New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Hooverphonic
Gavin Friday - Het Depot
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

samedi, 31 décembre 2005 01:00

We used to build wings at night

Quatuor batave, Jimmy Barock nous vient de Groningen. Et « We used to build wings at night » constitue son tout premier Ep. Un disque qui a reçu le concours de Zlaya (Sonic Youth, Motorpsycho) à la masterisation. Les six titres de ce morceau de plastique évoluent dans un registre noisy pop/rock assez ténébreux, sorte de croisement improbable entre un Buffalo Tom moins véloce et un Afghan Whigs moins soul. C’est d’ailleurs le timbre vocal écorché, tourmenté, d’un des deux chanteurs qui rappelle le chant de Greg Dulli. Plus claire, celle du second vocaliste atténue cependant cette impression de vague à l’âme. Côté instrumental, non seulement les deux guitares se conjuguent impeccablement, mais bénéficient surtout d’un drumming à la fois riche, souple et tribal. Prévu pour la fin de l’année, leur premier opus devrait nous en apprendre davantage…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Days run away

Terry Bickers et Guy Chadwick ont donc enterré la hache de guerre; mais surtout ils se sont rendus compte qu’ils avaient besoin l’un de l’autre pour atteindre le sommet de leur art. « Days run away » constitue donc l’album de leur réconciliation. Et s’il ne figurera pas parmi les chefs d’œuvre de House Of Love, il a au moins le mérite de ne pas décevoir. On y retrouve cette conjugaison de sonorités de guitares chatoyantes, carillonnantes, troublantes, pétillantes, réverbérantes échangée entre Terry et Guy. Ces harmonies vocales ‘brianwilsoneques’. Le timbre nasonnant, empreint de mélancolie qui n’appartient qu’à Chadwick. Et puis ces mélodies pop contagieuses qui ont enfanté autrefois des classiques tels que « Christine », « Shine on » ou encore « The Beatles & the Stones ». Et « Gotta be that way » en est certainement le plus bel héritage. En outre des chansons comme le ténébreux « Love you too much », l’épique « Money and time », le stellaire « Days run away » ou encore le ‘sydbarrettien’ « Wheels » ne manquent pas d’allure. L’opus recèle encore en « Kinda love », une ballade countryfiante, qui aurait pu figurer sur l’opus solo de Chadwick, « Lazy soft and slow ». Le reste est moins percutant. C’est d’ailleurs le seul reproche que l’on peur faire à cet elpee : il y manque des plages de la trempe de « Destroy the heart ». Car si cette condition avait été remplie, cet opus aurait alors mérité de décrocher un must !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Elevator

Fin 2002/début 2003, Hot Hot Heat commettait son premier elpee : “Make up the breakdown”. Un disque fort encourageant, sculpté dans une forme de pop/punk/new wave (NDR : une sorte d’hybride entre XTC, Jam, Costello et Jam) à la fois énergique, mélodique, sautillante, festive et rafraîchissante ; mais surtout contagieuse et hymnique. Le refrain du single « Bandages », trotte d’ailleurs encore dans ma tête… Faut dire que la formation canadienne avait attendu 10 ans avant d’enregistrer cet opus. Cause à effet ou pas, leur deuxième long format ne leur a demandé que 6 mois. Et on a l’impression qu’il a été bâclé. Le départ du guitariste Dante DeCaro aurait pu justifier cet échec. Mais il a participé intégralement à l’enregistrement de l’elpee (NDR : depuis il a été remplacé par Luke Paquin). Encore que ce remaniement était peut-être le signe d’une crise interne. Si le groupe est toujours capable de ficeler des mélodies directement mémorisables (NDR : l’excellent « Ladies and Gentleman » et ses riffs de guitare syncopés dans l’esprit de Gang Of Four, le single « Goodnight Goodnight » et l’excitant « Running out of time » ou même encore un « Pickin’it up » hanté par l’esprit de Costello), la finition fait défaut. Et les arrangements décousus. Résultat des courses, nonobstant des lyrics toujours aussi intéressants (NDR : un commentaire sur les images de guerre diffusées à la TV, une diatribe de l’hypocrisie cultivée à Hollywood, etc.), le reste de l’opus oscille entre l’insipide, l’incolore et l’inodore. Le titre maître aurait même pu figurer au répertoire de Journey voire de Bon Jovi. Ils nous doivent une revanche !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Hal

