Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Fennesz

Seven Stars (Ep)

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Christian Fennesz est un artiste qui compte déjà une bien longue carrière. Guitariste et électronicien, il a fait ses armes au sein de la scène électro viennoise ; mais surtout, il a bossé en compagnie de grosses pointures, comme Ryuichi Sakamoto, Jim O’Rouke, Mike Patton, David Sylvain ou encore Sparklehorse. Bref, on ne peut pas dire que le personnage se soit dispersé. La guitare et les expérimentations constituent la source de son inspiration. Brian Eno est certainement un maître pour l’Autrichien. Il est d’ailleurs tout aussi prolifique. Et ouvert à tous les courants musicaux. Depuis l’électro minimaliste à la pop jusqu’aux créations bruitistes.

« Seven Stars » constitue son nouvel Ep. Sa première œuvre publiée en solo depuis « Black Sea », un elpee paru en 2008. Elle s’inscrit dans la configuration la plus atmosphérique de Fennesz, paisible et minimaliste. Quatre titres vaporeux, légers (et un peu angoissants…) écrits entre Vienne et Bali. Une expression sonore ‘ambient’, pas facile d’accès, mais néanmoins assez fascinante. Les amateurs d’électro cosmique et cérébrale ne devraient pas résister au charme du remarquable titre “Liminal”, un morceau qui aurait pu facilement servir de ‘soundtrack’ au film « Tree of Life » de Terrence Mallick, un long métrage qui avait décroché la dernière Palme d’Or, à Cannes.

 

Danielson

Best of Gloucester County

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Non, il ne s’agit pas d’une compile consacrée à Daniel Smith, mais un nouvel album. Le premier depuis 5 longues années. Première constatation, hormis son épouse et ses deux sœurs Megan et Rachel, préposées aux backing vocaux, les membres de sa famille ont déserté le navire. Exit donc ses frères Andrew et David, qui ont laissé la place à un quintet, au sein duquel, on retrouve ni plus ni moins que son pote Sufjan Stevens. Sans oublier un trio de cuivres. Et puis toute une série de collaborateurs (NDR : pas vraiment une surprise, chez Smith), parmi lesquels, on relèvera la présence de Jens Lekman ainsi que de membres des groupes Sereena Maneesh, US Mapple et Cryptacize.

Pas de surprise majeure sur le septième elpee de Danielson, puisqu’il est toujours aussi décalé. D’abord, il y a la voix de Daniel, un falsetto cartoonesque, qui lorgne carrément vers Francis Black, sur le morceau d’entrée, « Complimentary dismembrement insurance ». Puis ce style à la fois expérimental, mélodieux et tumultueux, qui doit autant à Daniel Johnston, Captain Beefheart, T.Rex que Kevin Ayers circa « Whatevershebringswesing ». Sans oublier les textes évangélisateurs, qui pour la circonstance, traitent de l’autosatisfaction, de la rupture, du conflit, du pardon et de la mort. Et pour davantage brouiller les pistes, Smith s’est frotté au ska (« Lil Norge »), à la valse (« This day is a loaf ») et au music-hall (« People’s partay »). Il s’est même autorisé une excursion dans l’ambient psyché (« Hovering about that hill »), qu’on aurait pu croire exclusivement réservé à une collaboration entre Robert Wyatt et Brian Eno. Bref, à conseilleur aux aficionados de Danielson et aux mélomanes avides de créativité…

 

Buffalo Killers

3

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En choisissant un tel patronyme, ce groupe affiche immédiatement sa référence majeure : Buffalo Springfield. Buffalo Killers est un trio issu de Cincinnati, dans l’Ohio. Au sein du line up, on retrouve les frères Zachary et Andrew Gabbard, deux ex-Thee Shams. « 3 » constitue inévitablement le 3ème opus du combo. Et il trempe, en général, dans une West Coast réminiscente de la fin des sixties et du début des seventies. Les harmonies vocales sont limpides. Les compos, sont imprimées, la plupart du temps, sur un mid tempo et lorgnent tour à tour vers Crosby Stills, Nash, avec ou sans Young, voire Poco, suivant le recours moins ou plus intensif à la guitare électrique (NDR : que suppléent, le cas échéant, et très judicieusement les cordes de sèche) et la richesse des arrangements. Circonstanciellement, le banjo et la lap steel ont également voix au chapitre. Tout comme le clavier rogné. A l’instar de « Spend my last breath », emprunté à The Band, malgré les inflexions vocales amères, paradoxalement empruntées, pour ce titre, à Axl Rose. Deux plages s’écartent cependant de la ligne de conduite. Tout d’abord « Circle day ». Pourtant basiquement rock, il recèle des traces de glam, de swing et un zeste de funk. Et puis « Jon Jacob », une piste plus aride, plus lo-fi, rappelant que le deuxième elpee des Buffalo Killers, « Let it ride » avait été produit par Dan Auerbach, le chanteur/guitariste des Black Keys.

