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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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The Cure
Afghan Whigs
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

jeudi, 24 mars 2022 10:27

The Overload

Issu de Leeds, Yard Act est un quatuor impliquant James Smith (Post War Glamour Girls), Rhye Needham (Menace Beach), Sam Shjipstone et Jay Russell. Et il appartient à la nouvelle vague du rock indé britannique. « The Overload » constitue son tout premier elpee, un disque pour lequel il a reçu le concours d’Ali Chant (PJ Harvey, Perfume Genius, Algiers, Aldous Harding) à la production.

Sleaford Mods, Beck, The Streets et The Fall figurent probablement parmi les références majeures du combo. A cause du débit vocal déclamatoire et brutal, plutôt hip hop, de James Smith. Car nerveuse et musclée, la musique est fondamentalement post punk. C’est la ligne de basse qui drive la mélodie, la batterie disco percutante et la guitare tour à tour lancinante ou funkysante se chargeant de donner de l’épaisseur à l’expression sonore en la rendant dansante.

A l’instar de Jarvis Cocker chez Pulp ou de Ray Davies chez les Kinks, James dresse un portrait pas très réjouissant de la société britannique, mais post-Brexit, tout en n’épargnant pas ses dirigeants, mais avec une forme d’humour noir proche du cynisme.

L’opus recèle, en outre, quelques surprises. Comme ce « Payday » sculpté dans le funk blanc. « Witness » qui semble hanté par les Beastie Boys. « Quarantine the sticks », à la mélodie particulièrement soignée. Et en final, « Pour another » qui réveille, en notre fors intérieur, des réminiscences de Talking Heads, de PIL et du Bowie circa « Rebel rebel ».

Le long playing recèle un morceau caché, « 100% endurable », une ballade enfumée que Jarvis Cocker aurait pu inclure dans son répertoire, si Pulp avait encore été d’actualité…

jeudi, 24 mars 2022 10:26

Silver Sash

En 2019, Wovenhand avait accordé un set particulièrement brouillon, dans le cadre du Roots & Roses. Depuis, et la pandémie y est sans doute pour quelque chose, le groupe n’a plus guère donné signe de vie. En fait, David Eugene Edwards préparait la sortie d’un nouvel elpee, depuis 2018 ! Et pour la première fois, il a partagé l’écriture et la production en compagnie de Chuck French, guitariste du groupe de post-hardcore, Planes Mistaken For Stars. Si l’électronique a pris une place plus importante que sur les albums précédents, elle est tellement bien intégrée dans l’ensemble, qu’elle passe facilement la rampe, même chez les puristes. Sauf peut-être sur le dernier morceau du long playing, le titre maître par ailleurs, dont les sonorités de synthé rappellent les moments de suspens qui tourmentent le manga, ‘Les cités d’Or’… A contrario, le point d’équilibre est parfaitement atteint sur le sépulcral « Temple timber ».

Si on retrouve, bien évidemment, le ton incantatoire de David, la plupart des morceaux ont véritablement la pêche ! A l’instar de « Dead dead beat », une plage enlevée, gorgée de fuzz et de distorsion, dans l’esprit du « Raw power » des Stooges. Ou encore du frénétique « Omaha ». Impossible d’ailleurs de ne pas remuer les orteils à l’écoute de cette piste !

Née d’un subtil mélange entre spiritualité pénitente et matérialisme viscéral, « Acacia » nous réserve une superbe digression psychédélique…

L’esprit amérindien hante le lancinant « The lash », une plage dont les grattes lacèrent littéralement les nappes synthétiques, alors que le climat shamanique rappelle plutôt Echo & The Bunnymen. Mais également « 8 of 9 », une ritournelle déchirée entre americana et post punk, s’autorisant même une danse rituelle, alors que des bouffées de guitare floydiennes s’élèvent dans l’atmosphère…

Enfin, country gothique voire mystique, comme à l’époque du 16 Horsepower, « Duat hawk » met en exergue la voix ample et chargée d’émotion d’Edwards.