A l’instar des Thrills, cette formation irlandaise semble être tombée sous le charme de la musique californienne de la fin des sixties et du début des seventies ; et en particulier celle des Beach Boys, des Mama’s & Papa’s et de Buffalo Springfield. C’est en tout cas l’impression que nous laisse leur premier opus. A cause des harmonies vocales, tout d’abord. Soignées, sophistiquées, célestes. Echangées, la plupart du temps, entre les frères Dave et Paul Allen. Et puis du sens mélodique contagieux, ensoleillé, qui brille à travers toutes les chansons. 11 en tout. Dont une (« Play the hits ») a bénéficié du concours d’Edwyn Collins à la production. Pas pour rien qu’on y retrouve cette ligne de basse nerveuse, fruitée (Orange Juice ?) et ce tempo ‘motown’. Des castagnettes aussi. Plusieurs compos sont enrichies, en outre, d’arrangements symphoniques particulièrement impressionnants. ‘Philspectoresques’ même. A l’instar de « My eyes are sore ». Balayé littéralement de cordes et de cuivres, mais également d’instruments insolites comme les clochettes et les timbales. Une chanson qui aurait pu figurer sur la face B de l’elpee Abbey Road. Si, si, ce pot-pourri où figurait « Here comes the sun », « Because » ou encore « Carry that weight ». Du single « Worry about the wind ». Un hommage à Rick Danko du Band. De « Satisfied », ballade qui met bien en exergue la slide, un peu comme chez Poco (NDR : à vos encyclopédies !). De « Keep love as your golden rule ». Qui adresse manifestement un clin d’œil à Simon & Gardfunkel. Et le reste de l’œuvre est tout aussi rafraîchissant. J’avouerai cependant un petit faible pour « Fools by your side », sorte de valse revue et corrigée par les Sparks. Et si vous cherchez l’origine de leur patronyme, n’imaginez surtout pas que le groupe s’intéresse aux problèmes communautaires en Belgique (NDR : qui a parlé de BHV ?) ; simplement le groupe a emprunté le nom de l’ordinateur fou qui avait pris la maîtrise du vaisseau spatial dans le célèbre film de Kubrick, « 2001, odyssée de l’espace ».
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Stars of CCTV

Issu de la banlieue de Londres, de Staines très exactement, Hard-Fi nous propose son premier album. Un disque qui fait suite à l’Ep « Cash machine ». Enregistré pour la somme dérisoire de 300£, « Stars of CCTV » est découpé en 11 fragments, parmi lesquels figurent les singles « Tied up too tight », « Hard to beat » (NDR : imaginez une rencontre hypothétique entre Prefab Sprout et Todd Rungren ») et bien sûr leur hit « Cash machine ». Des compositions souvent hymniques, très contagieuses, parfois mélancoliques (NDR : la superbe ballade « Move on now », mais toujours authentiques. Drivé par le chanteur/lyriciste Richard Archer, Hard Fi opère un mélange très britannique de pop, de rock, de ska, de house, de punk, de reggae, de trip hop, de hip hop, de dub et de soul. Un cocktail sonore sur lequel Richard épanche tout le mal-être de la jeunesse britannique défavorisée. Pas pour rien que la formation insulaire adore le Clash et les Specials. Bref, pour un premier elpee, Hard-Fi manifeste un potentiel à l’état brut qui ne demande qu’à être sculpté. Et si vous voulez en savoir davantage, je vous invite à prendre connaissance de l’interview que Richard Archer a accordée à Musiczine…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

