Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Bernard Dagnies

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samedi, 31 décembre 2005 01:00

Cripple crow

Le quatrième album de Devendra Banhart propose la bagatelle de 22 titres en près de 75 minutes. Un disque pour lequel il n’a plus fait appel à Michael Gira à la production, mais à Noah Georgeson (Joanna Newsom) et surtout Thom Monahan (Pernice Brothers). Une oeuvre pour laquelle il a également reçu le concours de son groupe de tournée, les Hairy Fairy, mais également d’Andy Cabic (Vetiver), un pote du lycée. Lorsqu’on observe la pochette, on ne peut s’empêcher de penser à « Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band » des Beatles. Un véritable clin d’œil qu’il traduit d’ailleurs à travers quelques chansons rendant hommage aux Fab Four. Et je pense tout particulièrement à l’hymne ‘lennonesque’ et antimilitariste « Heard somebody say », à l’exotique (George Harrison ?) « Lazy butterfly », impliquant tabla, sitar et tout le saint tremblement. Et bien sûr à la compo « The Beatles », nonobstant la seconde partie de la plage chantée dans la langue de Cervantès. Une langue qu’il utilise d’ailleurs sur plusieurs morceaux de cet opus, rappelant que l’intéressé a vécu une bonne partie de sa jeunesse au Venezuela. Et qu’il admire toujours autant Caetano Veloso auquel il emprunte, pour la circonstance, quelques accents bossa nova. En outre, il se réserve une cover de la « Luna de Margarita » de Simon Diaz. L’enfance est une période de sa vie qu’il voudrait éternelle. Ce qui explique sans doute la présence d’une chanson comme « I feel just like a child » (NDR : rien à voir avec le « Sometimes I feel like a motherless child », un standard gospel revisité par Richie Havens lors d’un célèbre festival en 1969. Quoique.) qu’il interprète sur un ton hypnotique, réminiscent de Lou Reed. Près d’un tiers des morceaux de cet elpee trahissent cet état d’esprit. Même le titre maître est une expression lyrique. Musicalement, Devendra pratique une sorte de folk très subtilement teinté de psychédélisme. Un peu dans l’esprit de Lovin’ Spoonful, mais en moins blues et davantage sous influence (…) Mais ce qui fait le charme de sa musique, c’est sa voix. Légèrement chevrotante, elle campe une sorte d’hybride entre Jeff Buckley et Cat Stevens. Et son sens mélodique particulièrement contagieux. Le plus amusant dans cette histoire, c’est que notre gaillard et ses acolytes semblent bien décidés à vouloir faire revivre la flower power. Cheveux longs, barbes, tuniques indiennes, vie en communauté, etc. (NDR : qui a dit amour libre ?). Un sujet qui mériterait un autre débat. Encore faudrait-il que le Devendra en question veuille bien s’expliquer (NDR : à moins qu’il n’ait rien à dire). Précisant, par exemple, la raison pour laquelle il a enregistré ce « Cripple Crow » aux studios Bearsville de Woodstock. Ou encore. J’entends déjà des babas cool entonner le ‘rain chant’.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Sincerely, Black Lipstick

Auteur d’un premier album fort intéressant en 2003 (« Converted themes »), Black Lipstick nous revient avec un nouvel opus. Toujours aussi hantée par le Velvet Underground, leur musique semble aujourd’hui avoir été infectée par les Stones, le Clean et Pavement. Les Stones circa « Exile on main street », à cause de la sonorité un peu crade, produite par les guitares tour à tour, écorchées, sales, malsaines et tumultueuses. Clean ensuite. Parce que les mélodies tendres mais énigmatiques, spontanées et vibrantes, épanchent une mélancolie stimulante. Pavement enfin. Quand l’apparente anarchie se mue en véritable tourbillon hypnotique. Ajoutez y le timbre vocal lymphatique, monocorde, un peu limite de Philip Neimeyer (parfois soutenu par le backing vocal féminin de la drummeuse, Elisabeth Notthingham), dont le timbre peut rappeler Tom Verlaine voire David Byrne, et vous aurez une petite idée du climat sonore développé tout au long de cet elpee. Une belle affaire revivaliste, donc… Ben non, puisque comme je l’avais souligné sur le précédent elpee, B.L. possède l'art de mettre en valeur le détail sophistiqué qui le rend à la fois si attachant et contemporain. Et je n’ai pas changé d’avis.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Broken Social Scene

