L’amour éternel de Lex Walton

Fraîchement signé chez Sub Pop, Lex Walton, artiste multidisciplinaire basée à New York, vient de graver son premier album sous ce label. Intitulé « Ultimate Love Forever », cet opus de sept titres se révèle à la fois inébranlable et iconoclaste. Toutes les…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Dernier concert - festival

The Cure
Guns N Roses
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

jeudi, 26 mai 2022 19:01

The Somnambulist censure…

En dix ans de carrière The Somnambulist, a évolué entre le rock alternatif, la pop expérimentale et le jazzcore. Depuis 2010, le groupe a gravé quatre albums et s’apprête à sortir deux Eps recelant de nouvelles compos, depuis la publication de "Hypermnesiac" en 2020.

En attendant, il nous propose son nouveau single, "Not a Song for You", un morceau caractérisé par des vocaux menaçants, des accords de guitare psychédéliques, des pulsations de basses profondes et un drumming impérieux.

Et le clip est disponible là

 

 

jeudi, 26 mai 2022 19:01

Le trouble de Laundromat Chicks

Laundromat Chicks c’est le projet de Tobias Hammermüller, et il publiera son premier long playing « Trouble », ce 17 juin 2022.

L’Autrichien s'est inspiré du son indie rock des années 2010 (Snail Mail, Chastity Belt, The Babies, Best Coast, The Drums) et de nombreux tubes new wave (Aztec Camera, Psychedelic Furs, Echo and the Bunnymen, Prefab Sprout) pour créer sa twee-pop/jangle-pop. Les lignes de texte sont largement inspirées de citations de films. Il affectionne particulièrement les anciennes bandes d'Éric Rohmer et de Wim Wenders, ainsi que les films du Nouvel Hollywood/Nouvelle Vague, car ils traitent souvent de crises d'identité et d'évasion, tout comme ses chansons.

En attendant, il nous propose son single, « You're on the Line », issu de cet elpee, et le clip est disponible là

 

 

 

Le duo français Équipe de Foot sortira son troisième album studio "Geranium", le 10 juin 2022. Un tandem qui fait peu à peu partie de la nouvelle vague du rock français, juste à côté de groupes comme Lysitrata ou Johnny Mafia.

Alors que ses deux premiers albums exploraient des thèmes profonds et parfois sombres, tels que la mort, l'héritage culturel et familial pour "Marilou" (2019), et les ruptures, la crise de la quarantaine et les nouveaux départs pour "Chantal" (2017), le duo poursuit son approche égocentrique. La vraie différence réside désormais dans l'écriture des chansons, et les choix de production. Ils ne se cachent plus derrière d'énormes murs de distorsion, ils dansent désormais fièrement devant eux. Dans ce nouvel album, à l'instar d'Eels ou de Sparklehorse, Équipe de Foot part du principe que ses défauts sont peut-être sa plus grande force, et met en avant dans ses chansons son amour pour la musique et la production indie pop anglaise et américaine...

Pour découvrir le clip de « Drunk at best, c’est ici

 

 

jeudi, 26 mai 2022 18:59

L’âne de Green Duck…

Ce 24 juin, paraîtra le 2ème elpee de Green Duck, un groupe issu de Nîmes qui pratique une forme de folk/rock inspirée de la musique celtique. Tout au long de cet album, il nous proposera un voyage dans temps et l’espace, une invitation au voyage et à la fête.

« Ride the donkey » a été enregistré au studio Fox à Fox Amphoux, mixé et réalisé par Loïs Eichelbrenner et masterisé par BrunoVarea.

 

Le DJ et producteur Joachim Garraud, qui est également le fondateur d'un des plus gros festivals de musique électronique en France ("Elektric Park"), mais aussi un geek absolu, a remodelé un tour bus à la taille XXL en studio d’enregistrement solaire mobile, en Californie, où il habite depuis 2012.

Ce studio à la pointe de la technologie qu'il a baptisé LA Good Vibe reste dans le même temps une habitation mobile, entièrement alimentée en solaire, assurant une totale autonomie pour partir enregistrer dans des endroits insolites.

Joachim Garraud y a enregistré un EP pop/rock, en compagnie du chanteur français Gaël Benyamin, qui sortira le 27 août prochain. Leur projet commun s'appelle California Road 101. Cet EP est un concept album rétro-futuriste en français, où le far west rencontre la musique électronique, autour d’un lieu (le grand ouest américain) ; une rencontre musicale (la funk et la soul de l’Amérique, mélangées aux innovations techniques de la French Touch), et des images à couper le souffle, pour une musique où le géologique et l'astronomie se rencontrent.