…Yes you´re dead

Issu de Grenoble, mais exilé à Paris, ce quintette pratique, ma foi, une musique fort originale. Une sorte d’hybride entre post rock (Godspeed You ! Black Emperor, Hood), noisy pop/rock (Sonic Youth, Calc) et country folk (16 Horsepower). Et “… Yes you’re dead” constitue son premier opus. Les guitares se taillent bien sûr la part du lion. Elles sont parfois trois. Ou alors deux et un banjo. L’une d’entre elle est quelquefois jouée à l’aide d’un archet, comme chez Sigur Ros. Une bassiste et un drummer complétant l’ensemble. Neuf fragments partagent cet elpee. La plupart d’entre eux entretiennent des climats mélancoliques, ténébreux, même si parfois l’électricité peut gronder, ou se montrer menaçante. A l’instar de l’excellent « Coward song », une compo qui a vraiment la pêche. Ou du torturé « Night falls ». Imprimé sur un mid tempo et tramé sur le banjo, « Blank » invite une trompette mariachi (Calexico ?), en fin de parcours. Découpé en deux parties, les neuf minutes du final « What have we done ? » vibrent au contact des sonorités limpides d’un glockenspiel. Enfin, les harmonies vocales mixtes sont particulièrement soignées. Ce qui dans ce style musical est manifestement un plus. Une excellente surprise !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Oceans apart

On ne peut pas dire que les Go-Betweens chôment depuis leur reformation, puisqu’ils viennent de commettre trois elpees en cinq ans. Et dans l’absolu, “Oceans apart” constitue le neuvième de la formation australienne (NDR : il n’est donc pas tenu compte des différents projets parallèles ou en solitaire). Pour enregistrer ce nouvel opus, le groupe a de nouveau reçu le concours de Mark Wallis à la production, personnage qui avait mis en forme l’excellent « 16 lovers Lane ». En 1988. Et puis du drummer Glenn Thompson ainsi que de la bassiste Adèle Pickvance. Deux musiciens qui avaient déjà participé à la confection de leur dernier opus. Les dix chansons qui figurent sur cet elpee sont tout simplement superbes. Grant Mc Lennan et Robert Forster sont au sommet de leur art. Empreintes de mélancolie et de poésie lyrique, les mélodies douces-amères exercent un charme irrésistible. Des mélodies sculptées dans l’instrumentation semi acoustique, mais enrichie d’arrangements splendides et judicieux (NDR : dont un zeste d’électronique !) Des images fragiles, pastel, de paysages visionnaires (l’Australie), romantiques (le XIXème siècle?) servent de trame à des thèmes qui parlent du passé, de la mémoire, du chagrin, de la reconstruction. De la vie quoi ! Tour à tour, les voix mûres et suaves de Grant et de Robert peuvent y exprimer toutes leurs réflexions, sans la moindre contrainte, mais avec beaucoup de retenue et de pudeur. Deux fragments évoluent même aux antipodes de l’histoire du rock’n roll. D’un côté, le dylanesque « The statue ». Et de l’autre le presque new wave « This night’s for you », dont la sophistication me rappelle quelque part, un certain Modern English. Un superbe album, qui bénéficie, en édition limitée, d’un second Cd recelant six titres immortalisés au Barbican de Londres, l’année dernière.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Excerpts from the diary of Todd Zilla

En attendant la sortie d’un nouvel album dont la date de parution est prévue pour 2006 et qui devrait s’intituler “Just like the fambly cat”, Grandaddy nous propose ce mini album découpé en sept fragments. Si trois d’entre eux passent plus ou moins la rampe - l’énergique « Pull the curtains », « Florida » (une compo versatile déchirée entre climats graciles, ensoleillés, et délire ‘pixiesque’), ainsi que « At my post », six minutes au cours desquelles variations de tempo, harmonies vocales angéliques, synthés kitsch et électricité brumeuse semblent faire bon ménage -, le reste de l’opus manque singulièrement de consistance. « Cinderland » semble ainsi procéder d’une chute de bande de « Sophtware slump ». Minimaliste, « F**k the valley fudge » est réduit à la voix de Jason Lytle et à son piano. Chanson acoustique et dépouillée « Goodbye ? » semble se complaire dans un univers nonchalant et plaintif. Enfin, « A valley son (sparing) » aurait pu servir de bande sonore à la « Boum ». Pas de quoi pavoiser et surtout une bonne raison de craindre le pire pour la suite des événements…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Return the gift

