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Kreator - 25/03/2026
Stereolab
Béber

Béber

samedi, 07 février 2015 17:12

cd 3

Un jour, il faudra tout de même donner une définition de la musique. Ou du moins déterminer les caractéristiques qui permettent de la qualifier comme telle. Bien sûr, elle doit être considérée dans son sens le plus large du terme, pour ne pas brimer la créativité. Donc l’expérimentation. De là à pousser cette expérimentation dans ses derniers retranchements, il y a une limite qu’il serait souhaitable de ne pas dépasser. Ce qui explique pourquoi je doute fort que ces Suisses fassent de la musique. Ce n’est même pas de la musique concrète et encore moins post-industrielle. En fait, Convulsif Big Band produit une succession de bruits. Qui pour ma part ne ressemble à rien. À côté de ce « cd3 », les projets de Mike Patton ou encore la drone de Sunn O))) constituent de la pop. Le cadeau idéal à offrir à votre pire ennemi !

 

mercredi, 21 janvier 2015 16:12

Man it feels like space again

Créé en 2008 comme un groupe collaboratif, Pond suscite dorénavant davantage l’attention des mélomanes. Et pour cause, le line up compte en son sein trois membres également actifs chez Tame Impala (Kevin Parker, Jay Watson, Cam Avery), groupe acclamé unanimement par la critique, au cours de ces dernières années. Mais, une plus grande notoriété entraîne une plus grande exigence de la part du public. Pas question de laisser passer quoi que se soit sous couvert d’amateurisme. Et d’amateurisme, il n’en est nullement question ici. Il s’agit tout de même de leur sixième opus. Et on peut affirmer que les Australiens (NDR : ils sont originaires de Perth) maîtrisent parfaitement leur sujet.

Pond s’inscrit dans la lignée d’un mouvement psyché tracé, il y a maintenant plusieurs décennies, par un groupe comme The Flaming Lips. Une ouverture dans laquelle se sont engouffrés des formations somme Foxygen ou encore MGMT. S’étalant sur 40 minutes, « Man it feels like space again » dévoile toutes les facettes de son kaléidoscope sonore. Une musique atmosphérique rythmée par les effluves de synthés et les guitares moelleuses. Et des compos qui oscillent entre plages funky et des ballades mélancoliques.

En à peine 9 titres, Pond remet une nouvelle fois l’Australie au centre de la carte du rock psychédélique.

Pour les aficionados du style, les Australiens se produiront à l’AB Club, le 12 juin. Une prestation qui s’annonce haute en couleurs.

 

mercredi, 21 janvier 2015 16:03

Dolorous

Natif de Johannesburg, Gil Hockman est établi aujourd’hui à Berlin. « Dolorous » constitue son deuxième album. Le Sud-africain a tout réalisé de A à Z, de la composition à l’enregistrement.

Sur cet album, il marche sur les traces d’un Grandaddy ou plus récemment de Girls in Hawaii (cfr. « Night Bird »). Comme eux, il parvient à écrire des morceaux simples et délicats. Il parvient à émouvoir sans jamais tomber dans le pathos. A l’aide d’une simple guitare folk ou électrique et d’un synthé, il fait des merveilles. Sa voix, qualifiée de ‘dolorous’ (d’où le titre de l’album) par une journaliste, vient parachever l’ensemble en déversant sa mélancolie.

Que dire de plus ? Rien, il suffit d’écouter pour y succomber !

 

mercredi, 21 janvier 2015 15:58

in@sect

Antibody n’est pas un groupe de néophytes. Il réunit des musiciens qui ont évolué au sein de diverses formations rock. Malheureusement, un jour, les quatre Belges ont décidé de prendre un virage à 180° pour emprunter la voie de l’électro. Ils ont sorti leurs claviers, leurs pédales d’effets et se sont mis à composer.

« In@sect » est la conséquence de cette décision. Le résultat est tout simplement abominable et insupportable. Après à peine deux morceaux, la voix surchargée d’effets de Patrick Muermans, les guitares, le rythme, tout vous tape sur les nerfs. Arriver au terme des treize morceaux est un véritable calvaire que je ne souhaiterais pas faire vivre à mon pire ennemi.

Un conseil aux musiciens d’Antibody : fermez cette parenthèse électronique, avec un peu de chance, l’écart de conduite passera inaperçu et retournez à vos premiers amours, le rock.

