Destin tragique pour cette formation liverpuldienne qui, fin des sixties, avait été prise sous l’aile protectrice (?!?!?) des Beatles. Surtout Paul Mac Cartney et George Harrison. Encore qu’en 71, Badfinger avait participé à la confection de l’album « Imagine » de John Lennon. Responsable d’une musique très proche des Beatles (NDR : vous vous en doutez !), il a commis toute une série de hit singles parmi lesquels on retiendra surtout « Day after day », « Come and get it » (NDR : une compo de Paulo !), « No matter what » et surtout « Without you », une chanson dont Nilsson fera un hit planétaire. Signé par Apple, le groupe va malheureusement être victime de la banqueroute du célèbre label à la pomme. Ce sera le début de la fin. Pourtant, Warner leur permet de commettre un magnifique opus éponyme. En 1974. Un petit chef d’œuvre sur lequel figure « I miss you », « She’s leaving home », « Song for a lost friend » ou encore « Lonely you ». Malheureusement, à l’issue de l’enregistrement de l’elpee suivant, leur manager détourne l’avance consentie par le major. Et la compagnie décide de poursuivre l’escroc en justice ; tout en retirant le disque de la vente. Le groupe tente pourtant de survivre et essaie de s’en sortir en retournant en studio pour concocter un nouvel opus. Mais le vent a tourné et le succès se fait attendre. Déprimé, et se sachant au bord du gouffre financier, Pete Ham se pend en avril 75. Et le drame n’est pas encore à son épilogue, car en 1978, Joey Molland convainc Tom Evans de remonter le combo. Nonobstant un contrat décroché chez Elektra, le succès n’est toujours pas au rendez-vous. Aussi, en 1983, englué dans les difficultés financières, Evans imite le geste désespéré de Pete. Molland tentera bien de relancer l’aventure Badfinger, publiant même deux elpees (« After the pearl » en 85 et « Timeless » en 1989 »), sous un nouveau line up ; mais son projet ne fera pas long feu. Immortalisé ‘live’ en 1974 à l’Agora de Cleveland, cet opus réunit le quatuor originel alors au sommet de son art. Et après avoir écouté les 10 compos réunies sur ce morceau de plastique on comprend mieux pourquoi Badfinger est considéré depuis comme un groupe/référence en matière de powerpop…