Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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The Wolf Banes - De Casin...
dEUS - 19/03/2026
Enzo Porta

Enzo Porta

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Sings Gregory Isaacs

Dennis Brown a été un des chanteurs les plus populaires en Jamaïque pendant trois décennies, des années 70 aux années 90, passant aisément d’un style à l’autre avec un talent et une élégance rares. Peu avant sa mort survenue en 1999, il a décidé de rendre hommage à un de ses meilleurs amis, un autre grand du reggae qui n’est autre que Gregory Isacs. Il a choisi de reprendre en compagnie des Roots Radics une dizaine de titres parmi la quantité de pépites que le camarade Greg a composé au cours de sa longue et chaotique carrière, qu’il continue d’ailleurs encore aujourd’hui. Il y a peu de chance de se planter en alignant pareil éventail de bons morceaux, même si certaines choses sont plus accomplies que d’autres. « Love is Overdue », « Top Ten », « All I have is Love », « Front Door » sont des réussites totales, bien chantées par Dennis Brown et bien jouées par les Roots Radics dont le compromis entre électronique et acoustique est particulièrement abouti. Seul « Night Nurse » souffre un peu des synthés qui essaient d’imiter le son des cuivres mais ne parvient jamais à s’en approcher. Même de loin ! Il s’agit du seul raté de cet excellent album qui constitue une bonne introduction aux travaux de ces deux monstres sacrés du reggae.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Psychic

Quatrième long format pour ces Japonais signés jadis sur le défunt label des Beastie Boys. Le moins qu’on puisse dire est que les membres de Buffalo Daughter n’aiment pas les choses trop faciles. En à peine 5 morceaux pour un total de 50 minutes, cet opus presque instrumental reproduit un format qu’on avait plus aperçu depuis les sombres heures du rock progressif… En parlant de ce genre musical, on peut dire qu’il n’est jamais loin dans les élucubrations de nos Nippons. La première trace de la plaque possède quelques caractéristiques du space rock : rythmiques et guitares plombées, chapelets de notes répétitives jouées très rapidement. Pour leurs compositions, nos amis partent d’un motif mélodique simple et y ajoutent plusieurs couches de synthés, bruitages et chœurs élégiaques qui ne sont pas sans rappeler les travaux de leur compatriote Cornelius, le côté pop en moins. C’est plus ou moins ce à quoi vous pouvez vous attendre sur « Cyclic », « Pshychic A-Go-Go » et « 303 live ». De son côté, « Chihuahua Punk » flirte avec l’électronica bourrée d’accidents rythmiques et de recherche sonores de gens comme Matmos. Enfin, titre dont la mélodie évoque les moments calmes de Stereolab, « S.O.I.D. » constitue le moment le plus ‘classique’ de l’album. A l’arrivée on obtient un album étrange mais qui exerce une force d’attraction de plus en plus grande au fil des écoutes…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Got The Bug

Ce collectif de musiciens/producteurs voit ici quelques uns de ses meilleurs remixes compilés pour la première fois sur compact. Des remixes réalisés pour des pointures comme Macy Gray, Slum Village, Nitin Sawhney, Jazzanova ou encore Amp Fiddler, pour ne citer que les plus connus. La recette des gaillards repose sur les cassures rythmiques et les savantes programmations, le tout mélangé à des synthés très ‘électro-funk’. Les Bugz respectent l’esprit original des morceaux tout en y apposant leur marque de fabrique, proche des Basement Jaxx. Evidemment, si on écoute ses chansons en enfilade, les recettes et autres trucs du collectif s’avèrent un peu lassants, vu que le même traitement est plus ou moins appliqué à chaque plage. Néanmoins, quelques morceaux constituent des petites tueries pour les dancefloors, le tout étant de ne pas en abuser. On regrettera toutefois que l’ensemble reste assez propret ; à l’instar du remixe ‘garage’ de Nitin Sahwney au cours duquel le phrasé sec et nerveux du dénommé Rodney P. est déforcé par une production bien trop polie.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

