Le nouvel album de Fleet Foxes est arrivé. Intitulé « Helplessness Blues » et réunissant douze titres, ce second opus du groupe de Seattle est… d’un ennui mortel ! Rien (non rien, de rien) tout au long des douze morceaux ne vient éveiller la moindre passion, la moindre sensation. Au bout de trois ou quatre écoutes, on finit bien par éprouver un léger picotement dans la zone du cerveau qui abrite le plaisir, provoqué par l’introduction de « The Plains/Bitter Dancer ». Mais c’est vraiment faute de mieux. La voix de Robin Pecknold devient, au bout d’un certain moment, quelque peu énervante. Mais les chansons de cet album sont un anesthésiant d’émotions tellement puissant que même cet énervement n’est que furtif.
Cependant, j’ai tout de même gardé en réserve une bonne note : le morceau musical « The Cascades ». Il n’a réellement aucun trait commun aux onze autres pistes. Il est simple, il est beau, il provoque cette jouissance tant recherchée à l’écoute de ces innombrables artistes. Et le chanteur se tait. C’est peut-être aussi l’explication de ce ‘mieux’. Mais loin de moi l’idée de le porter au statut d’incontournable ou d’inimitable. Finalement, dans « Helplessness Blues », même le bon est marqué par l’insuffisance.

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