Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Bernard Dagnies

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"Vulnerable Hours" est le deuxième titre d'une série de nouveaux singles, proposés par Night Moves, qui sortiront progressivement au cours de l'année. Issu de Minneapolis, le groupe mêle les sonorités du rock classique à ceux de l'americana.

Riche, luxuriant et profondément confessionnel, ce titre est accompagné d'un clip réalisé par Cody Lee Brown. Il a été écrit dans le cadre du podcast ‘Song Confessional’ de NPR, où les auteurs-compositeurs transforment des histoires anonymes et des confessions en nouvelles chansons originales.

Et c’est John Agnello (Kurt Vile, Alvvays, Dinosaur Jr.) qui s’est chargé de la mise en forme.

Pour voir et écouter le clip, c’est ici

 

Ossayol, alias Mickaël Pillisio, est un auteur-compositeur-interprète bourguignon. Accompagné par Fred Bongo à la batterie et François Kaspryk au violoncelle, il a sorti, en avril 2019, un premier album très personnel baptisé "1990". Cet opus est empreint d'une grande mélancolie.

Issu de Saône-et-Loire Mickaël a fondé le projet Ossayol, en 2013, dans l'arrière-pays chalonnais. Il propose un univers folk mélancolique, hanté par des blessures intimes et le passé. ‘Ma musique parle beaucoup de l'échec, de ruptures sentimentales, de la famille. Des sentiments que j'aurais voulu exprimer avec des mots mais je n'ai pas réussi à le faire. C'est comme si je les exorcisais aujourd'hui avec des chansons’, reconnaît Ossayol.

Son second album, « Violent Expression of Desire » devrait paraître au cours du printemps 2022. En attendant, il nous en propose son single « Pillars », sous la forme d’une vidéo, et elle disponible ici

 

Après la sortie du joyeux "Looking Backward", Melody's Echo Chamber publie aujourd'hui son nouveau single "Personal Message", le deuxième titre extrait de son troisième album studio, "Emotional Eternal", qui sortira le 29 avril 2022.

Comme pour "Looking Backward", "Personal Message" a été enregistré avec Reine Fiske du groupe de rock suédois Dungen et Fredrik Swahn de la formation indie-rock The Amazing. ‘J'ai joué du violon avec Gustav Esjtes de Dungen et Josefin Runsteen’, explique Melody. Et d’ajouter : ‘Josefin a transcendé la section des cordes vers une autre dimension grâce à sa chaleureuse virtuosité’. Elle poursuit encore : ‘Je pense que la musique s'est révélée si naturellement que nous n'avons pas changé grand-chose au matériel original. L'histoire est inspirée d'un endroit où j'ai vécu au bord de la mer, dans le sud de la France. Quand quelque chose de désagréable arrivait, je me réfugiais près de ma maison sur la presqu'île sous les pins, un sanctuaire naturel où j'envoyais des vœux au rivage, j'étais apaisée par sa beauté. La chanson a cette vibration de bois délavé et de sel, ressemble à un oiseau marin.’

Réalisée par David Corfield (BBC) de 422 South, la vidéo de "Personal Message" capture magnifiquement ‘le sanctuaire naturel’ qui a inspiré Melody. ‘En surface, une forêt peut sembler être une collection d'individus, mais sous terre, ils sont unis’, a déclaré Corfield sur la vidéo. Ajoutant : ‘Une forêt est un système qui s'épanouit grâce au partage’.

Le clip vidéo de "Personal Message" est disponible

 

The Dream Syndicate publiera son nouvel album le 10 juin 2022. Intitulé « Ultraviolet Battle Hymns and True Confessions » on devrait y rencontrer une ambiance krautrock, proche de celle d'Eno, avec un groove rythmique inspiré de Neu et une touche de soleil californien tissée dans leur teinte classique, psychédélique et mélodique.

