La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Bernard Dagnies

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dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Come to where I´m from

Bien que signé sur le label de Peter Gabriel, Joseph Arthur n'est pas un nouveau disciple de la ‘world’, mais un chanteur/compositeur américain responsable d'un folk/pop/rock terriblement contemporain. C'est-à-dire susceptible d'intégrer des influences aussi diverses que le punk, le hip hop, le métal, la lo-fi ainsi que la prog. Sans oublier de tirer parti au maximum de la technologie moderne. D'ailleurs, au détour d'une chanson, votre esprit est hanté par de multiples spectres. Entre autres, Tom Waits, Kurt Cobain, Dylan, Violent Femmes, Lou Reed, Léonard Cohen, Led Zeppelin, Elvis Costello, Beck, les Beach Boys, The Verve, Patti Smith et même Jeff Buckley, auquel on avait eu un peu trop tendance à le comparer sur son premier elpee. Mais ils sont tellement fugaces qu'ils disparaissent aussi rapidement qu'ils n'étaient apparus… On a parfois l'impression qu'Arthur est en perpétuelle recherche d'identité. Une impression confirmée par son deuxième opus, " Come to where I'm from ". Ce qui explique sans doute pourquoi il est capable, d'une composition à l'autre, de changer de style, d'épouser tour à tour un profil tendre, mordant, douloureux, profond, éthéré, intimiste, recherché, féroce ou torturé. Des compositions emballées dans des mélodies simples, qui au contact de la production (NDR : impeccable, auquel a collaboré T-Bone Burnett), deviennent complexes et uniques. Des compositions ravagées par son timbre vocal graveleux, acide, gémissant, qui véhiculent des lyrics malsains, introspectifs, bohêmes, sur lesquels les mots grincent, les angoisses fleurissent et la magie opère. Vaudou probablement. A l'instar de la superbe illustration de la pochette de ce disque, qu'Arthur a dessiné en personne. Un must !

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Alone with everybody

Avec le recul, il faut admettre que la séparation de The Verve était inéluctable. Parce que si la conception des deux premiers opus était essentiellement le fruit des élucubrations menées conjointement par le chanteur et le guitariste (en l'occurrence Nick McCabe), " Urban hymns " répondait davantage aux aspirations profondes d'un seul homme : Richard Ashcroft. Et on s'en rend vraiment compte en écoutant les onze chansons de son premier album solo. Un disque qui bénéficie encore et toujours du concours de Chris Potter à la coproduction et surtout de Wil Malone à la mise en forme des arrangements. Des arrangements somptueux, régulièrement symphoniques qui servent à merveille de véritables chansons d'amour, dédiées à son épouse, Kate Radley. Des chansons qu'il interprète d'un timbre vocal, intimiste, profond, légèrement nicotiné, en s'accompagnant de la six cordes. Acoustique ou électrique. Si pas les deux. Ce qui n'est pas un exploit lorsqu'on connaît les vertus de la technologie contemporaine. Si Richard assure seul les parties de guitares, il s'est entouré d'une solide équipe de collaborateurs. En l'occurrence l'ex drummer de The Verve, Peter Salisbury, le vétéran de la steel guitar, BJ Cole, le pianiste d'Allman Brothers Band, Chuck Leavell et Pino Palladino, bassiste de studio qui participe régulièrement aux sessions d'enregistrement des Stones. Le seul hic, c'est que Richard se complait un peu trop facilement dans les exercices de style mélancoliques. Hormis le single hispanisant " A song for the lovers ", le countryfiant et cosmique (Gram Parsons ?) " Money to burn ", l'atmosphérique, psychédélique et jazzyfiant " New York ", probable héritage de l'indispensable " A northern soul "; ainsi que les allègres "Crazy world" et "C'mon people (we're making it now)", le reste nage en eaux paisibles, un peu trop paisibles à mon goût. Avec un peu plus d'audace, Ashcroft aurait pu réaliser un des albums de l'année. C'est loupé !

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Secret south

En quatre albums, on ne peut pas dire que la musique de 16 Horsepower ait beaucoup évoluée. Et pourtant, elle est toujours aussi agréable à écouter. Faut dire que dans le style, planté quelque part entre country sudiste et rock rageur, hanté par les spectres de Jeffrey Lee Pierce et de Nick Cave, la métamorphose est difficilement perceptible. Surtout lorsque des instruments aussi traditionnels que l'accordéon, le violon, le banjo, la slide et la contrebasse balisent, le plus souvent, les compositions. Autre constante, la voix de David Eugène Edwards. Desséchée, gémissante, ténébreuse, elle entretient un climat mystérieux, malveillant, à travers des lyrics peuplés de références à l'ancien Testament. Si la religion est devenue une psychose pour David, il interprète cependant la Bible à sa manière, lorsqu'il ne la traîne pas dans la poussière. " Secret south " se révèle pourtant plus rock. Plus électrique si vous préférez. Pas sur toutes les chansons, bien sûr ; la formation se réservant des espaces plus minimalistes, propices à l'utilisation du banjo en picking, à l'instar de " Wayfaring stranger ", de " Prayin arm lane " ou de " Straw foot ". Et pour être complet, sachez que l'opus recèle une reprise d'une composition méconnue de Dylan, " Nobody'cept you ".

