Selon Suecide High, le chaos a son charme

Suecide High marque le retour au rock frontal de Renaud Mayeur, auteur-compositeur, guitariste et chanteur belge passé par Hulk, La Muerte et Triggerfinger. Pendant plus de deux décennies, il a écrit, enregistré et tourné au sein de formations qui ont laissé…

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Bernard Dagnies

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jeudi, 07 juillet 2022 10:34

Aboogi

D’origine touareg, Imarhan est un une formation algérienne qui, à l’instar de Tinarriwen, puise son inspiration dans la musique traditionnelle berbère, le rock et le blues, un style baptisé par les médias de blues du désert.

« Aboogi » constitue son troisième elpee. Son titre fait référence aux premières structures semi-permanentes construites par leurs ancêtres, lors de l’implantation de colonies et de villages, mais c’est également celui que les musicos ont choisi pour leur studio qu’ils ont construit à Tamanrasset, au sud de l’Algérie.

Lors des sessions, le groupe a reçu le concours de quelques invités. Tout d’abord la chanteuse soudanaise Sulafa Elyas sur « Taghadart », qui se charge des couplets. Puis Geoff Rhys (Super Fury Animals) qui chante en gallois sur « Adar newlan », une plage au cours de laquelle s’invite une guitare flamenco, et enfin, Abdamah Ag Alhousseyni de Tinariwen et le poète Mohamed Ag Itale, mieux connu sous le pseudo Japonais, sur « Tindjatan ». Sans oublier la communauté locale pour assurer les chœurs et les percus. Et notamment tout au long de « Assossam », une compo qui dépeint les frustrations du peuple touareg face à l’omnipotence du pouvoir central.

Si « Temet » s’autorise quelques accords de gratte psychédéliques, on retrouve ici chez Imarhan ce groove irrésistiblement communicatif et lancinant, même si le disque recèle l’une ou l’autre plage plus mélancolique voire contemplative…

jeudi, 07 juillet 2022 10:31

Sympathy for life

« Sympathy for life » (un clin d’œil adressé aux Stones ?), le sixième long playing de Parquet Courts, a été enregistré dans les Catskill Mountains, sis au nord de l’Etat de New York, sous la houlette de John Parish et de Rodaidh McDonald (The XX, Hot Chip, David Byrne).

Au cours des mois précédant les sessions, les leaders du band, Austin Brown et Andrew Savage, se sont intéressés à la musique de danse, et tout particulièrement la techno, la house et le funk. Une recherche qui inévitablement a influé sur les compos du nouvel opus, mais dans l’esprit du « Screamadelica » de Primal Scream et du label DFA (Black Dice, Hot Chip, LCD Soundsystem, Liquid Liquid). Et dans ce contexte, les deux comparses sont passés par la case drogue acide…

L’opus recèle quand même des morceaux plus conventionnels. A l’instar de « Just shadows », dont le tempo lorgne vers Pavement, du garage punk corrosif « Homo sapien », réminiscent du « Fun house » des Stooges ou du venimeux « Black widow spider ».

Evoquant la mort de George Floyd et la montée du mouvement ‘Black live matter’, « Marathon of anger » est sculpté dans l’électro/funk alors que le chanteur emprunte les inflexions vocales de feu Andy Gill, le chanteur de Gang of Four.

« Plant life » constitue certainement la plage la plus curieuse. Imprimée sur un rythme latino, elle laisse la voix de Brown s’égarer, mais aussi s’infiltrer de l’orgue manzarekien alors que le climat rappelle plutôt « Oye com oba » de Santana, sans la guitare. Un orgue vintage qui rogne carrément « Zoom out », autre piste funk. Tout comme « Sympathy for life », mais l’orgue est ici remplacé par le piano électrique. Ou encore « Trullo », un morceau qui aurait pu figurer au répertoire de Tom Tom Club, voire de Talking Heads.

Deux titres s‘écartent quand même du climat général ; tout d’abord le krautrock « Application / Apparatus » et puis en final, « Pulcinella », une ballade bluesy de 7 bonnes minutes…

jeudi, 07 juillet 2022 10:27

Life is yours

Si Arcade Fire s’est englué dans le disco (NDR : son dernier elpee, « We », le confirme), Foals a décidé de se frotter au funk et à l’afro-beat. D’ailleurs, il a fallu se pincer deux fois plutôt qu’une avant d’admettre qu’il s’agissait du même groupe. Parce que les synthés ont pris une place de plus en plus importante. Tout comme les lignes de basse. On retrouve, heureusement, la voix haut-perchée de Yannis Philippakis. Et puis, quand même, des riffs de gratte, mais le plus souvent dispensés à la manière d’un Nile Rodgers.

