Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Hooverphonic
Epica - 18/01/2026
Béber

Béber

mardi, 10 novembre 2015 16:13

Goodbye Diana

Au bout de presque cinq années de silence, Goodbye Diana opère son retour. Il nous propose ainsi un nouvel opus. Une résurrection qui est un sujet de satisfaction, car son passé était brillant. Originaire de Montpellier, ce trio pratiquait un excellent math rock. Et apparemment, le pratique encore. L’expression sonore semble ne pas avoir pris une ride. Le combo est même parvenu à le raffiner.

Enregistré sous la houlette de Serge Morattel (Year of No Light, Ventura, Knut), cet elpee éponyme va au-delà de la simple démonstration technique à laquelle trop de formations math rock se bornent à exécuter. L’art des Montpelliérains consiste à créer une harmonie entre les moments rapides et les plus atmosphériques, entre les exercices de style techniques et les éléments empruntés au post-rock. Le tout en soignant le sens mélodique.

Bref, ce long playing est plus qu'abouti. On s’y accroche du début à la fin sans jamais se lasser. En espérant ne plus devoir attendre aussi longtemps avant de voir naître une suite discographique…

 

mardi, 10 novembre 2015 16:10

Infinite House

Ava Luna n'est définitivement pas un groupe comme les autres. Originaire de Brooklyn, ce quintet se fiche éperdument des codes et se plaît même à transgresser les règles. Touchant à la fois au post-punk, à la pop, au rock, au funk voire au hip hop, la musique d'Ava Luna regorge d'idées qui vous sautent à la figure sans crier gare. Il est tout bonnement impossible d'y coller une étiquette. Chacun des onze morceaux a son propre univers. Les vocalistes et l'instrumentation varient sur chaque titre. Jamais l’ennui ne guette. Les changements de rythme son légion, à l’instar de "Company". Les chants (ou le phrasé sur "Steve Polyester") ne sont pas vraiment ce que l'on peut appeler des harmonies vocales. Des sonorités électroniques apparaissent inopinément. Comme sur "Tenderize ». La basse caoutchouteuse constitue le fil rouge d’« Infinite House ». Mais également –même si elle est en filigrane– une mélodie qui finit toujours par éclore.

Alors bien évidemment, à premier abord, l'écoute de "Infinate House" (troisième elpee des New-yorkais) peut exaspérer. Mais au fil des lectures, on commence à entrer dans cet univers sonore. D’abord acceptable, il finit par devenir agréable, et même au final dynamique…. 

 

mercredi, 04 novembre 2015 00:00

Pro jusqu’au bout des ongles…

La dernière fois que Dan Bejar s’est produit au Botanique, c’était il y a plus ou moins un an. En compagnie de The New Pornographers, super groupe impliquant notamment Carl Newman et Neko Case. Et le set avait été sauvé par sa présence, alliant à la fois classe et désinvolture. Il revient donc, mais à la tête d’un autre projet, Destroyer. « Kaputt », son avant-dernier album a fait forte impression. Il vient, en outre, d’en publier un nouveau, « Poison Season ». De quoi espérer un set live conséquent de la part du collectif canadien. D’ailleurs, le public est nombreux pour accueillir la formation. La Rotonde est même sold out.

La première partie est assurée par une jeune compatriote. Egalement torontoise. Jennifer Castle est venue défendre son dernier elpee baptisé « Pink City ». Difficile de se faire une idée correcte du potentiel de cette artiste, quand on n’assiste qu’à la fin de sa prestation. Mais vu le peu d’engouement manifesté par l’auditoire –encore dispersé à cette heure– il faut croire que son set n’a guère convaincu. Faut dire qu’assurer seule, armée d’une gratte, un supporting act est plutôt casse-gueule…

Un peu après 21 heures, Destroyer monte sur l’estrade. Arborant une barbe de plusieurs jours –comme d’habitude– Dan est soutenu par un septuor. Trois ans déjà que le line up du natif de Vancouver demeure stable. Ce qui explique sans toute pourquoi la musique du groupe est de plus en plus homogène. Au sein du backing group figurent un drummer, deux guitaristes, un claviériste, un bassiste, un trompettiste et un saxophoniste. Les arrangements réalisés en studio, les musicos parviennent à les reproduire en ‘live’. Ce qui n’est pas une sinécure, quand on connaît leur subtilité. Surtout ceux des deux derniers opus. Autrement dit, Destroyer ne triche pas sur la marchandise.