 

Brigitte

Et vous, tu m’aimes ?

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On ne les présente plus. Les deux fausses frangines qui font honneur à toutes les Brigitte du monde sont rapidement passées de secret bien gardé au statut de phénomène Pop. Ce, grâce à une reprise imparable. Celle de « Ma Benz » de NTM, revue et corrigée à la sauce séraphique. Et un premier single, « Battez-Vous », auquel aucun ‘radiophile’ n’a pu échapper. Les deux Brigitte, sont depuis devenues les coqueluches des gens cool. Parce qu’un Buzz à la française, ça marche aussi. Pour preuve, une Orangerie sold-out en l’espace de quelques semaines. Sylvie Hoarau, la brune, et Aurélie Maggiori, la blonde, ont tapé dans l’œil du label Wagram fin 2010 et la suite de l’histoire, on la connaît. Les filles multiplient leurs apparitions scéniques et publient en avril dernier « Et vous, tu m’aimes ? » un premier disque qui, sans être exceptionnel, se défend plutôt bien.

Les irrésistibles « Oh La La », « La Vengeance d’une Louve » et « Après Minuit », pour ne citer qu’eux se distinguent surtout par leurs textes cocasses et le mariage d’influences qu’elles y étalent. Le duo, aidé par Albin de la Simone et Camille Bazbaz sur une large partie du disque, ne sont pas ce que l’on peut appeler de grandes chanteuses mais leur personnalités atypiques et présence scénique font de Brigitte une valeur sûre de la scène francophone. Et pas que. Car les filles s’égosillent également en anglais. Chose dont elles devraient par ailleurs s’abstenir tant les morceaux interprétés (partiellement) dans la langue de Shakespeare sont les plus dispensables de la galette (« Jesus Sex Symbol », « English Song »). « Et vous, tu m’aimes ? » est un disque charmant. Ni plus, ni moins. Pour autant qu’on adhère au style des deux jolies demoiselles.

Live : 07/12/2011 au Botanique (Complet) et 26/01/2012 au Cirque Royal.

 

Maxon Blewitt

June ‘81

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« June ‘81 » est la dernière fantaisie concoctée par Bjørn Erikson, guitariste et membre fondateur du band Maxon Blewitt ; et dans une autre vie, acteur au sein de Zita Swoon.

Dès 2002, Eriksson décide de voler de ses propres ailes en publiant un premier ouvrage qu’il intitule « Maxon Blewitt ». C’est ensuite le nom qu’il donnera à sa formation et c’est sous cette appellation que sort le second Cd, « When The Moon Winks », en 2005.

C’est en s’inspirant de quelques souvenirs d’enfance et d’adolescence, dont sans doute ce vieux cliché d’une jeune femme nue sur la pochette, que Bjørn écrit et compose ces onze nouveau titres.

Panoplie d’airs rêveurs, tous bercés par le son chaleureux d’une guitare acoustique, ce nouvel opus dégage des parfums de rêves et de nostalgie.

Doucement, tout doucement, le combo, fort de ses 14 membres (!) nous emmène dans ce monde merveilleux de l’imaginaire, au cœur d’un monde où règnent des mélodies ‘sympathiques’ imprégnées de clarté et de simplicité.

Pas besoin d’artifices pour convaincre le commun des mortels. Les notes et les mots se suffisent à eux-mêmes.

Il est évident que le but recherché n’est pas de truster les premières places dans les charts. A l’écoute de cet elpee, on sent clairement que chaque musico, impliqué dans cette aventure, prend du plaisir… et en procure à celui qui se donne la peine de tendre l’oreille.

En retournant la pochette de cet album, une autre photo, sans doute de la même époque. Serait-ce, cette fois, un cliché du petit garçon qui a rêvé de la jolie inconnue toute sa vie et qui nous la chante trente ans plus tard ?

