La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Chroniques

Primus

Green Naugahyde

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Fondé en 1984, Primus a toujours été un groupe unique en son genre. Une formation de virtuoses adeptes de la loufoquerie. Le trio californien (NDR : San Francisco) n’est pas prêt de rentrer dans le rang ou même s’assagir. Et ce « Green Naugahyde » en est une belle illustration. Quelque peu lassée du circuit musical, la formation s’était retirée en 2000, après avoir publié une série d’albums déjantés, entre métal et funk, basés sur le jeu de basse hallucinant de l’ami Les Claypool. Pour ceux ignoreraient l’univers de Primus, pensez au générique de la –nom moins déjantée– série South Park, composée par leurs soins…

« Green Naugahyde » constitue donc leur premier album depuis 11 ans et la reformation du groupe ; mais surtout leur huitième. Les Claypool et Larry ‘Ler’ LaLonde ont rappelé leur ancien batteur Jay Lane (qui les avait quittés en 1989) pour participer aux sessions d’enregistrement de leur nouvelle livraison, un disque publié chez Prawn Song, le label de Claypool. Ce long playing s’inscrit dans la lignée de « Frizzle Fry ». La musique est complexe, inclassable, décalée et tout simplement délirante comme l’était celle de Zappa. Certaines compos sont alimentées par un funk énergétique (« Hennepin Crawler », « Tragedy is ‘a’ Comin’ », « Lee Van Cleef »). D’autres sont bombardées de salves plus lentes et lourdes (« Jilly On Smack »). Mais toujours, leur approche est opérée pour notre plus grand bonheur.

Malgré 27 années d’existence, Primus est toujours aussi inspiré. Des hurluberlus dont le talent est intact. Et dont l’esprit est toujours aussi peu préoccupé par la rentabilité pécuniaire. Une excellente surprise !

Primus se produira ce 2 avril à l’Ancienne Belgique ; mais le concert est déjà sold out !

 

Primal Scream

Screamadelica Live (Dvd)

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Ce Dvd a été immortalisé le 26 novembre 2010, à l’Olympia de Londres. Il célèbre le 20ème anniversaire de la sortie de «  Screamadelica », une œuvre culte, fruit d’un mélange de rock, de dance, de dub, de gospel et de house, que certains médias n’hésitent pas à qualifier de meilleur album des nineties. Et si ce n’est pas vraiment le cas, reconnaissons, qu’il s’agit certainement d’un des plus représentatifs de cette décennie. Il est découpé en deux parties. Une première plus conventionnelle. Sous-titrée ‘rock and roll’, elle est ma foi de bonne facture, même si l’influence des Rolling Stones est ici bien palpable. Et puis la seconde. Plus intéressante, elle est consacrée à l’interprétation de « Screamadelica ». Pour la circonstance, le groupe est soutenu par Denise Johnson, un chœur gospel ainsi qu’une section de cuivres et bénéficie d’un light show spécialement conçu pour la circonstance. Jouer un album dans son intégralité en ‘live’ est souvent un exercice de style plutôt casse-gueule. Mais la bande à Bobby Gillespie s’en sort très bien. Toute l’équipe technique accomplit son job à la perfection. Et les musiciens demeurent très concentrés sur leur sujet. Une performance, quand on sait qu’en ‘live’, Primal Scream est souvent brouillon (NDR : je puis vous le confirmer, pour avoir assisté à plusieurs de leurs sets, au cours des 20 dernières années).

 

Placebo

We come in pieces (Dvd)

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En août 1996, Placebo se produisait dans le cadre du festival Pukkelpop. Et j’ai pris une fameuse claque. Oui, c’est vrai c’était ses débuts, et il venait juste de sortir son premier album, un disque éponyme remarquable sur lequel figure le fameux « Nancy boy ». En 2000, le groupe embrayait par le tout aussi excellent, mais davantage inspiré par les 80’s, « Without you I’m nothing ». C’est à partir de 2003, après la publication de « Sleeping with ghosts », que les événements vont commencer à se gâter, même si en 2009, « Battle of the sun » laissait transparaître quelques rayons de soleil. Une baisse de régime qui ne va pas seulement se manifester sur disque. Votre serviteur a ainsi eu l’occasion d’assister à plusieurs de leurs concerts. Devenus au fil du temps, de plus en plus décevants et souvent sujets à des polémiques entretenues entre Molko et son public. Si bien, que j’ai tout simplement suivi le parcours du band, de loin.

