Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Cure
garbage_olt_rivierenhof_1...
Chroniques

Clinton Fearon

Heart and Soul

Écrit par

Chanteur, musicien et compositeur de reggae jamaïcain, Clinton Fearon est surtout connu comme bassiste et choriste du groupe The Gladiators. Une formation qu’il a quittée en 1987, après 18 années de collaboration au cours desquelles il a également travaillé en compagnie de légendes du style, telles que Max Romeo, Lee Scratch Perry et Don Carlos.

« Heart And Soul » constitue le nouvel elpee solo de Clinton. Et le second concocté sous un format acoustique. Un exercice de style auquel il avait l’habitude de se frotter quand il militait au sein du groupe d’Albert Griffiths et qui finalement lui réussit bien. Sa voix est grave et c’est l’instrumentation minimaliste qui imprime le rythme aux compos.

Sur cet opus, Fearon est seul avec sa gratte sèche pour adapter les compos des Gladiators. Il y communique les émotions de ses textes, malgré la gravité des thèmes abordés. A l’instar de « Rich Man Poor Man », un morceau chargé de bonnes vibrations, reflétant le combat mené par la population de l’époque, victime de la paupérisation. A cet instant, on se sent très proche de l’artiste. Et si le pistes de ce long playing s’avèrent moins roots que leurs versions originales, elles ne sont pas pour autant de moindre qualité. La version stimulante de « Chatty Chatty Mouth » ou les invitations à la balade « Follow The Rainbow », « Untrue Girl » ou encore « Jah Almighty », en sont les plus belles illustrations.

Clinton est en pleine forme et sa gestion des gimmicks, ainsi que des références blues, en sont de parfaites illustrations. On lui reprochera néanmoins, une certaine redondance des rythmes. Ce qui peut s’expliquer par la transposition acoustique de morceaux des Gladiators. Qui peuvent paraître alors moins rafraîchissants que les compos originales. Maintenant tout est question de goût et d’humeur de l’instant. A vous de choisir entre les versions groovy des Gladiators ou celles plus roots de Fearon…

 

Giardini Di Mirò

Good Luck

Écrit par

Huit titres sur le cinquième opus de cette formation italienne, de Cavriago, un petit patelin sis près de Reggio, en Italie. Son premier disque remonte à 1998 et on leur doit déjà une discographie conséquente. On ne compte d’ailleurs plus les Eps, collaborations, et multiples projets en solitaire menés par les différents musiciens. Ils sont cinq au sein du line up : Jukka Reverberi et Corrado Nuccini se partagent les guitares et le chant, Luca Di Mira se charge des claviers, Mirko Venturelli de la basse, de la clarinette et du saxophone et Emanuele Reverberi du violon ainsi que de la trompette. Sans oublier le drummer Andrea Mancin qui a remplacé Francesco Donadello, en 2011.

Mais ce qui donne la tonalité de leur expression sonore ce sont ces cordes de guitares tintinnabulantes. Pensez à House of Love, Sad Lovers & Giants ou encore Galaxie 500. Le tout au sein d’un climat de mélancolie douce, enrobé par les interventions subtiles des différents autres instruments. Plus enlevé, le tempo peut se faire new wave. Indolent, il laisse alors la place aux accords de gratte sèche ou semi-acoustiques, en picking. La basse est cotonneuse. Mais la musique oscille constamment entre psychédélisme, shoegaze, dream pop, noise et post punk. L’un des deux vocalistes possède un timbre profond et l’autre limpide. Caractérisé par ses changements de rythmes, tout en crescendo, « Flat heart society » clôt l’opus en beauté. Un titre qui aurait pu figurer sur un album de Sophia, au sommet de son art…

Giardini Di Mirò veut peindre, à travers sa musique, inconsciemment ou intentionnellement, la beauté et le parfum de sa terre, les visions de ses espaces ouverts, depuis les tracés en ligne droite jusqu’au parallélisme de ses paysages, tout en soulignant les contrastes entre la vie moderne et rurale…

Je suis tombé sous le charme. Un must !

 

The Dandy Warhols

This Machine

Écrit par

Pour fêter ses dix-huit années d’existence, The Dandy Warhols a donc décidé de sortir un nouvel album. Il s’intitule « This Machine ». Ces maîtres de la vague électro-pop-psychédélique remettent une nouvelle fois leur ouvrage sur le métier. Pour mener à bien cette ultime aventure, ils ont reçu le concours de Tchad Blake qui a milité comme mixeur/réalisateur sur les deux derniers opus des Black Keys.