L’excellent « Bangkok » ouvre le set. Tout est parfaitement mis en place. Jamais le son ne souffrira de la moindre faiblesse. Et l’interprétation des morceaux est impeccable. Le trompettiste et le saxophoniste impressionnent. La voix du Canadien transpire de sensualité et de désinvolture. La setlist est essentiellement puisée au sein du dernier LP ; à l’instar de « Times Square » ou encore « Force from Above ». Ce qui n’empêche pas Bejar de puiser au sein d’une imposante discographie constituée de onze albums. Il va ainsi notamment repêcher « Chinatown » (« Kaputt ») ou encore le splendide morceau maître de « Rubies ». La qualité des titres proposée est donc au rendez-vous. Pour l’ambiance, il faut reconnaître que Dan n’est guère extraverti. Et ce n’est pas ce soir qu’il va changer de comportement. D’autant plus qu’on vient de lui annoncer qu’il souffrait d’une pneumonie. Le plus souvent, il se contente de poser ses textes, le micro entre les mains et les yeux fermés, avant de s’accroupir pour laisser le champ libre à son équipe. Hormis deux mots de remerciements, il n’est pas très loquace et surtout ne respire pas la joie de vivre. Néanmoins, son attitude n’altèrera jamais la prestation d’ensemble de la formation. Faut dire qu’elle est drivée de main de maître par un professionnel jusqu’au bout des ongles…

(Organisation : Botanique)

mardi, 03 novembre 2015 00:00

Un concert unique en son genre…

Ce mercredi 3 novembre, le Botanique accueillait Battles. Et manifestement, l’Orangerie grouillait de monde, avant qu’il ne monte sur les planches. Quatre ans après avoir publié son deuxième elpee (« Gloss Drop »), le trio établi à New York est reparti en tournée pour défendre son dernier opus, « La Di Da Di ». Un disque auquel Tyondai Braxton n’a pas participé, puisqu’il a quitté le band pour des divergences artistiques. Ecouter un album de Battles est toujours une expérience en soi. Inclassable, sa musique navigue –pour schématiser– entre math-rock et électro. Votre serviteur avait donc hâte de découvrir cette formation qui jouit d’une solide réputation en ‘live’.

Le supporting act est assuré par un artiste bruxellois, répondant au nom de Laurent Baudoux. Il a choisi pour pseudo Lawrence Le Doux. Le Belge a gravé deux albums électro sur le label VLEK. Après une bonne demi-heure, il tire sa révérence pour laisser la place à la tête d’affiche, tant attendue…

Le concert accuse dix minutes de retard. Enfin, les lumières s’éteignent et le bassiste/guitariste Dave Konopka monte sur l’estrade et se plante du côté gauche. Il a la lourde tâche de mettre l’ambiance. Il tripatouille ses pédales et superpose les nappes de sons. Tout semble fonctionner à merveille jusqu’au moment où il se rend compte que certains branchements dysfonctionnent. Un technicien est donc appelé à la rescousse ; et, heureusement, après ce faux départ, les choses sérieuses peuvent enfin commencer. Ian Williams (ex-Don Caballero), guitariste/claviériste, rejoint son comparse sur la droite, bientôt suivi par John Stanier (ex-Helmet, Tomahawk). Ce dernier s’installe derrière ses fûts et sa splash qui a la particularité de surplomber sa tête d’un petit mètre. Une fois en place, le trio ne perd plus de temps. Le combo enchaîne les morceaux issus de ses trois albums. Dont on épinglera les excellents « Futura», « Ice Cream » ou encore, en rappel, « The Yabba ». Sans oublier le premier tube, « Atlas », au cours duquel la voix de Braxton a été remplacée par une bande son (NDR : le seul petit bémol à relever, s’il ne fallait qu’en en citer un). Rapidement, on prend conscience de la maîtrise technique de nos hôtes. La vélocité de Williams est impressionnante tout comme la capacité de Stanier à jouer du synthé et de la guitare simultanément (oui, oui, c’est possible). Mais au-delà de ces considérations, ce sont les aptitudes des musicos à adapter leurs morceaux sur scène, en extirpant des sonorités invraisemblables qui impressionnent. Et comment est-il possible de s’y retrouver dans ce joyeux bordel ?

