Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Kreator - 25/03/2026
Gavin Friday - Het Depot
Enzo Porta

Enzo Porta

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Introducing Lemon

Les chroniqueurs de disques ne rigolent pas tous les jours. Surtout quand ils doivent s’envoyer les 70 minutes de choucroute ‘frankzappaesque’ que nous proposent ces vétérans chicagolais, mis en circulation depuis 1981. Cassures rythmiques à gogo, solos de guitare alambiqués et moments de « noise » pur et dur se succèdent donc imperturbablement. Les Cheer-Accident jouent très bien et ils tiennent à nous le faire savoir par des démonstrations techniques stériles qui s’allongent parfois au de-là des 20 minutes au cours desquelles il essayent de placer le plus de gimmicks musicaux possible. Ajoutez-y un sens de l’humour second degré qui ne fera rire que les joueurs de « Donjons et Dragons » ainsi que les analystes-programmeurs dépressifs et le tableau est complet. Les moments où la formation s’essaye à la chanson classique révèlent sa grosse lacune ; c’est-à-dire une incapacité à pondre un morceau digne de ce nom. Le reste est totalement vain, ces gaillards se contentant de déverser ces litres d’onanisme musical dans la première malheureuse oreille qui passe. En résumé, pour fans et téméraires uniquement.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Cibelle

Cette jeune brésilienne qui porte bien son nom n’est pas une inconnue pour les amateurs de brazil-électro. Comme sa compatriote Bebel Gilberto, elle a posé sa voix sur le séminal « São Paulo Confessions » du (défunt) producteur Suba, une plaque qui a insufflé un vent de jeunesse dans la pop brésilienne. Epaulée par le dénommé A9 qui se charge des programmations, elle s’est lancée dans la confection de ce premier effort bilingue (pas français-néerlandais mais bien anglais-portugais), paru l’an passé. Une entreprise pas encore parfaite mais plutôt réussie, Cibelle possédant une très belle voix qui rappelle un peu celle de la chanteuse de Morcheeba. Certes, ce grand écart entre mélodies et pure recherche sonore produit quelques fois des douloureuses courbatures : dans ces cas-là l’emballage électronique du bon A9 cache bien mal l’absence de vraies chansons. Cela dit la première moitié de l’album et les excellentes chansons qui la composent (mention spéciale au mélancolique « So sei viver no samba ») révèlent le talent en devenir du duo, déjà au travail sur un deuxième essai qui devrait se révéler décisif.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Happiness etc.

Ce disque reproduit un bel exemple de pop telle que nos amis du Nord du pays aiment la pratiquer. Des ambiances laid-back interrompues ça et là par des déflagrations électriques, des mélodies à l’anglaise, un côté arty prononcé et un léger goût pour les structures bizarroïdes et l’expérimentation. Si vous êtes donc fan du style « flemish pop », le troisième long format des Coin Operated Entertainment Machine fera sûrement votre bonheur. Il contient quelques chouettes mélodies (« Through tired eyes », « Postcards », « C’mon », « Ghosts outside », « Count your blessings ») aussi nonchalantes et entêtantes que chez Pavement. Certes, d’autres l’ont déjà fait auparavant et même mieux (dEUS, Zita Swoon, Mitsoobishi Jackson) ; mais ce n’est pas une raison pour résister aux petits plaisirs simples qu’offre cette charmante plaque.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Squeeze It Tight

Non, le groupe Cosa Nostra n’est pas constitué d’une bande de Siciliens à la mine patibulaire, mais bien de citoyens mexicains qui ont sévi musicalement du côté de Panama et des USA au début des années septante. Le label Vampisoul a décidé de dépoussiérer les deux uniques albums enregistrés par ces jeunes gens en 1971 et en 1972, elpees passés totalement inaperçus à l’époque. Il faut dire Cosa Nostra ambitionnait de conquérir le marché U.S., pari fou s’il en est. Ils ont d’ailleurs abandonné leurs espoirs au bout de deux ans de malencontreuses galères. A l’écoute des morceaux totalement déjantés qui jalonnent cette réédition, on se demande comment les Cosa Nostra comptaient arriver à leur fin. Car ces chansons furieuses, déchirées entre funk et rock psychédélique, ne sont effectivement pas vraiment taillées pour le grand public, ce qui n’enlève rien à leur qualité et leur folie. Le premier album des Cosa Nostra est entièrement chanté en anglais. Il contient même une très chouette reprise du « I like it like that » d’‘El Rey de Boogaloo’, c’est-à-dire Pete Rodriguez, un personnage qui a connu lui aussi les honneurs d’une réédition chez Vampisoul. Le second disque est entièrement interprété en espagnol et est tout aussi étrange et fort que le premier. Il y a très peu à jeter sur ces 17 morceaux ; aussi je vous conseille d’écouter d’urgence ces Mexicains siphonnés.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Legion of Boom

