Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Bernard Dagnies

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Le trio Lambrini Girls se produisait ce mardi 25 février 2025. Le concert est sold out et la tête d’affiche est programmée à 22h15.

Fondée en 2019, à Brighton, la formation britannique a seulement sorti son premier elpee, « Who Let The Dogs Out », ce 10 janvier. Un opus produit par Daniel Fox, du Gilla Band, et dont les textes abordent des problèmes sociétaux actuels combinés à un style lyrique mordant et ironique qui correspond parfaitement à son attitude punk.

Le line up a subi quelques changements depuis sa création. Seule membre originelle, Phoebe Lunny se consacre au chant et à la guitare. Arrivée en 2022, Lilly Macieira-Boşgelmez se réserve la basse et les backing vocaux. Quant au drummer, il est souvent intérimaire et pour la nouvelle tournée, ce serait un certain Micha (un transgenre ?) qui siège derrière les fûts.

Mais entrons dans le vif du sujet. Bien maquillées et sexy, les filles portent des robes courtes. De couleur noire pour Lilly et rouge pour Phoebe. Dès le premier morceau, « Big Dick Energy », cette dernière descend dans la fosse. Une compo, lacérée de brefs breaks, qui critique la masculinité toxique des mecs dont la société célèbre leurs supposées grosses queues, qu'ils exhibent constamment.

Phoebe a demandé au public de s’accroupir autour d’elle, puis à son signal, il se redresse et se lance dans un solide pogo. A cet instant, des gobelets de bière volent dans les airs (NDR : au prix de la chope !)

Tout au long du concert, elle va transiter du podium à la salle et vice-versa avec micro et/ou guitare pour haranguer la foule.

La ligne de basse est charnue, un peu comme chez FACS, et supplée l’absence de sonorités de sixcordes, lorsque Miss Lunny l’abandonne pour se consacrer au micro. D’ailleurs la musique n’est pas vraiment exceptionnelle, mais qu’importe, puisque Lambrini Girls est avant tout un groupe à vivre en ‘live’. Et il va le démontrer.

Lilly la rejoint lors du second titre, « Help Me I'm Gay » ; alors que la leader juchée sur les épaules d’un spectateur, chante dans le microphone que lui tend un autre individu. Mais avant d’entamer ce morceau, Phoebe en profite pour dire tout le mal qu’elle pense de Trump et toute sa bande…

Vocalement, Phoebe déclame sur un ton hip hop, quand elle n’emprunte pas des intonations criardes. Elle lance un circle pit au cours de « Lads », et est hissée au niveau des épaules de et par deux solides gaillards pendant « Mr Lovebomb », avant de partir en crowdsurfing. Evidement il en est aussi question dans la foule, mais les audacieux s’y risquent un(e) à la fois.

Face à cette tornade, l’ambiance est très chaude, dès le début du concert, dans la salle. Et elle ne va jamais baisser d’un cran.

Lilly se fend d’un long discours avant « The boys in the band », expliquant que la communauté LGBTQIA+ est régulièrement victime d’agressions, et que la police se montre passive face à cette situation. C’est aussi la bassiste qui incite le public à frapper dans les mains.

« Love » et « Filthy Rich Nepo Baby » constituent les deux morceaux les plus structurés de cette déferlante sonore.

Et lors du dernier titre, « Cuntology 101 », les deux filles descendent, sans leurs grattes, accompagnées du batteur, uniquement armé d’une cowbell et d’un stick,  afin d’entretenir cette ambiance de feu ; préenregistrée, la musique privilégiant les synthés. Votre serviteur est convaincu, qu’à l’instar des Fleshtones, si l’Aéronef avait une sortie sur la rue, le band y aurait entraîné la foule…

Et lorsqu’il remonte sur l’estrade, c’est pour prendre congé de l’auditoire. Qui a beau reprendre le slogan ‘CUNTOLOGY’, en découpant bien le mot par lettres, même lorsque les lumières se rallument et qu’une musique de fond est diffusée dans les haut-parleurs, rien n’y fait, Lambrini Girls n’accordera pas de rappel…

