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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Kreator - 25/03/2026
Suede 12-03-26
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Highlights in slow motion

" Highlights in slow motion " constitue le premier album de Richard J. Parfitt, mieux connu pour avoir drivé, pendant quelques années 60 ft Dolls, une formation dont on n'avait plus eu de nouvelles depuis 1998. Faut croire que depuis, elle a splitté. Bref, venons-en à ce " Highlights in slow motion ". Un disque au cours duquel Richard passe du country rock au punk rock, en transitant par le psychédélisme, avec une facilité déconcertante. Seul dénominateur commun à cette œuvre, la voix de ce chanteur/compositeur/guitariste/pianiste. Elle possède un timbre tour à tour soul, âpre, velouté, falsetto, tendre ou fragile rappelant tantôt Bruce Springsteen, tantôt Van Morrison, lorsqu'il ne se conjugue pas aux harmonies 'byrdsiennes' (" Downtown "). Une voix qui confesse des lyrics intimes, douloureux, mélancoliques, à travers des chansons d'amour visionnaires, mais également des textes qui se penchent sur les questions de la sexualité et de la drogue. Et si la guitare acoustique est quasi omniprésente, Richard n'hésite pas à y inclure des cuivres (" What we talk about "), un violoncelle (" Summergliding ", " Morning star "), un harmonica (" Stone honey ") ou encore de l'électricité slide, reverb, incisive et même 'crazyhorsienne' (" Let love in "). Une bonne surprise !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

St Arkansas

Drivé par le poète et chanteur David Thomas, Pere Ubu a exercé une influence considérable sur l'évolution de la musique rock. Il s'est même posé comme détonateur du mouvement industriel qui a marqué les eighties. Pourtant, à l'origine (NDR : c'est à dire en 1975 !), la formation de Cleveland reconnaissait pour influences majeures Captain Beefheart, Frank Zappa et le Velvet Underground. Et était même née en pleine explosion punk yankee. Mais à contrario de la scène new-yorkaise, davantage contaminée par tout ce qui touchait à l'art, les groupes du Midwest ont évolué différemment. Les Brains, Pylon et bien sûr Pere Ubu ont développé une version spontanée, en apparence instinctive, de ce que les Américains ont appelé " la voix littéraire du sud ", afin de soulever les problèmes existentiels qui régnaient alors au cœur de la stagnation industrielle… Vingt-sept ans et 12 albums (NDR : 18 si on réunit tous les projets réalisés par les membres du band) plus tard, Pere Ubu continue de militer dans l'underground. Et " St Arkansas ", son nouvel opus, en est la plus belle démonstration. Un disque effrayant, fascinant, complexe, dont la sophistication kaléidoscopique reflète la maîtrise d'Ubu à agréger le cœur et l'âme, le corps et l'esprit. Metal du midwestern, groove viscéral, funk blanc, expérimentations insolites, blues rampant, garage punk, voodoo, percussions tribales, rock expressionniste, synthés analogues et autres ingrédients aussi alternatifs qu'inattendus se bousculent, se mêlent, puis se cristallisent pour former une expression sonore perturbatrice, sauvage, excitante mais incomparable. Une expression sonore pourtant domptée par le vocal frémissant et oblique de David Thomas. Rien ne résiste à Pere Ubu. Pas même le kasatchock des temps modernes " The fevered dream of Hernando Desoto ". On a même droit avec " Slow making daddy " à un titre contagieux, branché sur le même courant alternatif que le célèbre " Psycho killer " des Talking Heads " ! Tout un programme !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The last DJ

