Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Chroniques

Scott Matthew

Gallantry’s Favorite Son

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L’heure de la révélation a-t-elle enfin sonnée pour Scott Matthew ? Fervent supporteur de l’artiste depuis sa première apparition discographique au sein de la bande son de « ShortBus » en 2006, ce sont les oreilles grandes ouvertes que Musiczine accueille le troisième LP de Matthew. « Gallantry’s Favorite Son » nous parvient deux ans après le captivant « There Is An Ocean That Divides… ». Et force est de constater que l’homme s’avance encore de quelques centimètres de plus vers le côté clair de la force. Celui qui nous avait habitués à des morceaux d’une intensité palpable se permet aujourd’hui de sourire le temps de quelques mélopées. A commencer par le sifflotant « Felicity », qui dévoile un Scott Matthew comme on l’entend trop rarement.

Les textes demeurent cependant très obscurs et affectés (« Duet », « Buried Alive », « Seedling », « Sinking »). L’Australien poursuit donc sa thérapie. Thérapie qui fonctionne manifestement bien, le musicien s’approchant peu à peu de la lumière (« The Wonder Of Falling In Love », « No Place Called Hell », « Felicity »). Ses onze nouvelles complaintes sont tout simplement émouvantes,  envoûtantes et magnétiques. Chose qu’il doit indubitablement à des cordes vocales touchées par la grâce. Tête d’affiche de la septième soirée du festival Autumn Falls ce 27 novembre 2011, Scott Matthew est un artiste à ne surtout pas manquer, aussi bien sur disque que sur scène.

 

Gotye

Making Mirrors

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Encore assez méconnu dans nos contrées, Gotye, alias Walter de Backer, est pourtant un artiste belge exilé depuis l’âge de deux ans, en Australie. Il est par ailleurs déjà fort apprécié aux Antipodes, où sa renommée n'est plus à faire.

Son troisième album, « Making Mirrors », succède à « BoardFace », un premier opus plus personnel et plus introverti, et à « Like drawing Blood. » C'est ce second disque qui lui a permis d’acquérir une notoriété méritée auprès du public aussie.

Son nouveau elpee, toujours échafaudé dans un assemblage pop/rock propre au musicien, est véritablement celui de la consécration, selon l'expression populaire. Gotye a définitivement pris confiance en lui, et grand bien lui fasse, puisque ce disque nous livre 12 tracks vraiment excellents, qui se fredonneront à n'en pas douter dès la première écoute. Plus encore que lors des précédents essais, après avoir écouté le Long Playing en entier, difficile de ne pas penser à des monuments comme Sting ou Peter Gabriel (NDR : ses maîtres ?), tant les analogies sont fréquentes. Et "Eyes Wide Open" ainsi que "Save Me", deux véritables perles du cd, en sont probablement les plus beaux exemples…

Au rayon des regrets, on pourrait reprocher une voix parfois un peu trop ‘mangée’ par la musique. Mais à ce stade, on fait véritablement la fine bouche.

D’ailleurs, si on peut vous donner un petit conseil, suivez cet artiste de près ; à n’en pas douter, c’est un futur phénomène musical…

 

Neal Casal

Sweeten the Distance

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Tel un fantôme, Neal Casal hante l’Americana intemporel.  Faut dire que « Sweeten the Distance » constitue déjà le 10ème album solo du Yankee ; et on ne vous parle même pas de ses productions au sein de son groupe de soul-rock Hazy Malaze ou de ses apparitions chez les Cardinals chers à Ryan Adams ! Pour résumer, Neal Casal pourrait incarner une version plus simple et honnête du clinquant et ambitieux natif de Jacksonville. Sa musique inspirée des grands espaces américains ne rencontrera jamais davantage qu’un succès d’estime dans nos contrées (aucune tournée européenne n’est d’ailleurs prévue, pour l’instant), mais elle se laisse plaisamment écouter, comme on lirait un roman de Steinbeck, la tête égarée dans une histoire consacrée à la ruée vers l’Ouest, en suivant les méandres des pistes américaines poussiéreuses, aujourd’hui disparues. Douce, la voix du vétéran caresse les tympans. Et l’instrumentation (guitares, pianos, banjos, orgues…) est particulièrement soignée. Pas de coups d’éclats destinés à impressionner la galerie, mais une suite de ballades légèrement country, superbes et bien équilibrées, comme « The Gyrls of Wynter » ou « White Fence Round House », entrecoupée modestement de morceaux plus rock tels que « Time and Trouble » ou « So Many Enemies ».

Album après album, Neal Casal construit paisiblement une belle et riche carrière sur laquelle on prendra plaisir à revenir régulièrement.

 

Zalem

Stigma

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Choisir pour patronyme de son groupe Zalem et intituler son album « Stigma » sont des signes distinctifs de désenchantement. Aussi, avant d’écouter cet opus, je m’attendais à me plonger dans une œuvre ténébreuse plutôt que d’écouter de belles ballades ensoleillées. Et effectivement, la musique de Zalem n’émarge pas à la pop, mais au post-rock voire au post-métal.