The Best Of

Cette chanteuse péruvienne connaît enfin les honneurs d’un premier ‘best of’, le résumé d’une première partie de carrière internationale commencée tardivement. Susana Baca s’est spécialisée dans l’adaptation de traditionnels issus du répertoire des descendants péruviens d’esclaves africains. Cette galette présente un résumé fidèle de l’évolution du style de la chanteuse. On passe par les débuts caractérisés par un dépouillement instrumental extrême. Une guitare et quelques percus qui illustrent des chansons mélancoliques où surnage la voix magnifique de Susana. Le passage sur le label de David Byrne est marqué par une plus grande sophistication instrumentale, un propos qui ne renie pas la légèreté et le passage d’invités prestigieux comme Marc Ribot. Dans l’ensemble, les morceaux plus festifs semblent bien falots comparés à la mélancolie vénéneuse qui se dégage de certaines compositions. A noter l’ajout de deux remix « lounge », dont le plus réussi est celui d’ « Afro-Blue ». A l’arrivée, cette compilation constitue un point d’entrée parfait pour entrer dans l’univers de cette interprète d’exception.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Surfing sufi

Après avoir commis un mini elpee, qui a fait sensation chez nos voisins du Nord, ce quartet a enfin l’occasion de proposer son premier format. Les musiques du monde constituent la matière première d’inspiration pour nos quatre gaillards. L’opus démarre par une plage à l’ambiance mystérieuse menée par un theremin de château hanté et des percus issues de l’Orient. Plus tard l’ancrage opte pour le format acoustique (contrebasse, accordéon et cordes) pour des plages qui évoquent la musique festive du Moyen-âge et quelques trucs carrément country que même les Texans ne se risquent plus à faire. On taxe aussi la musique des Ballroom de cinématographique et on n’a pas tout à fait tort : la moitié de l’opus privilégie de longues cavalcades atmosphériques qui évoquent l’Orient mystérieux des Balkans. Les clichés pointent facilement le bout du nez ; et le jeu démonstratif du groupe (limite prog rock) ne tarde à rendre le tout un peu kitsch. En général, les disques qui s’évertuent à marier le rock ou l’électro à la musique ethnique aboutissent à un mélange qui ne satisfait personne. Celui-ci ne déroge pas à la règle ; il s’écoute tranquillement mais ne possède aucun élément susceptible de donner l’envie d’appuyer à nouveau sur le bouton ‘play’ du lecteur…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Afora

Fruit de l’association entre le violoniste belge Guido Schiffer et le ballofoniste burkinabé Moussa Dembélé, ces Banquets se révèlent être une des toutes bonnes surprises de cette fin d’année. Accompagnés de musiciens qui officient entre autres chez Arno ou El Tatto del Tigre, ils proposent un mariage original entre des ambiances qui rappellent le Tom Waits de « Rain Dogs » et les musiques traditionnelles du Burkina et du Zambie. A noter la très belle voix de Maureen Lupo, qui pose le chant sur la majorité des morceaux. On préfère de loin les moments plus formatés ‘chanson’ que les quelques délires jazzistiques qui ponctuent ce disque, forcément plus dispensables. Il n’en reste pas moins que sur ces onze morceaux, pas moins de la moitié sont excellents (mention spéciale à « Na mwabona wa seka », « Bobo » et « Step by step ») et laissent augurer du meilleur de la part de cette formation.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Le Grand Cirque

Les Français de Basta pratiquent un rock gouailleur et burné évoquant les joyeux lurons de Matmatah. Une douzaine de chansons pop rock (dont 3 enregistrées en concert) qui ne brillent guère par leur originalité, mais se laissent écouter sans peine, à condition d’aimer le côté ‘franchouillard’ largement exposé dans la voix un peu pénible du chanteur. On sent que Basta rôde ses compos lors de ses concerts mais n’arrive pas encore à les rendre convaincantes sur disque. Gageons qu’ils feront beaucoup mieux la prochaine fois.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Only the Strong

