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Béber

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vendredi, 30 septembre 2016 18:06

Cult following

Laurel Sprengelmeyer est originaire de l’Iowa. Elle a grandi au sein d’une famille de témoins de Jéhovah, avant de prendre ses distances, pour embrasser une carrière artistique, que ce soit à travers la peinture ou la musique. Elle choisit alors pour patronyme de son projet, Little Scream. Aujourd’hui, elle réside à Montréal. Ce qui lui permet de rencontrer le petit mais particulièrement productif univers musical montréalais. Elle fait notamment la connaissance de Richard Reed Parry (membre d’Arcade Fire) dont elle devient la compagne. C’est notamment lui qui produira son premier album, paru en 2011, sur Secretly Canadian.

Cinq ans plus tard, Laurel Sprengelmeyer nous propose son nouvel opus ; un disque publié sur le label Merge. Lors des sessions d’enregistrement de ce « Cult Following », elle a reçu le concours de la fine fleur de l’indie-pop. Outre son compagnon Sharon Van Etten, elle a aussi bénéficié de la participation des frangins Dressner (The National), d’Owen Pallett ainsi que de membres du Silver Mount Zion. Mais également de Sufjan Stevens. Pour une seule plage, « Goodbye Every Body ». Mais son empreinte est marquante tout au long de ce titre atmosphérique, d’une durée de 30 secondes, qui clôt l’elpee. Et encore Kip Malone (TV On The Radio). Il est venu poser sa voix sur l’excellent « The Kissing ». Cette excellente plage de folk/rock constitue également le premier single extrait de cet LP.

Baignant au sein d’un folk/pop/rock réminiscent d’Arcade Fire, l’instrumentation est particulièrement riche. Et tient parfaitement la route. « Cult following » alterne morceaux entraînants (à l’instar du disco/rock « Lova as a Weapon ») et pistes plus paisibles. Et si Sprengelmeyer dérape parfois dans le lyrisme, c’est sans conséquence. Faut dire que sa voix hantée colle parfaitement à ces véritables pépites. Chaque morceau nous pousse au cœur d’un univers spécifique, auxquels on finit tôt ou tard par se laisser emporter…

A découvrir d’urgence !

 

mercredi, 21 septembre 2016 17:11

Dolls of Highland

Kyle Craft a grandi en Louisiane, loin de toute agitation, au sein d’une petite ville située au bord du Mississippi. La musique est le seul hobby dont le jeune homme dispose pour occuper ses journées. Dans ce coin perdu, pas la peine de chercher le moindre groupe contemporain. Ceux qui y sont nés, se sont tous barrés. Aussi Kyle Craft n’a d’autre solution que de se rabattre sur ses disques, et tout particulièrement ses classiques, en tête desquels on retrouve David Bowie, Bob Dylan ou encore Queen. Assez rapidement, l’artiste se forge un petit répertoire et se produit dans sa région. Après une relation affective douloureuse, Kyle quitte la Louisiane et s’établit à Portland. Là-bas, les événements se bousculent. Il rencontre les bonnes personnes au bon moment ; ce qui lui permet d’enregistrer son premier elpee, « Dolls of Highlands », un disque qui paraît sur le mythique label de Seattle, Sub Pop.

Entièrement composé de ‘bouts de vie’, il est particulièrement marqué par la gente féminine. Pour l’enregistrer, il est revenu expressément au bord du Mississippi. Il a également pu compter la participation du duo de Portland et compagnon de label, The Helio Sequience. Les deux collaborateurs se sont chargés de l’instrumentation.

Partagé en 12 pistes, cet opus baigne au sein d’un folk/glam/rock directement inspiré par les artistes qui ont marqué sa jeunesse. A l’instar de ses idoles, l’Américain vit pleinement ses morceaux, n’hésitant pas, parfois, à tomber dans le lyrisme. Certaines compos sont vraiment bouleversantes, à l’instar du titre maître, de « Three Candles » ou encore de « Jane beat the Reaper ». Dans un autre registre, « Eye of a Hurricane », lorgne carrément vers l’opérette.

Mais heureusement, sa musique est le plus souvent allègre, entraînante même. Quoique nasillarde, sa voix est parfaitement maîtrisée. Tout au long de cet elpee, c’est le piano qui sert de fil conducteur. La guitare, l’harmonica, une sorte de mélodica et des chœurs viennent simplement enrichir l’ensemble.