J'ai beaucoup apprécié le thème de cet album. Enfin le concept développé sur les quatre premières chansons. Et en particulier le titre maître. Parce que Tom y narre l'histoire d'un vieux DJ qui est sur le point de perdre son job, parce qu'il refuse de se conformer aux directives imposées par des patrons, dont les objectifs commerciaux ne laissent plus aucune place à l'intégrité intellectuelle. " Joe " concluant cette diatribe, vilipende un " boss " de maison de disques plus soucieux de faire rentrer des royalties que de s'occuper de la créativité de ses artistes. Des attaques à peine voilées contre le néo-libéralisme (NDR : attaques que je partage amplement et sous toutes ses formes) qui est aujourd'hui occupé de détruire l'essence même de la scène musicale. Donc de la culture. Et si on n'y prend pas garde, demain il n'y aura plus que des moutons à tondre (pensez à 'star academy'), des chiens dressés pour les conduire, et des chasseurs de têtes engagés pour abattre tout ce qui oserait s'écarter du 'droit' ( ?!?!?!) chemin… Ah oui, et une poignée de tondeurs. A méditer ! Ouais, le seul problème c'est que nonobstant ses bonnes intentions, Petty crache quand même dans la soupe, puisque c'est quand même le système qui le paie grassement. Maintenant, venons-en à l'album. Le 14ème en vingt-six ans de carrière. Tom y confirme toute son admiration pour les trois 'B' : les Beatles, les Byrds et Bob Dylan. Avec des nuances, bien sûr ! A l'instar du semi kravitzien, semi floydien " When a kid goes bad ", de "Lost children", qui aurait pu naître d'une rencontre hypothétique entre Peter Green, époque Fleetwood Mac, et Atomic Rooster. Du jazzyfiant " The man who loves women ", composition esquissée en forme de clin d'œil à Ray Davies des Kinks. Et puis surtout du formidable final " Can't stop the sun ". S'ébrouant sur un ton beatlenesque, réminiscent d'" I me mine " des Fab Four, il glisse progressivement dans l'intensité sauvage du Paisley Underground. Avec giclées de guitares vivifiantes et claviers rognés (NDR : merci Benmont Tench. ). Pensez à Dream Syndicate et à Green On Red. Dommage que tout l'opus ne soit pas de cette veine. M'enfin les aficionados de Tom Petty vont adorer. C'est une certitude !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Helium sunset

Elle est anversoise, vit à Gand, est bourrée de talent et rencontre un succès plus qu'appréciable en Flandre et aux Pays-Bas. Elle avait d'ailleurs réussi à vendre plus de 23.000 exemplaires de son premier elpee, " Mud stories ". Pourtant, elle chante dans la langue de Shakespeare, pas dans celle de Vondel. Ce qui devrait, par contre, lui permettre de mieux s'exporter. " Helium sunset " se démarque cependant de son premier opus. Si le piano est toujours bien présent (NDR : ce serait dommage qu'elle sacrifie totalement une virtuosité qu'elle a acquise en suivant les cours du Conservatoire), il n'est plus le seul maître à bord. Il compose ici avec des tas d'autres instruments (basse, batterie, claviers, guitares, etc.), mais aussi les bidouillages technologiques. Sans oublier les arrangements. Plus que probablement opérés par Karel De Bakker, le producteur de Zita Swoon, qui avait d'ailleurs déjà travaillé sur son premier opus. Balayée, l'image d'une Tori Amos belge, An navigue aujourd'hui dans son propre univers sonore. Un univers intimiste, tendre, sensuel, au sein duquel la voix tour à tour légère, grave, angélique, cristalline, diabolique ou éthérée épanche ses émotions ; des émotions entretenues par des lyrics à l'autobiographie oblique. En d'autres termes pas trop explicites… Produit par son ami et compagnon, Koen Gisen, " Helium sunset " recèle quelques hits potentiels (" Sorry ", " Nobody's fault " et " As sudden tears fall ") ; un fragment un peu plus expérimental, dont la structure initiale évoque Clover's Chloé avant de se désarticuler dans l'expérimentalisme le plus pur (" Sister "), un titre caché mi lo-fi, mi cabaret, un autre qui opère la fusion entre le postcard de James et la popcore de Kristin Hersh (" Sing song sally "), deux compositions spectrales, énigmatiques, légèrement psychédéliques (" Leave me there " et le très beau " Walk ", souligné par un accordéon abordé à la manière d'une Nico sur son harmonium) ; mais surtout des chansons aux mélodies simples et bouleversantes qui doivent plus à la folk song qu'à la country, à laquelle certains médias cherchent pourtant déjà à l'identifier. Superbe !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Fetch