Ces Californiens ont vendu des tonnes de copies de leurs précédents disques. Ils ont réussi leur entreprise en pratiquant une électro sévèrement burnée qui n’est pas sans rappeler les Chemical Brothers ou encore Leftfield. Le duo revient cette année avec la ferme intention de rester le groupe ‘number one’ de l’électro américaine. Comme à leur habitude, ils ont convié quelques grands noms du rock et du hip hop à participer à la « légion du boum ». L’auditeur pourra ainsi entendre la gratte de l’ex Limp Bizkit, Wes Borland, la voix de la chanteuse des Bellrays, de même que celle du vocaliste de Kyuss, sans oublier les rimes de l’excellent Rahzel des Roots. Très bien jusqu’ici, car ce cast de rêve ne laisse augurer que le meilleur. Seulement l’indigence des morceaux met vite à mal la volonté d’écouter cette œuvre. Le problème est que depuis 2001, un peu d’eau a coulé sous les ponts ; et que cette resucée de formules musicales, que même les Chemical Brothers n’osent plus utiliser, donne à l’ensemble un sentiment de déjà entendu. L’opus commence pourtant bien par « Starting Over », une compo qui fait penser à Afrika Bambaata ; mais le reste n’est qu’une succession de longs morceaux aux lourdes rythmiques sans surprises. Les interventions des pointures susmentionnées indiquent le manque de feeling qui a présidé aux sessions. L’intervention de Rahzel dans un rap complètement infâme obtient la palme du ratage total ; mais le reste n’est pas mieux tant on a l’impression que l’enregistrement a été effectué à la va-vite. La méthode cristalline n’a plus qu’à espérer un boycott américain des produits anglais pour pouvoir rester au sommet de sa catégorie.
mercredi, 04 mars 2009 11:29

L’important, c’est le groove…

C’était il y a deux ans, dans une review consacrée au festival Pukkelpop. Votre serviteur écrivait ceci: ‘La dernière journée du Pukkelpop commence en douceur par The Bony King Of Nowhere. Derrière cet étrange nom, se profile le jeune Gantois Bram Vanparys, grande promesse qui s’est révélée au public lors d’un concert de Devendra Banhart. Le jeune homme est ainsi sorti d’un relatif anonymat. Par la suite, il a remporté un concours rock (De Beloften), joué à l’occasion des défricheuses soirées Rock&Brol et figure à l’affiche du prestigieux festival Domino à l’Ancienne Belgique. Et croyez-nous, ce garçon ne va pas s’arrêter en si bon chemin.’ La preuve par neuf: à 22 ans Bram Van Parys sort “Alas My love”, un premier album prometteur qui confirme, en partie, son grand talent.

Tu es très jeune, mais il y a beaucoup de mélancolie dans ta musique et tes chansons abordent des thématiques sérieuses comme la mort (dans « Maria »). D’où te vient ce spleen?

Je ne sais pas… Prenons l’exemple de “Maria”: j’ai écrit la mélodie de cette chanson en une demi-heure. Les paroles m’ont pris dix minutes. Quand je l’ai composée, je n’avais pas du tout l’intention d’écrire à propos de la mort. C’est seulement un an plus tard que la signification du morceau est devenue claire pour moi: un homme est en train de mourir, il ne lui reste plus que quelques heures à vivre. La Vierge Marie lui apparaît et lui dit qu’il sera en sûreté dans les bras des anges: ‘Oh Lord, they have come. They took me high in heaven’… Une chose étrange est arrivée quand nous enregistrions “Maria” avec Koen (NDR : Gisen, producteur de “Alas My Love” et collaborateur d’An Pierlé). Je cherchais une nouvelle guitare pour la chanson et un jour j’en ai trouvé une très bonne et ancienne qui valait une petite fortune. Le type qui la vendait la cédait pour très peu d’argent. Je suis allé le voir en lui demandant pourquoi il bradait une aussi bonne guitare. Il m’a répondu qu’il était en train de mourir et qu’il n’en avait plus que pour quelques mois… J’étais abasourdi, je ne savais pas quoi dire… J’ai acheté la guitare, je l’ai amenée au studio et enregistré “Maria”. Après tous ces événements, tout est clair pour moi maintenant: il y a trois ans j’ai écrit cette chanson pour cet homme, en ignorant que j’allais le rencontrer deux ans plus tard…

Ta musique, ton nom de scène et ta voix doivent beaucoup à Radiohead. Est-ce que la bande à Thom Yorke est à l’origine de ta vocation pour la musique?

