Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Biohazard 8/8/26
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Chroniques

Male Bonding

Endless Now

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Un an et demi seulement après avoir pondu « Endless Now », les Londoniens remettent le couvert. Pour rappel, « Nothing Hurts » avait été favorablement et unanimement encensé par la critique. 

Sur ce deuxième opus, Male Bonding revendique davantage ses influences grunge et rock issues des 90’s, en général. Pas pour rien qu’on retrouve derrière les manettes John Agnello, un personnage qui a notamment bossé pour Cell, Kurt Vile, Dinosaur Jr. ainsi que Thurston Moore. Le son est crade. Survitaminés, résolument punk, dégoulinants de sueur, les douze morceaux font mouche. Les Anglais de ne se posent pas de questions. Le tempo est soutenu. Le sens mélodique contagieux. Il s’imprègne même dans notre subconscient avec une facilité déconcertante. Les riffs de guitares sont simples mais efficaces ; mais tout comme la voix, ils sont chargées de reverb’. Il y a bien l’une ou l’autre plage qui permet quelque peu de reprendre haleine (« The Saddle »), mais c’est toujours pour ensuite redémarrer de plus belle. Encore que dans le ventre mou de l’elpee, on a parfois l’impression que le combo cherche son second souffle. Suivant l’adage, ‘trop d’énergie finit toujours par tuer l’énergie’. Mais en fin de parcours, il retrouve toute sa sauvagerie.

Parfait pour retrouver la forme, Male Bonding agit comme un excitant naturel. Un cran en dessous de « Nothing Hurts », « Endless Now » demeure néanmoins un excellent album. Aussi, ne boudons donc pas notre plaisir !

Gérard Lenorman

Duo de mes chansons

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Ah ! Quand on n’a plus grand chose à dire depuis un bout de temps, il est parfois utile de ressortir les vieux discours qui ont marqué et, peut être, après les avoir un peu dépoussiérés, plairont encore…

C’est ce que s’est dit Gérard Lenorman, chantre de la variété française des années 70 qui a fait évidemment le bonheur des scouts, guides et autres patros en composant « La Ballade Des Gens Heureux », un hymne que tous chantaient le soir assis, en rond, autour du feu de camp…

Alors comme une pièce défraîchie, salle, abandonnée que l’on veut restaurer, Gérard nous ressort ses classiques qu’il a décidé de repeindre en deux tons. Pour cette occasion, il a fait appel à une équipe de ‘peintres’ plus ou moins connus dans le panel de la profession.

Afin de rendre donc des couleurs à ces chansons, et reconnaissons-le, elles ne sont pas moins bonnes que celles servies actuellement par une brochette de soi-disant artistes de chanson française, l’ami du « Gentil dauphin triste » a lancé un appel à ses amis du milieu. Florent Pagny, Grégoire, Zaz, Patrick Fiori, Joyce Jonathan, Shy’m, Maurane, Amaury Vassili, Roch Voisine, Anggun, Stanislas et Chico et les Gypsies l’ont tous rejoint pour lui rendre cet hommage. C’est ainsi que renaît un artiste disparu de la circulation qui avait laissé derrière lui un répertoire… Et la magie opère, ravive des souvenirs sympas et met le sourire aux lèvres des quadras et quinquas qui le dénigraient sans doute (j’en suis, j’avoue) à cette époque.

Sans prétention, c’est de jolie manière que Gérard Lenorman célèbre ses 40 ans de scène.

Tant pis si ma chronique fait rire certains ; je ne suis pas moins sûr que beaucoup entendront ces chansons revisitées avec un brin de tendresse et des souvenirs d’enfance et/ou de jeunesse intacts !

Caroline Jokris

Etrange liaison

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Aïe aïe aïe ! Qu’il est difficile parfois de dire ce que l’on pense d’un ‘artiste’ et de son travail…

Caroline Jokris, 35 ans bien sonnés, soldate (complètement) inconnue au bataillon de la scène belge propose pourtant déjà son troisième elpee.