Influencée par des formations telles que Neurosis (surtout sur « Hypnotic Oblivion »), Isis et dans une moindre mesure Explosions in the Sky, la formation française démontre, tout au long de cet opus, une parfaite maîtrise du style. Zalem développe des morceaux conséquents (de 7 à 32 minutes), pas vraiment originaux mais bien construits en de longs crescendos. Les arpèges se superposent lentement. La tension monte progressivement, avant d’exploser en de multiples déflagrations électriques. Hormis sur le dernier morceau, pas de chant. Une piste qui dépasse la demi-heure et se mérite. Car, ce n’est qu’après avoir écouté cette plage qu’on se rend compte de l’ampleur de l’architecture. Mais si la structure d’une majorité de tracks est irréprochable, certains d’entre eux tirent inutilement en longueur. Alors l’édifice sonore de ces ‘bâtisseurs’ devient branlant, à deux doigts de s’écrouler. C’est très perceptible sur « Missing ». La parfaite maîtrise de son sujet n’est pas toujours suffisante…

 

William Elliott Whitmore

Field songs

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William Elliott est né dans une ferme. Et il s’éteindra probablement un jour, dans une ferme. Quelque part au sein de son Iowa natal… En fait, cet ancien punk s’est retiré, il y a quelques années déjà, à la campagne. Et régulièrement, il se rappelle à notre bon souvenir en publiant l’un ou l’autre disque. Souvent assez courts. A l’instar de « Field Songs », son huitième elpee, partagé en 8 morceaux pour 35 minutes. Et, tout comme sa destinée fantasmée, son blues-folk primaire est solide, sincère mais prévisible... De sa voix puissante, éraillée, dont les inflexions rappellent Eddie Vedder et l’intensité Tom Waits, ce troubadour nous balance des brûlots engagés, tout en dépeignant de magnifiques paysages proches du Mississipi, où il a d’ailleurs vécu, en s’accompagnant à la guitare ou au banjo, et parfois en intégrant quelques accords de rythmique…

Pas toujours facile de distinguer une compo d’une autre ; et pourtant, ce punk/roots séduit, car il est tellement authentique. Et « Field Songs ne déroge pas aux règles imposées par la maison Whitmore. Pas étonnant d’apprendre que notre ‘gentleman farmer’ se produit parfois  en compagnie des punks d’Against Me… simplement armé d’un banjo !

 

This Year’s Girl

Personal Ghost

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Né sur les cendres de Newcommers, This Year’s Girl nous vient de Besançon. Une formation française qui connaît la recette idéale pour concocter un morceau pop : refrains entêtants et repris en chœur, rythmes entraînants, claviers et guitares suaves, production nette et sans bavure. Le power pop de This Year’s Girl est donc frais, efficace et sans autre prétention que de divertir. Et le titre maître en est certainement le plus bel exemple. Pourtant, derrière cette pop sympathique, on décèle, chez cette formation française un potentiel certain. Pas assez exploité, c’est une certitude. Sur « The half floor », par exemple, le titre qui ouvre l’elpee, des arpèges se superposent subtilement pour former un crescendo imprimé sur un tempo plus lent, comme chez certains combos de post-rock. Dommage que le band ne creuse pas davantage dans cette voie, d’autant plus que la voix du chanteur, finit par taper sur les nerfs. Une chose est sûre, This Year’s Girl possède encore une belle marge de progression…

 

Polinski

Labyrinths

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Chez un mélomane, il arrive parfois, après avoir inséré le cd dans le lecteur, que l'on ait immédiatement un bon pressentiment. Une forme de feeling, d’instinct, qui augure une bonne surprise. Et « Labyrinths » de Polinski en est manifestement une.

Piqûre de rappel: Polinski est un des quatre membres du fameux groupe électro 65daysofstatic. Paul Polinski, appelé aussi Wolinski, tente désormais un projet solo sous le patronyme de Labyrinths. Et force est de constater qu'il nous livre ici un album audacieux, jeune et dynamique. Bref, pour un premier essai solo, Paul-inski (j'avoue, elle était facile) commence fort!

En poussant un peu le bouchon, pourquoi ne pas oser la comparaison avec Daft Punk. Un groupe électro au style bourré d’énergie et de punch. Comme Polinski. Et puis, on y retrouve le même style d’arrangements électro et du rythme, sans oublier un même plaisir d'écoute.

Bref, « Making Mirrors » est un opus de toute bonne facture. Pas vraiment révolutionnaire, mais définitivement très agréable à écouter. On lui reprochera surtout d'être un poil trop court (à peine 7 tracks au compteur). Mais rester sur sa faim n’est-il pas déjà en soi un indicateur de qualité.

Vite, Paul, remets-toi au travail, et dépêche-toi de nous sortir une suite, on n’attend que ça !

 

Europe

Live At Shepherd’s Bush, London (Dvd)

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A l’instar d’un Duran Duran, dans un tout autre registre, Europe a toujours été considéré, dans les eighties, comme un groupe de garçons coiffeurs, tout juste bon à épater les minettes.

Que celui qui n’a jamais fredonné « The Final Countdown » sous la douche se dénonce !

Les deux derniers albums studio du combo suédois, et surtout cet épatant Dvd Live, viennent non seulement affirmer la légitimité de cette reformation, mais imposent une vision nouvelle d’une musique qui sonne résolument plus heavy de nos jours.

Car en effet, ce qui sidère le plus à l’issue de la vision de ce show capté dans le mythique ‘Shepherd’s Bush’, c’est la parfaite cohérence entre le répertoire du passé et les compos plus récentes. De « Last Look at Eden » au « Compte à rebours final », tout est ici bien supérieur, plus énergique, en clair plus metal, que les derniers exploits de Whitesnake, Motley Crüe, et même Journey, auquel Europe a souvent été comparé.

Et puis, il y a le flamboyant et très doué guitariste John Norum qui demeure, un des rares ‘guitar heroes’, qui n’a jamais pris la fâcheuse habitude de rester dans des poses acrobatiques interminables pour épater la galerie. Une musique efficace, et une attitude qui suscite le respect, deux qualités qui ne sont pas la panacée des combos de l’époque « Rock the Night ».

 

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