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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Béber

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lundi, 13 juillet 2015 09:56

Hardcore summer hits

En 2012, ce trio italien publiait « Let me Out », un elpee fortement marqué par la britpop. Un premier essai qui se servait des codes spécifiques à ce type de musique, sans parvenir à développer une identité propre. Néanmoins, cet opus était susceptible d’être écouté d’une seule traite, à cause de ses compos aux mélodies bien torchées, alimentées par une énergie bien palpable.

Trois ans plus tard, The Junction semble avoir abandonné les codes de la britpop pour embrasser ceux du punk/pop. Et utilisant la même méthodologie. Tout au long de « Hardcore summer hits », les Transalpins exploitent tous les clichés du genre afin de réaliser son objectif. De bons vieux riffs qui accrochent, des chœurs en pagaille, des mélodies entêtantes et une batterie qui déroule. The Junction a parfaitement compris la formule, la totalement assimilée et l’a plutôt bien reproduite. Bref, le résultat est sympa mais manifestement stéréotypé. Prochain challenge : le grunge !

 

lundi, 13 juillet 2015 09:47

Lost.drive.water.exit (Ep)

Il y a un bon bout de temps qu’on avait plus entendu parler du duo lillois Ed Wood Jr. « Silence », son dernier et excellent album, remonte à 2011. Au cours de cette période, les Français ne se sont pourtant pas tourné les pouces, puisqu’ils ont accompli une petite tournée au Canada. Ils ont également apporté leur collaboration à l’artiste japonais Asako Fujimoto. Enfin, l’un des deux membres a publié un album avec le groupe Persian Rabbit (collaboration entre des membres de Green Vaughan, Tang et encore Two Left Ears).

Leur nouvel Ep s’intitule « Lost.Drive.Water.Exit ». C’est-à-dire l’énumération des titres de ce disque, séparés par un point. Découpé en 4 pistes, il est paru sur le label bruxellois Black Basset Records (Quadrupède, Billions of Comrades, …) Le math/rock des Nordistes est devenu plus raffiné. On y rencontre des touches électroniques et des voix sur « Lost » et « Exit », par exemple. Pensez à From Monument to Masse ou à Aucan, mais surtout à 65daysofstatics (à leur grande époque). Les quatre morceaux sont énergiques et mélodieux. Suffisant pour vous donner un bon coup de fouet. Le seul point faible de cet Ep, c’est de ne durer qu’un quart d’heure. Vivement un nouvel LP.

Ed Wood Jr se produira le 4 septembre au Magasin 4 à Bruxelles.

 

jeudi, 02 juillet 2015 13:03

Thin walls

En moins de cinq ans, Balthazar est parvenu à inscrire son nom en lettres de valeurs sûres, dans l’univers musical belge. Après avoir publié deux albums, le groupe courtraisien a acquis une notoriété qui lui a permis d’effectuer de longues tournées, de jouer dans les plus grandes salles (en ouvrant notamment pour Editors) et dans les grands festivals estivaux. Rien de tel pour acquérir de l’expérience et de la maturité.

Les morceaux de « Thin Walls », troisième opus du groupe, ont été composés par les deux compères Maarten Devoldere et Jinte Deprez, alors que la formation était sur les routes. Contrairement, aux deux précédents elpees, Balthazar a décidé de faire appel à un producteur. Leur choix s’est porté sur Ben Hillier (Elbow, Blur, Dowes, …) Plutôt judicieux, quand on sait que leur musique a une tonalité très ‘anglo-saxonne’. Et puis, les compos sont ici plus raffinées. Leurs mélodies sont toujours aussi efficaces (« Then What », « Bunker ») et se délient sur des rythmes langoureux sur lesquels vient se greffer la voix faussement nonchalante de Devoldeere. Les chœurs sont légion et les nappes de claviers se posent tranquillement sur une ligne de basse sensuelle. 

En gravant « Thin walls », le quintet continue sur sa lancée d’une musique pop/rock très caractéristique à laquelle on accroche immédiatement.