Photos Ludovic Vandenweghe ici

 Setlist

1) Big Dick Energy

2) Help Me I'm Gay

3) God's Country

4) Company Culture

5) Lads

6) Bad Apple

7) Mr Lovebomb

8) Love

9 Filthy Rich Nepo Baby

10) Boys in the Band

11) Craig David

12) Cuntology 101

(Organisation : Aéronef, Lille)

jeudi, 27 février 2025 15:42

La réalité fantaisiste de Purrses…

Etabli à Bruxelles, Purrses est un groupe de glam wave / art rock drivé par Laura Ruggiero. La formation offre un large éventail d'influences : un mélange étrange entre la musique rock des années 70/80, l'énergie punk et une touche moderne. Les rythmiques rebondies glam rock rencontrent des mélodies wave pop, structures qui véhiculent des textes tantôt chantés tantôt parlés voire rapés.

Après un premier Ep autoproduit et un second baptisé « Wrong Tide », entièrement enregistré de manière analogique, son très attendu premier album, intitulé « Reality Fantasy », sortira le 16 mai 2025, en vinyle et digital sur les labels JauneOrange, Rockerill Records et Cheap Satanism.

« Ride the Dragon » est le premier single extrait de l'elpee et paraît aujourd’hui accompagné d'un clip vidéo réalisé par Felicitas Jander.

Hybride entre pop et glam rock, « Ride the Dragon » est une fable cynique à l’intention des hommes et une déclaration d’amour à la féminité ; un morceau lascif sur fond de guitare hachées et de rythme nonchalant reflétant la lassitude et le ton amusé des paroles. Cette invitation à dos de dragon traite de l’émancipation féminine, offrant une vision particulière où le dragon devient une métaphore puissante des femmes affirmées et intrépides.

À la fois gothique et cartoonesque, le clip vidéo raconte la tension et l’ambivalence qui entoure ces ‘femmes dragon’. Elles sont perçues, tour à tour, comme très désirables, comme le mythe de la femme muse ou stigmatisées comme intimidantes. Dans une mise en scène très frontale, volontairement choisie en réaction à la lassitude provoquée par des codes très souvent retrouvés dans les clips de musique rock, mais les empruntant pour la circonstance au hip hop, une mariée déchue tente de trouver l’élu. Le mariage constituant le symbole de bienséance féminine, elle ne récoltera que jugement. Le personnage cherche à incarner l’essence de la femme fatale. Cette esthétique marquée et l’ironie cynique soulignent la tension entre séduction et stigmatisation, reflétant ainsi le propos des paroles.  

Le clip est à découvrir là

 

 

mercredi, 05 février 2025 19:00

Pollyanna face au sourire froid…

Pollyanna, c’est le projet folk-rock de la Lilloise Isabelle Casier. Sur scène, c’est une voix, douce et forte à la fois, soutenue par une guitare vaillante, acoustique ou électrique.

Le son, plus orchestré en studio, est tendu par une écriture exigeante, musicale et littéraire. Dans un anglais choisi pour son universalité et son vaste imaginaire, Isabelle, ancienne journaliste, explore l’intime, se jouant des failles et des passions contemporaines. Le voyage, l’obsession de la perfection, de la définition parfois difficile de soi, sont autant de thèmes qui traversent ses chansons intemporelles mais profondément ancrées dans leur époque.

Elle prépare une réédition de son Ep « Man Time », originellement sorti en 2022 sur son propre label, Acoustic Kitty. Dans cette nouvelle version à paraitre en mai 2025, les titres d'origine y sont accompagnés de versions acoustiques inédites et presque 100% solo. Elles ont été produites au studio Cavern à Paris dans un esprit ‘live’ et ‘vintage’ : une prise pour la guitare, une prise pour la voix, deux gros micros à ruban et quelques légers ajouts (chœurs, ligne de violoncelle).

Après « Four Seasons » sorti en décembre 2024, « Your Smile Is Cold » constitue le second single extrait de « Man Time Deluxe ». Et il est disponible sous forme de clip là. Inédite, il s'agit de la version solo.

