Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Béber

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lundi, 07 mars 2016 18:21

Slow wave

Matthew Simms est guitariste. C’est lui qui était venu prêter main forte à Wire, lors des dernières tournées accomplies par le groupe post/punk mythique. Il avait également apporté sa collaboration à Bill Fay, lors de l’enregistrement de son dernier album solo. Il drive également It Hugs Back, une formation fondée en 2006 et établie à Londres. « Slow Wave » constitue son quatrième album en 10 ans. Etonnant, mais ce groupe, pourtant talentueux n’est jamais réellement parvenu à se faire connaître au-delà de l’Albion.

Sur ses deux opus précédents, il proposait un rock/shoegaze agréable, capable de faire les yeux doux aux mélodies pop. Tout au long de « Slow wave », il nous réserve un rock atmosphérique et voluptueux. Un LP qui porte bien son titre !

La texture musicale est dense. Les cordes de guitares sont étincelantes. Paisible, la voix de Simms semble se dissimuler sous une couche de reverb, tout en nous berçant au creux d’un cocon douillet propice à la relaxation. Et des nappes de claviers atmosphériques viennent recouvrir l’ensemble. Caractérisé par des interventions de cuivres, le morceau d’entrée nous plonge immédiatement dans ce climat particulièrement cool. Faut dire que la production extrêmement soignée accentue cette impression.

D’excellente facture, cet opus nécessite plusieurs écoutes avant qu’il n’en révèle toute sa richesse musicale. Mais au bout de l’effort, vous risquez tout bonnement l’envoûtement…

lundi, 07 mars 2016 18:21

The Glass Trunk

« The Glass Trunk » constitue le deuxième album de Richard Dawson réédité par le label Domino. Paru à l’origine, en 2013, il fait suite « The Magic Bridge » (voir chronique ici). Tout au long de cet elpee, le troubadour de Newcastle pousse un peu plus loin encore son ‘minimalisme folk’. Un concept auquel il faut pouvoir s’accrocher.

En effet, si tout au long de « The Magic Bridge », l’Anglais était armé d’une gratte, sur cet LP, il chante le plus souvent a cappella, d’une voix parfois enveloppée de choeurs. 

« The Glass Trunk » réunit sept morceaux, chaque fois entrecoupés de deux intermèdes à la guitare (sans réel intérêt…) Parmi ces compos, on épinglera « Poor Old Horse » sur lequel Dawson mime - chante - crie (biffer la mention inutile) comme un cheval à l’agonie. D’ailleurs, en l’entendant gémir, la vie de Stewball n’était probablement qu’une balade de santé…

 

lundi, 29 février 2016 18:18

The magic bridge

Richard Dawson est un personnage atypique dans le paysage du folk anglo-saxon. Le parcours du natif de Newcastle est plutôt particulier. Avant de se lancer en solitaire, l’artiste a sévi sur la scène électro, mais également milité au sein d’une formation de doom metal ! Pas de doute, il est polyvalent. Malgré son physique de gros nounours barbu et ses performances ‘live’ jugées enthousiasmantes, il a fallu un certain temps à Richard Dawson pour se forger une certaine notoriété. En fait depuis la sortie de son elpee précédent, « Nothing important », en 2014. C’est d’ailleurs à cette époque que la presse spécialisée commence à s’intéresser au personnage. Le magazine ‘The Wire’ lui a consacre même une couverture ! Ce crédit nouveau lui a ainsi permis de rééditer ses deux elpees antérieurs chez Domino (via sa branche Weird Wolrd), dont « The Magic Bridge », publié à l’origine, en 2011.

Le folk pratiqué par Richard Dawson est particulier et surtout, surprenant. Difficile de faire plus minimaliste. Armé de sa guitare ou tout simplement a cappella, Richard Dawson, tel un troubadour (ou un marin, c’est selon !), nous relate des histoires. Parfois à la limite de l’égarement, mais toujours en y mettant tout son cœur, il raconte celle d’un grand-père (« Grandad’s Deathbed Hallucinations »), de sa ville natale (« Newcastle ») ou tout simplement des anecdotes (« Black dog in the Sky »). Légèrement électrifiée, sa guitare semble aussi souvent à bout de souffle. L’artiste britannique parvient même à gommer la distance qui le sépare des mélomanes. D’ailleurs, en écoutant « The Magic Bridge », on a parfois l’impression d’être plongé dans l’atmosphère d’un vieux pub anglais, où un mec un peu saoul se met à chanter...

