Les mille destins d’eightycuts

Nouvelle signature du label Teenage Menopause, eightycuts réunit Siam Coudrais à la batterie et Grégoire Léauté Culioli à la guitare et au chant. Le duo publiera son premier long playing, Thousand Fates, le 25 septembre 2026. Inspiré par Solénoïde de Mircea…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Dernier concert - festival

The Cure
Ora Cogan
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Getaway

Depuis que le label Flying Nun n'est plus distribué chez nous (NDR : mais existe-t-il encore ?), les formations néo-zélandaises ont pratiquement disparu du paysage musical. Ce qui est dommage, car cette scène antipodale a donné naissance à des groupes aussi remarquables que les Verlaines, JPS Experience, Bats, Bailter Space, The Clean et j'en passe. Fondé en 1978, séparé en 81 et reformé en 89, The Clean avait d'ailleurs ouvert la voie à la reconnaissance internationale de cette scène. Et s'il jouit encore aujourd'hui d'une aussi flatteuse réputation, c'est parce qu'il est parvenu à changer plusieurs fois de label. Influencé à l'origine par le poscard (Orange Juice, Aztec Camera), le krautrock (Neu, Can), les Go Betweens, New Order, Wire et Television, il est lui-même devenu une référence incontournable pour des ensembles émargeant à la lo fi tels que Pavement, Guided By Voices et Superchunk. Son dernier opus remonte quand même à cinq bonnes années. Et son nouvel album est toujours aussi imprévisible et énigmatique. Parce que plusieurs fragments expérimentaux, psychédéliques, le plus souvent instrumentaux entrecoupent des chansons pop à la crudité mélancolique, ciselée dans une électricité torturée, grésillante, vivace ou des cordes de guitare semi acoustique à l'intensité troublante; le tout imprimé sur un tempo hypnotique procuré par des drums âpres, arides, au gré de mélodies particulièrement contagieuses, mais clean, très clean…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Ten new songs

Après avoir passé six longues années dans un monastère, Léonard Cohen s'est enfin décidé à refaire surface. En sortant bien sûr ce nouvel opus. Une période au cours de laquelle, il n'a pas chômé, puisqu'il a écrit plus de 200 poèmes. Egal à lui même, il nous propose, ma foi, un album fort classique. Simplicité, dépouillement, harmonie, intimisme et quiétude reflètent toujours cette recherche profonde de la vérité. Côté musical, la texture repose sur un tempo hypnotique délicatement découpé dans un folk revisité par le rythm'n blues nightclubbien. Pour enregistrer cet opus, Cohen a reçu, bien évidemment, le concours de ses deux meilleures amies qu'il côtoie depuis plus de vingt ans. En l'occurrence Sharon Robinson, responsable de la musique et des backing vocaux ; et puis Leanne Ungar à la production. A près de septante piges, le poète américain vient de démontrer qu'il avait encore de beaux restes ; et puis rassurera, sans aucun doute, tout ceux et toutes celles qui le considèrent comme une figure de référence de toute la nouvelle génération de songwriters…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Open

Passé le premier fragment, "Open" s'ouvre (!?!?!) littéralement à de nouvelles perspectives sonores. En fait, cette composition, dont les sonorités éthérées sont hantées par le timbre vocal cristallin et plaintif de Margo Timmins, renouent avec la fragilité intimiste des compositions du deuxième opus, " The Trinity session ". Dès " Dragging hooks ", Cowboy Junkies nous entraîne dans un univers totalement différent. Enfin, il nous plonge alternativement au sein de deux univers. Tout d'abord pop. Dans l'esprit de Texas. Mais le Texas de " Mother's heaven ", c'est à dire son meilleur opus. Le ton y est même allègre, et les mélodies presque contagieuses. Ensuite, et le trio canadien y est vraiment comme un poisson dans l'eau, le psychédélisme. Pas un psychédélisme narcoleptique, auquel il nous avait habitué, mais un psychédélisme atmosphérique, légèrement bluesy, à forte coloration ‘west coast’. Pensez à Jefferson Airplane et à Grateful Dead. Pas pour rien qu'en 1991, les Junkies avaient rendu un hommage à la bande du défunt Jerry Garcia, sur " Deadicated ". Et ces quelques titres (NDR : les plus longs !) rougeoient, scintillent, consument leur intensité au contact du feedback des cordes de guitares, pendant que les drums et la basse font des queues d'aronde et que les claviers se liquéfient. Parfois un harmonica traverse l'espace sonore, histoire de préserver le climat ténébreux des compositions. Car la voix de Margo est beaucoup plus claire et affirmée, nonobstant les lyrics toujours aussi lugubres, désespérés et torturés. Une excellente surprise !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Wake up and smell the coffee