Quoiqu’il en soit, Battles a accordé un set d’une bonne heure, au cours duquel l’intensité n’a jamais baissé d’un cran. D’ailleurs, quand les trois artistes ont tiré leur révérence, ils étaient complètement trempés. Comme prévu, ce groupe complètement décalé est donc parvenu à nous réserver un concert unique en son genre…

(Organisation : Botanique)

 

 

vendredi, 30 octobre 2015 00:00

La grande classe, tout simplement !

Chaque année, pendant dix jours, le Festival des Libertés propose des animations diverses oscillant du théâtre au colloque, en passant par la musique et la projection de documentaires. Un événement engagé qui a pour vocation de susciter des débats sur des sujets sociétaux. Pour sa quatorzième édition, l'ASBL Bruxelles laïque avait placé la barre haute, dans le domaine musical, en programmant une affiche éclectique. Ainsi pendant une semaine, les scènes du Théâtre National et du KVS ont accueilli les revenants Ghinzu, Morcheeba, Tiken Jah Fakoly ou encore Hindi Zahra.

Ce vendredi 30 octobre, les organisateurs avaient mis les petits plats dans les grands, en invitant Calexico, au Théâtre National. Les Américains rendent visite régulièrement à la Belgique. La dernière fois, c’était d’ailleurs à l’AB, il y a seulement quelques mois. Mais c’est toujours avec un plaisir non dissimulé qu’on retrouve la bande à Joey Burns et John Convertino. Ce concert est aussi l'occasion de redécouvrir les compos de leur dernier opus, "Edge of the Sun", une œuvre riche en collaborations diverses. Plusieurs chanteurs issus de l’Amérique Centrale, mais également les membres de Devotchka, avaient ainsi participé aux sessions d’enregistrement. Pour assurer le supporting act, Calexico a d’ailleurs emporté dans ses bagages, la vocaliste guatémaltèque, Gaby Moreno, qui a également apporté son concours sur plusieurs plages de l’album.

Peu avant 20h30, Gaby Moreno monte sur l’estrade. Elle est seule, armée de sa guitare et entame son set devant une foule clairsemée. Oscillant entre folk, blues et jazz, sa musique est teintée de couleurs tropicales. Alors, que le gros de la foule commence à arriver, la Centraméricaine commence à prendre de l’assurance et ses morceaux gagnent de la profondeur. La jeune femme a un sacré coffre. Sa maîtrise est impressionnante. Après une quinzaine de minutes, elle annonce que les musiciens de Calexico vont l’accompagner pour le reste de son spectacle. Et elle en semble ravie. Faut dire aussi que lors du concert de ce dernier, elle viendra, à son tour, poser sa voix sur plusieurs morceaux. Enthousiaste, l’auditoire et donc prêt à accueillir la tête d’affiche…

Vers 21h20, les choses sérieuses peuvent commencer. Joey Burns prend place au centre du podium. Et derrière lui, on reconnaît le drummer, John Convertino. Autour des deux piliers, s’installent 5 musiciens : un guitariste, 2 trompettistes, un claviériste et un bassiste. Qui parfois changent d’instrument. Quand ils ne les doublent pas. Et ce sont tous des musicos exceptionnels. Leurs petits mais efficaces solos, dispensés tout au long de la soirée, en sont les plus bels exemples, et se succèdent pour le plus grand plaisir du public. En moins de deux morceaux, Joey Burns parvient à chauffer la salle. Il faut dire que la discographie de Calexico est tellement riche et variée, que chaque titre est capable de baigner au sein d’une ambiance différente. Le tracklisting puise d’ailleurs également au sein de leurs plus anciens disques. On passe ainsi de compos mélancoliques porteuses d’espoir (« Falling From the Sky ») à des titres mariachi ou hispaniques (comme l’excellent « Alone Again » ou « Inspiracion »), en transitant par des morceaux pop ou blues/rock. Dans ces conditions, jamais l’ennui ne guette le mélomane. Et il ne faut pas très longtemps avant que les spectateurs ne commencent à esquisser quelques pas de danse. Pour qu’un spectacle soit réussi, le contact entre le public et l’artiste ou le groupe est primordial. De quoi créer une atmosphère chaleureuse. Pas de problème ; dans ce domaine, Calexico excelle. Et apparemment excité par la fête d’Halloween, Joey Burns se révèle particulièrement expansif. Il remercie le public (et ses musiciens) à la fin de chaque morceau, et n’hésite pas à discuter avec les spectateurs ou encore raconte diverses anecdotes. Pendant tout le spectacle, les musiciens ont eu le sourire aux lèvres. Une joie qui est devenue communicative. Et quand au bout de deux heures, Joey achève sa prestation en remerciant l’auditoire de pouvoir vivre sa passion, c’est vraiment l’expression d’une grande classe.