Le chanteur/compositeur/guitariste Steve Wynn, le batteur Dennis Duck, le bassiste Mark Walton et le guitariste Jason Victor ont accueilli un nouveau membre au sein du line up, en l’occurrence le claviériste Chris Cacavas (Green, On Red, Giant Sand), et a bénéficié, lors des sessions, de la participation de Stephen McCarthy (Long Ryders) à la guitare. Soit deux légendes du Paisley Underground ; sans oublier le concours du saxophoniste/trompettiste Marcus Tenney.

Issu de ce futur opus, « Where I'll Stand » est en écoute

 

En 2021, Low avait gravé un des meilleurs albums de l’année, « Hey what », une œuvre expérimentale nommée aux Grammy Awards.

Le duo de Duluth nous propose son nouveau single, « All night » qui fait l’objet d’un clip kaléidoscopique, et il est disponible

En concert le 4 mai 2022 au Trix d’Anvers

 

lundi, 28 février 2022 17:05

Time Skiffs

 Si les prestations ‘live’ d’Animal Collective demeurent des sujets à controverse, il faut reconnaitre que ses enregistrements studio se distinguent par leur originalité et leur évolution. Et c’est une nouvelle fois le cas pour son 10ème elpee, « Time Skiffs », une œuvre qui brille par la richesse de ses harmonies vocales, ses textures séduisantes, ses mélodies flottantes et la complexité de ses rythmes. En outre, le groupe a multiplié, au cours des dernières années, des tas d’expérimentations et développé des projets audiovisuels. Si cet opus en revient à une forme plus pop, malgré le recours à une armée de synthés, il n’est pas pour autant dénué d’impulsions improvisatrices. On a même droit à de la lap steel sur « Dragon slayer ». Et même des tas d’instruments plus conventionnels comme des grattes (basse y compris), des drums, du xylophone (sur l’hommage à Scott Walker, « Walker », ainsi que « Passer-by ») et du saxophone sur « Royal and desire », un morceau de lounge exotique, sur lequel Deakin pose son baryton, pour la deuxième fois, depuis la naissance du band. Une forme d’exotisme, mais hawaïen, qu’on retrouve également sur l’ensoleillé « Strung with everything », une piste qu’illumine une pedal steel…

lundi, 28 février 2022 16:52

Pompeii

« Pompeii » constitue le sixième elpee de Cate Le Bon, une œuvre pour laquelle, outre le chant, elle se réserve la plupart des instruments (synthés, basse, piano, percus), concédant les drums à Stella Mozgawa et les cuivres à Euan Hinshelwood ainsi qu’à Stephen Black ; sans oublier Samur Khouja à la coproduction. La Galloise y explore des thèmes qui lui tiennent à cœur : la culpabilité religieuse, la famille et la mort, sur un ton poétique, mais également humoristique.

Stereolab, Talk Talk, The Blue Nile, Scritti Politti, la pop urbaine japonaise et même The Monochrome Set, pour la forme sinusoïdale des mélodies, traversent l’esprit du mélomane averti, à l’écoute de cet opus. Le tout est hanté par le falsetto de Cate Le Bon, infiltré par une ligne de basse rampante et circonstanciellement éclaboussé de remous de saxophone ou de clarinette.  

Un album exotique, parfois surréaliste, peut-être dadaïste, mais original, c’est une certitude.

lundi, 28 février 2022 16:51

Chimes at midnight

Suite au décès de son guitariste Robert Burås, le 12 juillet 2007, Madrugada a préféré de se séparer. Le chanteur, Sivert Høyem, s’est alors lancé dans une carrière solo. C’est à l’issue de retrouvailles destinées à célébrer le vingtième anniversaire de la sortie de l’album « Industrial silence », que la formation a décidé de retourner en studio, en engageant non pas un, mais deux sixcordistes, Cato Thomassen et Christer Knutsen. Enfin, la section rythmique constituée du drummer Jon Lauvalan et du bassiste Frode Jacobsen est toujours fidèle au poste.