Plajia nous vient de la rive sud de Montreal, au Canada. Un projet monté par Patrick Pleau. Il compose, chante, joue de la guitare sèche et du piano. Pour enregistrer ce premier album, il a quand même reçu le concours de Bryan Ortiz à la basse, de Denis Charbonneau à la guitare électrique, de Jean-François Lefoll aux drums et percussions ainsi que de Philippe Leclecq-Gagné au violon. Il a également collaboré au mixing et à la mise en forme, en compagnie du producteur Jocelyn Poitras. La musique de Plajia est atmosphérique (NDR : pour ne pas dire cérébrale). Dans ses moments les plus planants, elle pourrait incarner le fruit d'une rencontre hypothétique entre un Godspeed You ! Black Emperor non violent et un Sigur Ros qui aurait délaissé ses archets (sauf celui du violon) au profit d'une texture sonore tramée entre instrumentation acoustique et traditionnelle. Une impression accentuée par le falsetto de Patrick, qui me fait plus penser à Jon Thor Birgisson qu'à Thom Yorke. D'autant plus qu'il y vocalise, plutôt que d'y chanter. Même sur " Artificial born killer ", le seul fragment chargé d'intensité électrique. Sous sa forme la plus conventionnelle, Plajia lorgne plutôt vers la britpop. Davantage celle d'Unbelievable Truth que de Radiohead. Encore une fois parce que l'instrumentation acoustique prend le pas sur les interventions plus électriques. Et puis à cause de la voix de Patrick, dont le timbre au naturel n'a plus rien de surnaturel. A l'instar du contagieux " Sleeping " et du reptilien " Fetch " (OK Computer ?). Et puis curieusement chez " Love song for everyone ", déchiré entre douceur et agitation, comme à la belle époque du postcard des Pastels. A suivre. Et de très près !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The Plan

A l'instar des Strokes et des White Stripes, ce quatuor suédois semble attiré par le garage/punk des sixties. Celui des Seeds et des Standells, en particulier. A cause des claviers poussiéreux, des riffs de guitare plaqués et puis du tempo enlevé. Et il le démontre sur plusieurs fragments de cet opus. Pourtant, The Plan me semble le plus efficace, lorsqu'il aborde les ballades rythmn' blues/soul. A l'instar de " Foggy days ", de " Let's leave " ou encore de " Daybreak ". Des fragments hantés par le spectre des Animals, mais interprétés avec la même intensité et la même douleur malsaine que chez Afghan Whigs. Seul hic, la voix du chanteur, un peu limite. Il n'a pas le timbre de Greg Dulli. Aussi, tant qu'il ne se met pas hurler, elle passe bien la rampe. Dans le cas contraire, elle écorche littéralement les oreilles. Paul Westerbeg, par exemple, n'a jamais eu une voix exceptionnelle, mais il est toujours parvenu à tirer parti de son timbre râpeux, enroué. Et justement, les Replacements ont plus que probablement eu une influence majeure chez The Plan. Il suffit d'ailleurs d'écouter " Slow fall " pour en être convaincu. Sur cet elpee, on a quand même droit à un exercice de style dans le jazz/punk (" Do something "), un fragment de folk jazz abordé dans l'esprit de Chris & Carla (" My thing "), une ballade hymnique à connotation celtique (" The days just glide in "), un morceau intimiste, indolent (" Skies above "), et puis un titre plus pop, qui pourrait être facilement traduit en single (" Fell a mile "). Si The Plan cherche encore sa voie (NDR/ sa voix ?), il est incontestable que lorsqu'il l'aura trouvée, il deviendra un des fleurons de la scène scandinave…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Dreamland

