L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Chroniques

Azymuth

Aurora

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A force de perdre le nord dans la routine du métro-boulot-dodo quotidien, on en oublie les bonnes choses de la vie. Résultat : on finit la tête à l’envers et l’esprit complètement à l’Ouest. Fort heureusement Azymuth est capable de remettre les âmes perdues sur le droit chemin en les enivrant de musique ensoleillée, grâce à leur tout nouvel album « Aurora ». Ce jazz aux nuances variées, empruntant des tournures tantôt relaxantes, tantôt festives, nous promet une escapade sur les terres brésiliennes, le temps d’une chanson. « Aurora » c’est un assemblage de couleurs qui entre dans nos oreilles, une rythmique énergique fidèle au groupe susceptible d’orienter les avis des mélomanes sur l’angle du coup de cœur.

 

Atomic Paracelze

Atomic Paracelze

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Derrière ce patronyme détonnant, se cache un quintet suisse responsable d’une musique explosive. Et le mot est faible. Une forme d’avant-rock (NDR : et je n’invente rien) élaboré par un line-up plutôt insolite : un violon, un fender rhodes (NDR : c’est un orgue !) et une batterie ; le tout enrichi de bidouillage électroniques plus ou moins étranges. Pas de guitare, donc. Une expression sonore sur laquelle vient se poser la voix de A.Lang (NDR : il est également actif au sein du groupe genevois Zwegh). Une voix très, très proche de celle de Mike Patton. Pas étonnant, puisque le combo est manifestement influencé par Mr. Bungle, The Melvins et Jesus Lizard. Le band prétend pratiquer du ‘no-guitar-avant-rock’. Pas étonnant qu’il soit parvenu à partager l’affiche de formations comme Zu ou encore Kill The Thrill.

A l’instar de Mike Patton, Atomic Paracelze adore les brisures de rythme. Les crissements sont légion. On a même souvent l’impression que leurs compos partent dans tous les sens avant de retomber, à chaque fois, comme par magie sur leurs pattes. La technique des membres du groupe n’y est sans doute pas étrangère ; d’ailleurs tous les musicos jouent au moins dans deux autres formations. Mais le plus impressionnant est incontestablement l’organe vocal de Zwegh. Rien à faire, il est hanté par celui de Mr. Patton.

 

Elisa Tovati

Le syndrome de Peter Pan

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On connaît un peu Elisa Tovati, 35 ans, comédienne (Chochana Boutboul, fiancée de José Garcia dans le deuxième volet de « La Vérité si je mens ! ») On connaît nettement moins Elisa Tovati, chanteuse. Pourtant, après avoir commis « Ange étrange », un premier opus paru en 2002, et « Je ne mâche pas les mots », un second album sorti 4 ans plus tard, la comédienne/chanteuse nous propose « Le syndrome de Peter Pan », son dernier-né, en ce bel automne ensoleillé.

A la décharge de l’actrice, qui au contraire de Mélanie Laurent et de ses consœurs ‘chanteuses’ –et c’est presque devenu un phénomène de mode– Elisa ‘chante’ depuis près d’une décennie. Alors que d’autres habituées de l’écran osent mettre les mains dans le cambouis, histoire de s’investir quand-même un peu, Elisa Tovati ne signe ni paroles, ni musiques, se contentant du strict minimum syndical. Néanmoins, c’est sans aucun gêne qu’elle s’octroie le rôle d’interprète principale (sans mauvais jeu de mots) et s’entoure de gens qui prennent en mains ce qu’elle n’est pas capable d’assumer…

Emmené par « Il nous faut » single co-interprété en compagnie de Tom Dice (waouw !), représentant de la Belgique au concours Eurovision de la chanson, en 2010, le disque de la Russo-marocaine est un recueil de petites chansonnettes insipides et sans relief. De quoi ravir les petites jeunes filles en pleine puberté, accros à NRJ, une station de radio (?!?) qui fourgue sa daube aux innocents ‘sourds d’une oreille et 'aveugles' de l’autre’…

Second rôle au cinéma dans des rôles au bord de la confidentialité, l’interprète de « Barbapapa », « Ex-princesse » ou encore « La femme du magicien », titres qui annoncent visiblement des chansons à textes (!), Elisa ne trustera probablement pas de récompense non plus sur aucune des 9 autres compos qui peuplent ce ramassis de niaiseries pourries de fond de tiroir.

Probablement proclamé ‘Album de l’année’ d’une artiste française en 2011 lors des futurs NRJ-Awards de la chaîne radiophonique commerciale de bas étage, « Le syndrome de Peter Pan » s’est vu décerner un coup de cœur par deux vendeuses FNAC, grandes spécialistes et véritable juges de paix de la chanson française. Personne n’en doute ! Aïe, aïe, aïe. Où va-t-on si même la FNAC s’en mêle ?