C’est seulement un des nombreux groupes qui m’ont incité à faire de la musique… il y en a vraiment trop pour tous les énumérer…

Tu mentionnes une autre influence dans ta bio, beaucoup plus originale: l’excellent chanteur brésilien Tom Zé. Qu’est-ce qui t’as le plus influencé dans sa musique? Ses travaux des années 60/70 ou son retour dans les années 90/2000?

Plutôt ce qu’il a accompli au cours des sixties et seventies. J’aime beaucoup la façon dont il arrange ses morceaux. Par exemple, il fait jouer un riff par quatre guitares différentes et chacune joue seulement certaines notes de ce riff. Il jongle ensuite avec la stéréo et le résultat est vraiment étrange… J’adore aussi les chœurs, les percussions bizarres qui traversent les titres et le son typique des années soixante! Tom Zé est le Léonard Cohen brésilien!

D’un autre côté, sur “Alas My Love” il n’y pas vraiment de chanson évoquant la musique de Tom Zé…

Ouais, peut-être que tu as raison, mais ça ne veut pas dire qu’il ne m’a pas influencé! J’ai aussi été marqué par les Beatles, mais il n’y a encore personne qui m’a dit que “Alas My Love” lui rappelle les Beatles. D’un autre côté, “Adrift” est, je pense, surtout inspiré par le mouvement ‘tropicalista’ (NDR : courant pop avant-gardiste brésilien des années 60) et même Ennio Morricone.

Justement, parlons d’“Adrift”. C’est un instrumental percussif surprenant sur ce cd. C’est aussi une bouffée d’air frais dans ta musique. Envisages-tu de développer cette approche sur ton prochain disque?

J’aime bien le son de ce morceau. Ce n’est pas vraiment une chanson, c’est un peu plus expérimental. Peut-être que le prochain album ressemblera à “Adrift” et “My Invasions”. Ce sont aussi les chansons les plus récentes. Je compare “Adrift” à la bande originale d’un film: quand je l’entends, je peux voir et sentir le désert. Les voix à la fin me font penser à un vieux train qui passe…

Ca t’intéresserait de composer la musique pour long ou court métrage ?

Hmmm, bizarre… chaque fois que je réponds à une question, la question suivante est dans ma réponse précédente! En tout cas oui, c’est quelque chose que j’aimerais réaliser. Je n’écrirais pas des chansons à proprement parler, mais plutôt des vignettes sonores… dans le style d’“Adrift”!

Qui est ton réalisateur favori?

J’aimerais disposer de plus de temps pour regarder des films… Mais j’aime beaucoup David Lynch, Sergio Leone, Oliver Stone…

La presse a beaucoup parlé de toi avant que tu sortes ce disque. Les Inrocks ont écrit que ‘la Belgique avait trouvé son Devendra Banhart’ et Le Soir a consacré des articles élogieux sur ta musique. Comment as-tu géré la pression et l’attention des labels qui t’on courtisé?

C’était très flatteur bien sûr, mais à l’époque je n’étais pas prêt à enregistrer un album complet. Je savais que mes chansons n’étaient pas encore assez bonnes pour être gravées sur disque. Je disais à tout le monde d’attendre encore deux ans. Maintenant il est terminé et je peux finalement dire qu’il est très bon. Ca valait le coup d’attendre!

A propos de Devendra Banhart, on dirait que son influence sur ta musique est beaucoup moins palpable que dans le passé. Tu n’écoutes plus ses disques?

Aaaah, tu as remarqué! C’est vrai. J’aime toujours la musique de Devendra Banhart ; mais aujourd’hui, je préfère me tourner vers les ‘maîtres’: les Beatles, Moondog, Tom Waits, Leonard Cohen, Tom Zé, les Stones, Karen Dalton, etc.! J’estime plus intéressant de me pencher sur la manière dont ces gens écrivaient, arrangeaient et produisaient leurs compositions. Pour l’album, Koen a uniquement utilisé du vieux matériel (micros, préamplis). Le son d’“Alas My Love” est sombre, et on n’a retravaillé aucune compo. Quand une guitare enregistrée était un peu désaccordée, fausse, on s’en foutait et on ne touchait plus à rien. Même chose pour les batteries: si une prise n’était pas tout à fait dans la mesure, on la laissait telle quelle. Tant que le groove était bon, c’est ce qui était important. Si tu écoutes un classique comme “Sympathy for the Devil”, les percussions ne sont pas vraiment dans le temps, mais putain qu’est ce que ça groove! Et est-ce que quelqu’un trouve quelque chose à y redire? Je ne pense pas…

Je t’ai vu plusieurs fois en concert ces dernières années. A chaque fois, j’étais surpris de constater que les membres du groupe avaient changé. Est-il difficile de trouver de bons musiciens ou tout simplement des collaborateurs motivés pour la musique?

