Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

logo_musiczine

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Viagra Boys
Editors
Chroniques

Damon & Naomi

False beats and true hearts

Écrit par

Damon Krukowski et Naomi Yang constituait la section rythmique de Dean Wareham au sein de Galaxie 500. En 1991, Dean décide de fonder Luna. Le tandem décide alors de poursuive l’aventure ensemble, choisissant pour patronyme, leurs prénoms. Depuis, le duo est devenu responsable d’une musique pastorale, paisible, délicate, intimiste et mélancolique, fruit de la rencontre entre folk, dream-pop, psyché et indie rock, que l’on a qualifié de softcore, la conjugaison des harmonies vocales échangées entre le couple accentuant cette atmosphère éthérée et introspective.

Si “False beats and true hearts” constitue leur huitième opus, c’est également le quatrième auquel collabore le guitariste du groupe japonais Ghost, Michio Kurihara. Un elpee au cours duquel participent également d’autres invités, parmi lesquels figurent le leader de Ghost, Masaki Batoh, le trompettiste Greg Kelley et le multi-instrumentiste Bhob Rainey.

Sur cet elpee, Naomi Yang ne se contente pas des parties de basse, mais également des interventions au piano. Chaque instrument vient apporter sa petite touche à un ensemble empreint de grâce et d’esthétisme. Un bien bel album qui nécessite cependant des conditions bien spécifiques pour être apprécié à sa juste valeur ; à cause de l’indolence du tempo, que les rock’ rollers risquent fort de taxer de soporifique…

 

The Cure

Bestival Live 2011

Écrit par

C’était en mai 1980. Cure se produisait à la VUB de Bruxelles. En première partie ? Le TC Matic d’Arno Hintjens et de Jean-Marie Aerts. Je ne me souviens plus du nombre de rappels que la bande à Robert Smith avait accordés. 11 ? 12 ? 13 ? 35 ans plus tard, le combo est toujours aussi généreux. Lors du ‘Bestival’ organisé sur ‘Ile de Wight, en 2011, il a joué pendant 2h20. Et c’est ce set qui nous est proposé sur ce double cd. 32 titres, dont les incontournables « Lovesong », « The walk », « Friday I’m in love », « Inbetween days », « A forest », « Primary », « Lullaby », « The lovecats », « Lose to me » et un « Let’s go to bed » de circonstance, peu avant d’accorder le second rappel, au cours duquel on les sent quand même fatigués.

Pour votre info, sachez quand même que Roger O'Donnell, le claviériste originel est de la partie, tout comme le bassiste Simon Gallup. Faut dire que les deux musicos n’en sont (étaient ?) pas à une fugue près…

 

The Beatles

1

Écrit par

Tiens une compile consacrée aux Beatles. Vous allez me dire, une de plus. En fait, intitulée « 1 », elle est parue à l’origine, le 13 novembre 2000 au Royaume-Uni et le lendemain aux States. Elle réunit tous singles les plus vendus des Fab Four, de 1960 à 1970. Et le tout a été remasterisé. Jusque là rien d’extraordinaire à vous raconter. Sauf que le booklet a la bonne idée de nous proposer les images des pochettes originales de ces singles. En miniature, mais parfaitement distinctes. De quoi se faire une idée des différentes illustrations, proposées selon les pays de distribution…

 

