Fence n’en a rien à foutre…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Corey Lueck

It ain't easy

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Le line up de base de ce band repose sur un trio. Soit le chanteur/harmoniciste Corey Lueck, le guitariste Mike Stubbs et le percussionniste Steve Shermann. Ils sont épaulés par Gordon Aeichele, qui double à la basse et au saxophone. Suivant les sessions et les concerts, le combo reçoit le concours d’autres musicos. La formation est née en 1997. Elle est originaire de Hamilton, une grande ville de l'Ontario, au Canada, pas bien loin des chutes du Niagara. Sa discographie n’est pas très claire. Il semble que le groupe ait enregistré trois elpees (NDR : sur un label obscur) avant de graver "The Smoke Wagon Blues Band and Friends", opus pour lequel il avait reçu le concours de la crème des musiciens canadiens. C’était en 2006. Avant de publier cet "It ain't easy".

Dès l’ouverture, le rythme est excitant. "Devil got my woman" démontre que Corey possède une bonne voix. Très expressive aussi. La rythmique de Mike est bien nerveuse avant de prendre déjà un premier envol. Gordon saisit son sax ténor et embraie. Corey souffle dans son harmonica pour introduire "Hold on to you". Le tempo est indolent. Piano et cordes soutiennent la voix de Lueck, alors réminiscente de Joe Cocker. Mais dès "Josephine", elle retrouve son timbre naturel pour affronter les instruments des musicos décontractés ; c’est-à-dire le dobro de Stubbs, le piano de Jesse O'Brien et les cuivres du Kingston St Quartet. L'ambiance est excellente. Autre blues cool, "Hen house hopping" baigne au cœur d’un climat feutré. Au sein de l’instrumentation acoustique, émerge le dobro de Mike. Une atmosphère que l'on retrouve sur "It ain't easy". Cuivré, "Down hearted blues" est un blues lent classique de toute bonne facture. Le climat devient humide sur "That voodoo". Nous traversons les marais louisianais. La bande sonore est chargée de réverb’… Surprise, Corey est rejoint au chant par Robin Banks, autrefois établie à Dallas, au Texas. Il en profite pour signer sa meilleure sortie sur l'harmonica. Miss Robin se réserve encore les vocaux sur un autre blues intitulé "Where Did I do wrong". La voix de Corey est éraillée, âpre, rugueuse, tout au long de "Tongue tied". Son emprise y est incontestable. Une piste imprimée sur un mid tempo et pimentée par les interventions aux ivoires d’'O'Brien et de Gordon au saxophone. Caressante, la voix devient même envoûtante tout au long de "Damaged time", un blues très proche de Memphis hanté par l'orgue de Nick Succi et le piano de Scott Pritchard. C'est lorsqu'il chante les plages les plus lentes que la voix de Lueck se révèle la plus expressive. A l’instar d’"Ain't no use". Ou encore de "Some other fool", piste au cours de laquelle sa sensibilité est exacerbée. De bonne facture, cet opus s’achève par "Drink by the sink", une piste propice à la bonne humeur. Corey y chante à travers son micro astatique devant le dobro, et distribue quelques petits coups de griffe à l’aide de son harmonica… 

 

Habib Koité & Eric Bibb

Brothers in Bamako

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Eric Bibb a de qui tenir. Son père, Leon, âgé aujourd’hui de 90 balais, était folk singer. Jouissant aujourd’hui d’une solide réputation, Eric est également chanteur, mais aussi guitariste. Sa carrière est conséquente. Et pour cause, il a publié 33 albums studio, sans compter ses projets parallèles, compiles, etc. Son dernier opus solo, "Deeper in the well", est paru cette année.

Habib Koité est malien. Egalement vocaliste et gratteur, il est cependant est né à Thiès, au Sénégal. En 1958. A cette époque, son père travaillait à l'élaboration de la ligne ferroviaire Bamako/Dakar. Après y avoir vécue 6 mois, sa famille est rentrée à Kayes, au Mali. Habib a accompli ses études à l'Institut National des Arts de Bamako. Il devient ensuite professeur de guitare. En 1988, il fonde son groupe Bamada. Le premier album "Muso Ko" paraît en 1995, suivi de "Ma Ya" en 98. Aujourd’hui, il est considéré comme un griot moderne.

C'est en 1999 qu'Habib et Eric se rencontrent et décident de s’intéresser aux affinités entre le blues et la musique malienne. Depuis, Habib se rend souvent aux USA où il s'est fait de nombreux amis comme Bonnie Raitt ou Jackson Browne.

Hormis une reprise, Habib et Eric signent 12 des 13 plages de cette collection, ensemble ou séparément. L'enregistrement a été réalisé à Bamako, en janvier 2012. Le duo y a reçu le concours du percussionniste, Mamadou Kone.