Ben moi, je vais nulle part. Le Cd par contre prend illico la direction des oubliettes…

 

Teletextile

Glass

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Il y a bien longtemps qu’un album proposé par une demoiselle ne m’avait plus interpellé. Pour dire vrai, depuis Alela Diane, il y a bien trois ans. Pour le coup, Pamela Martinez, fondatrice du groupe, tape dans le mille. La New Yorkaise (de Brooklyn plus précisément), nous propose tout au long de « Glass », une musique intelligente et originale. Loin d’une folk-pop minimaliste pratiquée par nombre de ces compatriotes, Teletextile cherche plutôt ses influences du côté de Björk, Cocteau Twins voire Portishead.

« Glass » constitue un fourre-tout musical. La liste d’instrus utilisés sur les 11 pistes est impressionnante. Les plus identifiables ? Le violon, le piano et xylophone. Chaque sélection d’instruments semble mûrement réfléchie tandis que la finesse de production met en valeur les choix artistiques. Teletextile réussit à trouver un parfait équilibre entre des morceaux atmosphériques, majoritairement instrumentaux, et des titres plus entraînants aux mélodies contagieuses. Enfin, la voix de Pamela Martinez apporte la touche finale à l’édifice. Le neuvième morceau de l’album, long de 5 minutes, en est un parfait exemple. Cependant, il faut avouer qu’écouter Teletextile dans de mauvaises conditions est susceptible de taper sur le système nerveux. Mais sous le casque, lorsqu’on se promène en ville, c’est un véritable délice. Une critique ? Le patronyme : Teletextile. Franchement, il est tout simplement affreux !

 

Chris Rea

Santo Spirito

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Christopher Rea a soufflé, en avril dernier, les soixante bougies de son gâteau d'anniversaire. Le compositeur anglais avait pourtant annoncé sa retraite. Mais, il a apparemment changé d’avis. Et c’est un réel bonheur de retrouver ce compositeur au timbre de voix rauque et chaleureux chez ce gratteur qui privilégie, une nouvelle fois, sa guitare slide. Chris ne fait jamais les choses à moitié. Souvenez-vous, il avait publié une série de onze albums, sous un même coffret, baptisé "Blue guitars", fin 2005. Cette nouvelle œuvre est parue sous la forme d’un cd, mais également sous des formats différents. Dont un coffret en édition spéciale réunissant 3 cd et 2 dvd. La booklet est malheureusement avare en infos sur les participants aux sessions d’enregistrement. Une chose est sûre, cet opus est découpé en treize nouvelles compos et Rea est responsable de la peinture qui illustre la pochette.

L’elpee s’ouvre par "Dancing my blues away", un blues rock rythmé, entraînant, qui incite à danser. La voix de Chris est immédiatement identifiable. "Rock and roll tonight" embraie dans le même registre, mais cette piste met en exergue la slide. Une slide sauvage et torturée. Manifestement l'artiste privilégie un même profil rythmique ; à l’instar de "Never tie me down", imprimé sur un tempo bien carré. Revers de la médaille, la compo manque de relief. En effet, la section rythmique (basse/batterie) semble souffrir d’anémie. Elle manque même de groove, de punch quoi ; et je soupçonne fort Chris de s’être réservé la plupart des prises instrumentales. La voix est bien mieux mise en évidence sur "The chance of love", une ballade séduisante très proche de l’univers sonore de Mark Knopfler, en compagnie duquel il a d’ailleurs pas mal bossé, dans le passé. Il s’agit aussi de la meilleure plage de ce long playing. Nous ne sommes pas loin du folk rock celtique accroché à ses racines. "The last open road" monte en intensité. La slide crève l’écran lors de ce hard rock balisé par un riff puissant. Un riff qu’il emprunte à Joe Walsh sur "Electric guitar", un morceau signé par les Eagles. L’atmosphère y est quelque peu étouffante. Longue plage "Money" aborde le thème de l’argent. La sonorité dispensée au début de la piste craquèle comme un vieux 78tours. Instrumentale, la musique semble immortalisée dans un ancien cabaret. Elle glisse ensuite vers un style celtique allègre avant d’atterrir dans un blues que chante un Rea bien inspiré, dans un registre proche de cet autre charmeur qu’est Tony Joe White. Blues classique, "The way she moves" constitue un cri d'amour destiné à cette créature de rêve qui est venue pour danser. Chris en profite pour libérer sa plus jolie salve de slide. Le climat est semblable lorsqu’il attaque "Dance with me all night long", une boogie au tempo léger. Nous ne sommes pas loin de l’esprit de Dylan, flanqué du Band, lorsqu’il aborde "You got lucky", un track bourré de charme. Mais c’est lors des ballades mélancoliques que Rea prend toute sa dimension, des chansons dépouillées à l’extrême, élégantes, empreintes d’une grande douceur, et qu’on retrouve en fin d’album, comme "Think like a woman", "Lose my heart in you" et "I will go on".