Et qu’en dire ? Ben pas grand-chose de bien, hélas pour elle.

Suivant sa bio, elle commence sa carrière artistique (?) à quatre ans comme petit rat de l’opéra. Au conservatoire, à six, elle rêve de devenir actrice, puis chanteuse après avoir assisté à un concert de son idole, Jean-Jacques Goldman. Et le pire, c’est qu’elle y croit et qu’elle ose ! A quinze, elle se produit sur scène et à vingt publie son premier album. Le succès la boudant, sauf peut être du côté de Montréal, elle continue sa quête vers une impossible renommée.

Un trou d’une dizaine d’années ne la décourage même pas. Elle finit par rencontrer Michael Jones qui, gentil comme un cœur, accepte d’échanger un duo en sa compagnie. Ivre de joie, la jolie blonde est relancée, pour notre plus grand bonheur (!). Or, grâce à quelques internautes qui ne savent vraiment pas quoi faire de leurs tunes, la troisième plaque de Caroline vient de sortir. Et pour être franc, j’ai l’impression que les choses n’ont pas beaucoup changé.

Un duo pourri même auprès d’une grosse pointure n’autorise pas tout… Mais faut dire qu’on l’entendait plus beaucoup non plus le copain de l’autre (Michael Jones)!

On a ici entre les mains et les oreilles, des chansons minables, niaises qui foutent le bourdon et ne donnent qu’une envie, sortir le Cd de son tiroir et le flanquer illico à la décharge. Du sirop ! C’est exactement ça ! Du gros sirop sucré qui colle, rend les mains (et les oreilles) poisseuses. Vite, vite, un robinet pour aller nettoyer le tout. Et c’est sûrement pas une mauvaise reprise de « Week-end à Rome » du vieux Daho qui sauvera ce truc d’un naufrage programmé.

Heureusement que tous les fans de Goldman ne se mettent pas en tête de sortir un disque. Au secours !

 

Matthew Herbert

One Pig

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Matthew Herbert n’est pas véritablement un musicien. C’est plutôt un artiste, au sens premier du terme. Son troisième elpee « One Pig » clôture sa trilogie « One », démarrée en 2010 et vise, selon les propos mêmes de l’auteur, à produire ‘Trois albums, chacun à propos d’une chose’.

Le projet est assez élémentaire : superposer, à une musique électro, des bruits et sonorités issus de la vie quotidienne. Et pour ce nouvel opus, Matthew Herbert a donc superposé, comme l’annonce son titre, des sons de… cochons ! Sons originaux des animaux, directement enregistrés depuis une ferme d’élevage.

Par conséquent, attendez-vous à découvrir, au détour de votre écoute, des bruits de dispute, de naissance et même de mort de nos compères à quatre pattes. Le titre « August 2010 » ira d’ailleurs jusqu’à proposer, mélangés à des mélodies électro assez bien construites, des bruits d’urine ! Par conséquent, si on ne peut nier le travail accompli, nul doute que l’auditeur lambda restera probablement de marbre face au style d’Herbert, assurément décalé…

Après quelques écoutes, on ne peut donc qu’être partagé entre d’une part, le message honorable véhiculé, à savoir la dénonciation des conditions de vie abominables des porcs au sein de la chaîne alimentaire, et d’autre part le résultat obtenu ainsi que l’aspect forcément pour le moins étrange du projet. Les 10 pistes s’écoutent donc par curiosité, mais ne se réécouteront probablement pas.

En conclusion, cet album est de ceux qui ne laissent pas indifférent, dans un sens ou dans l’autre, sans demie mesure… puisqu’une association de défense des animaux a d’ores et déjà porté plainte et tente d’empêcher sa distribution, estimant que l’artiste ‘rend amusant la cruauté animale’. Alors même que de l’avis de son auteur, c’est l’exact but inverse qui est poursuivi. Sans doute s’agit-il ici d’un énième artiste incompris ?