Quelle n’a pas été ma surprise en visionnant ce Dvd, immortalisé le 28 septembre 2010, à la Brixton Academy de Londres, lors du concert de clôture de la tournée destinée à promouvoir l'album « Battle For The Sun ». « We Come In Pieces » y privilégie les titres les plus percutants de Placebo, dont le fameux « Nancy boy ». Une seule ballade. Peu d’électronique. Et surtout des musiciens de tournée qui apportent manifestement un plus à l’ensemble. Dont une violoniste. Et franchement ses interventions communiquent une toute autre dimension aux compos. En outre, le trio de base est particulièrement en forme pour la circonstance. Et le public lui rend bien. Si bien qu’on a parfois l’impression que Molko et son team sont sur une autre planète. Un seul reproche : le recours aux ballons et aux confettis, lors du rappel. Les Flaming Lips y ont déjà pensé avant eux. Et j’aime pas trop quand on pompe un peu trop les idées des autres… Sans quoi, ce concert est franchement une belle réussite…

 

Pete & The Pirates

One Thousand Pictures

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Pete and the Pirates livrent une nouvelle bataille et tentent leur second abordage intitulé « One Thousand Pictures ». Il fait suite au très réjouissant « Little Death », réalisé en 2008. Verdict ? Tous les amoureux de la pop de qualité ne pourront que baisser pavillon sous les coups de canon tirés par les flibustiers de Reading…

Quelque part entre Interpol (« United »), Supergrass (« Little Gun »), The Last Shadow Puppets (« Come to the Bar ») et The Coral (« Cold Black Kitty »), la musique de ce jeune équipage britannique mouille dans un pop/rock au très fort potentiel mélodique, alimenté par des guitares bavardes et épiques. Et le reste de l’opus est tout aussi transcendant. Que ce soit le bouleversant « Washing Powder », l’hymnique « United » ou « Shotgun », morceau irrésistible digne des White Lies. Très expressive dans ses intonations glacées et martiales, la voix de Thomas Sanders rappelle celle de Ian Curtis. D’autant plus que sombres et torturés, les textes sont vraiment bien torchés. Quant à la production, elle a été confiée à Brendan Lynch (Paul Weller, Primal Scream), une mise en forme qui apporte davantage de profondeur à l’ensemble. Un seul reproche ? La longueur de l’elpee. Les trois dernières pistes, sont d’ailleurs totalement dispensables et en les éliminant, cette œuvre devenait parfaite.

 

Laura Pausini

Inedito

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Née artistiquement parlant en 1993, lorsqu’elle interprète le magnifique « La solitudine » et qu’elle remporte le prix du meilleur espoir au festival de San Remo, la belle Italienne en est déjà à la publication de son onzième album en l’espace de dix-huit années, à seulement 37 ans !

Force est de reconnaître que la seule Transalpine de l'histoire à avoir remporté un ‘Grammy Award’ et deux ‘Latin Grammy Awards’, vieillit très bien et ce, à tous points de vue… Suffit de jeter un œil sur quelques clichés qui lui sont consacrés sur Google pour en être convaincu. La réussite musicale, couplée à un physique plus qu’avantageux lui ouvrent bien des portes ; et lui permet notamment de décrocher quelques collaborations de la meilleure veine : Hélène Segara, Michael Bublé, Johnny mais aussi Ray Charles et l’immense Pavarotti, entre autres.

Disputant à Eros Ramazotti le titre de n°1 de la chanson pop autochtone, elle atteint son objectif en se produisant, un soir de juin en 2007, devant plus de 70 000 spectateurs dans le stade de San Siro, à Milan. Tous les records sont battus et la belle de trôner au faîte de la hiérarchie…

Laura Pausini revient après deux ans de silence consacrés à sa vie privée dont quasi aucune info ne transparaît dans la presse. Son nouvel opus, « Inedito » est chaleureusement accueilli dès avant sa sortie officielle, le single « Benvenuto » s’installant immédiatement au sommet des charts, dans son pays.

Deux ans mis à profit pour peaufiner quatorze plages dans le calme de sa maison milanaise. Changeant ainsi ses habitudes où, sautant d’un avion à l’autre pour des tournées gigantesques, elle profitait de ces déplacements pour écrire et composer les chansons de l’album qui allait succéder à celui qu’elle présentait sur scène au même moment.

Pour la circonstance, la plantureuse trentenaire a pris son temps et bien lui a pris. Elle a eu l’occasion de mûrir ses chansons, de demander la collaboration de sa sœur Silvia sur « Nel Primo Sguardo », de demander à Ivano Fossati d’apporter son concours à « Troppo Tempo » et de composer un duo avec Gianna Nannini pour « Inedito », futur numéro un au hit-parade italien.

