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Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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The Wolf Banes - De Casin...
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mercredi, 03 décembre 2008 01:00

Percutant et percussif...

Si mes souvenirs sont bons, il y a onze années que je n’avais plus mis les pieds au VK. C’était lors du concert de Chumbawamba. Le seize novembre 1997, très exactement. Faut dire que le climat dans le quartier, à l’époque, était plutôt tendu. S’aventurer le soir à Molenbeek, c’était un peu la zone. Enfin, c’est le sentiment que j’éprouvais. Et que partageait, vu les expériences vécues, la plupart des baroudeurs de concerts rock. Aujourd’hui, les choses ont bien changé. Les rues sont bien éclairées. Pas vu de rassemblement hostile. Un commissariat de police a été construit dans le quartier. Et on se sent davantage en sécurité. D’autant plus que le staff du VK implique une équipe multiculturelle aussi soudée qu’efficace. Un bel exemple d’intégration…

Suite au remarquable concert accordé dans le cadre du festival Pukkelpop, la formation californienne (NDR : de San Francisco très exactement) revenait donc en Belgique pour un set très attendu. On n’était d’ailleurs pas loin du sold out…

Jennifer Gentle servait de supporting act. Une formation italienne. Issue de Padoue très exactement. Née en 1999, elle a compté jusque cinq musiciens ; mais est réduite aujourd’hui à un duo : le chanteur/compositeur/guitariste et membre fondateur Marco Fasolo ainsi que le claviériste/vocaliste Liviano Mos. Moustache à la gauloise et longs cheveux, ce dernier trahit le look d’un musicien de métal des seventies. Pensez à Black Sabbath. Il souffle aussi ponctuellement dans un kazoo. Premier groupe transalpin à être signé sur le label Sub Pop, Jennifer Gentle compte parmi ses admirateurs Mark Arm (Mudhoney), Grahan Coxon (Blur), Jarvis Cocker, Mars Volta, Julian Cope et même des musiciens d’Architecture In Helsinki ainsi que des Dandy Warhols. En fait leur psychédélisme farfelu, presque cartoonesque, s’inspire de Syd Barrett ; mais également du cinéma italien (Fellini et Morricone, tout particulièrement). Marco possède un timbre particulièrement aigu, androgyne, rappelant parfois Danielson, alors que le falsetto de Liviano est plus limpide. Leur musique est très minimaliste, mais assez complexe. Les accords dispensés par Marco, à la guitare, plutôt arides. Les changements de rythme constants. Cool au début, le set s’achève par deux titres puissants et énergiques, dont le premier bénéficiera de la participation de Meric et Logan des Dodos, aux percus. Une demi-heure, c’était largement suffisant. En fait, pour pouvoir apprécier ce style musical, finalement très proche de la prog, il est indispensable de bien connaître les morceaux. Sans quoi, on est constamment déboussolés.

Place ensuite aux Dodos. Un trio californien. A gauche, Meric Long. Probablement d’origine mexicaine (NDR : la formation est issue de San Francisco !) Le plus souvent assis devant deux micros. L’un destiné aux basses, l’autre aux aigus. Il change de guitare à chaque morceau. Ses grattes acoustiques électrifiées, il les joue en fingerpicking. Il imprime régulièrement le rythme en frappant du pied sur le podium. Il se sert de temps à autre d’un bottleneck. Parmi ses râpes électriques, il dispose d’un spécimen qui a du vécu, tant la boiserie est usée. Ses interventions allient punch et virtuosité. Il possède une voix claire, qui se conjugue très souvent en harmonie avec celle du drummer, Logan Kroeber. Le deuxième larron siège à droite de la scène. Pas de grosse caisse. Rien que des toms et des cymbales. Et puis un tambourin fixé en-dessous de son pied droit. Son amplitude, sa versatilité et sa dextérité en matière de drumming sont sidérantes. Il est capable de reproduire le bruit d’une machine à écrire, en tapotant le bord de son tom ou de ficeler une mélodie rien qu’en caressant ses peaux. Enfin, au centre, mais en retrait, milite le dernier arrivé : Joe Haener. Préposé au xylophone et aux percus. En fait de percus, il tire le plus souvent parti de sonorités qui émanent d’une poubelle métallique complètement cabossée. Et franchement, ça claque ! Très discret (NDR : il se cache derrière son matos quand il ne doit pas participer aux festivités), Joe se révèle terriblement efficace.