 

vendredi, 16 janvier 2015 11:23

Utopium

Actif depuis 1998, ce groupe cosmopolite établi à Paris compte plusieurs albums à son actif. Mais rien de très significatif à ce jour. Forcé de constater que Utopium n’est pas encore parvenu à sortir de la zone crépusculaire de l’underground, et après une première écoute de cet elpee éponyme, un constat s’impose : leur situation n’est pas prête de changer.

En effet, au cœur d’une atmosphère sombre, le groupe mêle rock ténébreux et post rock, un post rock basique, pour ne pas dire conventionnel (« Now it exists », « Volumen »). Néanmoins, au fil de l’écoute, le climat se révèle plus intriguant et original qu’imaginé. A cause des vocaux hantés de Maxime Petrovski qui se fondent dans les nappes de synthés, phénomène responsable de cette ambiance lugubre qui vous contamine insidieusement. Et des titres comme « Autumn in Bangkok », « Stardust », « In a heartbeat » ou encore « Lost in the cyberspace » en sont les plus belles illustrations.

Malheureusement, la production plutôt approximative ainsi qu’un déficit d’homogénéité finissent par plomber l’ensemble.

 

mercredi, 31 décembre 2014 16:52

Black Hills

Tout droit sorti de l’imagination de David Lynch, The One Armed Man (NDR : traduisez ‘Le Manchot’) est le patronyme choisi par ce groupe strasbourgeois. Comme le personnage imaginé par le réalisateur, le combo part à la rencontre des mythes américains ; et plus exactement en creusant au cœur des racines du Nouveau Continent.

Dans l’ensemble, cette formation française ne s’en tire pas trop mal, même si tout est loin d’être parfait. Si le plus rock « Night Train » baigne dans un climat judicieusement glauque, comment ne pas froncer les sourcils à l’écoute du chant maniéré qui sévit tout au long de « Mad Season ». Les meilleurs titres se révèlent lorsque le band cesse de jouer les gros bras pour embrasser un format davantage country/rock. A l’instar de la ballade « Summer Knows », des entraînants « Back Home » et « Lullaby » ainsi que du filmique « Black Swan », dont les réminiscences semblent puisées chez Calexico voire même Ennio Morricone.

En résumé, il y a à boire et à manger sur cet opus, un peu trop éclectique à mon goût. Un Ep aurait suffi !

 

mercredi, 31 décembre 2014 16:50

Herd runners

Quatre ans après avoir publié son dernier elpee, la bande à Simon Aldred est de retour. Son nouvel album s’intitule « Herd Runners ». S’il a fallu attendre aussi longtemps avant la publication d’un nouvel opus, c’est essentiellement dû aux projets alternatifs du leader. En effet, outre son implication chez Cherry Ghost et son job de producteur, il se consacre à différentes expérimentations, notamment dans l’univers de l’électro. En solitaire.

Le band de Bolton nous propose donc sont troisième opus. Guidée par la voix d’Aldred (qui rappelle parfois celle de Kurt Wagner, le leader de Lambchop), la musique de Cherry Ghost est à la fois mélodique et mélancolique. Les Anglais sont aussi à l’aise sur les morceaux riches en instrumentation (« Clear Skies Ever Closer » et ses cuivres luxuriants) que lors des plages plus paisibles, à l’instar de « Herd Runners » ou encore « My Lover Lies Under ». Le long playing recèle également de superbes compos sculptées dans le folk. « Love Me Follow Me » en est certainement la plus belle illustration. Plus pop, « Sacramento » confirme la raison pour laquelle Cherry Ghost a été comparé à Coldplay (NDR : en moins grandiloquent quand même).

« Herd Runner » est un disque agréable à écouter. On peut donc décréter que le combo a réussi son retour. Mais de là à s’imposer sur la longueur, c’est une autre paire de manches.

samedi, 20 décembre 2014 20:02

The bloop (Ep)

Dirty Sound Magnet nous vient de Fribourg (NDR : sis quelque part entre Lausanne et Berne), en Suisse. "The Blood" constitue son tout premier cd. Un Ep ou alors un mini album, car il ne contient que 6 morceaux pour 23 minutes.

Ces Helvètes pratiquent un rock dit ‘classique’ teinté de références orientales. Caractérisé par la présence d’un barzouki et d’un sitar, « Sunday Drama » y trempe manifestement. Et à l’écoute de « Chocolate Woman » et « 21st Century Witch » on pense inévitablement à Led Zeppelin, voire à Robert Plant.