Un retour gagnant pour Wovenhand !

mercredi, 23 mars 2022 11:08

Thousand shadows Vol.1

Quand on parle de Giverny, systématiquement on pense au jardin de Claude Monet. Giverny, c’est également de cette commune normande que nous vient You Said Strange, un quintet qui avait bénéficié du concours de Peter G. Holstrom, le guitariste de Dandy Warhols, aux manettes, pour enregistrer son premier elpee. 

« Thousand shadows Vol.1 » constitue donc son second. Un disque qui fait la part belle aux guitares. Et le long playing s’ouvre par « Mourning colors », une piste qui nous replonge au début des eighties. Enlevée, caractérisée par une intervention de saxophone en fin de parcours, mais surtout illuminée par les cordes de grattes claires, chatoyantes, tintinnabulantes, elle ranime la flamme d’une expression sonore magnifiée par Sad Loves & Giants, il y a presque 4 décennies…

Le reste de l’album oscille entre shoegaze, garage, psychédélisme, krautrock et même new wave sur le morceau qui clôt le long playing, « Landed » (7’42 quand même !), malgré ses arrangements atmosphériques. On épinglera encore « Run away », une compo que tapisse un orgue crépusculaire, dans l’esprit des Dandy Warhols… Ou « Treat me », une piste littéralement boostée par ce saxophone…   

jeudi, 24 mars 2022 10:22

Peel Sessions

Come est devenu un des groupes-phares de l’underground américain, lorsqu’il a gravé son premier elpee, « 11:11 », en 1992. La formation était drivée par Thalia Zedek (Uzi, Live Skull, solo) et Chris Brokaw (Il a milité au sein d’une quinzaine de formations, parmi lesquelles figurent Codeine, Pullman, The Lemonheads, sans oublier ses multiples collaborations). Les deux musicos partageaient les guitares et les vocaux au sein d’une formation qui pratiquait une forme de noisy-blues-punk à la fois abrasif, tourmenté et intriguant.

Cette ‘Peel sessions’ recèle une cover frénétique des Only Ones, « City of fun », une prise ‘live’ immortalisée dans leur ville natale de Boston (« Clockface ») et puis 7 autres morceaux toujours bien électriques, parfois incendiaires (« Sharon vs. Karen »), mid tempo (la ballade « Bell » et « Wrong side »), réminiscent de Jefferson Airplane (« Dead Molly ») et un titre aux 2/3 instrumental, qui passe à l’offensive en fin de parcours, et dont une des grattes est traitée en slide. Un inédit, quand même, « Mercury falls », qui n’avait jamais bénéficié d’enregistrement studio.

Et c’est sous un line up originel, c’est-à-dire avec Sean O’Brian à la basse et Arthur Johnson aux drums, que le quatuor a décidé de se reformer et de repartir en tournée, cette année.

jeudi, 24 mars 2022 10:20

By the book

Etabli à Melbourne, en Australie, Partner Look réunit les sœurs allemandes Ambrin (Cool Sounds) et Anila Hasnain (Studio Magic) ainsi que Dainis Lacey (Cools Sounds) et Lachlan Denton (The Ocean Party). Soit deux filles et deux garçons qui, à tour de rôle, se chargent des parties vocales. « By the book » constitue le premier elpee du quatuor, une œuvre découpée en 12 plages d’une pop indé pétillante et accrocheuse.

L’opus s’ouvre curieusement par une compo qui porte le nom du groupe. Une ligne de basse aventureuse et des chœurs féminins revendicateurs alimentent cette piste fort agréable à l’écoute. De jolies harmonies vocales, des synthés ouatés et des accords de gratte semi-acoustiques élégants servent, le plus souvent, de trame aux compos du band aussie.

La mélodie de « Right here » navigue entre jangle pop et post punk, à l’instar d’un Rolling Blackouts Coastal Fever, mais sans l’intensité électrique, alors que « Speed limit » est imprimé sur un tempo new wave.

