Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Malted Milk

Get some

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A l’origine, Matlted Milk se résumait à un duo. Soit le chanteur/guitariste Arnaud Fradin et le bassiste Igor Pichon. Un tandem qui s’était spécialisé dans le Delta blues. Mais lorsque le line up passe à un quintet, leur musique se convertit au style Chicago. Et on n’est pas au bout de leur évolution, car de passage à Memphis, le combo rencontre le chanteur noir Karl W Davis. Suffisant pour s’orienter vers la musique soul. “Sweet soul blues”, le dernier elpee n’avait rencontré qu’un succès d’estime.

Le long playing s’ouvre par “Human wave”, un titre trempé dans le funk soul largement cuivré. La voix d’Arnaud semble très à l’aise au sein de cet univers sonore. La libération des cordes est un instant de choix. Je préfère néanmoins “Hope she believes in me”, une piste imprimée sur un tempo plus lent, proche du southern soul de Stax. La voix est excellente et le jeu de guitare s’inspire du grand Albert King. Tout comme sur la plage suivante, “Touch you”, même si le rythme est bien plus nerveux. Dansant, “Sweet baby” trempe dans le pur blue soul. Pas vraiment ma tasse de thé. Je lui préfère, “True love” un morceau coécrit en compagnie de leur ami KW Davis. Au cours de cet exercice de style minimaliste, tous les instruments sont bien en place. Voix et guitare sont inondées d’une sensibilité profonde. Un excellent blues aux accents dramatiques très proche d’un autre dieu de Memphis, Mr BB King. Et pour notre plus grand plaisir, Malted Milk baigne dans la même atmosphère tout au long de “Since you left me”, un titre enrichi par le concours de cuivres aux sonorités immaculées ainsi que l’orgue Hammond de Nicolas Mary. Le “Soul of a woman” de KW Davis est légèrement épicé de reggae, un morceau au cours duquel la ‘six cordes’ est subtilement taquinée par le jeu des pédales. Et c’est une compo de Davis qui clôt l’opus, une piste qui bénéficie de la collaboration d’une amie bretonne, aux vocaux, Julie Dumoulin…

 

Live Footage

Plays Jay Dee

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"Plays Jay Dee" constitue le troisième opus de Live Footage, un duo établi à New York. Dans l’arrondissement de Brooklyn, très exactement. Mike Thies et Topu Lyo se sont rencontrés par hasard, il y a quelques années, lors d’une fête d'Halloween ; et depuis, ils n'ont cessé de bosser ensemble sur ce projet expérimental consacré à l’électro acoustique.

Découpé en 8 pistes, "Plays Jay Dee" est instrumental. L’un se sert de son violoncelle et de ses bidules électroniques, l’autre de drums et de synthés. Le résultat campe une musique filmique, délicate, finalement plus proche de Cinematic Orchestra que de feu Jay Dee, dont ils reprennent ici les compos. On a même parfois l’impression que certaines pistes sont enrichies d’un véritable orchestre symphonique. 

Malheureusement, si le sens mélodique est évident, l’excès de douceur finit par rendre l’ensemble mielleux. Peu aventureux, sans grand relief ni changement de rythme, on s’ennuie ferme à l’écoute de ce cd. Et même pas un peu de vocaux, pour rendre la mixture un peu moins linéaire. Si bien qu’en fin de parcours, c’est un sentiment d’exaspération qui m’a tout bonnement envahi. Dommage, car le départ augurait le meilleur. Mais le soufflé est retombé aussi rapidement qu’il n’est apparu. Une déception, surtout quand on sait que les deux compères possèdent un talent indéniable.

 

Leadfoot Rivet

Welcome to my mongrel music world!

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Malgré son identité, Leadfoot Rivet est de nationalité française. Il chante cependant bien dans la langue de Shakespeare. Ce musicien n’est pas vraiment un génie, mais il se débrouille plutôt bien à la guitare et à l’harmonica. Il a déjà apporté sa collaboration à une multitude d’artistes, et notamment Larry Garner, Tom Principato, Boney Fields ainsi que côté Hexagone, Laurent Voulzy et le regretté Alain Bashung! Des références qui ont certainement dû impressionner Mighty Sam McClain et Mighty Mo Rogers. Sa discographie est abondante. Il a commencé à enregistrer au cours des années 80. Au sein de Rockin’ Chair tout d’abord. Il a publié sous son véritable nom, Alain Rivey, “Lunatik Combo”, un elpee pour lequel il avait reçu le concours de Claude Langlois, le patron de Dixiefrog. Il faut dire que Langlois et Rivet sont les fondateurs du label. Ecurie née en 1986. Sous son sobriquet, il grave un premier opus, en 1998, “Saint Blues”. Un disque qui avait bénéficié de la participation de Larry Garner, Roy Rogers, Amos Garrett et Tommy Castro. Excusez du peu!

