Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Viagra Boys
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Chroniques

Incubus

HQ Live

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A l’origine, Incubus pratiquait un funk/métal singulier, unique en son genre. Pensez aux excellents albums « S.C.I.E.N.C.E. » et « Morning View ». Peu à peu, la formation californienne a édulcoré sa production, lui imposant un virage carrément pop, lors de la sortie de « Make Yourself », avant de sombrer dans une expression sonore sirupeuse et lénifiante, à l’instar de « If Not Now, When ? » Une évolution qui ne m’a guère enthousiasmée, je dois le reconnaître, et que confirme d’ailleurs ce « HQ Live », une sorte de ‘best-of’ qui synthétise plusieurs shows accordés au West Hollywood de Los Angeles. Brandon Boyd, Mike Einziger et ses acolytes y fêtaient leurs 20 années de carrière. Sans grande passion, il faut le reconnaître. D’ailleurs, les morceaux proposés sont tellement lisses, qu’ils semblent destinés exclusivement aux stations de radio FM américaines…

 

Glen Hansard

Rhythm and Repose

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Petite échappée en solitaire pour Glen Hansard, conteur en chef de the Frames et The Swell Season. Le chanteur oscarisé propose un premier disque qui ne risque certainement pas de prendre ses fans au dépourvu. « Rhythm and Repose » sonne exactement comme du Glen Hansard, sans surprise mais sans déconvenue non plus. L’Irlandais a torché dix nouvelles compositions Folk à la hauteur de ce qu’il peut proposer au sein de ses deux formations. D’aucuns les décriront comme peut-être un peu trop proches. Comme sur ce « High Hopes » qui aurait pu être signé par The Frames. Ou « Talking With The Wolves », un duo en compagnie de la prometteuse Hannah Cohen, qui semble avoir été écrit, à l’origine, pour The Swell Season. Sa comparse Markéta Irglová apparaît d’ailleurs à deux reprises sur le disque.

Hansard s’est donc offert un petit cadeau, dont la force réside en la simplicité des mélodies et la puissance d’une voix qui vous file la chair de poule à la moindre occasion (ce « Bird Of Sorrow » !) Ce qui ne l’empêche pas d’être un peu chiant, à quelques moments (les trop standardisés « Races » et « Love Don’t Leave Me Waiting »), rares heureusement. « Rhythm and Repose » n’étonnera personne mais servira d’outil infaillible pour emballer la fille ou le fils de la voisine cet hiver.

 

Matthew Friedberger

Matricidal sons of bitches

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L’an dernier Eleanor Friedberger publiait « Last summer », son premier opus solo, un disque trempé dans une pop particulièrement élégante. Après la sœur, place aujourd’hui au frère, Matthew qui nous propose son onzième opus en solitaire, même si on sait que ses neuf derniers, gravés entre janvier 2011 et juillet 2012, étaient consacrés à des démonstrations instrumentales conceptuelles (le neuvième compile d’ailleurs les huit autres). Pour rappel, Matthew et Eleanor militent également au sein du duo Fiery Furnaces.

« Matricidal sons of bitches » est à nouveau expérimental. Un opéra instrumental découpé en quatre actes et 45 morceaux.

L’Américain présente d’abord les personnages (Peter, Charlie, Perry, Marco, Julian et Michael) avant d’entrer dans le vif du sujet… et là, c’est avec effroi qu’on assiste à l’autosacrifice d’un talent unique. Tout simplement parce que les compos auraient mérité plus de temps et d’espace. Les bonnes idées foisonnent, les mélodies ont une accroche, mais l’écoute de ce disque est absolument insupportable, car au bout de quelques secondes, le processus avorte.

Les puristes apprécieront sans doute la démarche de l’artiste. Les mauvaises langues le taxeront de vain poseur. Perso, je suis convaincu du génie de Matthew Friedberger ; mais il serait quand même temps qu’il nous ponde un disque qui tienne la route…  

 

Dark Dark Dark

Who Needs Who

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Dark Dark Dark. La même syllabe, répétée à trois reprises, telle une oraison funèbre, comme une mise en abîme. Mais plutôt que de s’enterrer dans le sol meuble du misérabilisme, la musique de ce groupe tend de plus en plus au fil de ses albums vers une certaine lumière.