La musique de Dodos brasse une multitude d’influences (NDR : à cet égard, je vous invite à aller revoir la chronique consacrée à leur dernier album, « Visiter »). Cependant, l’une d’entre elles saute aux oreilles : celle du troisième album du Led Zeppelin. Oui, oui, le plus acoustique et personnellement l’œuvre majeure du dirigeable. Surtout lors des morceaux les plus bluesy. Mais en même temps, le groupe y injecte un feeling latino, hispanique plus précisément, et libère une intensité percussive qui vous prend littéralement aux tripes. Au fil du set, Meric commence à se lever de plus en plus souvent tout en martelant le rythme du pied sur les planches. Il abandonne même sa six cordes, en fin de parcours, pour cogner également sur le bidon martyr. A cet instant, Joe est allé rejoindre Logan pour partager les drums . Bref au fil de la prestation, l’intensité et l’ambiance montent en crescendo. Impossible de rester en place tant le rythme est contagieux. Et provoque in fine une véritable transe. On ne sait plus trop où on en est. L’intensité est à son paroxysme. Les changements de rythmes sont légion. Les instruments bavardent entre eux. Et multiplient les réponses cinglantes. Meric est en nage. Joe aussi. C’est même beaucoup plus spectaculaire. D’ailleurs, lorsque les perles de sueur giclent littéralement de son front, pendant qu’il assène furieusement ses coups sur le bidon, on ne peut y voir qu’une attitude esthétique. Et le concert s’achève dans la frénésie la plus totale.

Deux titres seront accordés en rappel. Et lors du dernier morceau, cerise sur le gâteau, les musiciens de Jennifer Gentle viennent apporter leur collaboration aux percus, martelant notamment le sol à l’aide de sticks. Un final extatique et carnavalesque ! Les Dodos ne reviendront plus. On en aurait quand même encore bien repris un morceau. Surtout d’un aussi savoureux gâteau…

Organisation : VK

 

vendredi, 31 décembre 1999 01:00

Entre Kubrick et Shirley

On ne parle que d’eux, pour l’instant, en Grande-Bretagne. Faut dire qu’au moment d’écrire ces lignes, Travis passait la barre des 600 000 albums vendus. Rien que dans l’Albion. Chez nous, la radio vous a sans doute permis d’entendre, voire d’écouter, l’un ou l’autre single. Malgré ce succès, le quatuor de Glasgow est resté simple, ouvert, tout en défendant des idées, pertinentes et personnelles. Un groupe très soudé, aussi, qui se présente au complet aux interviews…

Il y a peu, vous déclariez que tout ce que vous vouliez faire, c’était du rock. Mais aujourd’hui, vous n’en êtes plus tout à fait sûrs…

Cela pourrait être du rock, du roll ou n’importe quoi. Ce qui compte, c’est la direction émotionnelle du groupe. Prenons une chaise ; une chaise est destinée à s’asseoir. Or, Marilyn Mansun est une chaise sur laquelle on ne peut pas s’asseoir. En fait, on pourrait tout aussi bien la définir comme une chaise rock’n roll ou une chaise blah blah blah. La chaise pourrait se traduire par des vêtements que vous enfilez pour monter sur une scène de théâtre. Mais cette même chaise, vous n’allez pas l’emporter pour vous rendre au cinéma. Peut-on s’asseoir dessus ? Si oui, faites-le. Si pas abstenez-vous ! C’est un peu une nécessité. Comme si on disait qu’il fallait rejeter tel type, parce qu’il est blanc ou noir. Et pourquoi le rock est mieux que le roll ? D’un côté, il y a le rock et ses émotions. De l’autre, le roll et les siennes. Le public a soif de rock’n'roll et oublie les émotions. Evidemment, certains ont pris le titre de notre premier album (« All I want to do is rock ») au premier degré. Nous aurions tout aussi bien pu l’intituler « Je voudrais devenir un dessinateur de BD » ou « Un chauffeur de taxi ». Ce qui compte, c’est ce que vous voulez faire. Le mot rock, utilisé dans cette phrase, est un mot comme n’importe quel autre. C’est comme lorsque tu utilises le terme sexe. C’est un mot bien connu. Mais on aurait tout aussi bien pu opter pour « All I wanna do is blah blah blah ».

Noël Gallagher explique que Travis est le groupe qu’il préfère…

C’est sympa. Mais sa réaction n’a rien à voir avec une bénédiction papale. Si le souverain pontife nous avait bénis, le compliment aurait pris une autre dimension. M’enfin, il a un plus grand impact que si c’était une de nos mères qui nous tenait ce type de discours. Ce qui est cool aujourd’hui n’est pas nécessairement ce qui s’écoutera demain. Nous gardons la tête bien sur les épaules…

Peut-on dire que la sensibilité musicale de Travis est féminine, par rapport à celle d’Oasis qui est considérée comme essentiellement masculine ?

