« The minutes » constitue le septième album d’Israël Martinez. Cet artiste mexicain est considéré comme un spécialiste de la musique ambient minimaliste.
Les dix titres qui figurent sur son nouvel album ont été enregistrés à Mexico, entre 2011 et 2012. Dans le contexte sociopolitique difficile que traverse son pays aujourd’hui, il cherche à dénoncer les problèmes liés au cartel de la drogue, de la corruption, etc.
Si la démarche est louable, on ne comprend pas trop bien la méthode utilisée. Et pour cause, Martinez a enregistré les bruits urbains de la capitale mexicaine (NDR : on entend des personnes qui marchent, travaillent, etc.) et en a concocté un patchwork. Le résultat est indigeste. Perso, si je souhaite prendre un bain de foule, je descends dans la rue.
Franchement, j’aurais quand même espéré que cette bande-son nous transporte quelque part en Amérique Centrale. Mais pas du tout. Il n’y a pas de mélodie et encore moins de paroles. En espagnol, par exemple. Histoire de teinter l’expression sonore d'exotisme. Juste du bruit quotidien sans la moindre particularité, ni, je le répète, le moindre intérêt.
Martinez n’a pas atteint son objectif en publiant ce disque. Il a perdu son temps, et moi aussi, rien d'autre.

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