 

mercredi, 17 février 2016 21:37

Many moons

Plusieurs membres du groupe new-yorkais Real Estate ont déjà réalisé leur propre projet. A l’instar de Matthew Mondanile chez Ducktails ou d’Alex Bleeker au sein des Freaks (Alex Bleeker & The Freaks). On attendait donc impatiemment celui de Martin Courtney. Le chanteur/guitariste vient donc de publier son premier opus solo ; un disque baptisé « Many Moons ».

A première écoute, on reconnaît immédiatement la patte de Real Estate, et particulièrement le talent de mélodiste de Martin. Et tout au long de « Many Moons », il est vraiment impressionnant. En quarante minutes, cet opus –qui a bénéficié du concours du multi-instrumentiste de Woods, Jarvis Taverniere– devrait vous rendre le sourire, face à la morosité ambiante. Sculptées dans le psyché/folk, les dix plages de cet elpee sont à la fois variées, attachantes et même parfois addictives. Les cordes de grattes sont étincelantes. Les nappes de synthés et les chœurs, atmosphériques et visionnaires. La basse est caoutchouteuse. La voix vaporeuse. Des coups de cœur ? « Vestiges ». Et puis surtout « Northern Highway », un tube rétif à toutes les pensées négatives. Sans oublier le titre maître, un morceau instrumental balayé par des interventions de flûte traversière, réminiscentes de… Jethro Tull. De quoi parachever ce voyage savoureux au cœur de cet univers psychédélique... Attention quand même au retour à la dure réalité !

Il ne manque donc plus qu’un dernier projet. Celui du batteur. Et on l’attend de pied ferme !

 

mercredi, 17 février 2016 21:36

Iccopoc Papillon

Originaire du Mans, Climat est né en 2010. Et "Iccopoc Papillon" constitue seulement son deuxième opus. Seulement, car le travail de production (NDR : d’autoproduction, pour être plus précis) est carrément proche de la perfection. Seulement aussi, car la dextérité des quatre musicos est impressionnante.

Imprimé par une section rythmique percutante mais variable, le post/rock de Climat se révèle à la fois mélodique et puissant ("Surpiqûre Orange"), tout en parvenant à moduler les ambiances. Il évolue même à des années-lumière des formations de math/rock qui privilégient la démonstration en tentant d’aligner un max de notes à la seconde, sans trop savoir pourquoi… Et pas davantage de trace de crescendos qui s’éternisent pendant de longues minutes. Le combo français atteint un bel équilibre entre les différents genres explorés. Tout au long d’"Iccopoc Papillon" on rencontre cependant de multiples références, qui oscillent de Mogwai à 65daysofstatic, en passant Fugazi et Sonic Youth, sous leur forme la plus noisy (NDR : donc abordées dans l’esprit des 90’s). Et paradoxalement, une plage comme "Bird Color Inside" se distingue par sa jolie ligne de trompette. Du plus bel effet! Une des premières découvertes intéressantes pour 2016 !

Et si le Climat ne change pas, on espère pouvoir découvrir ce combo sur nos terres prochainement. Pas de date cependant de prévue à l’horizon, pour l’instant…

 

mercredi, 17 février 2016 21:33

Everything sacred

Il est toujours agréable de retrouver le songwriter écossais. La dernière fois, c’était lors de la sortie de son excellent douzième album, « The cellardyke recording and wassailing society ». Deux ans plus tard, le troubadour nous propose un nouvel essai conceptuel, concocté en compagnie de Suhail Yusuf Khan et Jon Thorne. Musicien et chanteur indien, le premier est passé maître dans l’art de la sarengi (instrument à cordes oriental) ; contrebassiste, le second est actif sur la scène électro/jazz et sévit chez Lamb.