Balthazar se produira au Cactus festival de Bruges le 11 juillet, aux Ardentes à Liège le 12 et le 1er août au Ronquières Festival à Braine-le-Comte.

jeudi, 02 juillet 2015 13:01

Frozen by sight

Il y a un bon bout de temps que Maxïmo Park a disparu des radars. Paul Smith, son leader, a décidé d’explorer d’autres projets. Les frères Peter et David Brewis sont les leaders Field Music, un groupe originaire de Sunderland. Avant d’écouter l’album de Paul Smith & Peter Brewis, je dois avouer que je n’étais pas particulièrement enthousiaste. Et après l’avoir écouté, je ne le suis pas davantage.

Paul a écrit les textes et Brewis a composé la musique de ce « Frozen by sight ». Découpé en douze plages pour une durée proche des 45 minutes, chaque titre traite d’une destination.

Surprenant, l’expression sonore navigue à des années-lumière de ce qu’on aurait pu attendre d’artistes sévissant sur la scène pop/rock anglo-saxonne. Comme chez Maxïmo Park, par exemple. En fait, l’instrumentation est essentiellement focalisée sur le piano et le violon. Quoique raffiné, le résultat est plutôt déroutant. Les rythmes sont saccadés et l’interprétation théâtrale. Pensez au Final Fantasy d’Owen Pallett. Malheureusement, au fil de l’opus, l’inspiration semble s’essouffler. Et les soubresauts rythmiques ainsi que la carence mélodique finissent par lasser. 

Manifestement, on ne peut pas dire que Paul Smith soit parvenu à opérer un retour fracassant sur le devant de la scène !

 

Près de 50 ans déjà que la musique de Gilberto Gil et Caetano Veloso fait vibrer les âmes des Brésiliens, mais également celles des mélomanes, aux quatre coins du globe. Au cours de ces cinq décennies, les deux mythes sud-américains sont parvenus à se forger leur propre style, soit le tropicalisme, le fruit de genres oscillant de la musique populaires brésilienne au pop/rock, en passant par le psychédélisme. Et leur discographie conséquente en est la plus belle illustration. Cependant, leur engagement politique leur a valu d’être emprisonnés pendant plusieurs mois et les a forcés à émigrer, à l’étranger. En résumé, Gilberto Gil et Caetano Veloso sont au Brésil ce qu’est Jacques Brel à la Belgique, Brassens et Ferré à la France ou encore Bob Dylan aux Etats-Unis. 

Ces deux stars brésiliennes se sont croisées à tant de reprises, que leur parcours est presque devenu commun, sur les planches. A l’instar de Monaco et Paris, Bruxelles a donc eu le privilège de pouvoir les accueillir en ‘live’…

Et tout particulièrement ce 29 juillet, à Forest National. La salle est bien garnie, mais pourtant pas comble. Le public est hétérogène. Il réunit un public de tous les âges et issu de multiples nationalités. Beaucoup de Brésiliens et aussi de Brésiliennes, quand même. Avant le set, l’estrade n’est encombrée que de deux grattes, deux micros et deux chaises. Sobriété ! Il n’en faut pas plus aux deux artistes pour s’exprimer et émouvoir l’auditoire. Qui était d’ailleurs conquis d’avance. Pendant deux heures, Gilberto Gil et Caetano Veloso vont interpréter des titres de leurs répertoires respectifs ; parfois ensemble, parfois séparément. Dont certains permettront à leurs sèches de s’entrelacer. Des morceaux rythmés, mélancoliques ou carrément bouleversants. A plusieurs reprises l’auditoire reprend en chœur certaines compos qu’il, comme on pouvait s’y attendre, connaît sur le bout des doigts (NDLR : des oreilles ?) Si les musicos ont une attitude, en général, statique, Caetano Veloso va quand même se lever de son siège pour oser un petit pas de danse fortement apprécié par le public. Après deux bonnes heures de set, il est ravi et est récompensé par deux rappels.

Les deux plus grands chanteurs/musiciens brésiliens du XXème ont apporté un peu de soleil du Brésil à Bruxelles. Après ce spectacle, les vacances pouvaient légitimement commencer…

(Organisation : Greenhouse Talent)

 

dimanche, 21 juin 2015 17:19

Elephant love

Il y a quelques semaines, Yotanka nous permettait de découvrir l’électro-pop-rock de Kid Francescoli. Aujourd’hui, le label français dévoile un nouveau groupe issu de son écurie : Ropoporose.

