New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

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Suede 12-03-26
Kreator - 25/03/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

Tous les aficionados de prog savent pertinemment que Genesis a vécu ses années les plus créatives entre 1970 et 1975. Tout en apportant la théâtralité dans la musique, la bande à Petere Gabriel a commis, au cours de cette période, quatre elpees incontournables : « Nursery Cryme », « Foxtrot », « Selling England by the pound » et « The lamb lies down on Broadway ». Ce Dvd décortique techniquement la forme de cette musique. Journalistes spécialisés, musiciens de studio et producteurs décortiquent en long et en large le phénomène Genesis. Le document est illustré par de multiples séquences musicales. Mais constamment interrompues par les analyses des spécialistes, elles finissent par perdre de leur charme. Si le Dvd avait pu réunir ces prestations scéniques (NDR : parfois inédites) en entier, il aurait recueilli toutes mes faveurs. Ce n’est pas le cas, vous l’avez compris…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Profile

Githead est une formation fondée par Colin Newan (Wire), Robin Rimbaud (Scanner) et Malka Spigel (Minimal Compact). L’an dernier elle avait commis un premier EP, « Headgit ». Elargi à un quatuor depuis l’arrivée de Max Franken, le drummer de Minimal Compact, Githead nous propose donc son premier album. Un disque découpé en 9 fragments, dont deux instrumentaux : le final « Pylons » et puis « Antiphon », compo caractérisée par un rythme voluptueux entretenu par une ligne de basse dub, voluptueuse. Hormis « Wallpaper », chansons pop réminiscente de New Order sur laquelle Colin chante un peu à la manière de Bernard Summer, la plupart des vocaux sont déclamatoires. Même sur « My LCA (Little box of magic) » que se réserve Malka Spigel. Impassibles, mais très harmonieux, ils conduisent la mélodie de ce titre manipulé par la digitalisation. Mieux encore, la voix de Newman est presque rapée sur « Cosmology for beginners », une plage sculptée dans un funk house que n’aurait pas renié les Happy Mondays. Le spectre de la new wave du début des eighties est cependant très présent tout au long de cet opus. « Alpha » semble même hanté par l’esprit gothique de Sisters Of Mercy. Beaucoup de groove sur les morceaux de ce « Profile » ; mais aussi une texture instrumentale très complexe, embrumée de nuages d’électricité scintillante, limpide (« They are », « Option paralysis »). Et puis une compos assez curieuse (« Running down ») qui laisse transparaître en filigrane un sens mélodique très proche d’un Neil Young…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The Futureheads

Premier album pour ce quatuor issu du nord-est de l’Angleterre. De Sunderland très exactement. Très attachés à leur région, ils chantent avec l’accent du terroir. Tous les quatre. Parfois même a cappella (« Danger of the water »). Mais le plus souvent en jouant sur la diversité des harmonies vocales. Des chansons brèves (14 en 33 minutes !), percutantes, convulsives, qui rappellent le début des eighties. Et en particulier des groupes comme XTC, Jam et Gang of Four. C’est d’ailleurs Andy Gill qui produit cet opus. Des vocaux qui sont un peu la ligne de conduite des compositions. Ce qui n’empêche pas d’assister à une débauche d’énergie. Une intensité généreuse alimentée par des rythmes convulsifs, des accès de drums féroces, des breaks ou les riffs de guitare déchiquetés, nerveux, discordants ou stridents. Ni de faire la part belle aux mélodies hymniques ! Si le quatuor se partage la composition, les lyrics sont issus de la plume de Barry Hyde. Des lyrics introspectifs qui traitent aussi bien de l’aliénation, de la robotisation que de problèmes sociaux. Les Futureheads sont parvenus à se forger un son distinct, particulièrement original, susceptible de se charger de nuances. Et je pense tout particulièrement à « Decent days and nights » dont le tempo est aussi contagieux que le célèbre « My Sharona » de Knack, de « He knows », sorte de clin d’œil aux Housemartins, et surtout à la cover très réussie, interprétée dans l’esprit de « Another girl, another planet » des Only Ones, du « Hounds of love » de Kate Bush, artiste à laquelle les Futureheads vouent une grande admiration. Et plus on écoute le disque plus on rencontre des surprises. Incontournable !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Has a good home