Oh ! Bien sûr, le propos n’est pas léger et n’incite pas vraiment à l’allégresse.

Mais « Who Needs Who » est le genre d’album qui révèle l’espoir et les beautés tapies dans l’obscurité.

Alors, si chagrin, nostalgie et rédemption s’accouplent ici même dans une danse au tempo lent et suspendu dans l’air du temps, jamais l’abattement ne vient ternir la douce aura de cette bande son que l’on caresse comme une cicatrice palpable à fleur de peau.

Le piano ouvre immanquablement chaque pièce de cet elpee, invite l’auditeur à s’imprégner de l’atmosphère singulière de l’endroit. La voix de Nina Marie Invie ? On jurerait l’avoir déjà entendue dans un rêve ou peut être dans la réalité se chargeant de bercer l’âme et de l’apaiser. Par touches subtiles (un accordéon, quelques instruments à vent entre Nouvelle Orléans et Balkans, entre Paris vielle époque et aujourd’hui, là, ici, et maintenant), les rayons de lumière se posent sur le mobilier, figé dans le temps, celui du souvenir. Déplaçant la poussière dans chaque pan de clarté.

Et « The Great Mistake » clôture ce très bel opus dans une envolée légère alors que le propos était si grave.

En concert ce samedi 1er décembre au Botanique (en compagnie de Shearwater et Father John Misty) dans le cadre de l’Autumn Falls Festival.

 

The Bewitched Hands

Vampiric way

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En 2007, cette formation rémoise naissait sous le patronyme de The Bewitched Hands on The Top of our Head. Un peu long quand même. Depuis, elle a décidé de raccourcir son nom. Faut dire que vu le succès rencontré par leur premier album, « Birds & Drums », les Champenois avaient tout intérêt à opter pour une dénomination plus facile à mémoriser. En outre, depuis 2010, le groupe est devenu un des poulains des Inrockuptibles. Non seulement il a décroché le prix du CQFD (‘Ce Qu’il Fallait Découvrir’), mais il a également eu la chance de participer au festival des Inrocks. Une belle carte de visite, il faut le reconnaître. Mais ce coup de pouce, la band le mérite amplement, car il est devenu un des groupes-phare de l’indie-pop hexagonal.  

Leur second long playing s’intitule « Vampiric Way ». Tout comme sur leur premier essai, le combo français continue de puiser ses influences dans la quintessence de la scène américaine, au sens le plus large du terme (NDR : aussi étasunienne que canadienne).

« Westminster » ouvre l’elpee. Un tube en puissance. Une compo lyrique, introduite par des accès d’orgue et enrichie de chœurs mixtes, rappelant manifestement Arcade Fire. Progressivement, les plages sont davantage contaminées par les synthés. A l’instar de « Word Can Let You Down » qui lorgne manifestement vers MGMT. Et si Tilly and the Wall hante « Let Me », à cause de ses harmonies vocales féminines, « Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! » affiche un côté disco-kitsch qui ne dépareillerait pas chez Yeasayer. Toute une liste de références, ma foi, fort intéressantes, qui démontrent que nous sommes en présence d’un groupe doté d’un énorme potentiel…

The Bewitched Hands se produira au Botanique le 13 décembre.

 

Bénabar

Bien l’bonsoir m’sieurs dames (cd + dvd)

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Après avoir publié cinq albums studio, un premier ‘live’ en 2004 et un ‘best of’ en 2007, Bénabar nous propose un second album enregistré en public, un disque enrichi d’un Dvd. Ah ! Les affaires sont les affaires ! Commerce, quand tu nous tiens… Y’a pas à dire, ils sont vraiment quasi tous les mêmes. On fait du fric avec tout et n’importe quoi !

Bénabar, comme pas mal d’autres chanteurs de son acabit, ‘c’est un mec de disque’, point barre. En concert, il est bien gentil, bien propre sur lui et il chante très bien, ok. Mais quel intérêt y a-t-il à acheter la copie conforme de ce qu’on possède déjà chez soi ? A la limite, on peut (veut) bien aller l’applaudir et passer une bonne petite soirée en sa compagnie, tranquillos à taper dans les mains et reprendre les trois ou quatre refrains super connus de tous. Mais acheter son concert à la fois en Cd et en Dvd, c’est plus que de l’amour, c’est du don de soi, et c’est participer volontairement à l’enrichissement personnel du mec.