Les compos sont donc particulièrement dansantes. Qu’elles soient découpées dans la new wave synthétique (« Under the radar »), émargent au punk funk (« 2001 »), libèrent un groove rafraîchissant à la LCD Soundsystem (« The sound »), s’inspirent des rythmes de l’Afrique de l’Ouest, dans un contexte plus expérimental, un peu comme lors d’une rencontre hypothétique entre Talking Heads et Animal Collective (« Flutter ») ou réveillent en notre fors intérieur le souvenir de Prince (« Looking high »), à moins que ce ne soit celui de Michael Jackson… Et ce ne sont pas les morceaux d’ouverture (le titre maître et ses synthés staccato) ainsi que le final « Wild green » dont les accents électro sont très prononcés, qui risquent de modifier l’impression générale. D’autant plus que la production est soignée aux petits oignons. Pas la tasse de thé de votre serviteur, mais dans le style, il faut admettre que les morceaux seront irrésistibles sur le dancefloor…

jeudi, 07 juillet 2022 10:22

Away

A l’origine, Follow Me Not était le projet solo de Nicolas Guerroué. C’est en mars 2016 que Mik Chevalier a débarqué, pour s’y consacrer à la basse. « Away » constitue déjà le huitième long playing de FMN, dont la musique est manifestement influencée par la new et la cold wave.

Et tout au long de cet opus, le spectre de The Cure plane. Tout d’abord à cause des inflexions vocales de Nicolas, plutôt proches de celles de Robert Smith, quand elles deviennent gémissantes, sans en avoir le timbre. Puis de la ligne de basse qui semble parfois marcher sur les traces de Simon Gallup. Tintinnabulantes (« Everytime »), luxuriantes (le très new wave « We don’t know »), limpides ou cristallines et même légèrement surf (« Glasgow smile »), les sonorités de la guitare apportent de la fraîcheur à l’expression sonore.

Bien sûr, l’impression générale n’exclut pas les nuances. Ainsi, caractérisé par son tempo offensif « Fire » libère un fameux groove. Et puis, le duo nous réserve des pistes plus pop (« Far away », « Waterfall »), une carrément atmosphérique (« In my dream I smile ») et en final, une compo plus élaborée qui aurait pu figurer au répertoire de Mud Flow (« Things we lost »)

jeudi, 07 juillet 2022 10:19

Taking Off

Fondé par l’auteur-compositeur et chanteur Thomas Skilton, The Rapports est une formation britannique. Un quartet issu de Brighton dont ce premier album a été enregistré des deux côtés de la Manche. Soit au 4A Sound Factory, en Normandie et au Brighton’s Retreat Studio, en Angleterre.

Si on ne peut qualifier la musique de The Rapports de pub rock, une chose est sûre, elle sent la bière consommée dans les ‘british’ pubs. De préférence tiède et sans faux col.

Si la formation reconnaît pour influence majeure l’indie pop britannique des 90’s et des années 2000, sa musique est sculptée dans un rock plutôt basique. De rares envolées de guitares, un tempo bien marqué et des morceaux qui s’arrêtent net, sans le moindre scrupule. Un peu comme chez Maxïmo Park. Mais ce qui singularise la solution sonore, c’est la voix de Thomas. Particulièrement versatile, on a parfois l’impression qu’elle n’est pas en phase avec la musique ; et ce n’est qu’au bout de quelques écoutes qu’on finit par s’habituer à ce contraste.

L’elpee recèle cependant une plage tramée sur le rythme de la valse (« Birdcage ») et un morceau plus soul, abordé dans l’esprit d’un Paul Weller et plus précisément de son Style Council.

Typiquement british !

Jeudi 3 novembre 2022 – Maksim – Trix, Anvers

Lundi 7 novembre 2022 – Courtney Barnett – De Roma, Anvers

Jeudi 8 décembre 2022 – Volbeat + Skindred + Bad Wolves – Sportpaleis, Anvers

http://www.livenation.be

 

samedi, 25 juin 2022 19:10

Le dernier culte de Gorillaz…

Une nouvelle aube se profile pur Gorillaz. Murdoc, Noodle, Russel et 2D sont de retour avec leur nouveau single "Cracker Island", qu'ils ont interprété en live à Werchter Boutique dimanche dernier. Gorillaz a collaboré sur ce morceau avec le bassiste Thundercat. C'est Greg Kurstin qui s’est chargé de la mise en forme.

Le plus grand groupe virtuel du monde a déménagé à Silverlake, en Californie. Là-bas, il s'avère que le seul moyen de trouver un sens à la vie est de rejoindre ‘Le dernier culte’ dont Murdoc est le chef ultime.