Oui, on partage ce point de vue. Tout ce qui est destructeur est masculin. Mais le plus intéressant procède de cette dynamique entre le feeling masculin et féminin. De ce choc entre ces deux mondes.

Apparemment, vous ne voyez pas Bowie d’un très bon œil. Une raison ?

Nous ne sommes pas des inconditionnels de Bowie, mais nous estimons que sa musique est superbe, fantastique. En fait, nous nous demandons si tous les artifices qu’il utilisait n’étaient pas destinés à camouffler la faiblesse de ses chansons. Mais aujoiurd’hui, il s’est débarrassé de tout le tralala, pour redevenir lui-même. Et ça, c’est Bowie ! Il demeure une énigme. Nous ne sommes pas intéressés par ‘fuck the artist’, mais par son œuvre. C’est elle qui est là avant l’artiste. Qu’on s’appelle Bowie ou quelqu’un d’autre. L’artiste est en fait utilisé comme un sachet de thé. On le trempe dans sa tasse pour qu’il infuse. Et lorsqu’on a fini de boire sa tasse de thé, il ne reste plus que le sachet. La musique est plus importante que nous en tant que personnes. Par contre, Marilyn Mansun est plus célèbre que sa musique. Parce qu’il a décidé de se mettre d’abord en évidence…

Y a-t-il une bonne raison pour dédier votre nouvel album à Stanley Kubrick ? Et puis à une certaine Shirley ?

Il y a un tas de spectateurs qui n’ont pas apprécié le film. Mais moi (NDR : Francis), le l’ai trouvé fantastique (NDR : ils ne paraissent pas trop d’accord sur la réponse). En fait, il aurait dû être parolier. Et ce qui transparaît à travers ses films aurait pu se traduire en chanson, en mélodie, en littérature. C’est comme un signal lumineux, comme quelqu’un qui tiendrait un flambeau. Hier, j’ai rencontré un critique de cinéma. Un type qui travaille pour la TV et la presse magazine. Il haïssait le film. Il s’attendait à voir quelque chose de plus sexy. Kubrick a conçu de telles œuvres d’art que le journaliste en fait une interprétation abusive. Il extrapole parce qu’il n’a pas aimé le film, en disant que si le film est nul, Kubrick est nul. En fait, lorsque les gens adorent ce que vous faites ou le détestent, vous êtes dans le bon. Par contre, si la conclusion est toujours accommodante, le résultat ne peut être que médiocre. Il faut que l’artiste soit un déclencheur. Son œuvre doit susciter une réaction. Il en est de même pour la musique. Il faut l’écouter avant de l’apprécier ou de la détester. L’œuvre n’existe pas si personne ne l’écoute, ne la sent, ne la touche. Toutes les tendances artistiques partagent cet objectif. Ce qui explique pourquoi nous avons rendu un hommage à la créativité de Kubrick.

Et Shirley alors ?

C’est un chien qui frétille la queue, lorsqu’il est heureux. Et nous, notre esprit vagabonde quelque part entre celui de ce chien et celui de Kubrick.

Merci à Vincent Devos.

Interview parue dans le n°79 (décembre 99) du magazine MOFO.

mardi, 02 décembre 2008 01:00

4:13 dream

“4:13 dream” constitue le 13ème album studio de la formation insulaire en 30 années d’existence. En fait, si le groupe existait déjà sous les patronymes The Obelisk et Easy Cure, il n’a opté définitivement pour The Cure, qu’en 1978. Première info, la saga des allées et venues au sein du line up continue. C’est Porl Thompson, le guitariste, qui est revenu au bercail, après une absence de 14 longues années. Oui, mais l’elpee, alors ? Ben, c’est du Cure ! Qui n’a pas reçu de très bons échos, outre-Manche. En fait, le disque est partagé entre deux types de compos. Tout d’abord, il y a les pop songs. Dont la plus réussie est manifestement la très contagieuse « The reasons why ». Dans ce style, les autres chansons reposent très souvent sur un refrain mélodique, mais le couplet ne parvient jamais à accrocher. Par contre les morceaux les plus expérimentaux tiennent beaucoup mieux la route. Depuis le très noisy presque post rock « Underneath the stars » (Mogwai ?), s’il n’y avait les vocaux démoniaques de Smith au tourmenté « It’s over », une finale dont le psychédélisme aventureux, groovy, imprimé sur un tempo soutenu, est tramé sur un crescendo implacable, en passant par le très sombre mais complexe (Peter Hammill ?) « The real snow white », le ténébreux, très cold wave, caractérisé par ses riffs en boucle, « The Scream », au cours duquel Smith finit, comme le titre l’indique, par hurler sa douleur et enfin le bref mais intense et convulsif « Freakswhow », qui renoue manifestement avec le post punk.