Son surnom ‘Pied de plomb’, il le doit au chanteur louisianais Larry Garner, qui lui rempochait de conduire constamment pied au plancher. Pour concocter ce cd, il est essentiellement soutenu par son fidèle guitariste Pat Boudot-Lamot. Ce qui ne l’a pas empêché d’inviter quelques amis lors des sessions d’enregistrement.

“Split personality” ouvre le bal. Un folk blues dont les sonorités légèrement orientales émanent du sitar de Fred Chapellier, un compagnon de label. Le Stetson vissé au sommet du crâne, les lunettes solaires posées sur le nez, notre pied de plomb, apparait très détendu. Sa voix est grave et lancinante sur “I feel like I’m sinkin”, une compo aux accents manifestement country. L’instrumentation acoustique est impeccable. Mais s’en détachent la musique à bouche du maître et les cordes de Thomas Weirich. “Fried okras” élève quelque peu le rythme. La trame acoustique domine toujours le sujet. Stéphane Avellaneda (NDR : un musicien qui accompagne régulièrement Ana Popovic) tape sur son cajon, un instru à percussion péruvien. Si l’univers de Rivet est personnel, il en colore les atmosphères au contact de ses partenaires. En toute décontraction. Cherchant constamment la parfaite homogénéité. Et il le démontre tout au long de “Friend lover wife”, un morceau au cours duquel les 3 grattes sont à l’unisson : le sitar de Chapellier, la slide de Jean-Paul Avellaneda et la rythmique de Weirich. De “Famous”, ensuite. Un titre trempé dans le blues le plus pur. De “Mongrel music” encore. Une très belle compo, empreinte de simplicité, malgré la présence d’un luth vietnamien. Ou encore d’“Apples dipped in candy”, souligné par un bouzouki électrique. Les escapades rythmées et électrifiées sont plutôt rares. Elles se résument à “Them changes”, au cours duquel Jean-Paul s’autorise une envolée sur sa Gibson. Sur “Where is the director ?” également. Une piste enlevée, nerveuse, illuminée par la contribution à la slide amplifiée de John Mooney. Et enfin, la finale. Un blues généreux, imprimé sur un mid tempo et alimenté par une lutte royale entre les guitares de Boudot-Lamot et Tom Principato, invité pour la circonstance. Une aventure qui ne manque pas de passion !

 

Le Yéti

L’animal en moi

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Le Yéti est un animal bizarre. Personne ne l’a jamais réellement bien vu. Néanmoins, on en a immortalisé quelques clichés, extrêmement flous, qui entretiennent malgré tout le mystère. Même Tintin s’y est frotté en son temps… au Tibet.

Ce Yéti-ci est un monstre issu du milieu musical belgo-belge, un monstre à cinq têtes lorsque le Yéti se produit sur scène. Tout comme Thierry De Brouwer (ex Melon Galia), les quatre autres figures sont issues du sérail wallon. Ce grand ours mal léché (!) s’est adjoint les services de Catherine De Basio, Ludovic Bouteligier, Simon Bériaux et François Gustin pour mener à bien son joli projet.

Seul lorsqu’il bosse en studio, afin de réaliser son rêve, il reçoit juste l’aide de Craig Schumacher, au mixage. Le résultat est plus que probant. Douze jolies petites chansons pop sophistiquées au sein desquelles on retrouve « Les danses nocturnes », régulièrement programmé lorsque l’on fait la part belle aux chansons interprétées en français sur les ondes. On rencontre également sur ce très bon elpee quelques plages enthousiastes, intimistes et méticuleusement bien finies, « Je maudis ma nuit » ou « L’animal en moi » frappent directement l’auditeur tant les mélodies et les textes sont remarquablement associés. Même si les lyrics ne volent pas très haut, on s’amuse malgré tout à l’écoute de ce premier projet bien réalisé.

Une jolie petite envolée pour ce Yéti bien de chez nous.

 

Orcas

Orcas

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Orcas est le projet d’un certain Benoît Pioulard. Ou plutôt, de son vrai nom, Thomas Meluch, un mec de 27 balais qui a déjà de la bouteille. Déjà responsable de trois LP orientés Dream Pop, et publiés entre 2006 et 2010, le musicien originaire du Michigan délivre aujourd’hui la première galette d’Orcas, son nouveau projet. Il y est accompagné de Rafael Irisarri, compositeur Ambient officiant également sous les traits de The Sight Below.  Le mariage des deux genres de prédilection respectifs du duo a généré un premier album éponyme à l’esthétique soignée.