Les deux derniers titres nous replongent dans les eighties, tour à tour chez les Wallabies et les Kiwis. Ainsi « Geelong » aurait pu figurer au répertoire des Bats, à cause de ses changements d’accords rapides. Et « Endless plains » semble plutôt hanté par les Go-Betweens…

jeudi, 24 mars 2022 10:17

Sous un soleil énorme

« Sous un soleil énorme » constitue déjà le 22ème album de Bernard Lavilliers. Agé de 75 balais et suite à des problèmes de santé, l’artiste a dû être opéré du cœur. Et il nous en parle sur le titre qui clôt cet opus, le crépusculaire « L’ailleurs ». Le reste de l’elpee baigne, en général, au sein d’un climat latino. Tango, paso doble, samba, cumbia et même cha-cha-cha rythment ainsi une bonne moitié des compos. Faut dire que le Stéphanois s’est rendu à Buenos Aires, en 2019, pour y chercher l’inspiration.

Son fidèle collaborateur Romain Humeau, le leader d’Eiffel, est toujours au poste, mais Bernard a également reçu le concours du duo Terrenoire sur « Toi et moi », adaptation de « Tive Razão » du Brésilien Seu Jorge. D’Izïa Higelin (NDR : la fille de feu Jacques), Hervé, Gaëtan Roussel et Éric Cantona pour une reprise du « Who killed Davey Moore » (« Qui a tué Davey Moon ») de Dylan, un morceau qui raconte l’authentique histoire d’un boxeur mort sur le ring (NDR : il ne faut pas aussi oublier que Lavilliers a également pratiqué cette discipline sportive).

Des orchestrations symphoniques enrichissent régulièrement les arrangements alors que des cuivres (saxophone ou clarinette) accentuent l’aspect chaleureux des plages les plus ensoleillées.

Sur la ballade « Je tiens d’elle », dans un style chanté/parlé rappelant Léo Ferré (NDR : que Lavilliers a toujours considéré comme son modèle), il déclare son amour pour sa ville, Saint Etienne. Et à l’écoute de l’engagé, voire gauchisant « Corruption », malgré ces synthés pas vraiment judicieux, on ne peut s’empêcher de penser à Jean Ferrat. Autant pour la voix que pour la mélodie. Enfin, le rythme imprimé tout au long de « Les Porteños sont fatigués » réveille le souvenir d’un certain Mano Negra.

Riche de sa culture poétique (Verlaine, Guillaume Apollinaire, Aragon), Bernard Lavilliers continue de raconter ses diverses épopées à travers ses voyages, dont « Sous un soleil énorme » constitue une nouvelle escale…

jeudi, 24 mars 2022 10:15

Turn the tide (Ep)

Quatre titres sur le second Ep du chanteur/guitariste de Triggerfinger. Quatre covers ont une justement du trio, « There isn’t time », qui figure sur l’album « Absence of the sun » (2014). Dépouillée, la version est interprétée une octave plus bas que l’originale, si bien que la voix évoque, sur ce morceau… Dave Gahan. Quant aux cordes de gratte, semi-acoustiques, elles frémissent comme celles de Connan Mockasin, alors que des chœurs masculins accentuent le climat ténébreux de la compo.

La reprise de « Sea song », une composition de Robert Wyatt, est particulièrement indolente. Une performance, quand on connaît la version originale. Elle vire même parfois à l’ambient.

Ruben reprend « Niets is voor altijd » de Madou, dans sa langue maternelle et sous une forme minimaliste.

Enfin, il apporte un nouveau look au morceau de dance « Turn the tide » (un hit qui avait atteint le n°1 en Flandre, au cours des nineties) de Sylver. Electro/pop, cette plage laisse filtrer des éclats de guitare en arrière-plan...

jeudi, 24 mars 2022 10:14

Lights / Awake (Ep)

Premier single solo pour Ruben Block, le chanteur/guitariste de Triggerfinger. Et pour le réaliser, il a reçu le concours du producteur Michel Froom (Crowded House, Suzanne Vega, Elvis Costello), à Santa Monica, en Californie, qui cosigne, par ailleurs « Awake ».