(Organisation : Festival des Libertés)

vendredi, 30 octobre 2015 19:08

Under branch & Thorn & Tree

Agée aujourd’hui de 28 ans, Samantha Crain est une artiste que votre serviteur avait découverte lors de la sortie de son album « Kid Face ». Et à cette époque, il avait déjà mis en exergue, ses aptitudes de songwritrice. Un an plus tard, elle nous propose son quatrième opus. Il s’agit du second publié par le label insulaire, Full Time Hobby.

Tout comme lors du précédent LP, elle a reçu le concours de John Vanderslice, lors des sessions d’enregistrement. Donc pas trop difficile pour elle de poursuivre sur sa lancée. Minimaliste voire brut, son folk est alimenté par une instrumentation particulièrement subtile, destinée à mettre en exergue la voix habitée, mais parfaitement maîtrisée de Samantha, susceptible de rappeler Joanna Newsom. Du tracklisting, on épinglera quand même les magnifiques « Elk City » ou encore « You Or Mystery » et « When You Come Back ». En outre, elle ne se contente pas d’exceller dans le folk, s’autorisant ainsi une incursion dans le blues, à travers « Big Rock ».

A l’écoute d’« Under Branch & Thorn & Tree », on sent le vent chaud des plaines américaines nous caresser les cheveux. On imagine des tribus d'Indiens chassant le bison ou encore de vieux fermiers partant travailler en chiquant du tabac. Bref, Miss Crain nous entraîne au cœur de l’Amérique traditionnelle, de l’Amérique profonde, de l'Amérique qui l'a vue naître.

 

mercredi, 14 octobre 2015 18:50

Suuns + Jerusalem in my heart

Qu’attendre d’un projet réunissant deux formations aussi novatrices et expérimentales que Suuns et Jerusalem in My Heart, sinon une bonne surprise ?

Suuns et Jerusalem in my Heart sont deux formations issues de la scène montréalaise. Le premier, Suuns, a gravé deux albums intéressants ; deux elpees sculptés dans le rock indie teinté de shoegaze et de krautrock. Le second, c’est le projet du Libanais Radwan Ghazi Moumneh, aka Jerusalem in my Heart. Ce dernier prend un malin plaisir à gommer les frontières musicales et culturelles en incorporant à son post-rock des influences orientales ou autres sonorités issues de l’Afrique du Nord.

Cet album éponyme est le fruit de sessions qui se sont déroulées en 2012. Le résultat est certes original mais reflète finalement assez bien l'univers des deux groupes, même si le poids de Suuns semble plus conséquent. D’ailleurs, dès le morceau d’ouverture, "2amoutu 17tirakan", on y retrouve des accents psychédéliques ainsi que les rythmes hypnotiques si caractéristiques à sa musique. Sur le second titre, "Self" baigne au sein d’un climat arabisant, climat accentué par le concours aux vocaux de Radwan Ghazi. Suuns revient ensuite en force sur "In Touch". Avant que son vocaliste ne s’attaque à "Leila", une plage ‘acoustique’.

Tout en réalisant un parfait équilibre, les deux formations parviennent à enrichir l’univers sonore de l’autre. Sept titres dignes de leurs propres discographies. Une rencontre ô combien intéressante, loin d’être figurative ou sans âme. Bien au contraire!

mercredi, 14 octobre 2015 18:47

Holographic violence

Près de deux ans après la sortie son dernier opus, Grave Babies nous propose son troisième essai. Issu de Seattle, le quatuor implique le drummer du défunt Blood Brothers. Méconnu sur le Vieux Continent, Grave Babies mérite pourtant une attention toute particulière.