Etonnant et indubitablement original, « One Pig » est donc à réserver à un public averti.

 

Joe Henry

Reverie

Écrit par

Première difficulté, répertorier correctement cet artiste. Rock/Pop ? Folk ? Blues ? Jazz? Country ?

Difficile à dire! En tous cas sa musique n’a ni l’odeur ni le goût de la pop music, encore moins les parfums d’un bon vieux rock. Et qwé alors ? Joe Henry est compliqué à cerner. J’aurais bien inventé une nouvelle catégorie rien que pour lui mais là, on va me corriger vite fait. La section blues/jazz/country n’existe pas. Ok gardons jazz alors. Bien qu’accolé à ‘classique’, ce qui n’est, il est vrai guère ‘sexy’ mais les ordres étant les ordres (NDLR : c’est la db, mon cher Luc, c’est la db…)

Mais qui peut bien être ce Joe Henry ?

Il est né 1960. En Caroline du Nord. Il a grandi dans le Michigan avant de déménager à New York, pour finalement s’établir à Los Angeles, dès 1990. Marié à la sœur de Madonna, il apporte sa collaboration sur deux de ses albums. Il est même à l’origine d’un des hits de la reine de la pop, « Don’t Tell Me ».

Quant à sa carrière personnelle, Joe en est déjà à son douzième long playing. Le premier est paru en 1986 ; et 25 ans plus tard, « Reverie » clôt une fameuse série toujours en cours…

Sur cette dernière production, Joe se veut plus authentique, plus proche des racines musicales qu’il défend. Totalement acoustique, Joe n’utilise aucun instrument électrifié. Faisant confiance à Keefus Cianda au piano, Davis Piltch à la contrebasse et Jimmy Bellerose à la batterie, il s’adjoint également de manière pus épisodique les services de Marc Rinot à la guitare acoustique et au ukulélé ainsi que Patrick Warren, préposé à l’orgue à soufflets. De son côté, outre la guitare, il consent à partager le micro avec Jean McClain pour les chœurs et a invité Lisa Hannigan dont il avait produit le dernier elpee, « Piano Furnace ».

Responsable d’un mélange de jazz et de folk, Joe Henry a les idées bien claires, tout comme sa musique. Reposant sur des bases épurées, elle est découpée en accords nets. Les mélodies sont touchantes et élégantes.

Les arrangements, axés sur les guitares sont efficaces de simplicité et donnent une impression de ‘Ligne Claire’ tout comme celle qu’Hergé avait inventée dans le monde de la bande dessinée.

« Reverie » est un opus émouvant, simple et beau à la fois ; d’un autre monde, d’une autre époque.

A écouter un soir d’hiver au coin du feu, en sirotant un tout bon vieux whisky…

 

Antoine Henaut

Quelqu’un de bien (Ep)

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Jamais entendu “Quelqu’un de bien”?

Pas possible, vous n’écoutez pas la radio, bon sang ! Ce titre casse la baraque sur toutes les ondes belges, en ce moment. Partout, tout le temps !

Originaire d’Onnezie dans la banlieue montoise, Antoine Henaut est un chanteur chez qui les mots comptent. Après s’être essayé à l’écriture de petits romans et de nouvelles, la chanson lui tend les bras. C’est en manifestant beaucoup d’humour, voire d’ironie et en jonglant avec les expressions et les phrases qu’il raconte la vie, ses soucis, ses petits bonheurs et ses contraires.

Flanqué des membres de son ex-band ‘de jeunesse’, Sonotone, il tente une percée via cet Ep partagé en quatre titres. Le début d’une belle aventure ? Sans aucun doute, car après avoir écouté la plage phare, les trois autres compos sont du même tonneau. Fraîcheur, jeux de mots, humour et tutti quanti sont au rendez-vous. « Qu’est-ce que t’as » est désopilant. Il reflète le comportement d’un dépressif qui… nous fait rire…

« Les contes de fée » et « J’ai pas envie » complètent le carré de chansons de même manière. Côté musical, Antoine et ses acolytes font bien mieux que se défendre. Accrocheuses, diaboliquement efficaces et immédiates, les mélodies soutiennent parfaitement ces ‘histoires drôles’.