16 Horsepower

Yours, truly

Écrit par

Six années déjà que Sixteen Horsepower a mis la clef sous le paillasson. De 1996 à 2005, David Eugene Edwards, Pascal Humbert et Jean-Yves Tola ont quand même publié quelques albums remarquables, sculptés dans une forme de folk sudiste, gothique même, hanté par le blues et le rock. Surtout lors des premiers opus. « Yours, truly » constitue donc une compile qui leur est consacrée. Un double elpee. Le premier disque réunit les incontournables de la formation (NDR : ils ont été sélectionnés par les internautes) ; et le second les raretés, flip sides, démos, sessions radio et l’une ou l’autre version enregistrée en ‘live’ ainsi que des reprises, dont « The Partisan » (NDR : hymne patriotique adapté par Léonard Cohen en 1969), auquel avait alors participé Bertand Cantat, une cover du « Bad Moon rising » de Creedence Clearwater Revival et une autre (« Fire Spirit ») signée feu Jeffrey Lee Pierce. Ne pas oublier que le Gun Club était une influence majeure pour 16 Horsepower. Nick Cave aussi. Mais davantage l’attitude. Si vous ne connaissez pas 16 Horsepower, je vous invite à vous procurer cette anthologie. Y figure la quintessence de l’œuvre du combo. Pour les fans, ce sera presque obligatoire. A cause de la seconde plaque. M’enfin, comme le tout a été remasterisé et que le booklet est superbe…

 

Didier Wampas

Taisez moi

Écrit par

Il y a près de trente ans que les Wampas résistent à toutes les tempêtes. Mêmes celles qui ont balayé la quasi-totalité des groupes dits ‘alternatifs’. Et notamment ceux qui ont connu leur temps de gloire durant la période 1985-95. De cette mouvance, il ne reste que quelques dinosaures comme François Hadji-Lazaro et ses Garçons Bouchers. Didier Wampas aussi. Et pour son premier opus solo, le Français s’est quand même bien entouré, puisqu’il a reçu le concours du guitariste Ryan Ross (ex-Panic At The Disco) et du réalisateur et multi-instrumentiste Kevin Harp.

Les sessions d’enregistrement de l’opus se sont déroulées entre Los Angeles et Bruxelles. Les thèmes explorés dans les lyrics sont larges, mais privilégient le second degré. Ils oscillent du terre-à-terre (« La propriété c’est du vol ») au surréalisme (« Le Mans ») en passant par les relations humaines, qui lorsqu’elles deviennent tumultueuses peuvent ressembler à des combats de catch (« Par-dessus la troisième corde »).  

Les refrains sont contagieux. Il y a cette petite guitare sèche. Mais la rythmique lorgne davantage vers les 60’s (rockabilly, surf californien) délaissant ainsi le punk traditionnel des Wampas. Néanmoins, non, non, rien n’a changé : Didier Wampas chante toujours faux ! Le titre maître est à peine exagéré : « Taisez-moi » ! Sa voix finit même par carrément nous casser les oreilles. M’enfin, c’est surtout en live qu’on apprécie l’ami Didier. Et en particulier son attitude fanfaronne…

 

The Walkabouts

Travels in the Dustland

Écrit par

Le nouvel album des Walkabouts est donc paru ce 21 octobre 2011, chez Glitterhouse (NDR : distribution Munich). Carla Torgerson et Chris Eckman nous en parlent abondamment, lors d’une interview qu’ils ont accordée à Musiczine (lire ici ). Découpée en 11 titres, cette œuvre s’étale quand même sur plus d’une heure. Et le résultat est tout bonnement excellent. Une musique très ‘West coast’, même si l’un ou l’autre titre bénéficie d’arrangements de cordes luxuriants, réalisés par l’Appolon Chamber Orchestra. Quant aux lyrics, ils décrivent l’Amérique profonde (‘les Dustlands’) et surtout le comportement de la population rurale qui y vit. Sa manière dont elle pense et réagit face à l’évolution du monde contemporain. Des mœurs, des principes et de la morale qui régissent leur mode de vie ainsi que de sa manière de se protéger face à tout envahisseur potentiel… le tout dans un climat dominé par des sentiments de déception et de culpabilité…

En concert le 21 janvier 2012, au Handelsbeurs de Gand.