Après avoir encaissé un semi-échec, consécutif à la production de Nick Rhodes (Duran Duran) et malgré la désertion d’une grosse majorité des fans, peu satisfaits, à l’époque, du recours aux nombreuses nappes de synthétiseurs, le combo natif de Portland est parvenu à remettre les pendules à l’heure, en publiant « Odditorium Or Warlords Of Mars », en 2005, et « ... Earth To The Dandy Warhols », en 2008. Cependant, la qualité présente sur les premiers elpees, « Thirteen Tales from urban Bohemia », « The Dandy Warhols come down » ou encore « Welcome to the Monkey House », n’a plus jamais remontré le bout du nez ou alors très épisodiquement.

« This Machine » tente une nouvelle percée après ces deux demi-échecs ou semi-réussites, c’est selon.

Force est de constater que si les Dandy Warhols restent fidèles à leur réputation, à savoir qu’ils ne se soucient d’aucune mode ni de personne pour créer leur musique, le résultat est loin d’être convainquant.

Où sont les directs au foie, les refrains endiablés, les rythmes obsédants, les morceaux qui avaient pour bonne habitude de nous mettre la tête dans le c… ?

Evidemment, la créativité est toujours au rendez-vous mais on est toujours en attente du hit, d’un tube planétaire, de la mélodie parfaite, entraînante à souhait qui ferait même danser sur sa chaise, un tétraplégique…

Pas mauvaises en soi, sans doute même très recherchées, les onze plages peuplant ce nouvel essai s’écoutent sans frémir, sans éveiller le monstre qui est en chacun de nous. Plaisant mais trop prévisible, sans aucune bonne surprise, ce huitième album ne sera qu’une pièce de plus au puzzle des (ex-)maîtres du pop-art.

On fera un petit effort pour épingler un morceau par-ci et un autre par-là, pour ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain ou pour ne pas sombrer dans la déprime totale. Sortent donc un peu (si peu) du lot « I am free », une compo légèrement amusante ou « The Automn Carnival », une plage qui possède un petit quelque chose de plus que le reste. Mais faut bien chercher et faire l’effort pour les dénicher…

Comme quoi, rien n’est acquis d’office. On ne peut pas être et avoir été !

Pour avoir assisté à leur concert récemment, j’en ai aujourd’hui l’intime conviction…

 

Coyote

Coyote (2012)

Écrit par

Coyote… Et qwé ?  Ça vous parle c’truc là ?

Oui, oui, je sais, c’est un détecteur de radars (interdit) caché dans les bagnoles ou sur les deux roues pour pouvoir ouvrir les gaz à tout berzingue. Mais ici, rien à voir !

Ici on parle musique, pas code de la route. Quelquefois on ferait pourtant mieux…

Coyote est également une petite formation belge composée de trois membres, Sam Pierot et Christophe Paul ex- Ce que feraient les vaches (?) rejoints sur un tard par Jarby Mc Coy.

Les compères liégeois sortent un premier album éponyme en 2007 qui passe totalement inaperçu ; mais pas découragés pour si peu, ils remettent le couvert 5 ans plus tard. Toujours pas de titre pour cette seconde œuvre qu’ils ont mis plus de deux ans à mettre en boîte.

Et pourtant, il y a fort à parier que cette fois-ci non plus, ils n’attireront pas plus l’attention…

Leur musique, espèce de folk/blues la plupart du temps instrumental où se mélangent différents sons de guitares ne peut que laisser indifférent. Lenteur et ennui sont au programme des 9 plages concoctées par le trio. Huit pour être précis car l’ultime titre n’est qu’une reprise ‘malheureuse’ du « Lac Majeur » chanté autrefois par Mort Shuman, ce qui n’avait déjà, à l’époque, rien de bien excitant.

Bref, si on ne gagne pas à tous les coups au grattage, on peut espérer au tirage. Pas de chance, c’est encore raté !

Poussif et lassant, pas du tout ma tasse de thé.

 

Barbara Carlotti

L'amour, l'argent, le vent

Écrit par

Au risque de choquer et de forcément déplaire, j’avouerai tout de go que le troisième album de cette très-jolie-presque-quadragénaire Corse me laisse froid. Les deux précédents n’avaient pas eu non plus l’heur de me plaire.

Alors que l’Hexagone tout entier est à ses pieds et la considère comme la seule (ou presque) grande chanteuse de ces dernières années, osant même la comparer à Françoise Hardy, Brigitte Fontaine ou encore Barbara, votre serviteur, comme un poisson distrait et repu, ne mord pas du tout à l’hameçon pendu au bout de sa canne.

