Il est également responsable des arrangements de cordes. Des arrangements qui accentuent la charge émotionnelle des mélodies, dont la nature semble naviguer à la croisée des chemins du Travis contemporain, de l'Everything But The Girl originel et de Trash Can Sinatras…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Let it come down

Seul maître à bord depuis qu'il a viré Mike Money, Damon Reece et Sean Cook (NDR : ils ont fondé depuis Lupine Howl), Jason Pierce a entièrement écrit et co-produit le nouvel opus de Spiritualized. Un disque pour lequel il a reçu le concours d'une bonne centaine de musiciens, dont des choristes gospel et un orchestre symphonique. Excusez du peu ! Sans oublier les arrangements panoramiques (NDR : ça rime !). Ce qui donne une envergure particulièrement vertigineuse, majestueuse, aux onze fragments de ce " Let it come down ". Et s'il subsiste l'une ou l'autre envolée torturée, hallucinatoire, pour ne pas dire psychédélique, elles se fondent totalement dans l'expression sonore. Encore que le frénétique " The twelve steps " constitue l'exception qui confirme la règle. Peu ou pas d'artifices électroniques sur cette plaque, mais un perfectionnisme ambient qui, parfois, prend une forme filmique, voire cartoonesque. Pourtant, les mélodies manifestent un feeling fondamentalement pop. Des mélodies puissantes, limpides, contagieuses, qui valent leur pesant de rêve et de fascination. Un bien bel album !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Love ways

Si le sens mélodique des compositions de Spoon est aussi coriace, aride, intense et effilé que celui des Pixies circa " Surfer Rosa ", il est loin de manifester la même férocité (NDR : même pas au niveau de la voix) ; en outre, il évite soigneusement les brisures de rythmes caractéristiques chez le défunt groupe de Frank Black. Sur son dernier EP, la formation texane (d'Austin très exactement) s'est même autorisé quelques écarts de conduite. A l'instar de " Chips and dip ". Une composition ‘lennonesque’ alimentée d'accords de piano profonds et voilée d'arrangements psychédéliques. De " Figures of art ", dont les riffs de guitare funkysants, sont abordés dans l'esprit de Keith Richards. Du boogie " I did'nt come to here. Ou encore de "Jealousy", aussi sucré et contagieux qu'une chanson des Buzzcoks. Reste " Change my life ", titre lo fi qui correspond davantage au style pratiqué par le trio texan…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Grow up to be just like you

Bien que formé en 1997, Stache n'a adopté son line up définitif qu'en 1999. Et c'est sous cette forme que la formation d'Opwijk, un patelin perdu quelque part entre Bruxelles et Dendermonde, vient d'enregistrer son premier album. Un disque qui réunit compositions studio et quelques prises ‘live’ ; douze titres découpés dans des mélodies torturées, sombres, écorchées par la voix déclamatoire de Gunther Verspecht, dont le timbre est aussi éraillé que celui de Tom Waits, voire du chanteur de Gomez, Ben Ottewell. Pas étonnant dès lors que la musique de Stache navigue dans des eaux aussi troubles. Mais sous une forme plus lo fi que jazz ou r&b. Ce qui n'empêche pas la section rythmique d'avoir son mot à dire ou Gunther d'injecter, de temps à autre, une bonne dose d'électricité. Et dans le style, il faut reconnaître que ce " Grow up to be just like you " ne manque pas d'allure. Un groupe à suivre, c'est une certitude !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Low kick and hard bop

Derrière Solex se cache Elisabeth Esselinck, un petit bout de femme dont l'imagination débordante lui permet de développer de nouvelles idées musicales. Une Néerlandaise responsable de trois opus solo à ce jour ; " Low kick and hard bop " constituant son troisième. Et il faut le reconnaître, elle est encore parvenue à étonner. En faisant cohabiter au sein de sa trip hop très personnelle, lo fi, jazz, garage, pop, blues, rockabilly, funk, électronique et une multitude d'autres styles musicaux. Une trip hop que nous pourrions situer à la croisée des chemins de Tricky, Ween et Cibo Matto. Mais une trip hop contaminée par un humour kitsch qui tient autant du surréalisme que de la bouffonnerie. Rien ne l'arrête au sein de son alchimie sonore. Même pas la rencontre de rythmes négligés et de vocaux maladroits, de boucles et de cuivres, de percussions tribales et de piano spectral. Et la liste des fusions périlleuses ou contre nature est loin d'être exhaustive. Sur " Good comrades go to heaven ", elle est même parvenue à marier percussions mariachi et kazoo! Un goût de l'expérimentation qu'elle cultive sans jamais négliger l'aspect mélodique de ses compositions. Et la mayonnaise prend à tous les coups. Déconcertant !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Dressed to the left

Du rauque'n roll! Du vrai, du pur, du tatoué ! Dispensé par un quatuor qui nous vient de New York. Et croyez-moi, ce groupe a la pêche ! Un groupe, drivé par un certain Mr Ratcat, dont l'itinéraire de globe-trotter est plutôt impressionnant. De son véritable nom Gilbert Avondet (NDR : pas très yankee comme patronyme !), ce Suisse roule sa bosse dans le monde du rock depuis 79. Après avoir milité chez quelques groupes locaux, il a séjourné en Angleterre de 83 à 84, pour y apprendre la langue de Shakespeare ; puis a émigré à Los Angeles en 88. Il y transitera quelque temps chez Motorcycle Boy, avant de mettre le cap sur New York. Pour y fréquenter une multitude de formations, parmi lesquelles Pillbox, Jeff Dahl et Marky Ramone & The Intruders sont probablement les moins méconnues. A force de rencontrer du monde, il finit par monter son propre groupe. En compagnie de vétérans du cru : Sour Jazz. Le combo compte déjà deux albums à son actif : " No values ", paru en 1999 et " Lost for life " en 2001. Deux disques pratiquement introuvables, aujourd'hui. " Dressed to the left " compile des extraits de ces deux opus. Quatorze fragments enrichis de deux inédits. Une seule cover : " Messin' the kid " des Saints. Ce qui frappe tout d'abord chez Sour Jazz, c'est la voix du chanteur. Son nom ? Lou Paris ! Un vocaliste qui campe un timbre déchiré entre celui d'Iggy Pop et de Fred Schneider (B52's) et dont la tronche, hybride de l'Iguane, de Lux Interior et de Lou Reed, pourrait inspirer les réalisateurs de films d'épouvante, à la recherche d'un nouveau sosie de Frankenstein… Une voix qui colle parfaitement à la musique glauque, viscérale, pulsante, tribale, dégoulinante d'électricité, stoogienne (pensez à leur elpee éponyme paru en 69 !), reedienne (là ce serait plutôt d'inspiration " Rock'n roll animal "), punkysante (bonjour les New York Dolls !), ponctuellement infectée de cuivres sulfureux ou de claviers (voire de synthés) en émulsion. Une voix responsable de lyrics bien évidemment sordides, où règnent la déglingue, le trottoir et autres turpitudes. Et si cet opus n'était pas une compilation, il mériterait le qualificatif d'indispensable.