Final Fantasy est le projet solo d’Owen Pallett. Guitariste, chanteur, violoniste et arrangeur il est ou a été impliqué, à des degrés divers, dans une multitude de projets : Les Mouches, Internet, The Jim Guthrie Band, Picastro, Hidden Cameras, King Tut, Do Make Say Think, Royal City, Gentlemen Reg, The Phonemes, etc. L’an dernier, Canadien (Toronto) a même participé à l’enregistrement du fabuleux album d’Arcade Fire, « Funeral », formation qu’il a d’ailleurs accompagné en tournée. Les 15 plages qui constituent « Has a good home » gravitent essentiellement autour du violon et de la voix d’Owen. Un violon à la sonorité fort classique ; mais qu’il triture très souvent à l’aide d’une pédale de distorsion. Et dans ce domaine, c’est vraiment un virtuose ! Ce qui n’empêche pas les compos de s’avérer particulièrement mélodiques, contagieuses et parfois même euphoriques. Quoique minimaliste, l’instrumentation implique quand même de la guitare acoustique, des boucles et aussi des cuivres. Et puis épisodiquement des arrangements symphoniques véritablement somptueux. A l’instar du luxuriant « The chronicles of Samia ». Mais c’est un peu l’exception qui confirme la règle. En outre, Owen possède un timbre fragile, sucré, dont les inflexions peuvent rappeler tantôt David Byrne, tantôt Perry Blake. Une voix qui fait pourtant plus parler d’elle à cause de l’impact des lyrics. Des lyrics confessionnels ou fantastiques, sinistres ou humoristiques qui narrent des contes de fantômes, de déception, de culpabilité, de désolation et même de mort. Un disque épatant : c’est le moins que l’on puisse dire…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Codex teenage premonition

Issue des cendres des Dirty Reds, Fire Engines est une formation écossaise dont l’existence éphémère ne les a pas empêchés de devenir mythique. Fondée à Glasgow en 1981, elle s’est séparée en 1981, ne laissant comme seul héritage qu’une volée de 7 inches et 12 inches, quelques apparitions sur l’un ou l’autre recueil et l’elpee « Lubricate your living room ». Sans oublier la compilation posthume « Fond », parue en 1992. Et figurez-vous qu’à l’initiative des Magic Numbers et de Franz Ferdinand, qui sont de fervents admirateurs des Fire Engines, le groupe s’est reformé. Enfin pour jouer en première partie des premiers cités à Edimbourg, l’année dernière. Et pour assurer le supporting act des seconds nommés à Glasgow, le soir de Noël. Maintenant, il ne faut pas trop espérer un come-back en bonne et due forme du quatuor. Tout simplement parce que Davy Henderson et Russell Burn sont aujourd’hui impliqués chez Nectarine n°9. « Codex teenage premonition » immortalise un set accordé ‘live’ le 16 mars 1981 au Leith Community Centre. C'est-à-dire leur toute première prestation accordée en public. Le son est de piètre qualité. On dirait presque un bootleg. Mais il constitue un véritable testament pour ce groupe punk inspiré par les Voivoids et James Chance, dont l’attitude, la frénésie et l’insolence leur avait valu une certaine aura mystique. Pour inconditionnels uniquement !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

In you honor

Pour enregistrer ce double album, les Foo Fighters ont reçu la collaboration de quelques invités prestigieux ; et en particulier John Paul Jones du Led Zeppelin, Josh Homme de Queens of The Stone Age ainsi que Norah Jones. Un double album. Un électrique et un acoustique. Le second épingle à travers « Friend of a friend » un hommage particulièrement émouvant à Kurt Cobain. Et puis une bossa nova singulière (« Virginia moon ») à laquelle participe justement Norah. Le reste ne manque pas pour autant d’allure. Se couvrant d’accents folk, pop, glam, flamenco ou jazzyfiants. Le plus souvent en picking. Avec même parfois violon, harmonica et même mellotron. Et puis surtout des arrangements et des orchestrations particulièrement soignées. Démontrant finalement que les ex musiciens de Niravana ne sont pas des manchots. Mais la pièce de résistance nous vient de la partie électrique. Si les prestations scéniques de Foo Fighters ne m’ont jamais laissé un souvenir impérissable, je dois reconnaître que tout au long de l’écoute de cette plaque, j’ai presque dansé la danse du scalp ! J’ai même eu l’impression de replonger dans l’univers du harcorde juvénile de Hüsker Dü. La voix écorchée de Grohl suppléant bien sûr le timbre limpide de Bob Mould. Jamais cette empreinte ne m’a semblée aussi présente. Même à l’époque de Nirvana, qui reconnaissait d’ailleurs ce groupe comme une de ses influences majeures. Riffs, groove, pèche, mélodies contagieuses. Rien ne manque. Et là-dessus je m’en vais réécouter cet opus en montant le volume. Juste pour se remonter le moral. Après toute la pluie qui vient de tomber, rien de tel pour se remettre en forme…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Dynamite boogie

Issu de Liège, ce trio pratique un psycho boogie naturellement inspiré par le Jon Spencer Blues Explosion et surtout les Cramps. Pas de bassiste donc, mais deux guitaristes dont un chanteur et un drummer. Que rejoint régulièrement l’harmoniciste Lord Bernado. Notamment sur les planches. Un endroit privilégié pour y mettre le feu. Pas pour rien qu’ils ont ouvert les concerts des Soledad Brothers, Bob Log III, Gallon Drunk et surtout la bande à Lux Interior et Poison Ivy. Un an après la sortie de leur premier Ep « Boogie Bastard », ils nous proposent ce deuxième effort, « Dynamite boogie ». Et ces six titres sans concession et ravageurs sont bien de la dynamite. Impossible de rester de marbre à l’écoute de ce rock’n roll blues & roots. Même qu’en l’écoutant, j’avais envie de faire la danse du scalp autour de mon PC. Psycho Tiger, Boogie Snake et Devil d’Inferno ont toutes les cartes en main pour raviver la flamme d’un style qui commençait tout doucement à mourir à petit feu…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The first and last