Depuis le split du Led Zeppelin, consécutif au décès du drummer John Bonham, Robert Plant s'est évertué à multiplier les expérimentations dans le domaine du folk, du rythm'n blues, mais surtout de la world music. Avec pour conséquence une volée de bois vert émanant de la frange la plus conservatrice (NDR : qui a dit rétrograde ?) des métalleux. Avec le recul, il faut se rendre à l'évidence : Plant avait vu juste. Alors que la plupart de ses contemporains resservent la même soupe depuis plus de 20 ans, Robert a conservé ce goût du risque, au mépris du succès commercial. Pas qu'il ait délibérément craché dans la soupe. Mais parce qu'il a conservé ce souci d'innover. Même sa collaboration avec Jimmy Page a démontré ses limites discographiques. Pas scénique, il est vrai. Surtout lorsque le duo avait eu l'idée géniale d'effectuer une tournée en compagnie d'un orchestre symphonique et d'un ensemble folklorique égyptien. Bref, lorsque l'aventure a été de nouveau au rendez-vous. L'ex chanteur du dirigeable s'est attaqué, à travers " Dreamland " à pas moins de neuf reprises de psyché/blues/folk. Hormis la version décalée et orientaliste du " Hey Joe " de Jimi Hendrix et la fabuleuse adaptation du luxuriant " Song to the siren " de Tim Buckley, le reste est très peu connu du commun des mortels. A l'instar de l'autre cover écrite par Arthur Crudup, qui figurait également au répertoire de Jeff Buckley, l'atmosphérique et envoûtant " Win my train fare home ". Du " Funny in my mind " de Bukka White, embourbé dans les mêmes swamps louisianais que 16th Horsepower. De l'adaptation de " One more cup of coffee " de Bob Dylan, fragment dont la sensualité de feu et de souffre est dynamisée par une six cordes flamenco. Du luxuriant " Morning dew ", signé Tim Rose. Du funk blanc presque 'zeppelinien' " Last time I saw her ", de Gordon Lightfoot, et de l'anti-hymne bouleversant des Youngbloods, " Darkness, darkness " (NDR : une compo qui date de 69 !). Sans oublier le clin d'œil adressé au " Pinball Wizard " du Who, à travers le final " Skip's song " des Bottle Rockets. Quant au seul et véritable titre écrit par Plant (le blues spectral et slidé " Red dress "), il est de la même trempe. En fait, tout en s'immergeant dans la culture orientale, Plant exerce un contrôle mystérieux et efficace sur chaque adaptation. Grâce à sa voix qui a considérablement mûri. Et puis en s'appuyant sur un solide backing group, le Strange Sensation, au sein duquel on retrouve l'ex Cure Porl Thompson. Enfin à travers des expérimentations électroniques (NDR : y compris les arrangements orchestraux) qu'il mène avec beaucoup de feeling et d'à propos. En quelque sorte, il a repris son bâton de pèlerin, là où il l'avait laissé après " Fate of nations ". Du grand art !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Evil heat

" Evil heat " constitue le sixième opus de la bande à Bobbie Gillepsie. Un disque sur lequel on retrouve Andy Weatherhall, aux manettes, fonction qu'il n'avait plus remplie depuis " Screamadelica ", c'est à dire leur troisième album. Et il n'est pas le seul à avoir participé à la mise en forme, puisque l'ex My Bloddy Valentine, Kevin Shields, se réserve également une part de la production. En sus des parties de guitares, qu'on reconnaît facilement à leur style abrasif, qu'il dispense sur le garage/punk musclé, au groove hénaurme (MC5 ?), " City ". Un mode sauvage emprunté également par " Skull X ". Et pour tout savoir sur les invités, sachez que Robert Plant est venu souffler dans un harmonica sur le blues électronique, venimeux, " The lord is my shotgun ", défoncé par des riffs électriques, comme seul le Plastic Ono Band était parvenu à le faire, à l'époque de " Cold turkey ". Ex Jesus & Mary Chain, Jim Reid assure le chant pour un autre blues venimeux, mais plus sauvage et sensuel, un peu comme le groupe mythique écossais était capable de nous délivrer. Et enfin la top model, Kate Moss, assure les vocaux sur la cover du " Some velvet morning " de Lee Hazlewood, qu'il avait interprétée il y a des lustres, en compagnie de Nancy Sinatra. Si cette plage constitue un clin d'œil à Nico, elle épouse surtout une forme de PJ Harvey technoïde. Une référence au Velvet Underground qu'on retrouve sur le psychédélique et ténébreux " Deep hit of morning sun ". Et on n'est pas au bout de nos surprises. Viscéral, sauvage, " Rise " pioche dans l'univers de PIL, alors qu' " Autobahn " (NDR : cherchez l'erreur !) renoue avec le krautrock de Kraftwerk et de Neu. Plus infernal, le single " Miss Lucifer " capte l'énergie du punk avant de la recycler dans la musique électronique. Et pour ne pas oublier que Weatherhall est bien de la partie, cette plaque réserve une plage instrumentale, dont la ligne mélodique pourtant claire, presque champêtre, est resculptée dans la house par une basse dub. Du grand art !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Music for pleasure