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The better life

Avant d'enregistrer ce premier album, ce quartette a certainement dû beaucoup écouter Alice In Chains et Soundgarden. Puis décidé d'injecter dans son expression sonore une bonne dose d'acoustique et quelques samples ; histoire de mieux faire passer la pilule. Personnellement, ce type de métal, qui bénéficie pourtant ici de la mise en forme impeccable de Paul Ebersold (Sister Hazel) et de Toby Wright (Alice In Chains, Korn) aux manettes, me reste sur l'estomac…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Life = a sexy sanctuary

"Every day I wear a greasy black feather on my hat", premier album de Moondog Jr et "I paint pictures on a wedding dress", le précédent opus de Zita Swoon, observaient une ligne de conduite plutôt roots, très expérimentale, fortement hantée par l'esprit de Captain Beefheart. Pour celles ou ceux qui l'ignorent encore, Zita Swoon est le groupe de l'ex bassiste de dEUS, Stef Kamil Carlens. Il avait d'ailleurs participé aux albums " Worst case scenario " et " In a bar under the sea ". Sur " Life = a sexy sanctuary ", le spectre de Don Van Vliet a été balayé par celui de Bowie. Seule la composition " Teacher " est l'exception qui confirme la règle. Pour le reste, hormis Josiewitchgirl ", alimenté par des contre mélodies dignes de Peter Hammill, le premier fragment " Fun for free ", découpé dans la pop capricieuse et contagieuse de dEus, et le funk/hip hop " The banana Queen ", l'opus grouille de références à la trilogie Low/Heroes/Lodger. On a même droit sur " People are like slamming doors " à des harmonies vocales glamoureuses. Mais n'imaginez pas que Zita Swoon se contente de décalquer ces illustres références. Non, il les resculpte dans son univers baroque, au sein duquel richesse et sophistication n'ont peut-être jamais fait aussi bon ménage…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Western

Interprète/compositeur et multi-instrumentiste capable de passer de la guitare à la batterie ou de l'harmonica à la basse, avec une facilité déconcertante, Sacha Toorop a acquis son expérience au fil des tournées en jouant de la basse pour Dominique A tout d'abord. Et puis aujourd'hui comme batteur pour Françoise Breut, la copine du natif de Provins. Il lui arrive, de temps à autre, de penser à lui. Et d'enregistrer sous le patronyme de Zop Hopop, le nom d'un personnage BD qu'il avait conçu, à l'époque où il tâtait du 9ème art.

" Western " constitue son deuxième album. Un disque qui nous propose un voyage musical éclectique, mélange de sérieux, de poésie et de douceur, mais aussi de douleur contenue, que Sacha souligne de son timbre vocal légèrement nasillard et éraillé. Un périple qui nous entraîne du paso doble (NDR : le titre maître !) au drum 'n bass spectral " The teller ", en passant par la petite musique de chambre (" What I ought to do "), le country blues minimaliste (" Right and wrong "), la world antillaise (" Coumba "), le r&b intello " Ain't no good " (NDR : imaginez une rencontre hypothétique entre Isaac Hayes circa " Shaft " et Tuxedo Moon), la valse lente " Burned up with desire " et le jazz cuivré, fiévreux, sur fond de mélodie pop, " Goggy ". Sans oublier les 9'18 de " Here is a place " qui s'ébrouent au rythme de bruitages psychédélico-obsessionnels, réminiscents du Whole World de Kevin Ayers, avant de s'enrober de cordes, pour finalement virer à la mélodie mélancolique. Pensez à Sophia. Et un morceau caché corrobore cette dernière impression, mais sous son aspect le plus intimiste.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Magnification