La voix du chanteur est sombre et caverneuse ; et elle plane sur le titre maître qui ouvre l’elpee, une compo particulièrement morbide. Faut dire que les thèmes développés par Danny Wahlfeldt (nihilisme, humiliations humaines, ...) ne sont pas spécialement joyeux. Après avoir émargé au garage, le groupe a décidé de chercher ses influences au cœur des eighties, en adoptant un style qu’on pourrait qualifier de post-punk-indus gothique (tout un programme !) The Cure, Nine Inch Nails ou encore Sisters of Mercy figurent certainement parmi leurs nouvelles influences. Et après avoir écouté cet LP, on comprend mieux pourquoi Viet Cong a choisi Grave Babies comme supporting act. Tout comme chez le band canadien, la ligne de basse est lourde mais primordiale alors que la voix en reverb’ (souvent même overdubbée) et la guitare communiquent davantage un sentiment de profondeur. Quant à la batterie électronique, elle semble émaner d’une autre époque… Malgré son apparente pesanteur et indolence, la musique de Grave Babies est paradoxalement plutôt mélodique.

Une mutation réussie pour cette formation yankee dont le style demeure cependant toujours aussi ténébreux…

 

mercredi, 30 septembre 2015 01:00

II

En 2012, Metz nous avait asséné une véritable estocade sonore en publiant son premier opus, simplement baptisé « I ». Et il y avait bien longtemps qu’on avait plus été secoué aussi vigoureusement. En outre, il faut avouer que escouade faisait du bien. Trois ans plus tard, avoir passé de longs mois sur les routes américaines et européennes, le trio est de retour. Et il ne semble pas s’être assagi. Le combo torontois reprend les événements là où il les avait laissés. Autant dire que si vous avez aimé le premier LP, vous apprécierez tout autant le second. Toujours paru chez Sub Pop, il propose une musique incisive et surtout farouche. Pas question de faire dans la dentelle ni de lisser les contours. La production (si elle existe) est garage. Le post punk noisy dispensé par le combo est probablement sans équivalent aujourd’hui.

Dès "Acetate", piste qui ouvre l’opus, la basse de Chris Slorach décrète l'état d'urgence. La guitare d'Alex Edkins libère ses décharges électriques tandis que son chant (voire ses cris) est (sont) toujours aussi frénétique(s). Alors que Hayden Menzies cogne métronomiquement ses fûts. Et jamais le climat du long playing ne perd en intensité.

Rien de tel que l'écoute de "II" pour se défouler un bon coup ou pour se réveiller. Envoyez valser la finesse. La puissance et le bruit constituent les fils rouges de Metz.

mercredi, 30 septembre 2015 01:00

Zubbedust!

Avec le soleil sortant de sa bouche (ALSSDSB) est un patronyme, ma foi, très original. Mais avant tout, c’est un collectif de musicos émanant du pays des caribous. Il réunit des membres issus de différentes formations, formule que le mythique label montréalais propose depuis pas mal de temps. ALSSDSB est donc une formation à géométrie variable qui existe depuis 2011. Jean-Sébastien Truchy (Fly Pan Am) et Sebastien Fournier en forment la charnière centrale. Et "Zubberdust!" constitue leur premier album.

Cet LP est divisé en deux longues pistes (« Face à l’instant » et « Super pastiche fantastique »), chacune découpée en plusieurs parties. Hormis la présence de quelques chœurs circonstanciels, l’expression sonore du combo est essentiellement instrumentale. Elle oscille entre post et math-rock. A contrario de ses compagnons de label, le combo canadien ne sombre ni dans le climat dépressif, ni dans le rock progressif. Tout au long de cet elpee, l’atmosphère est d’ailleurs radieuse voire enjouée. Les rythmiques sont presque dansantes et les tonalités des guitares ne sont pas noyées sous des tonnes d'effets. En outre, l’ensemble est judicieusement saupoudré d’électronique. Le résultat est particulièrement efficace. Pas besoin d’enchaîner les écoutes pour dompter « Zubberdust ! », la musique de ce band canadien vient à nous sans se faire prier. On ne va donc pas s’en priver.   

 

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