Gang Of Four vient donc de se reformer. Sous son line up initial, c'est-à-dire John King, Andy Gill, Dave Allen et Hugo Burnham. Une formule qui remonte quand même à plus de 20 ans (NDR : très exactement en 1982, lorsque Dave Allen - futur Shriekback - a été remplacé par Sarah Lee) ; la séparation du groupe décrétée en 1984 et les reformations épisodiques et successives n’ayant plus jamais depuis impliqué la bande des quatre. Issue de Leeds, cette formation devenue mythique exerce aujourd’hui une influence sur une multitude de groupes contemporains. Parmi le plus notoires : Futureheads, Franz Ferdinand et Bloc Party en Grande-Bretagne, Radio 4 et The Rapture aux States (NDR : ces derniers à travers une scène qui répond au nom de punk funk et dont l’épicentre se situe à New York). Responsable d’une musique spasmodique, aride, tendue, angulaire et clinique (NDR : qu’on appellera à cette époque funk blanc), le Gang Of Four manifestait également son engagement sociopolitique à travers ses lyrics ; ce qui lui vaudra une censure régulière sur les ondes de la BBC. Bref, le come-back de Gang Of Four est traduit par ce « Return the gift », une compile découpée en deux volets. Le premier disque réunit des titres issus des trois premiers elpees (« Entertainment », « Solid gold » et « Song of the Free »), dont les inévitables « To hell with poverty », « Anthrax », « Paralysed » ou encore « I love a man in uniform ». Bref, la quintessence de leur œuvre. Mais le tout a été remasterisé par la technologie moderne. Le deuxième CD propose 12 remixes. 12 exercices de style opérés par Hot Hot Heat, les Yeah Yeah Yeahs, The Others, Dandy Warhols et quelques autres, parmi lesquels Ladytron (pour « Natural’s not in it ») et Amusement Parks on Fire (sur « Why theory ? ») se montrent les plus convaincants. Reste maintenant à espérer que le gang enregistre un nouvel album. On verra alors ce qu’ils ont encore réellement dans le ventre…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Bleed like me

En 2001, Garbage commettait “Beautifulgarbage”, un opus indigne de la réputation du groupe. Et surtout un disque qui a fait des dégâts au sein du line up. Pensez donc, la promo avait été tellement bien faite que le groupe a fini par croire que cet album était de bonne facture. Comme quoi, lorsqu’on encense un artiste ou un groupe par complaisance, on lui cause un grave préjudice. La vérité n’est pas toujours bonne à dire, mais au moins elle peut susciter une remise en question. La chute aura été d’autant plus douloureuse. Maladies, crises internes, absence d’inspiration : le quatuor allait droit dans le mur. Et puis Butch Vig a quitté le navire. Avant de le réintégrer quatre mois plus tard. C’est alors que Garbage s’est remis à travailler. Pour cette nouvelle plaque, il a décidé de privilégier les guitares sur la technologie. Elle n’est pas absente, à l’instar de « Boys wanna fight », réminiscent du premier elpee ou encore du post industriel « Metal heart », hanté par l’esprit de Trent Reznor. Mais l’électricité est prépondérante et surtout vivifiante sur la première moitié de l’opus. Dave Grohl, invité pour la circonstance, a même apporté son concours à la plage d’ouverture, « Bad boyriend ». Et des titres comme le rugissant et ténébreux (New Order ?) « Run baby run », le distordu et menaçant « Right between the eyes » et le groovy « Why do you love me » ne peuvent que réconcilier les fans avec le combo. Curieusement, ce sont les plages au cours desquelles le timbre vocal de Shirley n’a jamais été aussi proche de Deborah Harry (Blondie). « Bleed like me » évolue dans un tout autre registre. Une ballade bouleversante, glacée, presque sinistre, qui traite de thèmes aussi difficiles que la maladie, la dépendance et le suicide. Le deuxième volet de l’œuvre s’éteint au fil des morceaux, suscitant même une certaine indifférence en fin de parcours. Dommage, car la première partie crache véritablement le feu !