Tout d’abord, ce n’est pas facile de travailler avec moi! Je me braque vraiment sur tous les détails… Mais surtout, comme tu dis, il est très difficile de rencontrer les bonnes personnes. J’avais deux choix: engager des professionnels et tuer le feeling dans ma musique ou alors dénicher des jeunes qui avaient envie de travailler. Et par là je veux dire vraiment travailler, pas juste s’amuser ou passer le temps. J’ai bien entendu choisi la seconde option, mais c’était la plus difficile à mettre en place! Le plus dur était de leur expliquer l’atmosphère et le type de groove que j’essayais d’obtenir. Quand tu écoutes le cd, tu te rends compte qu’il y a plein de détails, plus que tu n’en imagines. Obtenir la même atmosphère sur scène était vraiment très difficile. On a dû répéter deux mois pour seulement apprendre tous les arrangements du disque. Et je dois avouer qu’on n’a pas rigolé tous les jours… on a même failli en pleurer! Mais maintenant on vient d’accorder deux concerts sold out à l’Ancienne Belgique et au Vooruit ; et on a pris notre pied. On n’en revenait pas. Les spectateurs ont partagé notre bonheur également, et c’est dans ces circonstances que tu comprends pourquoi tu as choisi ce métier!

A quel type de formation peut-on s’attendre sur scène alors?

En gros, des guitares acoustiques et électriques, une batterie, des claviers, une basse mais on a recours à davantage d’instruments en ‘live’, peut-être trop : une orgue, un Rhodes, un piano acoustique, un synthé, beaucoup de percussions, un ukulélé, d’autres guitares, un xylophone… Ah oui j’oublie: il y aura aussi des tas de chœurs!

Imaginons qu’une radio t’invite à reprendre en studio un morceau des Beatles? Ils te proposent d’interpréter un de ces trois titres : “I’m only sleeping”, “Eleanor Rigby” ou “Good Night”. Lequel choisis-tu?

“Good Night” est la plus belle des trois mais en même temps c’est la plus compliquée… Ca serait un bon challenge mais j’aurai besoin de mon groupe alors. Pourquoi tu demandes? Il faut qu’on commence à répéter?!

Comment imagines-tu ta situation, dans dix ans? Reconverti dans un boulot classique, toujours impliqué dans la musique intimiste ou alors embarqué dans une aventure noise-rock psychédélique, dans un groupe?

Toujours dans la musique! Mais je n’ai pas la moindre idée du style…

mardi, 24 février 2009 22:15

Arriba La Cumbia !

La Cumbia est un style musical né au vingtième siècle, en Colombie. C’est un mélange opéré entre des courants musicaux européens et des rythmes afro-latins. La forme traditionnelle du Cumbia s’est imposée sur le continent sud-américain dans les années 60 et 70. Très mélodique, elle est portée par l’accordéon, les voix et les percus. Au cours des décennies suivantes, elle passe de mode… Fin de l’épisode. Car au cours des années 2000, des bidouilleurs mexicains (Toy Selectah et Control Machete) décident d’intégrer les sonorités Cumbia à l’électronique. Ils composent d’ailleurs « Cumbia Sobre El Rio », un tube qui va essaimer l’Amérique du Sud. Le phénomène gagne l’Argentine (NDR : où la Nueva Cumbia fonctionne très fort). Là-bas, elle se frotte au reggaeton, au crunk et au rap. Le phénomène atteint désormais l’Europe où beaucoup de magazines ont glosé sur le genre. « Arriba La Cumbia » se consacre donc à ce phénomène ; une compilation mixée par l’Anglais Russ Jones (Future World Funk). Quatorze plages partagées entre quelques très beaux morceaux de Cumbia ‘à l’ancienne’ et des plages plus électro concoctées par des pointures occidentales comme Basement Jaxx et Up, Bustle & Out ; mais aussi par les vrais représentants du genre, qui sont bien évidemment sud-américains (Toy Selectah, Los Galleros, Corraleros de Majagual). Un joyeux et frénétique bordel où on trouve des bribes de tango, de ragga, de hip hop, de dub et de reggaeton. Un disque à ressortir lorsque les rayons du soleil recommenceront à chauffer cette partie du globe. L’effet est garanti, le rhum aidant.