S’il est vrai que la dame est séduisante (élégante lui conviendrait mieux), je n’accroche pas. Il y a un petit quelque chose qui m’agace, un je ne sais quoi dans sa voix sans doute. J’ai l’impression d’entendre Barbara (l’autre, l’octogénaire) que je n’ai jamais non plus beaucoup appréciée, soit dit en passant. Oh bien sûr, loin de moi de porter un jugement de valeur sur la carrière de la grande dame en noir mais rien à faire, j’aime pas… sorry !

Ben pour l’heure, pour cette Barbara-ci, c’est le même topo. Pourquoi ? Misère, qu’il est parfois difficile de se justifier et d’avoir l’impression de passer à côté de quelque choseCôté pile, au niveau paroles, elle fait bien mieux que se défendre. Sophistiqués, ses textes à propos racontent des doutes, des passions, le temps, la fuite, la vie. On est dans le monde du vivant, du mouvement, de l’amour, des voyages, de sa vie tout simplement. Commun…

Côté face, musicalement parlant, si les 12 chansons se laissent écouter sans trop énerver, on a quand-même l’impression d’errer toujours dans le même registre. Tantôt symphoniques, tantôt dépouillées, les ballades romantiques soulignées par un piano et des instruments acoustiques communiquent un sentiment de déjà entendu. Aucune surprise ou étonnement à l’écoute de ce disque. Seul « J’ai changé » fait peut être bande à part dans cet océan de quiétude répétitive.

Non, non, désolé, ce disque m’agace. Qui plus est « Mon dieu mon amour », litanie interprétée en duo avec l’autre allumé qu’est Philippe Catherine, ne fait que renforcer mon opinion et ne parvient pas à m’extraire de cet ennui mortel.

 

Ben Caplan

In the time of the great remembering

Écrit par

Ben Caplan est encore peu connu mais son heure de gloire arrive à grand pas. Cet artiste affiche un look hirsute : il porte une longue barbe, sa chevelure est dense mais particulièrement bouclée ; et il chausse son nez de lunettes sombres. Originaire de Halifax, ce Canadien est chanteur, compositeur et interprète. Très personnelle, son œuvre est empreinte d’humanité, de romantisme et d’anticonformisme. Sa voix colle parfaitement à son répertoire : râpeuse, rocailleuse, il chante d’un ton grave. Ben est responsable d’un folk singulier, teinté à la fois de blues, de soul et de jazz, très ‘caplanesque’, en quelque sorte. Il chante, mais également se réserve un tas d’instruments divers comme la guitare, le banjo, le mélodica et le piano. Il est soutenu par un backing band, baptisé The Casual Smokers.

Il est souvent comparé à Tom Waits. Sans doute à cause de son attitude déjantée. Mais également de sa voix. Quant à son style, il est directement influencé par le klezmer, une musique traditionnelle juive. La section rythmique est dirigée par le contrebassiste Roy Hines, également assistant producteur ; Donald McLennan se réserve le violon et David Christensen se partage entre clarinette, saxophone et flûte.

Morceau d’ouverture, “Southbound” baigne dans une certaine douceur ; mais les cordes acoustiques, le violon et la clarinette cèdent rapidement la direction à la voix envoûtante de Mr Caplan. La structure de la compo est complexe. Les différents instruments sont très susceptibles de se conjuguer. Objectif : prendre le mélomane par surprise ! “Beautiful” nous plonge dans une atmosphère quasi manouche, au sein de laquelle s’évade une flûte gouailleuse. Les mélodies de Caplan sont séduisantes. “Seed of love” est caractérisé par un échange vocal entre Ben et Sasha Muise, face au violon fiévreux. On pénètre ensuite dans l’univers féérique grâce au sublime “Drift apart”. La voix de Ben semble venir d’outre-tombe tout au long de “Conduit”. Un titre ténébreux qui lorgne manifestement vers Tom Waits, au cours duquel, il déblatère à tue-tête avec fureur et ivresse! Une formule qu’il réitère sur “Bang to break the drum”! Les Casual Smokers constituent un combo très homogène. La contribution apportée par les différents musicos est paradoxalement riche et intimiste. La section rythmique est portée par la contrebasse de Hines. Très souvent des accords de violon chargés de sensibilité, tout en caresses, se détachent de l’ensemble. Des claquements de mains amorcent “Down to the river”. Le climat est très proche des sonorités primitives du blues, de ces hollers initiés dans les champs de coton. La voix est captivante, autoritaire et solennelle. Mais quand survient la rupture, nous basculons dans l’univers rythmé, dansant et joyeux de la musique klezmer. Un blues hébraïque de toute beauté! Pour clore cet opus, Ben s’assied derrière le grand piano, et nous raconte l’histoire tragique de ce “Stranger”, une compo qui au fil des mesures se transforme en valse décapante…

 

Bertrand Burgalat

Toutes Directions

Écrit par

La découverte de « Toutes Directions », le 4ème album solo de Bertrand Burgalat, constitue ma première incursion dans l’univers de ce musicien, patron de label (Tricatel), illustre producteur corse (Alain Chamfort, Katerine, Supergrass, Alizée) et électron libre au sein l’univers musical hexagonal, depuis 1987.

