La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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The Cure
Chroniques

Clepsydra

Marmalade Sky

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Après nous avoir permis de découvrir Volcano Heat, il y a quelques semaines, le label Go Down nous présente un autre groupe italien, Clepsydra. Issu des Abruzzes, il est hautement inspiré par le rock ‘made in US’ psyché pratiqué sur la côté ouest, au cours des sixties. Encore qu’on y recèle l’un ou l’autre morceau de bravoure pop et puis un piste contaminée par le ‘Krautrock’ (« Peyote »). Les compos baignent au cœur d’ambiances opiacées. Les solos sont particulièrement vengeurs (« Jimi Plays My Guitar « ). Mais les musiciens semblent prendre leur pied en adaptant les codes du genre. En outre, le chanteur possède une belle voix, dont le timbre semble camper un hybride entre Greg Dulli (« Love ») et Patrick Wolf (« There’s Still Time Anyway »).

« Marmalade Sky » constitue leur 3ème elpee. Dommage que la production soit aussi sommaire, une carence qui ne permet pas aux compos de libérer toute leur puissance…

 

Various Artists

Rangarang: Pre-revolutionary Iranian pop

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Pour le label Vampisoul surprendre est devenu une tradition et même un véritable sacerdoce ! La maison espagnole à cette fois décidé de s’attaquer, à travers la compilation « Rangarang », à la musique iranienne prérévolutionnaire ! Rien que ça… Difficile d’imaginer l’actuelle république islamique comme un havre de paix pop ; et pourtant, c’était bien le cas au cours des années 60 et 70, soit au cours du règne du Shah d’Iran ; et ce avant que cette scène ne soit réprimée, lors de la révolution islamique de 1979. Le régime va alors décréter la fermeture des labels, la destruction des vinyles, l’arrêt définitif de la carrière des artistes et même l’islamisation des radios.

« Rangarang » réunit la quintessence de cette époque dorée (Googoosh, Leila Forouhar, Neli, Dariush, Pooran, Shohreh,  Giti, …) également réceptive au funk (Mehrpouya), disco (Hamid Shabkhiz), jazz (Aref) ou même au psychédélisme (Kouroush Yaghmaei), dans un mix surprenant entre sonorités perses et pop seventies. Le destin de ces artistes, décrit dans les abondantes notes du livret, est en outre réellement passionnant malgré la fin tragique vécue par la plupart d’entre eux.

Apparemment l’Iran serait sur le point de mettre sur pied une bombe nucléaire. Je conseille dans un premier temps à l’Agence Nucléaire Internationale de se pencher sur le contenu hautement radioactif de « Rangarang » ! 

Tarantino ne devrait pas être insensible à ce recueil, car plusieurs morceaux seraient très susceptibles d’illustrer ses films (Mehrpouya)…

 

Various Artists

Aux Ames etc… Hip-Pop song - Citadine Poetry

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Les amateurs de projets originaux et poétiques seraient bien inspirés en prêtant une oreille attentive à « Aux Ames etc… Hip-Pop-Song-Citadine Poetry », une œuvre collective, initiée par le Collectif du Lion, épinglant 10 artistes issus d’univers totalement différents, mais unis par l’amour des mots et de la poésie.

Il s’agit de l’enregistrement sonore d’un cabaret animé autour de la poésie et d’expressions sonores variées : L’Ami Terrien présente son ‘slam’ percutant et inventif, Laura Persain conte une histoire ‘Abracadabrante’, SilverRat Band lorgne vers le hip-hop jazzy et les textes (malheureusement inégaux…) poétiques, drôles ou graves et souvent engagés de Tout est Joli/All is Pretty nous rappellent vaguement Arno.

Une belle initiative que je déconseillerai néanmoins aux détracteurs d’Ab El Malik, Grand Corps Malade ou de l’univers des contes…

 

Teeth (UK)

Whatever

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L’electropunk n’est pas mort, longue vie à Teeth. Oui mais quel Teeth, me demanderez-vous ? Il existe en effet pas moins de six formations ayant emprunté ce patronyme. Le Teeth dont il est question ici est une formation originaire de Londres. Le trio, abrité au sein de la maison Moshi Moshi, pratique un punk électronique tapageur qui donne envie, à égale mesure,  de taper du pied et de s’arracher les cheveux. Pour sa seconde livraison, les trois compères offrent autant de perles que de morceaux qui irriteraient le colon de plus d’un mélomane. Mais de bout en bout « Whatever » est un disque ‘in-your-face’ qui promet des shows live sulfureux.

« Dead Boys », « Flowers », « Care Bear » et le gigantesque « See Spaces » sont les morceaux-clés du second LP de cette bande d’enragés survitaminés, des plages très susceptibles de faire délirer les fans de Sleigh Bells ou encore de Crystal Castles. A contrario, « This Time » et « Pill Program » sont à éviter comme la peste. Fortement déconseillé aux porteurs de chemises à carreaux qui ne jurent que par des Bon Iver et consorts.