Pour rejoindre ‘The last cult’, c’est ici

Pour écouter « Cracker Island », c’est là

 

 

samedi, 25 juin 2022 19:08

Alice Cooper en direct de l'Astroturf

En octobre 2015, soit plus de 40 ans après la formation d’Alice Cooper, le propriétaire de magasin de disques et super fan Chris Penn a convaincu le line-up original du band de se réunir pour une performance très spéciale à Good Records, son magasin de disques à Dallas, au Texas.

Alice Cooper (chant), Michael Bruce (guitare), Dennis Dunaway (basse) et Neal Smith (batterie) ont été rejoints sur scène par le guitariste actuel d'Alice, Ryan Roxie (remplaçant de feu Glen Buxton). Le public s'attendait à assister au spectacle de Dennis Dunaway, ‘Snakes ! Guillotines ! Electric Chairs !’ ... mais il a assisté à un véritable événement.

En fait, lors de spectacle de retrouvailles, le groupe a interprété des classiques intemporels tels que "No More Mr. Nice Guy", "I'm Eighteen" et "School's Out". Cet événement figurera sur "Live From The Astroturf », un elpee qui paraîtra ce 30 septembre 2022. En outre, ce concert a été filmé. Baptisé ‘Live From The Astroturf, Alice Coope’" (édité et réalisé par Steven Gaddis) il sera inclus dans les premières éditions CD et Vinyle de l'album live.

 

« Exister », c’est le titre du nouvel opus de The Soft Moon, qui paraîtra ce 23 septembre 2022.

‘Le but de cet album était de partager toutes mes émotions’, déclare Luis Vasquez, l’homme derrière The Soft Moon. ’Il n’y a pas deux chansons identiques. Il s’agit d’exister en tant qu’être humain et de vivre différentes expériences tout au long de sa vie.’ D’où le titre, « Exister », qui évoque à la fois les moments de joie et les bas que la vie peut nous envoyer.

Cet album, si personnel, renvoie aux nombreux changements de vie vécus par Vasquez durant la création. Il a quitté Berlin, son foyer depuis de nombreuses années, et s’est installé à Joshua Tree pour trouver un peu d’espace, autant musicalement que personnellement.

La pochette de l’album est une photo de Vasquez jeune, pour représenter un disque qui a impliqué une reconnexion avec son enfance, la relation mère-fils étant au centre de l’album. ‘C’est moi enfant que l’on entend tout au long de l’album’, explique-t-il. ‘Je me suis souvenu de pas mal de choses et j’ai beaucoup souffert pendant le processus d’écriture. C’est probablement le disque où je suis le plus vulnérable à ce jour.’

Cependant, malgré la douleur, la colère et la souffrance que l’on trouve au cœur de l’album, il y a aussi un profond sentiment d’espoir et de beauté qui persiste.

Sur son dernier morceau, « Exister », l’album semble atteindre un lieu de paix et réconfort, se clôturant sur un moment calme, réfléchi et poignant qui capte un sentiment d’optimisme : ‘C’est réconfortant de traverser la tourmente, puis de savoir qu’il y a cette lumière au bout du tunnel’, conclut Vasquez. ‘C’est un peu héroïque, c’est comme grimper au sommet d’une montagne’.

En attendant, il nous en propose un extrait à travers le clip de « Him », et c’est là

En concert :

10/10 : Toulouse - Le Connexion

17/10 : Lyon - Epicerie Moderne

20/10 : Lille - Le Grand Mix

28/10 : Amiens - La Lune des Pirates

29/10 : Paris - Trabendo

 

samedi, 25 juin 2022 19:02

Tout s’écroule pour Metric

Après avoir publié l’album « Art of Doubt », en 2018, Metric nous revient avec un huitième long playing. Il s’intitulera « Formentera » et sa sortie est fixée au 8 juillet 2022.

"All Comes Crashing", c’est est le premier extrait du huitième album studio du combo torontois. Au sujet de cette compo, la frontwoman Emily Haines a déclaré ‘Tout le monde n'a pas une vie conventionnelle avec des relations conventionnelles. Cette chanson d'amour qui va au-delà de l'amour romantique, c'est une expression de solidarité avec la personne que vous voudriez avoir à vos côtés en cas de catastrophe. Il peut s'agir de votre meilleur ami, de votre frère de sang ou de votre chien. La chanson est dédiée à ceux que vous considérez comme votre famille, quelle que soit la forme qu'elle prend pour vous.’ Le clip de "All Comes Crashing" est disponible ici

 

 

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