La Good Vibe

Le Clip “LAGOODVIBE THEME” de Joachim Garraud, c’est ici, celui de Gaël Benyamin, c’est là

 

 

 

mercredi, 25 mai 2022 10:44

Skinty Fia

« Skinty Fia » (NDR : sorte de juron gaélique signifiant ‘damnation du cerf’) constitue le 3ème opus de Fontaines DC, une œuvre qui reflète notamment le sentiment d’exil éprouvé par les musicos, depuis qu’ils se sont établis à Londres. Pour le produire, le band a de nouveau bossé en compagnie de Dan Carey (Wet Leg, Squid, black midi, The Lounge Society, …)

L’album s’ouvre par « In ár gCroíthe go deo », une chanson interprétée en gaélique, dont le début est presque chanté a cappella. Puis, sous l’impulsion de la batterie, l’intensité monte en crescendo, avant que les cordes de guitares se mettent à tourbillonner, sur fond de chœurs liturgiques. Et le plus souvent, c’est ce drumming qui dynamise les compos, même les plus indolentes. Autre compo inspirée par la tradition irlandaise, « The couple across the way », dont la vulnérabilité est entretenue par la mélodie jouée à l’accordéon…

Outre le contagieux « Jackie down the line », on épinglera encore le subtilement psychédélique « Roman holiday », la ballade mélancolique « Bloomsday », dont la gratte est judicieusement traitée à la slide ainsi que le plus complexe titre maître, imprimé sur un tempo spasmodique.

Excellent, parsemé de références politiques et culturelles, « I love you » baigne au sein d’un climat gothique, peut-être réminiscent du Cure. Et l’œuvre de s’achever par « Nabokov », une plage qui se réfère probablement à Vladimir Nabokov, écrivain russo-américain auteur, notamment, du roman polémique « Lolita » …

Si le second opus du groupe irlandais avait déçu, « Skinty Fia » devrait figurer dans de nombreux tops de l’année 2022.

mercredi, 25 mai 2022 10:44

Amen

Get Well Soon, c’est le projet de Konstantin Gropper, et « Amen » constitue son sixième elpee. Pour le concocter, l’artiste allemand s’est entouré de son backing group, réunissant la bagatelle de 7 musiciens, dont des cuivres (trompette, saxophone, trombone), un flûtiste et un violoniste, de manière à communiquer une emphase symphonique et lyrique à l’expression sonore que n’aurait pas reniée l’Arcade Fire originel. D’ailleurs la voix de Konstantin est quand même assez proche de celle de Will Butler. Vous vous doutez donc que les compos bénéficient d’arrangements sophistiqués et luxuriants. Et c’est le cas. Aussi bien organiques que synthétiques (NDR : tout comme sur les derniers essais de la formation canadienne) ! Et Konstantin vient poser sa voix de crooner, que soulignent parfois des chœurs exaltants.

En matière d’emphase « I love humans » s’enfonce même dans le kitsch, alors que « A song for myself » adopte un profil baroque, rappelant ainsi qu’à l’instar de The Divine Comedy et The Dears, Scott Walker et Burt Bacharach sont des références communes. Et puis il ne faut pas oublier que Gropper est compositeur de musique de films. 

Si l’une ou l’autre chanson baigne dans une certaine forme de romantisme (la ballade « Richard, Jeff & Elon », « Golden days »), la plupart des pistes libèrent une belle énergie ; à l’instar de « Us vs. Evil », dynamisé par un drumming syncopé et ample ou de « This is your life », imprimé sur un tempo krautrock.

Mais le plus étonnant, c’est l’illustration de la pochette (une pierre tombale sur laquelle est mentionnée l’inscription ‘Amen’), quand on sait que les lyrics, inspirés de réflexions philosophiques personnelles, sont plutôt optimistes (a contrario de ceux dispensés sur « The Horror », l’elpee précédent). Une forme d’ironie ou de second degré que Gropper aime cultiver…

mercredi, 25 mai 2022 10:42

Spencer Gets it lit

Jon Spencer a donc décidé de remiser au placard son Blues Explosion et de monter un nouveau groupe, The HITmakers. Le line up recèle Sam Coomes (Quasi) au claviers, M. Sord (Boss Hog) aux drums et l’ex-Pussy Galore, Bo Bert, aux percus. Dans le cadre de l’édition 2019 du Roots & Roses, ce dernier se servait d’un bric-à-brac constitué de pièces métalliques, parmi lesquels figuraient une poubelle et des pièces d’automobile, dont des amortisseurs, un rotor de freins, et on en passe ; et sur lequel il frappait régulièrement avec des marteaux. Ce qui vous donne une petite idée de la nature des percussions.

Bref, on en vient à cet opus qui semble parfois hanté par Suicide. A cause de ce mélange de bruitages insolites, de cordes de guitares distordues, psychédéliques, surf, funk, fuzz ou spasmodiques, de synthés bourdonnants, de sonorités électroniques et de percus indus. On y rencontre même des infiltrations de farfisa sur le morceau d’entrée, « Junk man » ainsi que sur « Get it right now » et probablement de moog sur « Worm town », une piste dont les variations de tempo finissent par donner le vertige. Mais plus complexe encore, « Rotting money » aurait pu figurer au répertoire de Captain Beefheart, alors que « Push comes to shove » pourrait servir de B.O. à un thriller.