Rien de bien original à se mettre sous la dent, si ce n’est une bonne série de ballades bien chaloupées, dansantes et en sus, très bien orchestrées. De la toute bonne variété italienne, tout ce que j’aime !

Et oui, Eros Ramazotti, Zucchero, Gianna Nannini ou encore Umberto Tozzi me font toujours le même effet. La plus jolie langue du monde mise en musique de façon ensoleillée ne peut que me mettre de bonne humeur.

Chacun son truc!

 

Gary Numan

Dead son rising

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Pour le mélomane lambda, Gary Numan se résume à « Are 'Friends' Electric? » et « Cars », deux titres qui l’avaient rendu célèbre, lors de son aventure Tubeway Army d’abord, puis dès sa première expérience en solo. Nous étions alors à la fin des années 70. Et il va devenir une référence incontournable dans le domaine de l’indus, influençant tant Marilyn Mansun que Nine Inch Nails. Si on ne va plus beaucoup entendre parler de lui, ce n’est pas faute d’essayer, puisque ce « Dead son rising » constitue déjà son 21ème album. Et il faut reconnaître qu’ils sont quasi tous passé inaperçus. Faut dire que l’artiste souffre d’une forme d’autisme et qu’en outre, de précurseur, il est passé au stade de disciple. De qui ? Ben de Trent Treznor, celui qui le considérait à l’origine comme maître.

« Dead son rising » est un opus qui réunit des démos issues des sessions d’enregistrement de « Pure » (2000) et « Jagged » (2006). Ce dernier elpee avait été mis en forme par Ade Fenton, à l’époque, devenant par la même occasion son proche collaborateur. Et c’est à nouveau le cas pour ce « Dead son rising », auquel il participe activement, comme ce le sera encore lors de la sortie du prochain long playing de Numan, « Splinter ».

« Dead son rising » est partagé entre titres atmosphériques, introspectifs, monochromes, parfois instrumentaux (le plus souvent semi-acoustiques) et compos dont la rage froide et électrique est alimentée par des riffs de guitare ténébreux, des claviers métalliques et des programmations distordues, mais aussi hantée par la voix fragile de Gary (« Big noise transmission », « Dead sun rising », « When the sky bleeds, he will come », « For the rest of my life »). Un opus plutôt bien torché, mais pas révolutionnaire…

 

Mercury Rev

Deserter’s songs (The Instrumental Edition)

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Mercury Rev a donc décidé de rééditer son chef-d’œuvre de 1998, « Deserter’s songs », mais en version exclusivement instrumentale. Les arrangements et les orchestrations ont été étoffés, pour la circonstance. Du theremin, du mellotron et de l’orgue vintage ont ainsi été ajoutés. En outre, Suzanne Thorpe est revenue jouer de la flûte et David Fridmann met la main à la pâte. Les pistes ont été remasterisées. Mais rien à faire, sans la voix de Jonathan Donahue (NDR : qui se contente ici des cordes acoustiques), il manque une dimension. A la limite, ce type d’enregistrement pourrait servir d’excellente bande sonore pour un film. Pour fans exclusivement !

 

Megafaun

Megafaun

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Depuis la publication de son dernier Ep, « Heretofore », sorti l’an dernier, on attendait impatiemment la suite des aventures de Megafaun. Faut dire que le folk de ces Yankees (NDR : ils sont originaire de Durham, en Caroline du Nord) est ouvert à l’expérimentation (« These Words »). Il flirte même parfois avec la prog ou  le psychédélisme, sans pour autant négliger le sens mélodique de ses compos (« Real Slow »).

Les frères Cook et Joe Westerlund ont milité au sein du DeYarmond Edison, en compagnie de Justin Vernon. Tout comme lui, ils ont la belle et noble ambition de sortir le folk des sentiers battus. La très belle plage instrumentale « Isadora », trempée dans le free jazz et la plus soul « Everything » en sont les plus parfaites illustrations.

Les sessions d’enregistrement de cet elpee ont été réalisées dans une cabane, au fin fond du Wisconsin. La même au sein de laquelle Bon Iver avait concocté son premier long playing, disque qui lui avait permis d’atteindre le sommet des charts. Le nouvel essai du trio est de bonne facture, sans plus. Il y a bien quelques pépites, à l’instar du remarquable « Get Right », pour lequel Justin Vernon se charge de la guitare et dont la structure doit autant au Krautrock qu’au folk. Ou du plus classique « State/Meant », qui aurait pu figurer au répertoire de Neil Young. Cependant, l’album souffre de quelques faiblesses (le très léger « Hope You Know »). Ce qui n’empêche pas Megafaun, vu la liberté de ton qui le guide, de se poser en digne disciple de Wilco voire de My Morning Jacket…

 

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