Alors, si vous estimez qu’il manque de thunes, le pauvre, allez-y, jetez-vous rapidos sur sa dernière publication, ça lui mettra un peu plus de beurre dans les épinards et un peu moins dans les vôtres !

Mais non, je ne suis pas aigri. J’aime même beaucoup ce qu’il fait, je possède toute sa discographie et l’ai vu à l’œuvre en chair et en os. C’est bon, très bon même… mais il y a quelque chose qui me dérange un peu dans la démarche, c’est tout. J’estime que ces deux disques n’apportent rien de neuf, point à la ligne.

Pour inconditionnels uniquement…

Les autres, un bon conseil, économisez votre blé !

 

Waterllillies

Bridge Over Trouble Waterllillies

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Originaire de Nîmes dans le Gard, département le plus chaud de France, Waterllillies est un excellent quintet, responsable d’un rock indé à la sauce… Dandy Warhols, la touche humoristique en sus.

Autour de leur leader Baptiste au chant et à la guitare rythmique, gravitent Loïc à la guitare solo, son frère Gaël aux drums, Théo aux keyboards et Jack à la basse ; des musicos qui font preuve d’une grande maturité et d’originalité. Suffit de lire le titre de leur Ep pour s’en convaincre. Mais aussi de leur premier ouvrage, baptisé « Smoke On The Waterllillies » !

Ce n’est pas pour rien que Julien Doré les a emmenés dans ses bagages lors de sa tournée franco-belge de 2011. C’est sans doute également pour donner un coup de pouce à Baptiste qui était son premier drummer.

Pour les avoir vus personnellement, je peux vous assurer qu’ils ont du talent et une bonne dose d’humour.

Cinq titres seulement peuplent cet Ep ; ce qui est étrange d’autant plus que leur premier long playing en comptait quinze. Quelle raison a donc poussé Waterllillies à ne sortir qu’un mini elpee ? Pour être clair et concis, Waterllillies a tout simplement repris cinq compos existantes et les a retravaillées pour les rendre plus accessibles et tenter de convaincre un public plus large. Il est vrai que sur leur album, les morceaux sonnent résolument plus rock, ont plus de pêche, de rythme. Pour leur nouvelle réalisation, les angles ont été arrondis, les refrains et couplets ont gagné en souplesse et en douceur. De quoi attirer les plus réticents ? Why not !

Perso, je préfère leurs premières versions. Elles déménagent davantage et sont un peu ‘rentre dedans’ tout en demeurant chaudes et, mélodiquement parlant, d’excellente facture.

Visitez leur site et tendez l’oreille aux 15 plages de leur premier opus, en écoute libre, vous en aurez la parfaite démonstration.

Rien de nouveau, une qualité toujours bien présente qui, sous cette forme, plaira peut-être davantage aux médias…

 

Versus (France)

Mr. Blue

Écrit par

Versus est le projet hip-hop du bassiste, contrebassiste et producteur français Seb Lawkyz. Un projet ancré dans la tradition du hip-hop jazzy cher à The Roots (« How to Play the Game ») et surtout Automato (« Museum of Life »). Ici, pas question pour le hip-hop de se limiter à des samples martiaux ou à une production survitaminée… Les instruments sont organiques et le son est cool comme aux plus belles heures d’A Tribe Called Quest.

L’album commence fort par « Mr. Blue », une plage portée par le flow imparable de Bruce Sherfield qui a collaboré à l’enregistrement de l’elpee, tout comme Lalo Schifrin, Juan Rozoff et Beat Assaillant. Il raconte –à la manière d’un film noir des années 70– l’histoire d’un obscur ‘Monsieur Bleu’, un patron de bar peu recommandable, sévissant dans un quartier mal famé… La flûte de Yann Cléry, les scratches de Mr. Tos, les percussions de Gérald Bonnegrace et les claviers vintage de Charles Françoise permettent à cette originale aventure de remuer les sillons soul que la Stax a creusée il y a bien longtemps (« Marauders »)…

 

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