L’univers du duo se compose de petites bulles atmosphériques hantées par le fantôme de Trish Keenan, chanteuse de Broadcast décédée en 2011. Ils y reprennent majestueusement d’ailleurs « Until Then », un morceau du quatuor anglais. Un bel hommage qui est, par ailleurs, à l’origine de la collaboration entre Pioulard et Irisarri. Mais c’est essentiellement du côté de Boards Of Canada que les deux hommes sont allés pêcher leur inspiration. « Orcas » est une jolie fresque aux tons azurs, recommandée à toute âme en quête d’apaisement. Plongez-y les yeux fermés.

 

The Men

Open Your Heart

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The Men passe la barre du troisième LP sans accroche. Le quatuor originaire de Brooklyn fracasse tout sur son passage. « Open Your Heart » est un condensé d’énergie pure, entre Garage et Post-punk. « Turn It Around » et « Animal » donne le ton et le signal de départ, comme un coup de poing dans la tronche. Tout y est : les mélodies, les riffs, la frénésie et, surtout, la passion. Les maîtres des Hommes s’appellent Sonic Youth, Buzzcocks ou encore Dinosaur Jr. Loin de les imiter, The Men ont parfait leur art du disque bien pensé.

Après la furieuse mise en bouche, la formation étale habilement sa capacité à glisser d’un genre à un autre sans complexe. L’épique « Oscillation », long de plus de sept minutes, flirte de près avec Sonic Youth, tandis qu’un titre de la même durée, comme « Presence » passe l’oreille du côté des Silver Apples. Des références flagrantes sont disséminées un peu partout sur « Open Your Heart ». The Men sont parvenus à en jouer et, mieux encore, à les traduire pour en faire la force du disque. Tant et si bien qu’il apparaîtra très certainement au sein de pas mal de tops de fin d’année ! A bon entendeur…

 

Dan Mangan

Oh Fortune

Écrit par

Le titre de cet album serait-il prémonitoire ? « Oh Fortune » pourrait truster les premières places des tops internationaux, confectionnés en fin d’année. Et Dan Mangan devenir la révélation pour 2012 ! Pourtant, cet opus est paru, au Canada, l’an dernier. Il vient de rejoindre ma pile de cds à chroniquer. Et je dois avouer que son écoute m’a procuré de bonnes vibrations.

Mangan est sorti de l’ombre boisée de son Ontario natal dès 2009, en publiant un second elpee, intitulé « Nice, Nice, Very Nice ». Il venait de signer chez la très recommandable structure Arts & Crafts (Feist, Zulu Winter, Broken Social Scene, Timber Timbre). Une signature amplement méritée, vu la qualité des titres figurant sur ce long playing. Des coups de cœur ? Le titre maître, « Post-War Blues » et surtout le très orchestral « About as Helpful as you can be without being any help at all », une compo qui ne lésine pas sur les cordes. De sa voix chaude, le Canadien tisse des mélodies qui s’épanouissent quelque part entre le rock lyrique d’Arcade Fire, le power-folk de Chad Van Gaalen et les récentes productions de Tom Williams & The Boats.

Dan Magan a des doigts en or. Il ne serait donc pas étonnant que d’ici quelques mois, il finisse par faire « Oh Fortune »…

 

Lone

Galaxy Garden

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Hudson Mohawke et Rustie n’ont qu’à bien se tenir. Matthew Cutler, aka Lone, vient d’éjecter de sa sonde intergalactique un scud qui va faire trembler les pistes de danses de la planète. Le Briton a tenté de séduire par trois fois les terriens à l’aide de son Abstract Hip Hop aux accents chillwave, entre 2009 et 2010, en publiant une série d’Eps inspirés. Mais c’est en 2011, lorsqu’il rejoint R&S Records (James Blake, Space Dimension Controller, Vondelpark), que le DJ mancunien se révèle véritablement, en assénant un bon coup de groove à de nouvelles compositions orientées IDM et Space-Electro. L’ombre de Boards Of Canada, à laquelle il a été longtemps associé est définitivement rangée au placard.

« Galaxy Garden », qui jouit de la collaboration de Machinedrum sur deux titres, recèle douze fresques oscillant entre retro discret et futurisme assumé. L’embarquement s’effectue en douceur sur des « New Colour » et « The Animal Pattern ». Parfaits en guise de mise en bouche. Suivent les ultra-trippants « As A Child » et « Lying in The Reeds », annonçant la mise en orbite du cortex cérébral de l’auditeur, secoué ensuite par la House de « Crystal Caverns 1991 ». La zone de perturbation se poursuit sur l’inquiétant « Earth’s Lung », prélude de la rencontre avec « Cthulhu ». Le retour sur la terre ferme s’opère à nouveau en douceur, « Stands Tidal Waves » assurant délicatement la liaison avec l’ultime « Spirals » qui referme le voyage en dévoilant toute l’élégance du maître de bord.

Le prochain embarquement pour le « Galaxy Garden » de Lone s’opérera sur la Plaine de la Machine à Feu de Dour, le vendredi 13 juillet. On sera les premiers à bord !

 

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