Bien que fondé en 1996, ce trio parisien vient seulement d'enregistrer son premier album. Un disque qui a reçu d'excellents échos dans la presse britannique. Faut dire que le chant est interprété dans un anglais d'excellente facture. Que leurs mélodies sont particulièrement équilibrées et contagieuses, la basse élastique, les drums discrets mais efficaces, et les harmonies vocales soigneusement ciselées. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, si le guitariste n'avait pas un peu trop tendance à tirer la couverture vers lui. C'est vrai qu'il a longtemps végété au sein de la scène heavy métal. Et qu'inévitablement il a tendance à en remettre une couche. Pourtant, lorsque ses interventions épousent le fil mélodique, elles passent plutôt bien la rampe. C'est notamment le cas sur le hit potentiel " And now you're a mother " ; un fragment qui évoque une rencontre hypothétique entre le Who, les Troggs et les Beach Boys. Ou encore lorsque l'expression sonore épouse un profil punk pop réminiscent d'Ash. A l'instar de " A life in a day ", du hit potentiel "Boom boom bang bang you're dead", du décapant "Cloud 9". De la même trempe, mais plus proche de ce que réalisait Manic Street Preachers à ses débuts, " French lovers " flirte même avec le glam. Noisy, " You told me lies " et " She's far away " consument une intensité chatoyante. Mais le meilleur titre de cet opus est paradoxalement électroacoustique. Répondant au titre de " You're gonna live into my dream now ", il aurait pu figurer dans le répertoire d'un Swell. A travers " Music for pleasure ", ProXima a eu l'audace de tenter le mariage de styles contre nature. Il y est presque parvenu. C'est déjà une réussite en soi. Suffira à l'avenir de brider quelque peu les dérapages du soliste pour que le combo devienne une des valeurs sûres de la scène pop/rock d'Outre Quiévrain. C'est tout le mal qu'on lui souhaite…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The empire now

Chez la formation bordelaise Pull, on retrouve trois musiciens impliqués chez Calc: Hugo, Julien et David. Un trio qui compte aujourd'hui trois albums à son actif. " The empire now ", constituant son troisième. Découpé en 20 fragments particulièrement courts (NDR : le plus bref dure 38 secondes, le plus long 3'47), il baigne dans une lo fi inspirée par Sebadoh et Pavement. En général. A cause de la dissonance mélodique ( ?!?!?) qui contamine la plupart de leurs chansons. Dissonance fait aussi inévitablement penser à noisy. Et plusieurs plages épousent cette forme bruitiste. Héritée en ligne droite de My Bloody Valentine lorsqu'elle s'aventure dans l'expérimentation. De Ride, quand elle flirte davantage avec la pop. Plusieurs titres démontrent cependant que le groupe cherche à élargir son horizon sonore. A l'instar du presque poscard " Concrete cocks ", que les Pastels auraient pu écrire s'ils avaient adopté la rythmique funk et injecté un zeste de free jazz dans leur solution sonore. De " Normal conversations ", inondé de claviers cathédralesques (Eyeless In Gaza ?). De " My own nightmare ", un instrumental délicatement surf. Du 'beatlenesque' " Crystal ", mais dans l'esprit psychédélique de "Magical Mystery Tour". Du superbe " Wonder ", dont le tempo hypnotique est traversé de strates de guitares au service d'une ballade sonique, un peu comme chez Quickspace. Du boogie blues " Such a beaver ". Et enfin du krautrock " The iron subject " (Faust ? Can ?), caractérisé par sa boîte à ryhtmes métronomiques. En outre, à l'instar de Calc, Pull a le bon goût de soigner ses harmonies vocales. Ce qui donne parfois des effets totalement inattendus ; surtout lorsque le lead vocal est complètement décalé. Rafraîchissant !