Séduit par leur dernier opus (« You forgot it in people »), paru en 2004, et surtout fasciné par leur prestation scénique accordé en juin denier au Botanique de Bruxelles, j’attendais impatiemment la sortie du nouvel album de Broken Social Scene. Un disque éponyme pour lequel ils ont encore enrichi leur line up. 17 musiciens ont ainsi participé à l’enregistrement de cet elpee. Qui m’a franchement déçu. En fait, le groupe (et surtout le producteur David Newfeld) semble avoir perdu la formule magique qui lui permettait de trouver le parfait équilibre entre arrangements et instrumentation. Parfois on n’est même plus très loin de la cacophonie. Newfeld n’est sans doute pas le seul responsable ; puisque Brendan Canning et Kevin Drew, les têtes pensantes du collectif canadien, ont participé activement à la mise en forme. Et pourtant sur la plupart des compos de cette plaque, la recette est presque identique : une pop orchestrale qui oscille du folk au post rock. Et raffinée par les vocaux limpides de Kevin ou de Brendan que vient soutenir régulièrement Leslie Feist. Le rapper KOS apporte même ses rimes crépusculaires sur le single « Windsurfing nation » (NDR : qui aurait dû être le titre de l’elpee). Il y a bien l’une ou l’autre compo mid tempo, vaporeuse, réminiscente du krautrock de Can (le faussement idyllique « Major label debut » et l’atmosphérique « Bandwithch »). Ou encore les 10 minutes du final « It’s all gonna break », dont le début campe une mélodie qui aurait pu relever du répertoire de Nada Surf. Et qui s’achève dans un semi psychédélisme, semi krautrock de très bonne facture. Mais le reste ressemble à une immense jam au sein de laquelle tout le monde essaie de tirer son épingle du jeu. En n’y parvenant que trop rarement. Une solution ? Refiler les bandes à un producteur externe. Et le résultat risque d’être d’une toute autre trempe…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Day after day

Destin tragique pour cette formation liverpuldienne qui, fin des sixties, avait été prise sous l’aile protectrice (?!?!?) des Beatles. Surtout Paul Mac Cartney et George Harrison. Encore qu’en 71, Badfinger avait participé à la confection de l’album « Imagine » de John Lennon. Responsable d’une musique très proche des Beatles (NDR : vous vous en doutez !), il a commis toute une série de hit singles parmi lesquels on retiendra surtout « Day after day », « Come and get it » (NDR : une compo de Paulo !), « No matter what » et surtout « Without you », une chanson dont Nilsson fera un hit planétaire. Signé par Apple, le groupe va malheureusement être victime de la banqueroute du célèbre label à la pomme. Ce sera le début de la fin. Pourtant, Warner leur permet de commettre un magnifique opus éponyme. En 1974. Un petit chef d’œuvre sur lequel figure « I miss you », « She’s leaving home », « Song for a lost friend » ou encore « Lonely you ». Malheureusement, à l’issue de l’enregistrement de l’elpee suivant, leur manager détourne l’avance consentie par le major. Et la compagnie décide de poursuivre l’escroc en justice ; tout en retirant le disque de la vente. Le groupe tente pourtant de survivre et essaie de s’en sortir en retournant en studio pour concocter un nouvel opus. Mais le vent a tourné et le succès se fait attendre. Déprimé, et se sachant au bord du gouffre financier, Pete Ham se pend en avril 75. Et le drame n’est pas encore à son épilogue, car en 1978, Joey Molland convainc Tom Evans de remonter le combo. Nonobstant un contrat décroché chez Elektra, le succès n’est toujours pas au rendez-vous. Aussi, en 1983, englué dans les difficultés financières, Evans imite le geste désespéré de Pete. Molland tentera bien de relancer l’aventure Badfinger, publiant même deux elpees (« After the pearl » en 85 et « Timeless » en 1989 »), sous un nouveau line up ; mais son projet ne fera pas long feu. Immortalisé ‘live’ en 1974 à l’Agora de Cleveland, cet opus réunit le quatuor originel alors au sommet de son art. Et après avoir écouté les 10 compos réunies sur ce morceau de plastique on comprend mieux pourquoi Badfinger est considéré depuis comme un groupe/référence en matière de powerpop…
jeudi, 18 décembre 2008 12:38