Si j'avais dû rédiger cette chronique, à l'issue de la première écoute de cet elpee, je dois avouer qu'elle aurait été largement négative. J'ai donc pris la peine de réécouter cette plaque, afin d'étayer la critique. Depuis, mon avis est un peu plus mitigé. En fait sur les 13 fragments qui composent l'opus, six sont franchement dispensables, lorsqu'ils ne sont pas soporifiques. Mais le reste ne manque finalement pas d'allure. Depuis la délicate ballade " Never grow old " au postcard (Smiths ?) " Do you know ", en passant par le single vivifiant et hymnique " Analyse ", le syncopé " Time is ticking out ", le classique " This is the day ", le titre maître, dont la mélodie onctueuse est littéralement dynamisée par les riffs de guitare bringuebalants dispensés par Noël Hogan ainsi que l'allègre et contagieux " I really hope ". Des chansons sur lesquelles la voix haut perchée de Dolores O'Riordan atteint toute son amplitude. Sur l'édition limitée de ce " Wake up and smell the coffee " figure une version " live " de Salvation ", accordée à Paris ; et puis une très jolie cover d' " In the ghetto " de Presley, rehaussée par la présence d'une slide guitar, question du lui conserver un parfum country. Un elpee qui a bénéficié, en outre, du concours de Stephen Street (Smiths, Morrissey, Blur), à la production.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Greatest hits

"Boys don't cry", "A forest", "Let's go to bed", "The lovecats", "Close to me", "Lovesong", "Friday I'm in love" et les autres tubes inévitables figurent sur cette compile. Dix huit en tout ! Une aubaine pour toutes celles et tout ceux qui ne connaissent la bande à Robert Smith qu'à travers ces hits. Et qui voudraient se les procurer. Mais aucune utilité pour tout fan qui possède la discographie intégrale de Cure. Enfin, et surtout, une belle opération de marketing pour toute la chaîne de production du label…. Cependant, une édition limitée de ce " Greatest hits " propose, sur un deuxième CD, tous ces tubes en version acoustique. Et c'est ici que se situe l'intérêt de ce double CD. Car le Cure atteint une toute autre dimension sous cette formule. Souvenez-vous de leur prestation accordée dans le cadre de la célèbre et défunte émission TV ‘Unplugged’, sur MTV. Une dimension encore plus poignante, plus émotionnelle, proche de leurs débuts, que la plupart des médias ne les estimaient plus capables de manifester. Surtout depuis que la formation éprouve de plus en plus de mal à se renouveler. Et ce ne sont pas les fans de la première heure qui me contrediront…

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Youth is wasted on the young

Le premier album de ce quatuor suédois était sorti en 1998 ; mais il vient seulement de bénéficier d'une distribution officielle en Belgique. Un disque dont la plupart des compositions sont hantées à la fois par la britpop d'Oasis (NDR : surtout son premier opus) et le garage d'Inspiral Carpets. Oasis tout d'abord. A cause du timbre vocal de César Vidal. Aussi miaulant que celui de Liam Gallagher. Et puis des sonorités dispensées par la six cordes. Electriques, vibrato, elles semblent sortir directement du manche de Paul ‘Bonehead’ Arthurs. La mélodie de " My abduction love ", semble même avoir été calquée sur celle de " Supersonic ". Inspiral Carpets ensuite. Dès que le farfisa entre en lice. Et aussi paradoxalement que cela puisse paraître, ce clavier n'est pas joué par un membre du groupe, mais par David Nyström. Un musicien de studio particulièrement apprécié sur la scène scandinave ; et qui marque véritablement de son empreinte l'ensemble de l'opus. Une empreinte psychédélique, revivaliste, dont le doigté est aussi savoureux et rafraîchissant que celui de Clint Boon. Autre invité de marque : Klas Ahlund. Un personnage qui avait apporté son concours à l'album " Desireless " d'Eagle Eye Cherry. Non content d'avoir produit l'elpee, il assure également la quasi-totalité des parties de guitare acoustique. Avec beaucoup de subtilité, il faut le reconnaître. Deux fragments épousent cependant un profil plus punk. En l'occurrence " Anything you want " et " She' a planet ". Et puis un seul une perspective gothique. L'intro "Sort it out". Un morceau qui libère un groove digne de Sisters Of Mercy. Excellent !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Cherry kicks