Sans quoi, vu le retour de Porl, les guitares (surtout électriques, parfois acoustiques) sont donc beaucoup plus présentes. Et l’électronique ainsi que le piano plus discrets. « 4:13 dream » n’est manifestement pas un elpee incontournable de Cure. Mais il a le mérite d’essayer d’ouvrir de nouveaux horizons sonores. En souhaitant qu’il ne s’agisse que d’une œuvre de transition. Et surtout que la bande à Robert Smith ne soit pas au bout du rouleau…

samedi, 29 novembre 2008 13:49

Un premier album pour LeATHERMOUTH

Formation de harcore, LeATHERMOUTH sortira son premier album ce 26 janvier 2009 chez Epitaph. Il s’intutlera « Xo ». Au sein du line up de ce groupe du New Jersey, on retrouve Frank Iero de My Chemical Romance (chant) et Rob Hughes (guitare). A l’origine, c’est-à-dire en 2007, le projet se limitait à jammer entre amis pour exécuter une forme de punk rock conflictuel. Mais depuis, il a mûri… 

Tracklisting

1) 5th period massacre
2) Sunsets are for muggings
3) Leviathan
4) Catch me if you can
5) I am going to kill the president of the united states of america
6) Murder was the case that they gave me
7) Body snatchers 4 ever
8) My love note has gone flat
9) This song is about being attacked by monsters
10) Your friends are full of shit

http://www.myspace.com/leathermouthlives

 

Le premier opus de William Elliott Whitmore paraîtra ce 16 février 2009. Il s’intitulera « Animals In The Dark February ». Comme dans le passé, ses lyrics sont toujours aussi engagés politiquement. Dans l’esprit du Reverend Gary Davis ou encore de Bruce Springsteen. Lors des sessions d’enregistrement, il ne s’est plus contenté de s’accompagner au banjo ou à la sèche, mais y a ajouté des instruments comme les cordes, l’orgue ou la pedal steel ; des arrangements aussi. Et puis, il s’est entouré d’un groupe, pour la toute première fois.

Tracklisting:

Mutiny
Who stole the soul
Johnny law
Old devils
Hell or high water
There's hope for you
Hard times
Lifetime underground
Let the rain come in
A good day to die

Pour plus d’infos : http://williamelliottwhitmore.com et http://www.myspace.com/williamewhitmore

 

samedi, 29 novembre 2008 13:48

Le fantôme du lundi hante Sophie Hunger

Le premier album de Sophie Hunger paraîtra ce 26 janvier 2009. Il s’intitule « Monday’s Ghost ». De nationalité suisse, Sophie est née le 31 Mars 1983 à Bern. Elle a également vécu en Allemagne et en Angleterre. Autoproduit, cet elpee a bénéficié du concours de Stephen Eicher pour un titre, du groupe de l’artiste et de Marcello Giuliani, complice d’Etienne Daho, de Jane Birkin et du trompettiste Erik Truffaz, à la mise en forme.

Tracklisting

01. Shape
02. The boat is full das boot ist voll

03. A protest song
04. Walzer fuer niemand
05. Birth-day
06. Sophie hunger blues
07. Round and round
08. The tourist
09. Teenage spirit
10. Rise and fall
11. Drainpipes
12. Monday's ghost
13. House of gods
14. Spiegelbild (feat
. Stephan Eicher)

Pour voir le clip de Sophie Hunger en Concert à Emporter jouant « The Boat is full »
http://fr.youtube.com/watch?v=hEtiEVloqgU
Pour voir le clip de Sophie Hunger en Concert à Emporter interprétant « Rise and Fall »
http://fr.youtube.com/watch?v=Cob10vdCP6E&feature=related
Pour voir Sophie Hunger en Concert à Emporter interprétant « Beauty above All »
http://fr.youtube.com/watch?v=S8C63wYoyxs&feature=related

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/sophiehunger

 

samedi, 29 novembre 2008 13:47

Tom Jones aux 24 heures…

Le nouvel elpee de Tom Jones est dans les bacs depuis ce 24 novembre. Il s’intitule « 24 hours ». Lors des sessions d’enregistrement, l’interprète du hit interplanétaire "Sex Bomb" a reçu la collaboration de grosses pointures, et notamment de Bono et The Edge. La production a été assurée par Future Cat, dont la carte de visite mentionne des collaborations auprès de Lily Allen ou Kate Nash.