England’s Glory était la formation au sein de laquelle sévissait Peter Perrett avant qu’il ne fonde les mythiques Only Ones. Un quatuor qui, entre 1973 et 1976, a quand même commis un elpee autofinancé. Quarante exemplaires ! Mais il faudra attendre 1994 pour le voir paraître sous le titre « The lengendary lost album », une entreprise entamée en 1987 par le label Anagram. Et puis toute une autre série de chansons. Dont la plupart sont longtemps demeurées à l’état de démo. Même un quatre titres concocté dans les studios EMI de Londres. Qui ne sortira jamais. Ces quatre morceaux figurent sur cette compile. Ce sont également les meilleures plages de ce disque. A l’état de démo, le reste est surtout d’un intérêt historique. N’empêche on reconnaît bien la voix traînante et résignée de Peter dont le timbre proche de Tom Verlaine sied bien à ses textes ténébreux et cyniques. Et puis une qualité mélodique qui a inspiré des artistes ou des groupes comme Guy Chadwick ou les Go Betweens.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Candy ass

En 2001, Mark Eitzel commettait un album solo à la fois remarquable et étonnant (« The invisible man »), un disque déchiré entre instrumentation acoustique et électronique qui contrastait avec l’ensemble de son œuvre ; et en particulier celle d’American Music Club. Pour enregistrer « Candy ass », Eitzel vient de remettre le couvert. Alignant même toute une série de fragments synthétiques, ambient, que n’auraient pas reniés Aphex Twin, Boards of Canada, Matmos, Notwist, et même Brian Eno (« Cotton candy ») ou encore Riuichi Sakamoto (« Guitar lover »). Pourtant, c’est lorsque l’artiste opère dans la musique hybride qu’il se montre le plus intéressant. Au sein de cet univers ténébreux, sa voix écorchée si caractéristique et ses accords de sèche en picking font absolument merveille. Tout en alimentant des chansons à la fois belles et dramatiques. Ce qui n’empêche pas l’artiste de s’enfoncer dans l’exploration la plus pure. A l’instar de « Song of the mole », sorte de Tom Waits qui aurait poussé sur la distorsion. Ou encore de « Green eyes », morceau qui oscille allègrement entre le cabaret et le délire psychédélique, morceau pour lequel il a reçu la collaboration des musiciens de Calexico. Le tout enrichi de lyrics sarcastiques, visionnaires, provocateurs, qui traitent de la situation morale, mentale de la société américaine qu’il estime victime de la corruption émotionnelle (NDR : une aspirine ?). Et si vous ne comprenez rien à ce que Mark raconte, n’en faites pas un drame ; son « Candy ass » est tout simplement… un must
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Land of the rough

‘La mouche morte Bukowski’! Un nom à coucher dehors pour ce quatuor basé à Glasgow, impliquant un Autrichien aux drums (Simon Hofer), un Irlandais à la guitare et au chant (Tom Davis), un Londonien à la basse (Michael Thorpe) et bien sûr un Ecossais au lead vocal (Roddy Campbell). « Land of the rough » constitue leur premier elpee. Un disque dont l’enregistrement avait commencé au printemps 2003 pour se terminer début 2004. Découpé alors en 9 fragments et produit par Chris Gordon (NDR : un ex Baby Chaos), il était paru en édition très limitée. En fait, il avait été concocté pour être présenté à différents labels. Beggars Banquet ayant eu la préférence de la formation, le groupe a été invité à retourner en studio pour concocter trois morceaux supplémentaires et retravailler un titre originel. Puis le tout a été remixé par le producteur Mark Williams et remasterisé dans les célèbres studios Abbey Road, fin 2004. D.F.B. joue une musique organique essentiellement inspirée par la fin des sixties et le début des seventies. Un cocktail de rock, de blues et de psychédélisme. Réminiscent de la vague West Coast, c’est une certitude. Pensez à des formations telles que Quicksilver, Grateful Dead, Hot Tuna, les Doors et même Iron Butterfly. Mais interprété sur un ton contemporain, ténébreux, marécageux, dans l’esprit d’un Nick Cave flanqué de ses Bad Seeds ou encore de Stone Temple Pilots. La voix graveleuse, nicotinée de Roddy Campbell collant parfaitement à cette solution sonore généreusement électrifiée. En fin de parcours, D.F.B. nous propose même une plage complètement déjantée, envoûtante, qui dépasse allègrement les 9 minutes, démontrant ainsi qu’une grande part d’impro régit leurs compositions. Il paraît d’ailleurs que sur les planches, l’interprétation de leurs chansons varie d’un set à l’autre.