Dès le début de l’elpee, la paire balise le parcours. Eric chante "On my way to Bamako", une de ses propres compos. Les tonalités de la guitare sont bien africaines. Elles évoquent son premier trip en Afrique Occidentale, lorsqu’il avait retrouvé son ami Habib. Ce dernier lui répond aussitôt par son "L.A". Soit son arrivée à Los Angeles arrosée par quelques verres de téquila. Il y avoue d’ailleurs, ‘Tequila makes me happy’. Le rythme s’élève. Les sonorités de cordes sont d’une grande pureté. La musique est simple, allègre, chaleureuse. Naturelle et rafraîchissante, aussi. Les deux artistes sont complémentaires et nous gratifient de répliques tant vocales qu’instrumentales. ‘Réfléchir en solitaire donne longue vie à la pensée’, est une valeur qu’ils partagent sur "Toumani Kelen". Ils se dirigent vers Tombouctou, guidés par les étoiles, sur la mer de sable, au sein d'une caravane qui les amène jusqu’au Puits de l'Espoir. "We don't care". Autrement dit ‘On ne s'en soucie pas’ ou plus banalement encore ‘On s'en fout’. Un cri du cœur : le monde moderne c'est bien, tout comme l'or, les voyages de luxe, le fast food, surtout quand on ne se soucie pas de la vérité sous-jacente. Mais ces réflexions profondes sont dispensées à travers la douceur et la lumière de la musique. Issue de la plume de Koité, "Nani Le" est une très jolie ballade instrumentale, une plage très proche de l’atmosphère du blues. Habib saisit son banjo à six cordes ; et tel un griot, pousse son cri de colère suite à la mort d'un enfant, victime d’une circoncision. La sensibilité de Koité est à son paroxysme sur "Foro Bana", un afro-blues dépouillé pour cette demande en mariage! Après avoir concédé un nouvel interlude instrumental, à la gloire de la déesse de l’eau ("Mami Wata"), le tandem s’attaque à la seule reprise de l’elpee. En l’occurrence une compo notoire issue du répertoire de Bob Dylan, "Blowin' in the wind". Eric est aux vocaux. Il est épaulé par le Finlandais Olli Haavisto, à la pedal steel. Plein de charme, cet opus s’achève par "Goin' down the road feelin' bad", un traditionnel sculpté par des cordes particulièrement subtiles…

Le duo se produira au Centre Culturel d'Auderghem de Bruxelles, ce 20 novembre 2012.

http://www.ticketnet.be/fr/manifestation/idmanif/7314/idtier/289298

 

The Junction (Italy)

Let me out !

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The Junction ne nous vient pas de l’Albion, mais de Padoue, en Italie. Faut donc croire que Francesco, Marco et Alberto ont écouté la britpop en boucle pour concocter une telle musique. A première écoute, on pense à Bloc Party. A cause de ces mélodies limpides, entêtantes, découpées dans les cordes de guitare spasmodiques et stimulées par une ligne de basse caoutchouteuse. Et puis de la manière de reprendre les refrains en chœur.

« Run and Look Away » ouvre l’elpee. La compo la plus pop du long playing. Hormis la ballade « Sleeping dancer », le reste des compos est davantage sculptée dans le punk. L’énergie y est d’ailleurs très palpable. Mais chez The Junction, il n’y a pas de chanteur de la trempe de Kele Okereke. Le vocaliste manque de rigueur dans ses inflexions. Il arrive même que son timbre déraille. En fait, sa voix me fait surtout penser à celle d’Eddie Argos d’Art Brut ; même si le Transalpin ose chanter. Et « Wake Up » en est une parfaite illustration.  

A défaut d’être exceptionnel, « Let Me Out ! » est agréable à l’écoute. Et puis, il ne dure qu’une trentaine de minutes. Enfin, The Junction est plus que probablement le plus anglais des groupes italiens. Ce qui constitue, ma foi, une forme d’originalité…  

 

Rick Holmstrom

Cruel sunrise

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Chanteur/compositeur/guitariste californien, Rick Holmstrom est âgé de 47 ans. Il a forgé son expérience en côtoyant quelques grands noms du blues. Notamment le regretté harmoniciste William Clarke, décédé en 1995, ainsi que le vétéran Johnny Dyer. Il a également milité chez les Mighty Flyers, le band d'un autre prestigieux souffleur de la West Coast, Rod Piazza. En 2012, il tourne comme guitariste au sein du backing band de Mavis Staples. Ce brillant instrumentiste avait publié son premier opus solo, en 1996. Intitulé "Look out!", ce disque était paru sur le défunt label né-orléanais Black Top! Entre 2000 et 2006, il va également graver trois autres long playings sur une autre écurie disparue, Tone Cool. En 2007, il passe chez MC, et y signe "Late in the night". Et pour être complet, il a encore sorti "Twist-O-Lettz", en 2010, sur Mocombo, mais sous la formule d’un trio, en compagnie de John ‘Juke’ Logan et Stephen Hodges.