Pour son premier essai, Kyle Craft est parvenu à conjuguer émotion et vitalité, deux concepts qui sont rarement complémentaires…

 

mercredi, 14 septembre 2016 21:26

A single rose (Ep)

C’est une évidence, Morgan Enos est infatigable. Non seulement il participe à de nombreux projets, dont Hollow Sunshine et Other House (NDR : ils comptent quelques albums à ce jour, dont « Bad Reputation », sorti l’année dernière et chroniqué sur Musiczine), mais le multi-intrumentiste a décidé de collaborer en compagnie de Bryant Keith Bayhan (NDR : également actif chez .Paperman). Le duo a choisi pour patronyme Hheaven et vient donc de publier un premier Ep intitulé « A Single Rose ».

Pour ce nouveau challenge, le tandem a décidé de sortir ses machines, mais également de récupérer des sonorités issues de jeux vidéo. Objectif ? Nous plonger pendant une petite demi-heure dans l’univers particulier de la disco-pop électronique. Certains titres de ce disque sont particulièrement entraînants (« Bad Balloons »), d’autres sont imprimés sur un mid tempo quand ils ne baignent au sein d’un climat atmosphériques ou mélancolique (« Correct Assumption »). Mais le plus intéressant procède de cette capacité à insuffler un supplément d’âme aux compos. Bref, en évitant de tomber dans la formule aseptisée, cet Ep s’avère captivant de bout en bout… 

 

mercredi, 14 septembre 2016 21:21

By Default

Fondé en 2004, Band of Skulls s’et forgé progressivement une certaine notoriété. Originaire de Southampton, le trio avait frappé fort en publiant ses deux premiers elpees, deux disques puissants, sculptés dans un rock/garage aux accents stoner. Le troisième opus, « Himalayan », est paru en 2014. Et s’il s’est avéré plus lisse et moins inspiré, il a permis au combo de signer chez le label major, BMG.

Gil Norton (Pixies, Foo Fighters, …) a mis en forme le quatrième long playing. Son travail de production est parfaitement léché. Et manifestement, il s’inscrit dans la lignée du précédent. Emma Richardson (chant/basse), Russel Marsden (chant/guitare) et Matt Hayward (drums) y livrent un rock/garage teinté de blues. La maîtrise est parfaite. Il ne manque certainement pas de dynamisme. Et puis les crescendos sont bien huilés. Les refrains sont inspirés (« Back of Beyond ») ou pas (« Killer »). Aucune bavure. Bref, du bon boulot… Sauf qu’aseptisée, l’expression sonore manque cruellement d’âme. Tout est bien trop propre. Trop prévisible. Si bien qu’après avoir écouté les onze pistes de cet LP, le constat est amer : on s’est royalement emmerdés.

Le band britannique se produira ce 6 novembre 2016 au Botanique.

 

lundi, 15 août 2016 18:26

Roosevelt

Avant de lancer le projet Roosevelt, Marius Lauber a joué le rôle de DJ dans sa ville natale, Cologne. C'est en 2013 que le jeune Allemand publie son premier elpee sous son nouveau pseudonyme. Ces quelques morceaux lui permettent de se faire connaître et d’assurer le supporting act pour des formations telles que Crystal Fighters ou encore Hot Chip. Ce qui va lui conférer une certaine notoriété et surtout déboucher par une signature sur le label électronique ‘Greco-Roman’.

A 26 ans, Marius Lauber propose donc aujourd'hui son premier album. Eponyme, il a été produit par Chris Coady (Beach House, Futur Islands). Passé l'intro, les morceaux electro/pop hautement addictifs se succèdent. Roosevelt évolue aux confins de formations comme Hot Chip (en moins ‘rock’) et Caribou (en moins cérébral). Les lignes électro s'intercalent entre les accès de basse caoutchouteux et les riffs de guitares funky/disco. Et "Wait Up" en est certainement le plus bel exemple. Lorsqu’il pose sa voix sur son expression sonore, les plages se révèlent plus pop. Purement instrumentales, elles baignent alors dans une forme d’électro vintage réminiscente des eighties ("Night Moves").