Pour enregistrer son nouvel album, Yes a purement et simplement décidé de remplacer les claviers par un orchestre symphonique. Et ce, sous la direction de Larry Groupe, mieux connu pour la composition de ses musiques de films. Un personnage qui s'est, en outre, occupé des arrangements. Il y a bien, ça et là, un zeste de piano, dispensé par le drummer, Alan White. Mais pas de claviériste. Le groupe n'avait plus eu recours à une semblable formule depuis 1970. Pour l'enregistrement de " Time & a word ". Une formule qui était alors, bien dans l'air du temps, mais qui n’a pas été couronnée de succès. N'empêche, la période la fructueuse du groupe s'étale de 1969 à 1975. Lorsque sa musique à la fois belle et complexe, originale et intellectuelle, souvent fracturée mais également lumineuse, était capable de nous plonger dans un univers autant visionnaire que majestueux. Une symphonie des temps modernes recherchant, au delà du swing, de l'obsession rythmique, des tangages éphémères, une sorte de sublime. C'est également au cours de cette époque que Yes est devenu un des flambeaux de la musique dite progressive. Il y a bien eu un sursaut en 1983, consécutif à la sortie du hit " Owner of the lonely hearts ". Mais depuis, il faut reconnaître que la musique de cette formation n'a plus guère progressé (!?!?!)… Pourtant, ce " Magnification " ne devrait pas trop déplaire aux nombreux aficionados du combo. Squire, Howe et White y rivalisant de virtuosité, pendant que Jon Anderson, de son timbre falsetto, presque androgyne, filtre la solution sonore. M'enfin, on est encore loin des " Close to the edge ", " Fragile " et du " Yes album ". Pour nostalgiques uniquement !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Monokid

Yum, c'est avant tout Lennard Busé et Reinert D'Haene. Hollando-canadien, le premier chante et écrit les lyrics. Membre d'Ashbury Faith, le second est anversois et se charge des drums. Tous deux jouent également de la guitare acoustique, instrument qui sert de base à leurs chansons, avant qu'ils ne les enrichissent de sonorités électroniques.

Pour enregistrer " Monikid ", ils ont quand même reçu le concours de quelques collaborateurs. Le guitariste d'Ashbury Faith, Matthias Van der Hallen, tout d'abord. Le frère de Reinert, également. Geert. Préposé aux bips et aux loops. Mais surtout Gary Langan à la coproduction et au mixing. Pour ceux qui l'ignoreraient, Langan était le bras droit de Trevor Horn. Fondateur d'Art Of Noise, il a travaillé pour ABC, Yes, Frankie Goes to Hollywood, The The, Scritti Politti, McCartney, Mick Jagger, Michael Jackson et PIL. Excusez du peu !

Le premier album de ce duo semble, en tout cas, particulièrement contaminé par la new wave et l'électro pop des eighties. Peu convainquant dans ses ballades post A-ha, sub Yazoo, ou calquées sur Sting, il devient franchement séduisant lorsqu'il embrasse le sens mélodique minimaliste du Depeche Mode circa " See you " ou " Never let me down again ". A l'instar de l'excellent " Day one ". Et même étonnant sur l'électro-industriel " Break your hands ". Une composition frénétique, dont le tempo viscéral et les vocaux écorchés me rappellent le défunt Poésie Noire…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The blue experiment

Trois versions du morceau maître sur le nouveau maxi de cette formation italienne drivée par un certain Matteo Agostinelli. Alors que " The blue experiment " et la bossa nova contemporaine " Boat on swim " figuraient sur leur dernier album, " Hollow beep ", présenté sous la forme d'un bonus track, " 1967 " est un inédit. Si vous appréciez les paysages sophistiqués, élégants et visionnaires de Mercury Rev, la musique de Yuppie Flu devrait vous botter. Même les parties vocales sont aussi éthérées ! Seule différence, tout en sculptant leurs mélodies dans les cordes de guitare acoustiques, la formation péninsulaire a presque exclusivement recours à la musique électronique, et en particulier aux synthétiseurs analogues, pour tirer parti au maximum des oscillations sonores. Et, je dois avouer que sous cette forme hybride, la musique est vraiment séduisante !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Been here and gone

Que ce soit chez Dangerous Birds, Uzi, Live Skull ou Come, au sein duquel elle sévit toujours, Thalia Zedek s'est toujours évertuée à tordre le rock 'n roll conventionnel pour en récupérer une solution ténébreuse déchirée entre convoitise, malice et désir perverti. Faut dire que son timbre vocal écorché, âpre et nicotiné possède toutes les propriétés pour créer un tel climat. Pour enregistrer son premier opus solo, elle a reçu le concours de son band habituel. Pas pour y injecter leur dose d'électricité habituelle, aussi redoutable que sulfureuse ; mais tout simplement pour accompagner Thalia à l'aide de l'instrumentation la plus dépouillée et la plus sobre possible : piano, guitare acoustique et violon tzigane apportant ici la pierre à cet édifice avec beaucoup de subtilité et d'efficacité. Un violon qui atteint même le sommet de sa charge émotionnelle sur le remarquable " Desanctified (full circle) ". A vous flanquer des frissons partout ! Et à l'instar d'une Mariane Faithfull, dont elle semble se rapprocher de plus en plus du timbre vocal, Thalia se lance également dans l'exercice de la reprise. En l'occurrence, le " Dance me to the end of love " de Léonard Cohen, exercice qu'elle accomplit avec beaucoup de maîtrise. Dans le style, Zedek vient de commettre un superbe album !