Tracklisting

1. I'm Alive 
2. If He Should Ever Leave You 
3. We Got Love 
4. Feels Like Music 
5. Give A Little Love 
6. The Road 

7. In Style And Rhythm 
8. Sugar Daddy 
9. Seasons 
10. Never 
11. The Hitter 
12. Seen That Face 

13. 24 Hours 

Pour plus d’infos : http://www.tomjones.com

 

samedi, 29 novembre 2008 13:47

Un live pour High On Fire!

Enregistré le 19 janvier 2003, à Philadelphie, “Live From The Relapse Contamination Festival” est un testament de la puissance manifestée ‘live’ par High On Fire. On y retrouve les classiques « Hung, Drawn, & Quartered », “Blood From Zion” et le seul enregistrement officiel du groupe reprenant le standard de Venom, “Witching Hour! ». Ce disque paraîtra ce 26 janvier 2009.

Tracklisting

1. Blood From Zion 
2. To Cross The Bridge 
3. Nemesis 
4. Razorhoof 
5. Speedwolf 
6. Eyes & Teeth 
7. Hung, Drawn, & Quartered 

8. Witching Hour 

Pour plus d’infos : http://www.highonfire.net

En se plongeant dans la musique électronique lors de leurs deux albums parus le même jour, c'est-à-dire ce 29 septembre (« Snowflake Midnight », sous une forme matérielle, et le second, « The Strange Attractor », uniquement téléchargeable via leur site), on se demandait comment Mercury Rev allait transposer cette nouvelle orientation en ‘live’. La réponse en Belgique était donc attendue pour ce 24 novembre. A l’AB de Bruxelles. Et honnêtement, après avoir écouté ces deux opus, j’imaginais un spectacle réduit à des synthés, des boucles, boîtes à rythmes et autres gadgets électroniques. Le tout, bien sûr balayé, par la voix de Jonathan Donahue. En fait, hormis les parties vocales assurées Jonathan, c’est le reste de mes préjugés qu’il a fallu balayer…

Un zeste d’électro à la Terry Riley envahit l’espace sonore, et le supporting act monte sur les planches : Howling Bells. Un quartet impliquant une très jolie chanteuse. A la chevelure couleur de jais : Juanita Stein. Douée d’une très belle voix, pure, cristalline, évoquant tantôt Karen O des Yeah Yeah, Yeahs, tantôt Polley Harvey, tantôt Nina Persson des Cardigans. Egalement préposée à la guitare rythmique. Le line up est complété par un guitariste, un bassiste et un drummer. La formation est de nationalité australienne, mais s’est établie en Angleterre. Eponyme, leur premier elpee est paru en 2006. C’est même le producteur de Coldplay, Ken Nelson, qui l’avait mis en forme. Le prochain opus est prévu pour l’an prochain. Plutôt britock, mais dans l’esprit shoegazing, leur musique ne manque pas de charme, même si les mélodies sont plutôt mélancoliques, voire ténébreuses et inquiétantes. Plutôt doué, le soliste s’autorise l’un ou l’autre périple dans un psychédélisme rappelant Wedding Present ; et en fin de parcours, la chanteuse vient apporter sa contribution percussive sur un tom basse. Régulièrement, le bassiste et le guitariste enrichissent la solution sonore de claviers (ou de synthés, selon !) ; quant au tempo il est souvent susceptible de se convertir à la new wave. On a même droit à une compo hypnotique, réminiscente d’« I want you (she’s so heavy) » des Beatles (NDR : si, si, le dernier et long morceau de la première face d’« Abbey road »). En une petite demi-heure, le quartet a ainsi démontré un potentiel particulièrement ample, même si les enchaînements manquaient parfois de fluidité. Probablement les risques inhérents à une première partie. Signe qui ne trompe pas, quand même, le combo assure ce supporting act pour toute la tournée mondiale du Rev…