 

 

 

lundi, 30 décembre 2024 21:10

Out of Depth (Single)

Né de l'intensité brute de la scène underground d’Amsterdam, Marathon est une formation batave, dont le premier album, « Fading image », paraîtra le 11 avril 2025.

Combinant les forces vives du post-punk avec l'atmosphère rêveuse du shoegaze, l'introspection de l'indie et la rugosité du grunge, Marathon est surtout réputé pour ses prestations ‘live’.

La chanteuse/guitariste Kay Koopmans a un jour déclaré : ‘Dans la presse, on nous compare parfois à Fontaines D.C. ou à IDLES et même à des groupes des 80’s comme The Sound, les Chameleons ou Joy Division’.

Afin de nous faire patienter, le groupe a sorti un single extrait de ce futur elpee, « Out of Depth ».

La compo baigne au sein d’un climat sombre, mais en même temps séduisant, qui se décharge dans une explosion sonore impressionnante. Cette intensité musicale reflète le thème de la découverte de soi et de l’insécurité qui l’accompagne – une explosion qui décrit le moment où l’on se libère de ces sentiments.

« Out of Depth » est en écoute ici

Podcast # 63 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

lundi, 30 décembre 2024 20:59

Introverse

ALI est une des étoiles montantes de la scène rock alternative bulgare. C’est aussi le projet d’Ali Abdala. Son premier elpee s’intitule « Introverse ».

Mêlant émotion brute et paysages sonores complexes, il nous entraine au cœur d’un voyage à travers les pensées et les sentiments introspectifs.

Grâce à des mélodies cinématographiques, des moments explosifs et énergiques, des harmonies délicates et des riffs mémorables, sans oublier des textes qui abordent les problèmes sociaux, la musique d’ALI se singularise par ses contrastes qui fluctuent entre douceur et éclats intenses et agressifs, démontrant toute l'étendue des capacités du groupe.

Produit et enregistré par Kaloyan Dimitrov, les touches finales de mastering ont été apportées par Robin Schmidt, connu pour son travail pour des grosses pointures comme Arctic Monkeys, Nothing But Thieves et les Pixies.

Adapté, « Bliss + Blasphemy » a même été choisi pour une campagne mondiale lancée par l'organisation de protection des animaux FOUR PAWS. Et il figure, bien sûr, sur cet opus en version originale. Il est même disponible sous forme de clip ici

Podcast # 62 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

lundi, 30 décembre 2024 20:54

Hate And Oblivion (Single)

Groupe de rock à géométrie variable, Divine Shade est issu de Lyon. Ce projet electro / rock industriel / darkwave nous plonge dans d’élégants ténèbres mélancoliques

La formation avait été choisie par Gary Numan, pour assurer la première partie de sa récente tournée en Grande-Bretagne ; en outre, elle collaborée avec Chris Vrenna (de Nine Inch Nails) et Steve Fox-Harris (le guitariste de Numan).

Depuis une décennie le groupe grave Eps et singles, dont le dernier s’intitule « Hate and Oblivion ».

A propos de ce single Rémi Thonnerieux a déclaré :

‘« Hate And Oblivion » est une chanson très importante pour moi, car elle reflète vraiment mon état d'esprit en ce moment. Quand tout s'écroule, se laisser consumer par la négativité ne mène à rien de créatif. Il y a toujours un printemps qui dort en nous et qui attend d'éclore’.

Divine Shade sortira son premier long playing en janvier 2025. Il s’intitulera « Fragments Vol.1 ». Et il traitera, en priorité, de la résilience.

En attendant, il en a extrait le single « Hate and Oblivion » ; et il est en écoute là

Podcast # 62 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

lundi, 30 décembre 2024 20:55

Slouch (Single)

Issu de d’une ville côtière des Cornouailles, le groupe Moreish Idols a récemment déménagé à Londres, pour élargir son champ d’action.

Après avoir partagé récemment le single « Pale Blue Dot », il nous en propose un nouveau, « Slouch ».

