One, two, crie fort!
Pas le temps de reprendre son souffle, car ces treize brûlots Rock and Roll déboulent à vive allure et enflamment le bitume. Chaud devant!
Concis (les morceaux excèdent rarement les deux minutes trente), incisif, et interprété avec toute l'énergie que nécessite le genre, cet album n'a d'autre prétention que d'explorer plus avant la route toute tracée qui mène au plaisir direct et sans détour, sans se perdre dans les méandres de la complexité.
Et ces Italiens savent y faire dans le registre. Soutenu par le Label Go Down, il se pourrait bien qu'ils sortent de leur botte secrète pour conquérir de plus vastes territoires.
Dans cette veine old school qui doit autant au Ramones qu'aux Stooges, le pied au plancher, « Annihilation Road » fait le ménage et dépoussière les recoins des cerveaux encombrés. Une solide dose d'adrénaline, servie par des rythmes tranchés et des guitares tranchantes. L'aiguille monte dans le rouge et les jambes fourmillent, sous l'effet de ce Rock and Roll furieux et diablement efficace.
Bien encadré, cet opus a été enregistré à N-Y par Matt Verta Ray, l’un des deux membres de Heavy Trash (NDR : l’autre, c’est Jon Spencer). Il lui a apporté le soin d'une production sauvage mais néanmoins claire et précise. Mixé par Ivan Julian (ex-Voidoids de Richard Hell), cet opus décolle dés les premières mesures et ne s'essouffle jamais en cours de route.
Certes pas crucial, mais fort bien troussé, cet elpee décoiffera et dérouillera les aficionados d'un genre qui au fil du temps se répète sans se lasser, et génère encore de sacrées sensations.

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