Il s’agit, en fait, d’un duo familial originaire de Vendôme. Pauline assure le chant, les claviers la guitare et les percussions (rien que ça !) alors que Romain gère la batterie, la guitare et les chœurs. Alors qu’ils tentaient de reprendre des titres du groupe Californien Girls, le tandem décide de changer de cap ; et de se consacrer à un projet plus personnel. Grand bien leur en a pris !

Après avoir accordé de nombreux concert et passé de nombreuses heures à répéter, il enregistre son premier opus.

Chez Ropoporose, toutes les compos sont créées à partir de loops. Le frangin et la frangine s’évertuent à superposer les nappes de sons pour concocter un noisy/rock dense, mais surtout riche en variations. Lorsque le chant de Pauline devient nerveux, on pense à Sonic Youth (« Moïra », « Empty-Headed », « Elephant Love »). Par contre, lorsque les claviers débarquent en force, c’est l’ombre d’Arcade Fire qui se met à planer. Sous une forme plus épurée, of course. 

Et pour un premier album, il faut avouer que le résultat a de l’allure… 

 

dimanche, 21 juin 2015 17:17

Naomka

Benoît Lizen est un personnage pour le moins atypique dans le paysage musical liégeois étiqueté Honest House. Agé de 30 ans et détenteur d'un diplôme de biologie, le Wallon a grandi à l’écoute des ‘folkeux’ américains plutôt que des groupes indie-rock.

C'est à l'âge de 13 ans qu'il se découvre une passion pour la musique acoustique en manipulant la six cordes. Difficile de savoir si à l'époque le Liégeois avait déjà un tempérament rêveur mais c'est en tout cas ce que l'on ressent aujourd’hui quand on écoute ce superbe premier album.

En plus d’être un rêveur, Benoît Lizen possède une âme poétique. À l'image d'un Sigur Ros, il privilégie les sons pour véhiculer des émotions plutôt que des mots sensés. Afin d'y parvenir, il a inventé une langue dont la lexique tient sur une feuille A4: le Galionka.

Son premier opus mêle folk, blues et country. On pense notamment à un Devendra Banhart au sommet de son art. Particulièrement minimaliste, la musique du Wallon parvient à nous émouvoir grâce à une voix sensible gorgée d'émotions. Il s’accompagne à la guitare acoustique, mais aussi parfois d’un banjo ou d'une lap steel. Circonstanciellement, il est soutenu par des choeurs d’enfants.  

Les mélodies baignent tantôt dans la mélancolie, tantôt dans une certaine forme de quiétude. Mais plus que tout, elles vous flanquent des frissons. Rarement, un songwriter belge aura été aussi convaincant. A croire que la vallée de la Meuse (ou les Ardennes, en tant que bon biologiste) inspire le Belge.

Quoi qu'il en soit, Benoît Lizen livre l'un des meilleurs album de folk ‘made in Belgium’ de ces 10 dernières années.

dimanche, 14 juin 2015 00:50

Wild Onion

Il y a plus ou moins un an, ce jeune quatuor américain (Chicago), fan de David Lynch, publiait un premier opus intitulé "Sunken". En moins d'une demi-heure, ce combo était parvenu à démontrer un véritable potentiel. On attendait donc Twin Peaks au tournant du deuxième album, histoire de voir si la confirmation était au rendez-vous...

Tout d’abord, on a encore et toujours l'impression que leurs sessions se sont déroulées au sein d’un grenier. A cause des nombreux grésillements et crissements d'amplis. Cadien Lake James continue d’alterner chant perçant ou soyeux, selon les morceaux. Les plages sont tantôt crasseuses, dans l’esprit des Black Lips ou Thee Oh Sees, tantôt psyché/rock, propices à se transformer en pseudo tubes, comme chez Ty Segall. Et dans une même chanson, on peut entendre des riffs de guitare incisifs et des choeurs qui tapissent l’arrière-plan. Le fil conducteur ? Le sens mélodique que l’on retrouve tout au long des seize morceaux de cet opus, capable de vous communiquer une forme de jouissance ambiante. Et après plusieurs écoutes, on tombe carrément sous le charme.

Twin Peaks vient donc de confirmer tout le bien qu’on pensait de lui... 