Un Boxset pour les Kinks

Ce 8 décembre est paru un boxset des "Kinks" "Picture Book". Compilé par Ray Davies il recèle des raretés, des versions live et bien sûr les versions originales d'un monument de la pop anglaise. « Picture Book » contient une centaine de  titres dont 1/3 d'inédits et d'inédits en cd.

(d'après communiqué de presse) 

 

 

 

samedi, 31 décembre 2005 01:00

16 HP – Dvd

Le 16 Horsepower vient donc de splitter. Pas de querelle. Simplement des différents philosophiques et spirituels. Et puis la formation se sentait probablement à court d’inspiration. D’ailleurs, les musiciens vont encore travailler ensemble. Et notamment à travers leurs différents projets : Lilium, Woven Hand, etc. Coïncidence, mais un double DVD consacré à leur carrière vient de sortir. Il réunit toutes les vidéos du groupe, quelques prestations ‘live’, des documentaires, des séances de répétition. Et même des interviews. Pas très intéressantes, il faut le reconnaître. Heureusement le reste est à la hauteur du sujet. Et en particulier le clip de « Black soul choir » réalisé par les frères Quay, les covers de Joy Division (« Heart and soul » et « Twenty-four hours ») enregistrés respectivement en public et lors d’une répète. Et deux prestations en solo de Woven Hand, le projet de David Eugène Edwards…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

New day

Auteur d’un premier elpee fort intéressant l’an dernier (« Acquired taste »), cette formation nous revient avec un deuxième opus. Un disque pour lequel Absynthe Minded a reçu le concours de l’ex TC Matic, Jean-Marie Aerts, à la production. 16 plages qui oscillent essentiellement du jazz à la pop, en passant par le blues, et le ragtime. Essentiellement, parce qu’elles se chargent constamment de nuances. « Mary’s hotel », le titre d’ouverture porte ainsi les stigmates prog du Vandergraaf Generator de l’époque Graham Smith. A cause du violon de Renaud Ghilbert, bien sûr. Un violon qui donne pourtant, le plus souvent, une coloration tsigane, baroque (dEUS ?) ou jazzyfiante (Django Reinhart). Il flirte même avec le swing sur « Clock is ticking », un morceau cabaret réminiscent de Paolo Conte. L’orgue hammond domine le premier single « To the boredom dying slowly », un titre ténébreux, rythm’n blues dans l’esprit des Animals, nonobstant les accès de guitare psyché. Un clavier toujours très présent sur le latino « Singalong song », dont le climat fiévreux aurait pu naître d’une rencontre entre les Doors et Santana, mais sans la guitare. Etonnant ! « One way or another » opère une rencontre entre le funk et le tango alors que « My heroics, part one » adopte un ton ‘emo’. Et puis, il ne faut pas oublier Bert Ostyn. Le leader. Le chanteur aussi. Il possède une très belle voix, dont le timbre mélancolique, chaleureux, évoque très souvent un certain Mark Olivier Everett (Eels).
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Worlds apart

Le 4ème opus (NDR : paru en 2003, « The Secret of Elena's Tomb » ne recelait que cinq titres !) de AYKUBTTOD a été complètement descendu en flammes par une large frange de la presse spécialisée. En fait, ce sont surtout les arrangements qui sont visés. Trop sophistiqués, symphoniques, lisses ou luxuriants, ils dénatureraient la nature même des compos de la formation texane. On leur a même reproché de ressusciter la démesure et la grandiloquence d’un certain esprit prog. Celui de Supertramp, du Floyd voire de Supertramp. Evidemment, pour un groupe considéré à l’origine comme punk et supposé reprendre une partie de la succession de Sonic Youth, c’est plutôt mal perçu. Aussi, comment ne pas comprendre la frustration des fans de la première heure ? D’autant plus que la fureur, la vindicte et l’énergie primaire ont été filtrées à travers une certaine forme d’élégance et de délicatesse. Pourtant, l’intensité dramatique est toujours bien présente ; mais présentée sous cette forme, elle risque de pousser le groupe dans l’univers formaté de la FM…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