Cet LP devrait donner un coup de boost à cet artiste allemand dont on espère une petite visite, chez nous, dans un futur proche. Car manifestement, ses concerts doivent certainement se révéler jouissifs et entraînants…

lundi, 15 août 2016 18:25

Inner Journey Out

"Inner Journey Out" constitue le troisième album de Psychic Ills. Il fait suite à "One Track Mind", paru en 2013. Tres Warren (voix/guitare) et Elizabeth Hart (voix/basse) sont toujours aux commandes ; et pour enregistrer cet opus, ils ont invité quelques collaborateurs.

A première écoute, il faut reconnaître que cet elpee n’apporte rien de neuf. A l’instar de son patronyme, le duo new-yorkais trempe son expression sonore dans le psychédélisme. Treize titres destinés à nous plonger dans leur transe hallucinogène. Les riffs de basse sont hypnotiques et les interventions de claviers vintage frémissantes (" Back to You" et "Another Change" en sont deux excellents exemples). A tour de rôle Warren et Hart viennent poser leur voix alanguie et langoureuse sur les compos. Certaines pistes prennent une coloration davantage americana, et tout particulièrement lors des interventions d’harmonica ou de pedal steel. Des ballades acoustiques qui permettent de s'échapper un instant (notamment sur "I Don't Mind") de cet univers vaporeux. Le long playing recèle également deux plages strictement instrumentales. Elles sont tout à fait dispensables.

Quoique de bonne facture, cet "Inner Journey Out" devrait passer comme une météorite. Son psyché/rock est chatoyant, mais sans grande singularité. Il risque donc de disparaître aussi vite, qu’il n’est apparu… 

 

lundi, 15 août 2016 18:24

Love letter for fire

Ce n'est pas la première fois que Sam Beam, mieux connu sous son pseudo Iron and Wine, se lance dans une collaboration. Sa précédente ? Elle remonte à l’an dernier, avec Ben Bridwell, le chanteur de Band of Horses. La plus notoire ? Elle date de 2005, auprès de Calexico. Le songwriter a donc choisi Jessica, aka Jesca, Hoop comme partenaire. La chanteuse folk américaine jouit d'une certaine notoriété au pays de l'Oncle Sam. Elle aussi coopère régulièrement. Peter Gabriel et Tom Waits figurent parmi les mythes qui l’ont invitée. Et puis également des formations comme Shearwater, Wilco ou encore Willy Mason. Au fil du temps, ces deux artistes sont devenus de grosses pointures du folk yankee. Faut dire que vu leur cv long comme le bras…

Pour enregistrer "Love letter for fire", les deux folkeux se sont entourés d'une belle brochette de musiciens parmi lesquels on épinglera la présence du percussionniste Glenn Kotche (Wilco) ou encore du violoniste Eyvind Kang (aperçu aux côtés d'Animal Collective mais également de The Decemberists). Quant à la production, elle a assurée par Tucker Martine (Sufjan Stevens, Modest Mouse, ...) Du beau monde quoi…

Pas de grosse surprise, néanmoins, à l’écoute de cet elpee. La musique proposée par Sam Beam et Jesca Hoop baigne dans le pop/folk. La voix paisible du barbu et celle gracieuse et maîtrisée de Jesca se conjuguent à la perfection. Et parviennent à atteindre leur pic d’intensité tout au long de "On Way to Pray" ainsi que sur "Know the Wild that Wants You". Les arrangements sont eux variés et impeccablement dosés. Cependant, tout au long de ce disque, on se rend compte que Sam prend son pied en s’investissant au cœur de morceaux plus accessibles, aux accents nettement plus folk. Chez Iron and Wine, son répertoire est manifestement superbe, mais le plus souvent il est à la limite de nous plonger au sein d’un état de léthargie. Les 13 plages de "Love letter for fire" nous tiennent constamment en éveil. "Chalk it up to Chi" se distingue par son refrain plus pop. Mais s’il fallait mettre en exergue un seul titre, on choisirait le superbe "Valley Cloud", véritable hymne à la nature.

Bref, si "Love Letter for Fire" n'est pas de nature surprenante, il reflète tout fait le talent des deux protagonistes.