Ce nouvel essai a été concocté au sein du Sound Factory de Hollywood, un disque pour lequel il a reçu le concours de ses fidèles amis, en l’occurrence le batteur Stephen Hodges et Jeff Turmes, préposé à la basse, la slide, au saxophone et aux chœurs.

"Need to dream" ouvre la plaque. Une piste percutante. Un rock classieux, franc et direct. La mise en forme est parfaite. Les trois instruments sont bien en place. Les voix de Rick et Jeff se conjuguent en harmonies beatlenesques sur le refrain. Un refrain contagieux qu’on se surprend à fredonner en leur compagnie. Ce ‘besoin de rêver’ est chargé de promesses. "Cruel sunrise" nous entraîne au cœur des bayous louisianais. Un rock intense aux accents bluesy, digne de la quintessence du mythique Creedence Clearwater Revival. Une excellente piste, au cours de laquelle le refrain est appuyé par le saxophone baryton de Turmes, alors que la guitare s’autorise un envol brillant. Tout en reverb’, le son des cordes est une des marques de fabrique du style Holmstrom. A l’instar de l’intro d’"Owe you everything", une plage au cours de laquelle il partage le chant avec Mavis Staples, une vocaliste que Rick a longtemps suivi sur la route. Et les interventions vocales sont à la fois riches et subtiles. "You drive 'em crazy" est une ballade douce, langoureuse, mais dépouillée. Les cordes sont aussi limpides que chez Neil Young. Pas de temps mort entre les morceaux. Ni de compo faible. Les musicos rivalisent de dextérité. L’esthétisme est omniprésent. La sortie de cordes concédée sur "It's time I lose" est bouleversante. "Creepin' in" lorgne de nouveau vers John Fogerty. "I'll hold you close" baigne dans un océan de mélancolie. La guitare est souveraine tout au long de "Lord please", un titre caractérisé par sa densité rythmique. La voix illumine "I'm not afraid", une chanson à l’atmosphère pop rock.

Cet opus est également sorti en "Deluxe edition", une édition limitée incluant un CD bonus, sur lequel figurent douze plages instrumentales. Le climat y est davantage jazzyfiant. Mais un jazz contemporain qui met en exergue le saxophone et la basse de Jeff Turnes, ainsi que les percus de Stephen. Le blues y est quand même bien présent. A l’instar de "I'm so lonesome I could cry"…

 

Douglas Firs

Shimmer & Glow

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Le Douglas Firs est un grand conifère qui pousse en Amérique du Nord et en Asie de l’Est. C’est également le patronyme choisi par le Belge Gertjan Van Hellemont, pour son groupe. Agé d’une vingtaine d’années, ce jeune artiste n’est pas un inconnu dans le l’univers musical ‘noir jaune rouge’, puisqu’avant de fonder ce band, il a milité au sein du backing group de Bram Vanparys alias The Bony King Of Nowhere. Et lorsqu’on prend connaissance du nom des musiciens qu’il est parvenu à recruter pour enregistrer ce premier elpee, on se rend compte qu’il n’est pas un néophyte. Et pour cause, il a réussi à débaucher, entre autres, Simon Casier (Balthazar) et Frederik Van Den Berghe (ex-Admiral Freebee).

« Shimmer & Glow » ouvre l’opus. Un excellent titre qui pourrait bien se transformer en tube et envahir les ondes radiophoniques d’ici quelques semaines. Sur « I Don’t Think You’re Good to Have Around », il démontre qu’il est à l’aise dans le blues électrique. Et « Dirty Dog » en est un autre bel exemple. Mais dans l’ensemble, cet opus baigne dans une forme de country/folk mélancolique, hantée tour à tour par Neil Young, Gram Parsons ou encore Bob Dylan. L’instrumentation est d’ailleurs de circonstance : piano, gratte sèche, lap steel, … Van Hellemont possède, en outre, une excellente voix et il parvient à la maîtriser parfaitement. Il ose même monter dans les aigus sur « Pretty Legs and Things to Do », sans la moindre difficulté. .

Excellent, « Shimmer & Glow » est sans doute un des meilleurs albums publié par un artiste belge, cette année. Une belle découverte dont on devrait entendre parler –et en bien– au cours des prochains mois…

 

Yan Wagner

Forty Eight Hours

Écrit par

Yan Wagner, quel patronyme prestigieux ! Serait-ce un signe distinctif de mégalomanie ? Ben non, apparemment ce serait son véritable nom de famille. Quoiqu’il en soit, son ancêtre fantasmé apprécierait probablement les constructions de ce nouveau petit prince de la musique électro française.