 

Shy’m

Prendre l’air (Edition Deluxe)

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Le dernier album de Shy’m bénéficie donc d’une réédition en version Deluxe. Elle nous invite à « Prendre l’air ». On connaissait la Shy’m glamour et sexy, responsable de morceaux abordant, pour la plupart, des sujets qui font la part belle aux peines de cœur. Mais sur cet elpee, la chanteuse a décidé de donner un effet ‘girly’ à l’ensemble, et notamment sur le recto de la pochette où son visage est orné de friandises.

Outre le traklisting de la première mouture, le disque est enrichi de quatre titres acoustiques : « Je sais », « Prendre l’air », « Tourne » et « Femme de couleur » ainsi qu’une reprise inédite du titre « En Apesanteur » de Calogero. Pas vraiment une réussite, car Shy’m ne parvient pas à se réapproprier la chanson. Probablement un fond de tiroir destiné à rendre le produit plus attractif. Le tout est enrichi de pistes vidéo et d’un booklet abondamment illustré.

Perso, je suis toujours sous le charme de deux compos, « Elle danse » et « Petit Tom », deux plages hyper-mélodieuses au cours desquelles Tamara Marthe met si bien la douceur de son timbre vocal en exergue. Mais pour séduire de nouveaux fans, il faudra proposer bien davantage que des bonbons…

 

Russian Circles

Empros

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Il y a deux ans, la formation chicagolaise avait publié un excellent album de post-rock, « Geneva ». On se demandait donc comment Russian Circles allait lui donner une suite, en poursuivant dans le même style. Pas de souci, « Empros » relève le défi, haut la main 

Un opus néanmoins plus lourd, plus écrasant. Probablement l’elpee le plus puissant de sa discographie. Dès le morceau d’ouverture, « 309 », le ton est donné. Entrecoupée d’interludes atmosphériques, cette piste tramée dans des cordes de guitares grasses s’élève en crescendo. Et ébranlée par les coups de grosse-caisse, elle nous rentre dedans. Caractérisé par ses riffs davantage post rock, « Mladek » est plus proche de « Geneva ». Enfin, en début de parcours, car au fil du morceau, le son monte en puissance et la compo s’achève carrément dans le post-métal. Quant à « Schiphol », il aurait pu figurer au répertoire de la formation japonaise, Mono. La suite du tracklisting est privilégie les compos duales, déchirées entre riffs post-métal et plus mélodiques. Une exception qui confirme la règle, le morceau final, « Praise Be Man », plage au cours de laquelle une voix fait son apparition. Et sa présence est judicieuse.

« Empros », le quatrième long playing de Russian Circles nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. C’est d’ailleurs à ce prix, qu’on parvient à en détecter toutes les richesses. Le post-rock et le post-métal ont encore de beaux jours devant eux. Russian Circles et les autres signatures de l’écurie Sargent House sont là pour le rappeler.

 

Marc OStermeier

Percolate

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Condensé de pureté, le « Percolate » de M. Ostermeier est paru en 2010 via le label Parvoart Recordings (anagramme-hommage à Arvö Part) sous forme de mini-CD tiré à pas plus de 50 exemplaires ! Déjà sold-out, ce collector est disponible aujourd’hui via iTunes ou encore à d’autres endroits sur le net, pour les plus débrouillards.

« Percolate » réunit sept morceaux dont le style oscille entre classique et ambient. Marc Ostermeier, compositeur installé à Baltimore et propriétaire du label Words On Music, nous propose une balade diurne dans des rues désertes, légèrement illuminées par des lueurs de bougies imperceptibles. Loin de tout stress et de tout chaos urbain. Plus qu’un recueil apaisant, « Percolate » est une splendide collection de mélopées salvatrices. Et c’est donc avec délectation que l’on se jette sur « The Rules Of Another Small World », publié en mai dernier.

 

Dan San

Domino

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Depuis Girls in Hawaï, pas mal de groupes belges étaient parvenus à nous surprendre ; mais très peu avaient atteint les mêmes cimes mélodiques. Et bien c’est chose faite en compagnie de Dan San, tout au long de « Domino », leur premier album ! Responsable d’un très bel Ep, « Pillow », paru en 2010, le groupe liégeois est de retour après 6 mois de dur labeur passés en studio et ce, pour un résultat à la hauteur des espérances. Les harmonies vocales sont impeccables. Et les arrangements tout particulièrement soignés. Faut dire que la participation d’un pianiste et d’un violoniste n’y est pas étrangère. Il y a même des cuivres qui viennent se mêler à l’expression sonore. Et avec panache ! Les mélodies sont superbes (« Questions Marks », « Sleeper » ou « Tomorrow ») ; et puis, à l’écoute de leur musique, on a parfois cette impression de parcourir les grands espaces américains. Bref, la jeune formation belge ne pourra échapper aux comparaisons ; évoquant tour à tour les Fleet Foxes (« The Shade »), Simon & Garfunkel (« Sleeper ») voir même R.E.M. (« Tomorrow »). Mais avouons qu’il y a bien pire comme figures tutélaires…

 

 

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