Et si vous souhaitez le vérifier, rendez-vous au Botanique ce 9 septembre, date à laquelle le duo se produira. 

 

samedi, 30 juillet 2016 11:17

Avu

Fondé en 2009, Kabak a publié son premier opus en 2013. Ce qui lui a permis de se produire lors de festivals prestigieux. Et notamment dans le cadre du Montreux Jazz Festival.

Trois ans plus tard, le groupe helvète (NDR : il est issu de Genève) propose son second elpee. Intitulé "Avu", il maintient le cap, soit en replongeant une nouvelle fois au sein des nineties. Sculptées dans un rock –ma foi– énergique, les huit plages lorgnent le plus souvent vers Noir Désir. Quant aux textes, ils cultivent la forme abstraite et métaphorique d’un Bashung. Le tout au sein d’un climat particulièrement sombre. Pas de quoi vous filer la ‘banane’ ! Et encore moins de vous en mettre plein l’« Avu »…

 

samedi, 30 juillet 2016 11:04

Light upon the lake

Après le split de Smith Westerns, Cullen Omori a décidé d’embrasser une carrière solo. Deux autres membres du défunt combo ont voulu, de leur côté, monter un nouveau groupe, Whitney. Soit le guitariste Max Kakacek et le batteur Julien Ehrlich (NDR : un ex-Unknown Mortal Orchestra). Leurs compos, ils vont d’abord les tester sur les planches. Puis tout naturellement les graver sur un premier elpee. Intitulé « Light Upon the Lake », il est paru sur le label Secretly Canadian (Suuns, The War on Drugs, Damien Jurado, …)

Tout comme le titre de cet opus l’indique, le folk/rock dispensé par les deux compères est à la fois lumineux, chaleureux et candide. D’ailleurs, les dix pépites de cet LP sont, de préférence, à consommer au soleil. Un peu dans l’esprit de la formation californienne, Girls. Caractérisée par des accès de basse caoutchouteux (« Follow »), un timbre vocal (NDR : celui de Julien Ehrlich qui se charge également des drums) aigu mais harmonieux, des riffs de guitare délicats mais terriblement efficaces (l’excellent « Dave’s Song »), les plages de cette plaque bénéficient régulièrement du concours de potes musiciens. A l’instar de Ziyad Asrar (également aperçu chez Smith Westerns), venu donner quelques coups de gratte rythmique. De Josiah Marshall aussi, mais de basse. Préposé aux cuivres, Will Miller s’impose à la trompette, sur le jazzyfiant « Red Moon ». Malcolm Brown tapisse de son orgue le titre énergique « No Matter Where We Go ». Enfin, Jonathan Rado (Foxygen) coproduit le long playing. Et c’est flagrant tout au long du titre d’ouverture, « No Woman ».

« Light upon the Lake » est un album qui s’écoute sans modération. Un disque de saison, mais pas seulement ! 

 

mercredi, 20 juillet 2016 20:11

Lost time

Tacocat est une formation fondée en 2007 par Emily Nokes (chant/guitare), Bree McKenna (basse), Lelah Maupin (batterie) et Eric Randall (guitare). Soit trois filles et un garçon. Et sa musique colle parfaitement au catalogue du label Hardly Art. Une subdivision créée à cette époque par Sub Pop, pour héberger des groupes de punk/garage, à l’instar de Protomartyr, La Luz, Hunx & His Punx ou encore K-Holes.  

« Lost time » constitue déjà le troisième elpee du quatuor. Qui n’a pas changé une formule qui gagne, puisque l’opus propose douze plages de rock/garage qu’on pourrait qualifier de décalées. Un décalage parfaitement illustré par la pochette de l’album, mais aussi par les paroles. Dommage d’ailleurs qu’elles ne figurent pas au sein du booklet, car elles ne manquent pas d’humour. Sans quoi les Américains nous balancent des mélodies sculptées dans des riffs de guitares, mélodies très susceptibles de devenir contagieuses, à l’instar de « Talk ».

Loin d’être révolutionnaire, Tacocat perpétue une tradition rock/garage cultivée dans la région de Seattle. A lors ne perdez pas de temps, car si ce « Lost Time » est capable d’ensoleiller vos vacances d’été, je doute très fort qu’il ne s’impose dans la durée.

 

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