 

mardi, 24 février 2009 22:05

Find What You Love And Let It KillYou

Originaire du Limbourg, Johnny Berlin pratique un style musical évoquant Interpol, Cure, Joy Division et un peu les Pixies des débuts, surtout pour la voix du chanteur Paul Renner. Même si la formation ne propose rien d’original (si ce n’est quelques touches électro bien balancées), elle maîtrise plutôt bien son sujet. Les compos sont bien travaillées et la mise en forme très aboutie. Le mélange de rock énergique et de new wave mélancolique proposé par ce quintet issu de Saint-Trond s’adresse surtout aux adolescents romantiques… Outre la sensation d’uniformité émanant de “Find What You Love And Let It KillYou”, il manque à cette plaque la petite touche de folie et d’originalité pour la rendre excellente. Ce sera peut-être pour le prochain album…

mardi, 24 février 2009 22:02

The Greatest Hits

Pas la peine de perdre son temps pour présenter Simply Red. Après 25 ans d’existence, au cours de laquelle une multitude de musiciens ont transité, le ‘groupe’ de Mick Hucknall a décidé d’arrêter les frais. Une dernière tournée d’adieu est donc prévue pour cette année. Résumée logiquement en 25 titres, la carrière de la troupe de Manchester est émaillée d’une flopée de singles qui ont surtout marqué les années 80 et le début des années 90. Même si certains des plus gros tubes de Simply Red sont des reprises de groupes de soul ou reggae (« Money’s Too Tight (To Mention) », « If You Don’t Know Me By Now », « Night Nurse »), la formation a aussi réussi à imposer ses propres compos dans les ‘charts’. Tous les classiques figurent donc sur ce « Greatest hits », y compris « Stars », le meilleur du lot. Evidemment, certaines plages ont pris un coup de vieux ; d’autant plus que le son caractéristique des années 80 est ici omniprésent. Le fan transi sera d’ailleurs récompensé (?) par un inédit ; en l’occurrence le faiblard « Go Now ». Rien de bien nouveau à l’horizon, donc ; même si ce recueil devrait (on l’espère) clôturer la substantielle série de compiles déjà éditées par l’ami Mick Hucknall. Un personnage attachant, il faut le préciser ; ne fût ce que pour avoir financé l’excellent label de rééditions reggae ‘Blood & Fire’. Run it Red !

 

mardi, 24 février 2009 22:01

Dance Mother

Très attendu, le premier album de ce duo féminin new-yorkais a été concocté sous l’égide de Dave Sitek, petit génie qui se cache derrière TV On The Radio. En circulation depuis 2006, Busy Gangnes et Melissa Livaudais se sont spécialisées dans le mélange des genres. Capables de pondre des titres très expérimentaux qui ne dépareilleraient pas sur une compilation ‘No Wave’, elles aiment aussi l’électronique et surtout le dubstep. Le dubstep semble d’ailleurs avoir été une grande inspiration dans la confection de ce disque, comme en témoignent les basses profondes et les rythmiques plutôt complexes (« Lights Go Down ») qui traversent ce disque. Pour enrober le chant naïf et adolescent des deux donzelles, Dave Sitek s’est amusé à bidouiller une série de synthés d’époque pour donner une coloration résolument ‘eighties’ aux neuf titres de « Dance Mother ». Sur « In your line », la rythmique évoque le Cure de la période « Faith », tandis que « Can’t Stand It » rappelle une des kilométriques intros de « Disintegration ». Robert Smith a dû en avoir les oreilles décollées…

Malgré son titre, « Dance Mother » est tout sauf dansant et il faudra à l’auditeur plusieurs écoutes pour apprécier cette tranche d’intellectualisme new-yorkais. Ce qui ne veut pas dire que ce disque soit de mauvaise facture, au contraire. « Chrome’s On It », le minimaliste « Lights Go Down » et le (presque) pop « Michael » constituent de très bons titres laissant entrevoir le potentiel du duo. Certes, l’elpee recèle quelques plages dispensables ou carrément crispantes, le chant boudeur (et un peu limité) du duo n’y étant pas étranger. A boire et à manger donc, mais pas inintéressant….

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