Bref, rien de neuf à l’horizon. Un disque sympathique mais qui manque de piment. Neutre, si vous préférez. Suisse quoi…

 

samedi, 20 décembre 2014 19:58

Gran Veta

Il y a un bout de temps que ce disque traîne dans la pile de cds à chroniquer. Il faut avouer que la pochette du « Gran Veta » de Betunizer n’est pas très sexy. Ce bout de viande sanglant n’est vraiment pas très appétissant. Puis, au fil du temps, il a bien fallu passer outre mon aversion. Première surprise, le groupe est espagnol, et nous vient de Valence. On ne peut pas dire que les artistes ibériques soient légion sur la scène pop/rock.

Après avoir écouté cet LP, on pourrait imaginer que le trio a vécu dans la banlieue de Chicago, au début des 90’s, en côtoyant la bande à Steve Albini. En effet, leur musique est tout aussi brute de décoffrage et saccadée que celle de Shellac ou d’Unsane. Ici, malgré les textes exprimés dans la langue de Cervantès, peu de place est laissée à l'exotisme. De la Noise pure est dure ! A l’instar des références susvisées, le rôle de la basse est primordial. Elle est lourde et canalise le reste de l’instrumentation. Les titres se succèdent sans la moindre relâche et pour mon plus grand bonheur ; car franchement il n'y a rien à jeter sur cet album.

Certes, rien de bien neuf sous les tropiques, mais beaucoup de jubilation! On ne se privera donc pas de ce petit bonheur…

 

lundi, 15 décembre 2014 00:00

La boucle est-elle bouclée ?

Ce lundi 15 décembre, les couloirs de l'Ancienne Belgique sont fréquentés soit par des passionnés de Bluegrass ou des fans du film « The Broken Circle Breakdown » (également intitulé « Alabama Monroe ») de Félix Van Groningen, paru il y a déjà deux ans. Un long métrage qui avait décroché le César du meilleur film étranger. La formation s’était déjà produite il y a plusieurs mois dans la même salle, et y repassait donc pour plusieurs dates, dont trois sont sold out. Et de nouveau, la troupe est venue nous interpréter une B.O. addictive écrite par Bjorn Eriksson (du duo Eriksson/Delcroix), le moustachu au chapeau de cow-boy caché dans l'ombre des deux acteurs/chanteurs Veerle Baetens et Johan Heldenbergh.

Le moins que l'on puisse dire c'est que la frénésie autour de ce phénomène ne s'est pas estompée. La foule, un mix entre des vieux de la vieille, fans de Johnny Cash ou de Bill Monroe (fondateur du bluegrass), et des jeunes disciples du style, est excitée ; et dès que les sept musicos montent sur l’estrade, soit vers 20h45, les applaudissements et les cris fusent. Dès les premières notes de « Will The Circle Be Unbroken », le public est conquis. Il faut dire que le jeu de scène est particulièrement sympathique. Tous réunis autour d'un micro d'ambiance, chacun à leur tour, les musiciens y vont de leur solo. Ainsi, la mandoline, le banjo, la contrebasse et tous les instruments inhérents au bluegrass se succèdent. Les nombreuses groupies présentes de la salle chantent à tue-tête les titres phares de la BO. Et pour compléter la setlist, le groupe reprend des classiques du country/folk américain comme « I Think Twice, It's Alright » de Bob Dylan ou le superbe « Go to Sleep Little Babe », chanté a cappella.

L'ambiance est enfiévrée. Les deux chanteurs, Veerle Baetens et Johan Heldenbergh, outre leur talent à maîtriser leur organe, sont de fameux entertainers. Avant de se lancer dans la musique, Johan Heldenbergh a certainement dû exceller dans l'art de l'impro. Entre chaque morceau, il se lance dans des monologues interminables qui font mouche  à chaque reprise. Aussi, quand le concert est terminé, on se rend seulement compte qu’il a duré plus de 2h.

Un spectacle parfait au cours duquel les références au film ont été nombreuses. Mais, hormis, les chansons issues de la BO, seules des reprises ont été jouées et donc... rien de neuf à l’horizon. Aussi, plusieurs questions me taraudent l’esprit. Quel sera le futur de The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band ? L’écriture de nouveaux titres est-elle envisageable ? Et dans la foulée, l’organisation d’une nouvelle tournée ? Ou alors la boucle est-elle bouclée ?

(Organisation AB)

Voir aussi notre section photos ici

 

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