Si le premier opus de cet ensemble suédois était inspiré à la fois par la britpop d'Oasis et le garage d'Inspiral Carpets, il faut reconnaître que chez ce " Cherry kicks ", les influences semblent avoir été totalement digérées. Tout d'abord, David Nyström qui nappait la plupart des mélodies de son farfisa, n'intervient plus que sur deux fragments. En fait, il a cédé le relais au nouveau drummer, Nino Keller, qui en fait une utilisation moins envahissante, lorsqu'il ne rend pas les sonorités plus synthétiques. Ensuite, le chant de Cesar Vidal s'est presque débarrassé de ses inflexions ‘miaulantes’, ‘liamgallagheresques’. Enfin, à l'instar, des claviers, les guitares se fondent mieux dans l'ensemble. Résultat des courses, le garage pop de Caesars Palace a pris une forme fort proche de celle de 22 Pisterpirkko, mais en plus dynamique et en plus contagieux. D'ailleurs on pourrait facilement siffloter les douze chansons de cet elpee, le matin, sous la douche…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Comfort eagle

Qu'est ce qui ressemble plus à un album de Cake, qu'un autre album de Cake? Un nouvel album de Cake, pardi ! Il est vrai que, nonobstant le départ du guitariste Greg Brown, la musique de la bande à John Mc Crea n'a guère évolué en quatre opus. Seule différence, mais elle est significative, " Fashion nugget ", le deuxième, recelait quand même des hits de la trempe de " Perhaps, perhaps, perhaps ", " Frank Sinatra " ou encore la cover du standard intemporel, immortalisé par Gloria Gaynor, " I will survive ". A l'écoute de " Comfort eagle ", vous n'aurez donc ni de mauvaise, ni de bonne surprise. Il y a bien ça et là quelques accès de moog weezerien, mais sur les onze fragments que recèle cet opus, dix agrègent le plus naturellement du monde folk, country, hip hop, salsa, jazz, rock, pop et funk, dans un contexte latino. Seul " Short skirt/Long jacket ", pastiche humoristique du " Vicious " de Lou Reed, s'autorise une aventure dans le reggae/punk. Heureusement, la pâte sonore de ce Cake est légère et se digère facilement. Mais il serait peut être temps que le combo de Sacramento, pense à renouveler ses condiments…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Our favourite place

Ce trio allemand, munichois pour être plus précis, pratique une pop sucrée, insouciante, allègre, légèrement jazzyfiante, née de la combinaison d'instruments digitaux et analogues. Un style que pratiquait, début des eighties, des groupes tels qu'Everything But The Girl ou encore Week End ; et que tente de remettre au goût du jour, mais à sa manière, Pizzicato Five. Cakeheads y ajoute une touche de funk, de soul, et de bossa nova, histoire de se forger un style un peu plus personnel. Coïncidence, la vocaliste de Cakeheads répond au doux nom de Mariko Okuyama. Et lorsqu'elle chante, elle me fait inévitablement penser à Maki Nomiya. Parce que les vocaux sont la plupart du temps assurés par Axel Koch (NDR : il est également le leader du groupe et le mari de Mariko). Et il possède une superbe voix, très ample, dont le timbre est capable de passer du baryton profond (Matt Johnson) au glamoureux clair et précieux (Neil Hannon). Un album fort agréable, mais qui risque fort de ne pas laisser un souvenir impérissable…

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Roomsound

Au sein de Califone, on retrouve Tim Rutili, le chanteur/compositeur du défunt Red Red Meat, une formation qui avait concocté un superbe album en 1995, " Bunny gets paid ". " Roomsound " constitue le premier opus de sa nouvelle formation. Et l'atmosphère qui y règne n'est pas à la joie. D'abord à cause des lyrics. Teintés de désespoir et de solitude, ils sont chantés par Tim d'une voix déchirante, dont le timbre campe un hybride entre celui de Mark Lanegan, de Kurt Cobain et de Kevin Weatherill (Immaculate Fools). De la musique ensuite. Fruit d'un mélange de rock, de country et de blues, elle évolue sur un tempo plutôt lent, opérant des méandres entre les mélodies sinistres. Une musique qui repose sur une instrumentation minimaliste : guitare acoustique et électrique, slide et percussions clairsemées reçoivent épisodiquement le concours d'un piano, d'un banjo, d'un harmonica, d'un violon et de quelques bruitages électroniques. Un disque plutôt bien fichu qui me rappelle parfois " If I could only remember my name " de David Crosby, mais sans les harmonies vocales…