Responsable de deux Eps (« Lemoncello Sunrise », en 2017, et « Lock Eyes And Collide », en 2023), et de quelques singles, la formation est parvenue faire évoluer sa musique. D’abord responsable d’un post punk énergique, elle s’est frottée au jazz, au funk, au krautrock et au dub pour déboucher, sur une forme de psychédélisme accrocheur, singulier et entraînant.

Les paroles de « Slouch » évoquent la maladie auto-immune dont souffre le chanteur/guitariste Jude Lilley, la spondylarthrite ankylosante. Il y pose un regard profondément personnel et existentiel sur la façon dont nous sommes capables de nous adapter aux épreuves et aux tribulations de la vie.

Le clip consacré à « Slouch » est disponible là

Podcast # 61 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

lundi, 30 décembre 2024 18:28

Bad Habits (Single)

Het Nieuwe Normaal est une formation issue du nord de la Belgique. Vu le patronyme, il fallait s’en douter. Le groupe est drivé par Maxime Rouquart, qui, dans le passé, a milité chez Verdict, Mud et Schakelbox.

« Bad habits » constitue le premier single de Het Nieuwe Normaal. Un Ep devrait suivre, il s’intitulera « For Beginners ».

Sur « Bad Habits », Maxime raconte une histoire intemporelle sur l'impuissance, l'amour et la culpabilité au travers d'une anecdote de sa jeunesse. Il déclare à propos de ce titre :

‘Pour moi, Bad Habits parle de la façon dont, en tant qu'êtres humains, nous pouvons être tellement enivrés par la beauté d'une chose sans défense qu'en essayant de nous l'approprier, nous pouvons la détruire. Il s'agit de relations, entre les humains et la nature, mais aussi entre les uns et les autres. C'est cette dualité que j'essaie de mettre en forme dans la musique’.

Une batterie entraînante, des lignes de guitares cathartiques (c’est dans la bio !), une mélodie contagieuse et une voix empreinte de douceur : la musique de Het Nieuwe Normal puise ses influences dans les 90’s. Et plus que probablement chez Nirvana, mais sous une forme moins pessimiste. Teenage Fanclub et Lemonheads également. Ce qui explique ces accroches allègres.

Le clip consacré à « Bad Habits » est à voir et écouter là

Podcast # 60 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

dimanche, 29 décembre 2024 18:22

Justice (Single/Vidéo)

Issu de Nimègue, aux Pays-Bas, Oh Hazar sortira son premier Ep « Clair obscur », ce 27 janvier 2025. Un titre inspiré de la technique de peinture italienne qui met l'accent sur la forte différence entre la lumière et l'ombre.

En attendant, il nous propose son single, « Justice », une compo qui aborde les thèmes du pouvoir, de l'impuissance et de la culpabilité dans un système défaillant.

Selon la chanteuse, Imke Loeffen, « Justice » incarne la dualité qui est au cœur de la philosophie d'Oh Hazar. A ce sujet, elle a déclaré :

‘Nous naviguons constamment entre les contrastes. Dans « Justice », nous explorons la tension entre le pouvoir et l'impuissance. Le moment où il faut partager la faute et où elle menace de retomber sur ceux qui ne le méritent pas. Nous jouons aussi avec cela dans la vidéo consacrée à cette chanson…’  Et le clip est disponible là

Podcast # 59 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

vendredi, 13 décembre 2024 11:52

Quelle show-woman !

Groupe post punk d’origine irlandaise, Sprints est né en 2019 et a sorti son premier single en 2020, » Kissing practice ». Depuis, son ascension a été tout simplement fulgurante. A son actif, deux Eps et un premier elpee, « Letter to Self », paru début de cette année.

Il se produisait ce vendredi 13 décembre au club de l’Aéronef. Et le concert est sold out.

Votre serviteur revient souvent sur le sujet, mais c’est sous l’impulsion de The Girl Band, devenu Gilla Band en 2021, que toute cette scène rock irlandaise a véritablement pris son envol, amorçant le réveil du rock indé du 21ème siècle. Pas étonnant, d’ailleurs, qu’on retrouve régulièrement le bassiste, Daniel Fox, à la production de nombreux albums de formations irlandaises, et notamment de Sprints. 