 

dimanche, 14 juin 2015 00:32

Small town heroes

A peine âgée de 27 ans, Alynda Lee Segarra est américaine. Elle a choisi un patronyme improbable pour son projet : Hurray For The Riff Raff. Et a habillé son cinquième opus, « Small town heroes », d’une ignoble pochette. L’artiste a grandi à New York, avant d’émigrer en Louisiane. Elle n’a d’ailleurs pas tardé à y adopter les codes musicaux du Sud des States…

Découpé en 12 pistes, cet opus nous propose un périple musical à travers les Etats-Unis. « Blue Ridge Mountain » et « Crash on the Highway » émargent à la country. Violon et banjo virevoltants se prêtent aisément à l’exercice. Et puis le timbre vocal de Segarra colle parfaitement au style. « Good Ime Blues (An Outlaw’s Lament) » et « End of the Line » adoptent un profil plus folk. Le spectre de Bob Dylan plane. « St.Roch Blues » trempe même dans le blues ! Pourtant, si l’essentiel des compos est sculpté dans l’instrumentation acoustique, l’expression sonore est susceptible de s’électrifier et le tempo de s’élever... Et ce sont toutes ces subtilités qui font le charme de ce « Small Town Heroes »…

 

samedi, 06 juin 2015 01:00

Du retard à l’allumage…

Il en a fallu du temps pour qu’Elvis Perkins décide enfin de donner un successeur à son excellent deuxième opus, "Elvis Perkins in Dearland". Six longues années que le fils d'Anthony Perkins (NDR : l’acteur mythique de ‘Psychose’) et de la photographe Berry Berenson n'avait plus donné signe de vie. Une absence interminable au cours de laquelle le New-yorkais s’était, en quelque sorte, retiré du monde. Aussi, quelle n’a pas été notre (bonne) surprise d’apprendre, il y a quelques semaines, qu’il avait enfin publié un nouvel elpee. Intitulé "I Aubade", il n’est cependant disponible que sur les plates-formes Internet. L’artiste est donc venu le défendre à la Rotonde. Une belle manière de –presque– clôturer la saison du Botanique.

Ce samedi soir, il règne, au sein du Bota, une atmosphère particulièrement ‘cool’. Dehors, le soleil brille et les terrasses débordent de monde. Pas de première partie. Vers 20h, les mélomanes se dirigent donc vers l'hémicycle. Est-ce dû aux conditions climatiques estivales ou du manque de notoriété de l'Américain, mais la salle est à moitié vide. Ou pleine, selon. Il y a de la place et les spectateurs s'assoient sur les marches. Et peu à peu, elles se remplissent ; si bien que les retardataires sont forcés de s’asseoir dans la fosse. Ils y resteront tout le concert.

Elvis Perkins monte sur l’estrade armé d’une gratte acoustique. Il est épaulé, à sa gauche, par une multi-instrumentiste (basse, ‘lyre’, etc.) et, à sa droite, d'un claviériste. En une demi décennie, le physique de l’artiste a changé. Il a de longs cheveux. Il a enfilé un pantalon de soie et une chemise à moitié déboutonnée. Et a chaussé des lunettes rondes. On croirait qu’il vient de revenir d’un pèlerinage en Inde. Un instant, j’ai même imaginé une réincarnation de John Lennon…

Elvis Perkins ouvre son set par des titres issus de son dernier LP. Ils sont particulièrement paisibles. Est-ce dû à la position assise de l’auditoire ou aux compos méconnues, mais la Rotonde semble plongée dans une forme de somnolence… Il faudra attendre qu’Elvis attaque les morceaux de son premier elpee ("Ash Wednesday") pour que la foule commence à réagir. D’autant plus qu’il discute davantage avec le public et joue même au chef d’orchestre. « It’s only You » et « Emile’s Vietnam in the sky » recueillent un franc succès. L’instrumentation épurée apporte une nouvelle dimension aux compos ; et ce n’est pas plus mal. Au bout d’une heure et demie de prestation, Elvis Perkins et ses acolytes vident les lieux. L’acteur principal revient cependant rapidement pour attaquer quelques chansons en solitaire, dont « Shampoo », avant d’être rejoint par ses acolytes pour conclure le show par « While you were sleeping », véritable moment de grâce de la soirée.

Et sans s’en rendre compte, le concert de Perkins a finalement duré presque deux heures. Suivant l’adage, on en a donc eu pour son argent. Dommage cette apathie ambiante en début de parcours. Il a même fallu trente bonnes minutes, avant que l’auditoire ne parvienne à accrocher ce set, ma foi, inégal…

(Organisation : Botanique)

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