 

Various Artists

Bécaud, et maintenant

Écrit par

Dix ans que Bécaud nous a quittés. Et cinquante ans qu’est paru son plus grand succès : « Et maintenant ». Bécaud méritait donc que l’on commémore ces deux événements à travers une compilation. Et ce véritable hommage est ici rendu par toute la profession issue de l’Hexagone. Quatorze artistes, des plus jeunes, Anggun ou Olivia Ruiz, jusqu’aux aînés, Julien Clerc, Eddy Mitchell ou Johnny, chacun a apporté sa pierre à l’édifice. Gilbert Bécaud, un des trois B (Brel et Brassens complètent le trio), majuscules du paysage musical francophone, revit tout au long de ces quatorze titres, emblèmes d’une carrière pleine et généreusement fournie.

Gilbert Bécaud était surnommé ‘Monsieur 100 000 volts’ car il avait ‘réussi’, dès 1954, à déclencher une émeute dans le saint des saints, l’Olympia de son très cher ami Bruno Cocatrix. Les jeunes ‘délinquants’ avaient cassé les fauteuils du célèbre music-hall devant tant de dynamisme, de vitalité et de talent. Le projet, bien ambitieux, de faire revivre ces chansons par un autre que cette légende aboutit à un résultat plus qu’honorable. Chacun, dans son style, s’en sort vraiment bien, remarquablement même, car aucun arrangement n’a été apporté, les mélodies et l’orchestration originale, chères à Gilbert Bécaud, sont quasiment intactes. Seule la voix et donc forcément l’interprétation changent. La mention ‘très bien’ sera accordée à Olivia Ruiz et « Les tantes Jeanne », Alex Beaupain sur « L’absent », Eddy Mitchell pour « Je t’appartiens » et Johnny lors de son interprétation de « Et maintenant ». Anggun, quant à elle se verra octroyer un prix d’excellence pour sa version de « Je t’appartiens » qui en anglais devient « Let it be me ».

Les autres, Luiz Cazal, le duo Renan Luce/Gérard Darmon, Souchon, Lama, Ayo, Lynda Lemay et l’inévitable Bruel se partagent le reste des prix…

Dans l’ensemble, bien qu’on apprécie à sa juste valeur un tel travail, on regrettera l’absence de quelques titres qui ont également participé au succès de ce géant. Sont ainsi oubliés, « Quand Jules est au violon », « La vente aux enchères », « L’important c’est la rose », « L’orange » ou autre « Marchés de Provence ». N’y avait-il donc pas moyen de dénicher cinq représentants de la chanson française de plus pour ainsi rendre ‘complet’ l’hommage dû à un tel artiste ? Dommage !

 

The Telescopes

Taste

Écrit par

« Taste » est le tout premier album de The Telescopes, une formation insulaire, qui est considérée, à l’instar de The Jesus and Mary Chain, My Bloody Valentine, Loop et Spacemen 3, comme un des fondements du mouvement noisy. Fondée en 1987 par Stephen Lawrie, elle s’est séparée en 1994, avant de se renaître de ses cendres, en 2002. Et d’enregistrer, dans la foulée « The Telescopes #4 », en 2005 et « Hungry Audio Tapes en 2006. Un ‘live’ a même été publié l’an dernier.

Paru en 1989, « Taste » est manifestement l’elpee le plus difficile, le plus sauvage et le plus aventureux du combo. En puisant leurs influences chez les Stooges et Syd Barrett, le groupe y propose une musique qui privilégie une solution sonore torturée, frénétique, saturée de fuzz et de feedback. Peu de moments plus planants ou atmosphériques, ici préfigurant le shoegazing, à l’instar de la suite de sa discographie. Pourtant, si le combo se nourrit essentiellement d’électricité malsaine, filandreuse et bruitiste, elle n’hésite pas à y incorporer des cuivres, même s’ils ont le plus souvent noyés dans la masse tumultueuse. Un peu comme les vocaux, d’ailleurs. Dommage, car sous un aspect purement expérimental, cet elpee est absolument remarquable et a dû, plus que probablement, lorsque la mélodie devient enfin palpable, influencer un groupe comme The Warlocks, par exemple…

Réédité, « Taste » est enrichi de trois bonus tracks.

 

 

Page 378 sur 1252