De jour comme de nuit

Nonobstant l’instabilité du line up, Aston Villa vient de commettre son cinquième album studio. Une chose est sûre, Fred Franchiti, le chanteur/lyriciste, est toujours au poste. Pour enregistrer « De jour comme de nuit », la formation parisienne a reçu le concours de Dan Presley (Cali, Breeders, Faith No More, Black Rebel Motorcycle Club) à la mise en forme. Un disque beaucoup plus électrique que le précédent, « Strange », paru en 2002. Métallique même ! A l’instar d’« A vendre », qui aurait pu relever du répertoire de Noir Désir. De l’hymnique et contagieux « Regarde moi », plage qui libère une puissance phénoménale. Du ‘grungey « Coming out ». Et puis surtout du titre d’entrée, « Rock music », que Fred chante tantôt dans la langue de Shakespeare, tantôt dans celle de Molière. Une sorte de cri du cœur qui ne trompe pas : « I wanna play rock music !’ Si les textes des chansons jouent encore avec les mots, ils semblent beaucoup plus sombres. On a même parfois l’impression qu’un sentiment profond de désillusion hante aujourd’hui l’auteur. L’opus recèle inévitablement quelques surprises. Tout d’abord le titre maître. Un morceau étrange, qui aurait pu naître de la rencontre entre Propaganda (l’électro disco) et Kat Onoma (la voix d’outre-tombe). L’‘enniomorriconesque’ « Soldier », ensuite. Le douloureux « Ma blonde », histoire d’une rupture. Un excellent « Champagne » que balaie des cordes de guitare vaporeuses, claires, pétillantes ( ?!?!?) au cours duquel Fred emprunte les inflexions de Charlélie Couture. Des sonorités de guitare qu’on retrouve en bonus track, un instrumental réminiscent de Sad Lovers & Giants. Mais la compo la plus attachante demeure « Un million de lézards », la chanson finalement plus la classique d’Aston Villa, sur laquelle Fred peut exprimer toute sa verve lyrique…
mardi, 16 décembre 2008 01:00

Upbeat love

Threatmantics est un drôle de trio. Il y a bien un guitariste, répondant au nom de Ceri Mitchell (NDR : il est issu du Hertfordshire); mais surtout deux frères : Heddwyn et Huwe Davies (NDR : ils sont nés à Cardiff (au Pays de Galles), respectivement chanteur/violoniste (un alto !) et drummer/claviériste. Et ce line up insolite propose une musique qui ne l’est pas moins. Hormis, sur le morceau final, « Lonely heart », une ballade sentimentale, qui aurait pu relever du répertoire de Lambchop, le tempo oscille régulièrement entre post punk aride et tranchant, blues viscéral et hypnotique, folklore gaélique ou amérindien (« NDR : sur James Lemain », on a presque envie d’entamer la danse du scalp). Encore qu’à l’instar du prog, une même compo est capable de varier plusieurs fois de style. « High waister » notamment. Une plage à la fois complexe, sinistre, mélancolique et séduisante, dont les harmonies vocales se muent presque en chœurs. Et si les riffs de guitare sont tour à tour puissants, sismiques, malsains, éraflés, distordus ou rampants, c’est l’alto qui apporte la coloration originale à leur solution sonore. Tantôt grinçants, rageurs, mélodiques ou aventureux, ses accès font constamment la différence. Quelques traces de basse circulaire et de claviers subtils enrichissent cette solution sonore balayée par le timbre vocal fragile d’Heddwyn, qui chante des textes à la fois sombres, intelligents, cyniques ou sarcastiques, lorsqu’il ne les déclame pas en gallois (« Don’t care »). Bref un remarquable premier opus pour cette formation dont la musique aurait pu naître d’une hypothétique rencontre entre The Fall, Mekons, Birthday Party, Dirty Three, les Pogues, Super Furry Animals et O’Death. Enfin ce n’est qu’une hypothèse qu’il serait judicieux de vérifier sur les planches…