Ce disque illustre bien la triste impasse dans laquelle se trouve la majeure partie de la production rap actuelle. Avec le gansta rap, le hip hop s’est enterré dans la surenchère commerciale (voir les clips sur Mtv de Dr Dre et consorts) et une promotion douteuse des différentes manières de gagner sa vie illégalement. En direct de New York, Big Noyd tient à faire savoir qu’il est un vrai gangster. Il s’était fait un nom dans les années 90 en rappant sur les sombres premiers albums de Mobb Deep. Il a ensuite disparu de la circulation à cause d’une inculpation pour tentative de meurtre qui l’a envoyé derrière les barreaux pour un temps. Il est de retour avec la ferme intention de rogner des parts de marché aux collègues qui sont dans la branche des malfrats chanteurs. Il est aidé dans son entreprise par Havoc et Prodigy, les membres de Mobb Deep qui l’aident en fournissant quelques rimes et des beats électro. Le menu de Big Noyd est sans surprise : le disque est une succession d’odes à son mode de vie (« We gangsta », « Shoot’em up »). Débitée sur un mode on ne peut plus monotone, les beats sont peu originaux et encore moins efficaces. Sans intérêt au niveau musical, véhiculant un message nauséabond, cet elpee est en bonne place pour devenir une des pires sorties cette année.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Uncivilized Love

Le timbre de ce chanteur compositeur californien évoque un Beck duquel les aspérités auraient été soigneusement gommées. Encore qu’à d’autres moments, l’ombre de Bono n’est jamais loin. Côté musique maintenant. Pour son deuxième long format, l’ami Black présente une douzaine de ballades centrées sur les guitares folk. Le tout est enrobé dans des batteries largement programmées et des arrangements de cordes cossus. Tout cela ressemble un peu à du Coldplay ; seulement qu’ici les mélodies carrément calibrées FM de Gus n’ont pas le même souffle que celles de ses collègues ‘brittons’. Il se fend aussi d’une reprise éthérée du Paranoïd de Black Sabbath… C’est loin d’être désagréable, mais on est en droit d’attendre un peu plus de ce genre d’exercice. Comme des mélodies plus prenantes par exemple mais surtout plus de feeling. Car la production du disque, toute entière concentrée à arrondir les angles, enlève toute chaleur et dynamique aux compos, alors que ce sont des conditions si ne qua non pour que les auditeurs accrochent à ce genre de solution sonore...
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Uma Batida Diferente

Troisième plaque pour ce trio de bidouilleurs brésiliens, dont un des membres ressemble furieusement à B-Real des Cypress Hill (regardez la pochette). Le concept de Bossacucanova réside dans une relecture lounge/electro de classiques de la bossanova. Dans cet épisode-ci, passent à la machine des chansons intemporelles de Chico Buarque, Caetano Veloso Carlos Jobim, plus quelques originaux concoctés en compagnie des nombreux invités présents sur « batida ». Parmi ces guests, on peut signaler Roberto Menescal, précurseur de la bossa et père d’un des membres du groupe, Zuco 103, le Trio Mocoto, les charmantes voix de Cris Delanno et d’Adriana Calcanhoto. Les Bossacucanova ont bien compris que ce sont les mélodies qui sauvent ce genre d’exercice du banal recueil de musique d’ameublement. Car en plus des classiques présents, ils ont composés des chansons qui tiennent très bien la route et n’ont pas à rougir devant leurs illustres aînées. On vous conseille d’ailleurs d’écouter en priorité les excellentes « Previsão » et « Bom Dia Rio », les meilleures compos originales présentées ici. Une sympathique tambouille qui s’écoute le sourire aux lèvres, l’esprit oublieux des sombres mois d’hiver qui nous pendent au nez. Bref, un disque qui a un bon karma, pour ceux que ça intéresse.
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