L’ami Burgalat possède un univers décalé et légèrement kitsch toujours admirablement mis en son. Il est de notoriété publique que le Français ne chante pas particulièrement bien ; mais sous ses airs de dilettante et de dandy, il compose de la variété française –un peu foutraque– de qualité, quelque part entre la classe de Benjamin Biolay voire d’Arnaud Fleurent-Didier (« Sous les Colombes de Granit ») et l’humour de… Valérie Lemercier (son ex-compagne). L’album regorge de claviers vintage, de nappes de violons ou de vibraphone. Parfois, la formule s’avère pénible (« Sentinelle Mathématique » ou « Très Grand Tourisme ») mais souvent la pop de BB fait mouche (« Bardot’s Dance », « Dubaï My Love ») ! De plus, les textes, écrits par Charles Berling, Barbara Carlotti ou Laurent Chalumeau, naviguent toujours entre humour et mélancolie, renforçant ainsi une charmante dimension bancale… Un artiste pop, chic et anachronique, mais définitivement unique !

 

Jimmy Bowskill

Back number

Écrit par

Jimmy est originaire de Toronto, la grande cité canadienne. A 21 ans à peine, il affiche déjà une belle expérience musicale, puisqu’il a notamment assuré le supporting act des concerts de Deep Purple, ZZ Top et Dickey Betts. En outre, il s’est déjà produit sur pratiquement tous les continents. C’est le regretté gratteur Jeff Healey qui le découvre, lui permettant de publier son premier opus, “Old soul”, alors qu’il n’a que onze ans. Depuis, “Soap bars & dog ears”, “Jimmy Bowskill” et “Live” se sont ajoutés à sa discographie…

Le décor est planté dès les notes d’ouverture. “Take a ride” baigne au sein d’un climat assez tragique. La rythmique est puissante. Elle rappellera certainement aux mélomanes d’un certain âge, le groupe anglais Free, un combo au sein duquel militait un chanteur extraordinaire, qui répondait au nom de Paul Rodgers. Pour les plus jeunes, cette compo évoquera davantage Jon Amor (ex-Hoax). Les cordes de Bowkill sont au cœur de l’expression sonore. Elles absorbent les espaces libres, mais en évitant les excès. Le gamin a sans aucun doute pris le temps de mûrir. “Linger on the sweet time” élève quelque peu le rythme. Jimmy est armé de son bottleneck et le laisse glisser divinement sur les cordes. Il réactive à nouveau la rythmique Free. Impeccable ! Cette intensité et cette pression libérée avec cette réserve naturelle que possédait le regretté Paul Kossoff, sont reproduites de manière saisissante. Et lorsque “Little bird” en remet une couche, que doit-on en penser ? Sommes-nous en présence d’une  copie de talent ou d’un banal plagiat ? Je vous laisse le choix ; mais il faut reconnaître que ce garçon sait jouer et surtout chanter! Imprimé sur un tempo indolent, “Spirit of the town” lorgne vers le southern rock de Lynyrd Skynyrd. L’interprétation est très propre. Puissante et dramatique, l’instrumentation est enrichie par des cuivres ainsi que les interventions à l’orgue d’Aaron Hoffmann. Signé Mark Farmer, “Sin’s a good man’s brother” rend hommage au célèbre trio de hard rock américain, Grand Funk Railroad. Dans la même optique, “Sinking down” campe un blues rock aux accents hard, sans jamais virer au métallique. L’inspiration des seventies est tout à fait évidente. Jimmy pilote sa machine à remonter le temps. Il a bien compris les formules adoptées par les trios de cette époque. Il nous livre un cocktail magique au sein duquel on retrouve les élixirs de Free, Led Zeppelin et Bad Company. Et le résultat est amusant à défaut d’être novateur. “Season change” : les saisons changent mais pas la musique, puisqu’il nous réserve une nouvelle dose de Free. Le rockin’ blues pratiqué par JBB n’est cependant jamais écrasant ou ennuyeux. Balisée par une section rythmique en béton, “Broken down engine” est caractérisé par la présence d’une slide aventureuse. Le piano roadhouse de Hoffmann pigmente “Least of my worries”, une plage légère, ensoleillée, qui clôt le long playing…  

 

Page 357 sur 1252