A première écoute, un constat s’impose : les guitares sont moins tranchantes. Est-ce dû à la production, impeccable, par ailleurs, c’est possible ? Mais c’est surtout la voix de Sivert qui est particulièrement bien mise en exergue. Un baryton de crooner qu’on pourrait nicher quelque part entre celui de feu Leonard Cohen et de Chris Isaak. Encore que parfois, cette voix grimpe un octave au-dessus de son registre, pour devenir carrément limpide. Deux morceaux sont signés Burås, dont « The world cold be falling down », parcouru d’une pedal steel. Une pedal steel qu’on retrouve sur « Empire blues », piste country/blues qui aurait pu figurer au répertoire de Calexixo.

Constitué de ballades, « Chimes at midnight » baigne au sein d’un climat romantique, parfois solennel et même épique. Et certains titres, dont l’irrésistible « Slowly turns the wheel », sont susceptibles de faire craquer le cœur des filles…

Sivert partage un duo masculin/féminin tout au long « Help yourself to me », une plage tramée sur les accords de piano profonds.

Un bémol quand même, la longueur de l’album. Plus d’une heure, c’est un peu trop, même si sous la forme du vinyle, cet opus est double. On regrettera également la présence d’un titre totalement dispensable, le final « Ecstasy », au cours duquel Høyem réalise plutôt un exercice de style avec sa voix…

On espère revoir Madrugada en concert, bientôt…

« Out of the grey » est paru en 1986. L’album a été remasterisé, mais il recèle, en outre, 34 enregistrements inédits : un concert datant de 1985, des démos, dont celles consacrées à cet elpee, des versions alternatives et deux prises ‘live’ immortalisées au célèbre club punk/new wave Scorgie’s, à New York, en juillet 1985. Le plus surprenant procède des reprises de compos signées Alice Cooper, Dolly Parton, Neil Young, Pink Floyd, Slim Harpo, The Cream, War et même The Temptations.

Figure de proue du Paisley Underground, mouvement qui a engendré des groupes comme Green On Red, Rain Parade, True West, The Three O’Clock, et la liste est loin d’être exhaustive, The Dream Syndicate a connu plusieurs vies, entrecoupées par la carrière solo de Steve Wynn (interview à lire ou à relire ici)

Pour votre info, sachez qu’il a existé une autre formation du même nom. Elle a sévi de 1962 à 1966 et de 1969 à 1974, impliquant des légendes comme La Monte Young, John Cale, Jon Hassell, et même Terry Riley !

Pour en revenir à ce box 3 cds, les 34 plages peuvent s’écouter d’une seule traite, sans provoquer la moindre seconde d’ennui ; et vous vous surprendrez peut-être, à fredonner ou à siffloter l’un ou l’autre refrain. Bien sûr, si vous êtes réceptifs à ce type de musique…

Mark Lanegan, l’un des pionniers du mouvement grunge, est mort mardi à l’âge de 57 ans, ce 22 février 2022, chez lui, en Irlande. Connu pour avoir milité chez Screaming Trees et Queens of the Stone Age, il a embrassé une carrière solo, à partir de 1990, au cours de laquelle il a publié une vingtaine d’elpees. Dont certains sont de véritables joyaux ! Mais il a également participé aux sessions d’enregistrement de plus de 200 albums !

Réputé pour sa voix rauque de baryton et ses textes sombres sur la condition humaine, Mark Lanegan a commencé sa carrière musicale dans son État natal de Washington, où il a côtoyé Kurt Cobain (Nirvana). Ils étaient même devenus amis. Les deux chanteurs/compositeurs avaient d’ailleurs fondé, en 1989, The Jury, un projet destiné à rendre hommage au bluesman Leadbelly.

Né en novembre 1964, près de Seattle dans l’Etat de Washington (nord-ouest), aux Etats-Unis, Mark Lanegan a été, au cours de son existence, en proie à de nombreuses addictions. Le musicien n’a jamais fait mystère, dans son autobiographie, de ses dépendances à l’alcool et à l’héroïne et a raconté avoir frôlé la mort en mars 2021 à cause du Covid-19, maladie pour laquelle il avait d’abord cru à une théorie conspirationniste, avant de se raviser et de prôner la vaccination.

Les circonstances de la mort de Mark Lanegan ne sont pas encore connues. Il souffrait cependant de problèmes rénaux.

RIP

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