Troquant leur nom de scène pour ne garder que celui de leur chanteur/compositeur pour les identifier, Antoine au chant et à la rythmique, Max aux guitares, David à la basse, François à la batterie et Xavier aux claviers ont déjà derrière eux un petit bout de chemin qu’ils comptent mettre à profit dans un avenir pas très lointain.

Récemment, ils ont précédé Suarez ou Michel Delpech lors de leurs tournées, profitant de l’occasion pour présenter leurs dernières compos et faire le plein de confiance.

Confiance dont ils auront besoin lors des prochaines semaines, puisqu’ils vont devoir assurer un duo TV en compagnie de Thomas Fersen et ouvrir le concert des Brigitte, le 7 décembre prochain, au Bota.

Confirmation attendue impatiemment !

 

Gustaph

Jaded

Écrit par

Gustaph est un jeune musicien et chanteur talentueux, plutôt connu dans le Nord du pays. Il a d’ailleurs déjà participé à une émission sur Radio 1, et a fait l’objet d’articles dans la presse écrite flamande.

Il produit aujourd’hui « Jaded », un Extended Play 6 titres. Après écoute, tout amateur d’électro ne peut qu’être séduit par les sonorités de « Jaded », son titre phare (et surtout la version produite par Luuk Cox).

Bien sûr, tout n’est pas parfait dans ce premier essai. On pourra, au rayon des regrets, reprocher à la voix de Gustaph d’être un poil trop aigue, qui peut donc, après plusieurs écoutes, parfois un peu irriter. En outre, sa tonalité ne permet de ‘détonner’ par rapport aux mélodies qui sont offertes.

Finalement, sur les 6 titres, il y a quand même pas moins de quatre fois le morceau « Jaded », certes travaillé différemment (dont une version piano très réussie), et deux fois un second intitulé « Same thing ». Ce qui se résume, au final, à un total de… deux chansons différentes. Difficile donc de juger de l’intérêt à porter à l’artiste sur la longueur, après avoir écouté ce seul opus.

Mais reste que, malgré ces petits défauts, Gustaph démontre un indubitable talent. Caractérisé par ses rythmes agréables et entraînants, « Jaded » est donc un premier né tout ce qu’il y a de plus attirant, et nul doute qu’on reparlera de cet artiste rapidement, au Nord comme au Sud du pays. De notre côté en tout cas, on attend impatiemment un album complet.

 

Foster The People

Torches

Écrit par

La révolution pop annoncée par le NME avant la sortie de « Torches » n’aura pas lieu. Foster The People, mené par Mark Foster et ses deux acolytes, délivre un premier LP de bonne facture mais à des kilomètres d’un quelconque soulèvement culturel. Profitant d’un buzz conséquent, les Californiens se sont faufilés sur le devant la scène en sifflotant un air entêtant qui risque fort bien d’échapper à leur contrôle. Car le « Pumped Up Kicks » de Foster The People, c’est un peu le « Young Folks » de Peter Bjorn & John, version 2011. Un refrain imparable, un sifflotement qui te reste ancré dans la cervelle jusqu’aux petites heures de la nuit et paf! T’as un tube dans les oreilles.

Foster The People connaît manifestement bien la recette et ne se prive pas pour la servir par louches entières sur son premier LP. « Torches » ne recèle effectivement rien d’autre que des morceaux hautement radiophoniques, comme les über hits « Helena Beat », « Houdini »  et « Pumped Up Kicks ». Les mélomanes en recherche de profondeur n’en trouveront certainement pas chez Mark Foster et ses potes mais passeront probablement un bon moment en écoutant ce « Torches » dont ils auront tout oublié d’ici quelques mois. Sympa mais pas essentiel.

Live : Botanique, 19/11 (Sold Out)

 

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