20h55, les lumières s’éteignent et les premières images sont projetées sur l’écran, sis à l’arrière du podium. On annonce l’un ou l’autre test. Puis soudain, un film en noir et blanc (NDR : pas d’époque, mais bien imité), sonorisé par une musique charleston nous est proposé. Et dans la foulée, alors que les hauts parleurs diffusent le « Lorelei » de Cocteau Twins (NDR : qu’on a envie de reprendre en chœur), défilent devant nos yeux des reproductions de pochettes (Nico, Dylan, Drake, Cohen, Elliot Smith, etc.) ; mais également des images de maîtres de la littérature (Kerouac, Miller), de films culte (« Paris, Texas ») ou encore des clichés immortalisant le passé du groupe. Et sous les acclamations, Mercury Rev entre en scène. Outre le trio de base, on y retrouve la solide et très efficace section rythmique qui les accompagne en tournée depuis maintenant quelques années.

A première vue, en matière d’innovation instrumentale, on ne remarque la présence que d’une batterie électronique fixée au dessus des claviers. Jonathan porte une écharpe autour du cou et déjà lampe une gorgée de la bouteille de vin rouge qu’il a emportée avec lui, avant de la ranger soigneusement près des drums. Et à laquelle il viendra s’abreuver régulièrement. Le son et puissant. Très puissant même. Ce n’est pas nouveau, mais j’ai l’impression qu’il l’est encore plus que la dernière fois. Et je dois avouer que dès le premier morceau, « Snowflake in a hot world », un extrait du dernier opus, j’ai été littéralement scotché sur place. Et que dire de cette explosion presque atomique produite au milieu du set. Les murs de l’AB doivent encore en trembler. Pendant tout le show, les images vont défiler. Souvent relatives à l’univers, à l’atome, aux océans ou à la nature. Parfois ponctuées de citations. Entre autres d’Aldous Huxley, de Vincent Van Gogh et bien d’autres. Dès le deuxième titre, Jonathan empoigne sa guitare. Et vivifiante, l’électricité se met déjà à crépiter. Chaque fois qu’il va reprendre la râpe pour conjuguer ses échanges avec Grasshopper, les morceaux vont littéralement cracher des flammes. Une lueur brille constamment dans les yeux de Jonathan. Son falsetto fragile, caressant, limpide est susceptible de vous plonger dans un océan de mélancolie douce. Il allie le geste à la parole, caricaturant le rôle d’un chef d’orchestre, le vol d’un oiseau, d’une ballerine, d’un bodybuilder ou encore mime celui d’un humain qui aurait le monde dans sa main… Enfin, ce soir, c’est plutôt le public qu’il a mis dans sa poche… En outre, lorsque la foule applaudit, Donahue sourit. Aux claviers, Jeff Mercel se réserve l’une ou l’autre intervention jazzyfiante, plusieurs interludes ‘ambient’ et puis dynamise de ses interventions aux drums électroniques le percutant et hallucinant, « Dream of a young girl as a flower », un morceau sculpté sur un tempo post house/techno. Impressionnant ! L’ovation en fin de set l’est tout autant. Le groupe applaudit pour remercier son auditoire et quitte les lieux en laissant un fond sonore couvrir les acclamations.

Quelques minutes plus tard, le quintet revient sur le podium et nous livre une fin de parcours somptueuse : « Diamonds », « Goddess on a hiway », le symphonique et intense « The dark is rising » ainsi que l’obsessionnel « Senses of fire ». Nouvelle clameur monstrueuse et nouvelle marque de gratitude de la part de la formation. Qui ne reviendra plus. Heureux, mais assommé, on décide alors de reprendre la route. Il est 22h20. L’horaire a été scrupuleusement respecté. Vu les conditions météorologiques, la prochaine fois, on pourra peut-être emprunter les services des chemins de fer…

Organisation Live Nation

 

Vive La Fête travaille sur un nouvel album qui devrait paraître l’an prochain. Mais ce 8 décembre paraîtra un best of contenant 18 chansons dont un inédit, « Les artistes ». Il s’intitulera tout simplement « 10 ans de fête ».

Tracklisting :

1.Quatsch  
2. Nuit Blanche  
3. Touche Pas  
4. La Vérité  
5. Machine Sublime  
6. Maquillage         
7. Noir Désir  
8. Liberté  
9. Schwarzkopf  
10. Hot Shot  
11. La Route  
12. Elle est là  
13. Merde à l’amour  
14. Tokyo  
15. Je ne veux pas  
16. AAA  
17. Mon Dieu  
18. bonus track : Les Artistes

Pour plus d’infos : http://www.vivelafete.be et http://www.myspace.com/VIVELAFETE1