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Blues enough

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Fondé en 1986, The Hitman Blues Band est drivé par Russel ‘Hitman’ Alexander, un chanteur guitariste new-yorkais. Il avoue pour influences majeures, Elmore James, Buddy Guy, Johnny Winter et Duane Allman. Son blues band réunit une section rythmique, un claviériste et un trio de cuivres.

Son premier album remonte à 2000. Il s’intitule "Blooztown". Un disque suivi par "Angel in the shadows", gravé en 2003 et caractérisé par l’intégration au sein du line up du claviériste Kevin Rymer ainsi que du saxophoniste Michael Snyder. En 2006, paraît "Live at Stonybrook University", un elpee qui bénéficie du concours de Mike Porter à la basse ; et enfin, en 2008, "Pale rider". "Blues enough" constitue son cinquième vinyle. Il recèle onze compositions ‘maison’ réalisées au studio Hot Sound à Brooklyn. 

"Blues enough" est imprimé sur un tempo vivace. Cette compo déménage. Elle est soulignée de chœurs et de cuivres. Rymer est le premier à mettre le nez à la fenêtre sur son l'orgue, mais il cède rapidement le relais à son leader, apparemment hanté par le spectre de Johnny Winter. Plus nonchalant, "Sam the Bluzman" rend hommage au regretté bluesman Sam Taylor, disparu à l’âge de 74 ans, début 2009. Hitman chante ce morceau passionnément mais aussi respectueusement. "Fishing where the fish are" s'ébroue sur des rythmes syncopés. Le piano et les cuivres sont bien présents au sein de ce climat instable. Mais la guitare fait mouche au cœur de cette ambiance néo-orléanaise. Blues de bonne facture, "Backhand drive" pourrait émaner de Chicago, mais aussi d’ailleurs. Une compo abordée dans l’esprit de Buddy Guy voire de Luther Allison, au cours de laquelle la slide est très remuante au milieu des cuivres. Lent, "Every peace of me" est un R&B de toute bonne facture. Le chant est impeccable. Les sorties de cordes et d’orgue sont solides. La guitare libère toute sa sensibilité sur "Streets of downtown", une autre ballade indolente très réussie. Retour à Chicago pour "Everything you do", un bon shuffle à la Elmore James. "Life's too short" évolue sur le Diddley beat. Neil Alexander se réserve l’harmo et Guy Lafountaine affronte les cuivres, de ses drums. Roots blues, "Better glass of bums" véhicule des accents swing et dixieland. Le trombone d'Al Alpert et la trompette d'Eric Altarac s’autorisent un billet de sortie. Encore une ballade R&B :"Deaf, dumb & Blind". Le saxophone brille de mille feux tout au long de cette piste séduisante et cool. Et l’album se referme par un morceau plus agressif, sans doute, à nouveau inspiré par Johnny Winter.   

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: The Hitman Blues Band
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Nerus / Frank Roszak Promotions
  • Date: 2013-01-31
  • Rating: 3
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