Sprints grimpe sur les planches. A sa tête, la chanteuse Karla Chubb. Rousse, de petite taille, elle porte un t-shirt sous une veste à courtes manches de couleur noire et un pantalon à damiers. Et par rapport aux clichés découverts sur la toile, elle a perdu du poids. Ce qui lui va bien. Elle s’installe derrière le clavier au centre du podium, et le quatuor entame sa prestation, en douceur, par « To the bone ». Les sonorités des ivoires semblent rognées, vintage ; puis la basse de Sam McCann commence à se tendre, et la voix de Karla monte déjà dans les aigus.

Dès « Shadow of a Doubt », elle empoigne une guitare et conjuguée à celle de Zac Stephenson, le morceau monte progressivement en puissance. L’hymne féministe « Adore Adore Adore » est imprimé sur une solide rythmique. Entre les titres, Karla parle beaucoup avec le public et n’hésite pas à défendre ses convictions. Place ensuite à « Feast », le tout nouveau single. La foule frappe dans les mains, en cadence, pendant le refrain. Les guitares deviennent plus agressives. Inévitablement puissant, « Heavy » fait monter la température dans la salle et les premiers crowdsurfings se déclenchent Tout au long de « I’m in a band », lead vocal et contre-voix se complètent à merveille.

Karla troque sa gratte contre une sèche pour « Shaking Their Hands », une ballade offensive, menaçante, mais subtilement mélodieuse. Elle est toujours à la six cordes acoustique pour le contagieux « Can’t Get Enough of It » ; et effectivement, difficile de chasser le refrain de sa mémoire de la tête, même après le spectacle. 

Des accords de guitare cristallins sont dispensés par Zac pendant « better ».

Franchement votre serviteur n’avait jamais assisté à un ‘circle pit’ lors d’un concert de rock indé. En général, ils se produisent lors des concerts de metal. Karla l’organise et le dirige de a main, tout au long de « Up and Comer ». Sa voix est granuleuse et passionnée alors qu’elle canalise toute sa colère dans la chanson. Elle couvre une amplitude rare, en fonction des émotions qu’elle libère. D’ailleurs, Karla en explore les sombres aspects sur « Cathedral », évoquant son éducation dans une Irlande catholique et homosexuelle.

Derrière ses fûts, Jack Callan imprime un rythme tribal à « New one » et « Letter to Self », le titre maître su long playing, qui aborde les thèmes de persévérance, d’acceptation de soi et de triomphe sur l’adversaire, et graduellement, la compo adopte un crescendo puissant.

Le public est de plus en plus excité. « The Cheek » et « How Does the Story Go ? » grimpent encore en intensité, même si sur ce dernier, la voix et contre-voix tempèrent quelque peu le climat.

Karla assure le show. A la demande d’un spectateur, la formation accorde un titre qui ne figure pas dans la setlist.

Et puis tout au long de « Literary Mind », elle fait tourner le micro, en tenant le fil, à la manière de Roger Daltrey.

Mais c’est le morceau final, « Little Fix », qui va révéler (confirmer ?) le statut de frontwoman de Karla. Un roadie débarque et prend sa guitare. Elle se lance alors dans un monologue des paroles dans la même veine qu’une lecture de poésie, rien de plus qu’un bourdonnement mécanique en arrière-plan. Et puis entame un crowdsurfing sur la foule au grand bonheur des mains tendues, aux premiers rangs. Quand elle remonte sur l’estrade, c’et sous les acclamations d’un auditoire, conquis.

Il n’a aura pas de rappel. Mais quelle show-woman !

(Photos Ludovic Vandenweghe ici)

Setlist

To the Bone
Shadow of a Doubt
Adore Adore Adore
Feast
Heavy
Band
Shaking Their Hands
Can’t Get Enough of It
better
Somethings Gonna Happen
Up and Comer
Cathedral
New one
Letter to Self
The Cheek
How Does the Story Go?
?
Literary Mind
Little Fix

(Organisation : Aéronef, Lille)

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