Heureusement le garage punk bien groovy n’a pas été oublié. A l’instar du bien rock’n’roll « Get up and do it », de « Death ray » et ses accès de gratte surf, une compo au cours de laquelle Jon aborde le thème de la mort, et puis de quelques plages explosives comme « My hit parade » ainsi que le blues dépouillé « Get up and do it ». On y retrouve également la voix déclamatoire de de Spencer qui récite et/ou croone suivant qu’il nous parle d’amour, de perte, de luxure ou tout simplement de l’existence…

En concert

17 juin Diksmuide (B) - 4AD       
18 juin Nijmegen – Kids n Billies Festival
19 juin Izel (B) – Fete de la Musique
20 juin Zwolle – Eureka
21 juin Maastricht – Muziekgieterij
22 juin Utrecht - De Helling               
23 juin Lessines (B) – CC Rene Margrite        
24 juin Sint Niklaas (B) - De Casino
25 juin Haarlem – Patronaat (Kliko Festival)
26 juin Rotterdam - Rotown

mercredi, 25 mai 2022 10:38

Ranking Roger (Ep)

Ranking Roger, un des chanteurs du groupe britannique de ska The Beat est décédé en 2019. D’origine antillaise, il avait milité comme batteur chez les Dum Dum Dum Boys, avant de rejoindre le band de Birmingham, à la fin des 70’s. Et il avait également intégré le Big Audio Dynamite pour participer aux sessions de « Higher Power », en 1994, avant de rallier définitivement le line up lors de la réalisation du dernier opus de BAD, « Entering a New Ride » (1997).

Ranking Roger avait enregistré ses propres versions de « Red angel dragnet » et « Rock the casbash » du Clash (NDR : deux titres qui figuraient sur l’album « Combat rock »), mais elles étaient demeurées au stade de démo, avant de paraître sur un bootleg, sous la forme d’un single, en 2013.

Sony a donc décidé d’exhumer ces deux morceaux. En version numérique et sur un vinyle 7 pouces (NDR : sa sortie est prévue pour la fin du mois de mai).

« Red angel Dragnet » relate la violence qui sévissait dans les rues de New York, à l’époque, les lyrics se référant aux films ‘Taxi Driver’ et ‘Jack The Ripper’. Plus lente, l’adaptation ne convainc pas. A contrario, particulièrement dansante celle de « Rock The Casbah » nous entraîne sous le soleil des Antilles…

 

dimanche, 22 mai 2022 15:36

L’Odyssée a pris fin pour Vangelis…

De son véritable nom Evángelos Odysséas Papathanassíou, Vangelis est décédé ce 17 mai 2022, à Paris. Ce compositeur, claviériste et percussionniste grec y avait d’ailleurs déjà vécu à la fin des 60’s.

Autodidacte, il a pourtant d’abord sévi dans le milieu du jazz. Ses premiers pas, il les accomplit au sein de The Forminx. Mais déjà, il s’intéresse à la musique électronique (certains médias le considèrent comme un des pionniers), puis commence à adapter des thèmes classiques pour les transformer en chansons pop, un peu dans l’esprit de Procol Harum (NDR : notamment pour l’orgue). Son premier grand succès, il le rencontre au sein d’Aphrodites’s Child, en compagnie du chanteur, feu Demis Roussos, du batteur Lucas Sideras et du guitariste Silver Koulouris. Son titre ? « Rain & Tears », une chanson inspirée du canon de Pachelbel. Le groupe va aussi publier un album culte incontournable, « 666 », en 1972, un œuvre qui va pourtant mettre fin à l’aventure du groupe hellène. Mais en même temps préfigurer la nouvelle orientation musicale de Vangelis : la prog. Il émigre d’ailleurs à Londres, fin des 70’s, et se lie d’amitié avec Jon Anderson, le chanteur de Yes. Il devait d’ailleurs remplacer Rick Wakeman, mais refuse finalement la proposition ; et c’est Patrick Moraz qui va reprendre la place derrière les claviers. Jon et Vangelis vont publier trois albums au cours des eighties et surtout décrocher deux énormes tube, « I hear you now » et « I'll Find My Way Home » (NDR : deux elpees qui portent le même titre, mais sans leur consentement mutuel, sortiront pendant les 90’s).

Vangelis se replonge alors dans les expérimentations synthétiques, mais surtout compose de nombreuses musiques de films qui deviendront cultes, comme celles consacrée à « Blade Runner », « Missing » et « Les Chariots de feu » … En tenant compte de ses collaborations, il doit avoir gravé une cinquantaine d’albums…

RIP

 

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