Le moins que l’on puisse écrire c’est que les membres d’Apocalyptica ne se sont pas creusé les méninges pour choisir le titre de leur nouvel opus. Une septième offrande reproduisant la recette qui a forgé ses lettres de noblesse. Un quatuor de violoncellistes se la joue heavy et bénéficie du concours d’invités de marque, histoire de ne pas déroger à la règle du succès. Sur « Worlds Collidde », qui nous sépare de trois ans, les musiciens classiques avaient fait appel à Till Lindemann (Rammstein), Corey Taylor (Slipknot) ou encore à la belle Cristinia Scabbia (Lacuna Coil).
Pour cette septième symphonie, on retrouve le même cocktail ; mais parmi les invités, Gavin Rossdale (Bush), la chanteuse Lacey Mosley (Flyleaf) et même le très en vogue Joe Duplantier (Gojira), afin de redoubler le côté résolument métal. Un panel des plus alléchants. Et un bien beau travail de marketing, pour un combo qui semble néanmoins s’essouffler quelque peu. Les titres chantés et les pièces instrumentales s’enchevêtrent joyeusement, le tout desservi par une production d’enfer. Le sommet est atteint sur l’imparable et costaud « 2010 », un morceau au cours duquel on appréciera une nouvelle prestation époustouflante de Dave Lombardo (Slayer), complètement allumé derrière ses fûts. Et même si le combo finnois pèche par un manque d’originalité, il conserve son sens inné de la belle mélodie et du bagage technique indéniable, à l’image du grandiose « Beautiful », une respiration de bon aloi signée par Joe Barresi, le producteur de Tool. Aucune innovation, mais un opus en accord avec ce qu’attendent les fans d’Apocalyptica…
Mention spéciale pour le très arty digipack !

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