Sous la forme de l’Ep, ce disque propose deux prises live de « Lights » et une d’« Awake », plus lente, par ailleurs que l’originale, outre les deux morceaux studio. Hymnique, une des versions de « Lights », immortalisée à Amsterdam, se distingue par ses accords de gratte funkysants et ses claviers 80’s, réminiscents d’Ultravox…

Enfin bien que plus sombre, la version studio de « Lights » trahit bien l’empreinte de Triggerfinger…

lundi, 14 mars 2022 18:27

John Spencer rongé par les vers…

« Spencer gets it lit », le nouvel elpee de John Spencer paraîtra ce 1er avril 2022. En compagnie de ses HITmakers, il nous invite à faire un voyage à « Worm Town » !

‘Twinkle twinkle little star, tried to run but I didn't get far’, chantonne Spencer, racontant son histoire sur des percussions industrielles funky, des guitares à gratter et des synthés interplanétaires. « Worm Town » constitue un enterrement véritablement électrique, une fable futuriste pour le XXIe siècle et même qui va au-delà.

Dans un lieu véritablement hors du temps et de l'espace, la vidéo - réalisée à distance à l'aide des technologies informatiques et satellitaires les plus modernes - voit Spencer et les HITmakers pris dans une boucle temporelle vicieuse, se dirigeant vers un jugement moral et une mort presque certaine.

Spencer explique : ‘Vous pouvez avoir tout l'argent du monde, des yachts de luxe, des puits de pétrole, et commander une armée, mais quand votre heure sera venue, rien de tout cela n'aura d'importance - vous devez partir. Et ce que tu as semé, tu vas le récolter’…

 « Spencer Gets It Lit » est annoncé comme son disque le plus complexe et le plus groovy depuis des années, une odyssée sombre et dansante ; à la fois une analyse approfondie du début du 21e siècle et une célébration de l'endroit où l'électricité rencontre l'esprit.

Treize chansons torrides sur l'amour, la perte, la luxure et l’existence…

La vidéo de « Worm town » est disponible ici

En concert

17/06 DIKSMUIDE (B)  4AD
18/06 NIJMEGEN - KIDS 'N' BILLIES FESTIVAL
19/06 IZEL (B)  FETE DE LA MUSIQUE IZEL
21/06 MAASTRICHT  MUSIKGIETERIJ
22/06 UTRECHT   DE HELLING
23/06 LESSINES (B)  CC RENE MAGRITTE
24/06 SINT NIKLAAS (B)  De Casino – Concertzaal
25/06 HAARLEM - PATRONAAT KLIKO FEST
26/06 ROTTERDAM   ROTOWN

Après avoir publié "Everything Not Saved Will Be Lost" en deux volumes distincts, Foals sortira un nouvel elpee, ce 17 juin 2022. Intitulé "Life Is Yours", il reflètera une évolution naturelle pour Foals.

Yannis Philippakis, Jimmy Smith et Jack Bevan ont enregistré le disque dans l'obscurité et sans fenêtre au sein des Real World Studios, leur salle de répétition du sud de Londres, en plein hiver. Et paradoxalement, ils ont été naturellement attirés par des sons joyeux et estivaux.

Ils ont expérimenté avec différents producteurs (souvent dans différentes configurations) sur différentes chansons. Les diverses voix ont été assurées par John Hill (Portugal The Man, Florence + The Machine), Dan Carey (Tame Impala, Fontaines D.C.), Miles James et A.K. Paul (cofondateur du Paul Institute avec son frère Jai Paul).

Issus de ce futur opus, « Wake me up » (ici) et « 2am » (là) sont déjà parus en singles.