« Forty Eight Hours » constitue le premier album de cet artiste parisien. Il été produit par Arnaud Rebotini, figure emblématique de la ‘French Touch’ ; et le résultat lorgne manifestement vers New Order voire Depeche Mode (« Stranger in Town », « Abstinence »). Martial, le ton n’est pas à la fête. Caractérisées par leurs beats glaciaux et hantées par la voix détachée et profonde de Yan, réminiscente de Ian Curtis, certaines compos font carrément froid dans le dos (« Strange in Town », « Elementary School »). Certains médias l’ont déjà taxé de dandy. Et comme un dandy peut en attirer un autre, on ne sera pas étonné d’apprendre qu’Etienne Daho a apporté son concours sur le titre « The Only One ». Evoluant dans une mouvance instituée par Lescop, Yan Wagner creuse profondément dans une veine cold-pop réveillant en notre for intérieur, certaines soirées organisées à l’Haçienda, il y déjà trente ans…

 

Dan Stuart

The Deliverance of Marlowe Billings

Écrit par

Dan Stuart a une carrière bien remplie. En outre, il a acquis une fameuse expérience. Aujourd’hui âgé de 52 ans, il n’en est pourtant qu’à son deuxième opus solo. Son précédent, « Can O’Worms » remonte déjà à 1995, même si l’an dernier il avait publié un Ep. Mais l’essentiel de son parcours, il ne l’a pas accompli en solitaire. Né en 1961, à Los Angeles, il a fait ses premier pas chez les Serfers. C’était en 1979. Mais c’est à travers son aventure chez Green on Red qu’il va se forger sa notoriété. Essentiellement, tout au long des 80’s. La formation relève alors d’une scène bien spécifique que les journalistes vont taxer de ‘Paisley Underground’. Alors que le monde musical est en pleine explosion punk, ce mouvement va impliquer toute une série de groupes comme Dream Syndicate, Rain Parade, True West, Naked Prey ou encore Long Ryders. Simplement, parce que ces combos puisent leur inspiration majeure dans le psychédélisme, le rock, le folk et parfois même aussi le blues. A des degrés divers, cette scène va influencer des groupes comme Wilco, les Chills, Grandaddy, Calexico ou encore Mercury Rev. En une dizaine années d’existence, Green on Red va publier huit elpees avant de se séparer. En 1993, Stuart enregistre un long playing en compagnie d’Al Perry. Il va ensuite participer à de multiples projets (NDR : et notamment Danny & Dusty et The Slummers) avant de finalement nous revenir pour son second elpee solo, « The deliverance of Marlowe Billings ».

« Can’t be found » ouvre l’elpee ; un superbe morceau rappelant clairement le Lou Reed de la belle époque. Une référence qu’on retrouve également sur l’excellent « Love Will Kill You ». Le ton de l’album est sombre et mélancolique. Dan Stuart chante ses mésaventures amoureuses. Son spleen est omniprésent dans ses compos, et ce climat me rappelle parfois celui du chanteur français Daniel Darc, à l’époque de son œuvre intitulée « Crèvecœur ». Le Californien branche l’électricité sur « Clean White Sheet » et « What Are You Laughing About ». Et le résultat est parfait. Il colore son « Gringo go home » de forts accents mariachi. Nous rappelant que Green On Red est une des influences assumées par Calexico.

Dan Stuart a toujours bon pied bon œil. Songwriter talentueux, il vient donc de commettre un excellent opus. Peut-être un des meilleurs de l’année. Surtout en termes d’americana. « The Deliverance of Marlowe Billings » regorge de pépites. Et elles nous viennent de l’Ouest des Etats-Unis…

 

Pollens

Brighten & Break

Écrit par

Dès les premières notes de « Brighten & Break », la musique alambiquée des Américains de Pollens rappelle l’univers barré de Merrill Garbus et son projet tUnE-yArDs… On y rencontre des rythmes africains (« Helping Hands »), des harmonies vocales tribales (« Snakes Goes Growing ») et une bonne dose d’indie rock (« New Lazarus »). Le groupe a été mis sur pied à Seattle en 2008 par Jeff Aaron Bryant et Hanna Benn avant de s’élargir à un sextet. Il a signé sur le label allemand Tapete pour publier ce premier album. Le son particulier de Pollens renvoie également aux constructions originales de l’‘Avant-Pop’ des Dirty Projectors, tant l’ambiance y est hypnotique. L’album fascine par son originalité et sa prise de risque mais énerve également par sa relative difficulté d’accès et sa cacophonie (« Powers »). Un album ambitieux qui aurait peut-être gagné à simplifier son mode d’écriture…

 

 

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