« Everything Sacred » est donc le fruit de la rencontre entre deux mondes. Oriental et occidental. Le premier est alimenté par la voix et le sarengi de Kahn. Le deuxième, plutôt folk et anglo-saxon, est entretenu par Yorkston et Thorne. Les trois artistes se partagent les compositions.

Dépassant le quart d’heure, le premier morceau permet de découvrir l’instrument traditionnel de Khan. Lors des deux plages suivantes, l’Irlandaise Lisa O’Neill reprend le texte d’un poète écossais, Ivor Cutler (« Little Black Buzzer ») ainsi qu’un morceau de Lal Waterson (« Song for Thirza »). Avant que Yorkston ne décide de cuisiner plusieurs de ses compositions à la sauce orientale (« Broken Wave (Blues for Doogie) », « Blues Jumped the Goose »).

Bref, le résultat est plutôt singulier et nécessite un attrait pour la musique orientale, pour être apprécié à sa juste valeur. Encore que les inconditionnels de James Yorkston ne devraient pas trop être dépaysés, vu le potentiel créatif de cet artiste…

lundi, 15 février 2016 00:00

Bien plus qu’une révélation…

Villagers est une formation irlandaise drivée par Conor J.O’Brien. Son dernier album studio, « Darling Arithmetic », remonte à avril 2015. Et le mois dernier, le combo a publié « Where Have You Been All My Life? », un disque qui réunit d’anciens titres immortalisés lors d’une prestation ‘live’ accordée au RAK de Londres. Le groupe est un abonné au Bota, puisqu’il s’agit déjà de la cinquième fois qu’il s’y produit. Ce qui explique peut-être pourquoi il a choisi l’Orangerie pour ouvrir sa tournée européenne. Et son public est toujours aussi fidèle, car la salle est sold out.

Le nouveau périple de Conor J.O’Brien et de sa troupe sera acoustique. Ainsi, il a emmené dans ses bagages Gwion Llewelyn (batterie, trompette), Danny Snow (contrebasse) et Mali Llywelyn (harpe, synthés). Les musicos montent sur le podium à 21 heures pile. Maître de cérémonie, O’Brien se plante au centre. Barbe touffue, mais bien taillée, il semble particulièrement serein. Il faut dire qu’au fil sa discographie et de ses tournées, il a gagné en maturité et en popularité. Tout en enrichissant ses compositions de touches de plus en plus subtiles. Une progression qu’il va démontrer tout au long du show, en interprétant des morceaux issus de ses trois long playings. Parmi lesquels on épinglera « Everything I am is Yours », « Dawning on Me » et « The Soul Serene », qui figurent sur le dernier opus ; et puis « The Pact (I'll Be Your Fever) », un titre folk à la mélodie presque kitsch. Les arrangements sont particulièrement soignés (ces interventions de harpe et de cuivres !) La voix est parfaitement maîtrisée. Tout comme l’instrumentation. Bref, le quatuor parvient à se réapproprier un répertoire, en version acoustique. O’Brien ne triche pas ! Et le public l’a bien compris, en manifestant son enthousiasme tant pour l’ancien répertoire que le nouveau, qu’il semblait finalement bien connaître.

Villagers est devenu aujourd’hui bien plus qu’une ‘révélation’. Il confirme un talent de songwriter ; celui de Conor J.O’Brien, capable de se transcender aussi bien en studio qu’en ‘live’…. 

