En écoutant pour la première fois cet elpee, je me suis demandé s’il s’agissait bien de Mumford and Sons. Après vérification, il s’agit bien de « Wilder Mind », leur troisième album. Mais (mauvaise) surprise, leur folk/rock endiablé, autrefois alimenté par du banjo, de l’accordéon, de la mandoline, de la contrebasse et des grattes acoustiques, a cédé le relais un rock plus classique et très électrique. Il y a bien sûr toujours la voix, reconnaissable entre mille, de Marcus. Leurs spécificités originelles n’ont pas été totalement gommées, notamment en seconde partie de disque. A l’instar de « Broad-Shouldered Beasts », « Hot gates » et « Cold Arms ». Mais on n’y retrouve plus la magie de « Sigh No More » et « Babel ». Markus Dravs, qui avait opéré une mise en forme géniale sur les deux premiers opus, a été remplacé par James Ford (Arctic Monkeys, Florence And The Machine) ; ce qui explique peut-être également ce virage à 180°.
Sur le single, « The Wolf », les guitares sont ronflantes et énervées. « Believe » aurait dû figurer au répertoire de Kings Of Leon. Et « Ditmas » bénéficie d’une très jolie mélodie. C’est tout ! Une petite déception…

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