 

Wooden Wand

Briarwood

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Franchement, comment un artiste aussi talentueux et affichant un tel vécu peut-il demeurer dans la zone crépusculaire de l’underground. James Jackson Toth, aka Wooden Wand, est peut-être fait de bois ; mais alors d’un bois noble et centenaire à partir duquel les guitares de Neil Young, Ben Chasny ou Jason Molina ont été fabriquées ! L’homme a, paraît-il, une quantité astronomique d’albums autoproduits derrière lui depuis 2000 ; et, à l’écoute de ce nouvel essai, difficile de ne pas croire la rumeur. Son nouvel album serait un recueil des ‘lettres d’amour’ de James Toth adressé à ses héros des temps modernes, mis en musique à l’aide des très mystérieux Gum Creek Killers et de quelques amis qui militent chez The Briarwood Virgins. Le tout enregistré en Alabama. Tout un programme ! En se servant, notamment de guitares tranchantes et sacrément bavardes, dont la pedal steel, d’orgue Hammond et probablement une bonne dose whisky, Wooden Wand nous sert de véritables pépites enrobées de country-folk psychédélique. Un peu dans le style de Songs:Ohia, il y a quelques années. Un opus qui ne recèle aucune faiblesse, même si j’accorderai une médaille à « Big Mouth USA » et « Motel Stationary », plages vraiment brillantes. A découvrir absolument !

 

Scott Matthew

Gallantry’s Favorite Son

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L’heure de la révélation a-t-elle enfin sonnée pour Scott Matthew ? Fervent supporteur de l’artiste depuis sa première apparition discographique au sein de la bande son de « ShortBus » en 2006, ce sont les oreilles grandes ouvertes que Musiczine accueille le troisième LP de Matthew. « Gallantry’s Favorite Son » nous parvient deux ans après le captivant « There Is An Ocean That Divides… ». Et force est de constater que l’homme s’avance encore de quelques centimètres de plus vers le côté clair de la force. Celui qui nous avait habitués à des morceaux d’une intensité palpable se permet aujourd’hui de sourire le temps de quelques mélopées. A commencer par le sifflotant « Felicity », qui dévoile un Scott Matthew comme on l’entend trop rarement.

Les textes demeurent cependant très obscurs et affectés (« Duet », « Buried Alive », « Seedling », « Sinking »). L’Australien poursuit donc sa thérapie. Thérapie qui fonctionne manifestement bien, le musicien s’approchant peu à peu de la lumière (« The Wonder Of Falling In Love », « No Place Called Hell », « Felicity »). Ses onze nouvelles complaintes sont tout simplement émouvantes,  envoûtantes et magnétiques. Chose qu’il doit indubitablement à des cordes vocales touchées par la grâce. Tête d’affiche de la septième soirée du festival Autumn Falls ce 27 novembre 2011, Scott Matthew est un artiste à ne surtout pas manquer, aussi bien sur disque que sur scène.

 

Gotye

Making Mirrors

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Encore assez méconnu dans nos contrées, Gotye, alias Walter de Backer, est pourtant un artiste belge exilé depuis l’âge de deux ans, en Australie. Il est par ailleurs déjà fort apprécié aux Antipodes, où sa renommée n'est plus à faire.

Son troisième album, « Making Mirrors », succède à « BoardFace », un premier opus plus personnel et plus introverti, et à « Like drawing Blood. » C'est ce second disque qui lui a permis d’acquérir une notoriété méritée auprès du public aussie.

Son nouveau elpee, toujours échafaudé dans un assemblage pop/rock propre au musicien, est véritablement celui de la consécration, selon l'expression populaire. Gotye a définitivement pris confiance en lui, et grand bien lui fasse, puisque ce disque nous livre 12 tracks vraiment excellents, qui se fredonneront à n'en pas douter dès la première écoute. Plus encore que lors des précédents essais, après avoir écouté le Long Playing en entier, difficile de ne pas penser à des monuments comme Sting ou Peter Gabriel (NDR : ses maîtres ?), tant les analogies sont fréquentes. Et "Eyes Wide Open" ainsi que "Save Me", deux véritables perles du cd, en sont probablement les plus beaux exemples…

Au rayon des regrets, on pourrait reprocher une voix parfois un peu trop ‘mangée’ par la musique. Mais à ce stade, on fait véritablement la fine bouche.

D’ailleurs, si on peut vous donner un petit conseil, suivez cet artiste de près ; à n’en pas douter, c’est un futur phénomène musical…

 

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