(Organisation Botanique)

 

 

dimanche, 31 janvier 2016 00:00

You're going to make it (Ep)

Mari et femme dans la vie, Kori Gardner et Jason Hammel incarnent, depuis 1997, le duo Mates of State. Le couple texan a déjà publié 8 albums. Et "You're Going to Make It" constitue déjà son quatrième Ep. Mais malgré sa discographie impressionnante et vingt longues années de carrière, on ne peut pas dire que le projet jouisse d’une grande notoriété. D’ailleurs après avoir écouté les cinq plages de ce disque, on comprend mieux pourquoi. La power pop de Mates of State est digne des boys band qui ont sévi au cours des 90's. Et j’exagère à peine. A grands coups de claviers, de démonstrations vocales et de refrains éreintants, les deux partenaires pondent des ‘tubes’ pop pour ados prépubères. A l’instar du morceau mielleux qui ouvre cet Ep, "Staring Contents". Et le reste est de la même veine !  D’ailleurs si la plaque avait excédé les 20 minutes, je doute fort que ma patiente aurait pu aller au-delà. Une consolation !

 

dimanche, 31 janvier 2016 00:00

Beach Music

Alex Giannascoli, alias Alex G, n’a pas encore quinze ans lorsqu’il commence à composer, seul dans sa chambre, à Havertown (NDR : c’est dans la banlieue de Philadelphie). Il a de la suite dans les idées, et rapidement il poste ses chansons sur le net. Il ne tarde pas à se faire remarquer et est même étiqueté par un magazine yankee notoire, de ‘secret le mieux gardé du web’. Cette notoriété permet à ce multi-instrumentiste de publier six albums sur de modestes labels et d’assurer le supporting act pour Speedy Ortiz ou encore Cymbals Eat Guitars. Mais aussi de signer sur label anglais Domino (Arctic Monkeys, Four Tet, Pavement, …)

Cependant, ce nouveau statut n’a rien changé à sa manière de travailler. En effet, sur son dernier opus, « Beach Music », le jeune Américain a une nouvelle fois tout enregistré dans son appartement. Il en résulte un album hétérogène de folk-rock lo-fi, réunissant probablement des morceaux qu’il a composés durant ses différentes tournées. Un seul fil rouge : ses influences puisées dans les 90’s. Ainsi, tant sur « Thorns » que « Snot », le spectre d’Elliot Smith se met à planer (NDR : la voix d’Alex G est très proche). Parfois aussi on retrouve la folie des sonorités lo-fi –voire brouillonnes– de Daniel Johnston (« Brite Boy »). Ou encore des traces de Pavement, comme lorsque les riffs de gratte se révèlent subrepticement dissonants, à l’instar de « Kircher » et de « Ready ».

De toute bonne facture, « Beach Music » fleure bon la nostalgie. Le talent de songwriting d’Alex G est indéniable. Il ne lui reste donc plus maintenant qu’à se démarquer de ses idoles, afin de se créer son propre univers.

 

lundi, 25 janvier 2016 19:22

Lateness of Dancers

Derrière le patronyme Hiss Golden Messenger se cache M.C Taylor, un songwriter issu de la Caroline du Nord. Dans une vie antérieure, il militait au sein d’une formation de punk. En 2005, il décide de prendre la tangente pour retourner aux racines de la musique nord-américaine. « Lateness of Dancers » constitue le cinquième album de Hiss Golden Messenger, mais le premier publié sur l’estimable label Merge (Destroyer, Lambchop, Lou Barlow, …)

À travers ses 10 morceaux, M.C Taylor (entouré de musiciens chevronnés) nous permet de redécouvrir le terroir du pays de l’oncle Sam. Rien de très original dans cette démarche ; cependant, lorsque les mélodies et les sentiments sont au rendez-vous, les bonnes surprises s’ensuivent naturellement. Tout commence par deux morceaux de country pur jus : « Lucia » et « Saturday’s Song ». Le titre maître de l’opus est également un morceau sculpté dans le folk minimaliste. Un zeste d’électricité contamine « Mahogany Dread ». Le spectre de Dylan voire de Neil Young se met alors à planer. Il y a même une ballade balisée par un piano qui s’achève subtilement en crescendo (« Day O Day (A love So Free »). Sans oublier la touche de blues qui imprègne « Southern Grammar ».

En publiant « Lateness of Dancers », Hiss Golden Messenger nous envoie une carte postale musicale depuis les States. De quoi nous donner l’envie de se procurer un billet d’avion afin d’aller faire un tour du côté de la route 66.

 

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