 

Balbino Medelin

Evangiles Sauvages

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D’origine catalane, Balbino Medellin est né en 1979. A 25 ans, ce chanteur parisien apporte sa collaboration à Manu Solo pour concocter son elpee « Les Animals ». Bernard Lavilliers lui tend ensuite la main. Il ne la lâchera plus. En 2006, paraît « Gitan de Paname », son premier album, suivi par « Le soleil et l’ouvrier », en 2008. Fier de ses racines, sa musique est fortement influencée par les cultures catalanes, espagnoles et gitanes.

Quittant la maison Barclay pour Naïve, Balbino (Medelin a disparu) se lâche, s’affirme de plus en plus et a les coudées franches pour exprimer de façon plus ‘électrique’ ses sentiments et surtout sa colère contre la société de production où le faible devient une proie de plus en plus facile pour l’élite. Un air de déjà vu et entendu…

Produit par son ami et protecteur, Balbino développe les mêmes thèmes que lui. Après deux opus à consonance hispanique, quelque part entre Manu Chao et les Négresses Vertes, Medelin se la joue cette fois beaucoup plus électrique. Les guitares omniprésentes, confiées à Alice Botté (Bashung, Daniel Darc, Christophe) communiquent à ses 11 nouvelles compos une dimension plus ‘sauvage’, plus rock ! Une dimension qui convient peut-être mieux au message qu’il tente de délivrer tout au long de ses « Evangiles ».

Ce qui ne l’empêche pas de revenir, pour un titre, à ses racines en compagnie de Cali, invité à partager avec lui un pamphlet antifranquiste sur « L’Estaca », interprété pour l’occasion en espagnol par notre duo.

Le reste de ses chansons est un long combat mené pour les ‘broyés de la société contemporaine’.

Fortement influencé par le parcours de l’écrivain Charles Bukowski, il lui dédie le single « Bukowski ». Comme lui, Balbino s’identifie à un marginal d’une société abandonnant ceux qui ne suivent pas le bon sillon creusé pour eux dans notre système. La boucle est bouclée.

‘Je veux être la voix des sans voix, ceux dont on ne parle pas, que la crise a repoussé dans les cités ouvrières où j’ai grandi’. Tel est le crédo (!) de l’auteur de ces « Evangiles sauvages »…

 

Maison Neuve

Joan

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Une Maison Neuve peut-être, mais une maison bâtie dans un style discret, simple et raffiné. Il aura fallu prêt de 10 ans à ces architectes pour composer « Joan », leur première édifice sonore. Et, souvent, la patience a du bon !

Guillaume Faure et ses acolytes sont probablement fans de The New Year –c’est flagrant sur « The Wrong Class » et « Jojo »– tant leurs morceaux semblent taillés dans le même roc, mais un roc chargé de feeling. Des guitares délicates et romantiques soutiennent une voix indolente et bouleversante. Les textes profonds et décalés, tantôt exprimés en français, tantôt en anglais, comme le ciment, permettent à la fragilité de l’instrumentation de tenir debout, comme par miracle. L’émotion palpable de l’épurée intro de « Victor » ne laisse, par exemple, pas deviner sa superbe tension finale. Si quelques titres s’avèrent percutants, comme « Sweetsoul », l’opus ne souffre guère de faiblesse et devrait facilement conquérir les nombreuses âmes des mélomanes sensibles. Il faut d’ailleurs reconnaître que les compos écrites dans la langue de Molière, dans un style très rare pour un tel idiome, sont très réussies. Et je pense tout particulièrement à « Au Large de la Ville » et au ténébreux « L’Attraction Terrestre », digne de l’univers d’un Dominique A électrique.

Elle est décidément hantée, cette Maison Neuve ; car, même les morceaux plus enjoués comme « Touch in the Heart » ou « Under Skies of Fire » sont traversés par des ombres inquiétantes… Des architectes pop-rock d’une grande sincérité sont nés ! Talitres a de nouveau eu le nez creux…

 

Peter Wolf Crier

Garden of Arms

Écrit par

Un an après avoir commis un album intriguant, mais malheureusement passé relativement inaperçu (« Inner-Be »), Peter Wolf Crier nous propose son second elpee. P.W.C. est une formation américaine, issue du Wisconsin et tout particulièrement de la mystérieuse ville d’Eau Claire (NDR : c’est également de ce patelin que sont issus, entre autres, Bon Iver et The Daredevil Christopher Wright). Et franchement, on aimerait que le combo yankee parvienne à sortir de l’anonymat au sein duquel il végète depuis deux ans. Parce que sa musique tient la route. Mais, notre souhait n’est pas prêt d’être exaucé, car le duo, réunissant Peter Pisano et Brian Moen, pratique une musique folk plutôt expérimentale, et donc pas toujours facile d’accès.

« Inner-Be » recelait quelques pépites, mais la production lo-fi et la carence en mélodie n’était pas de nature à accrocher le mélomane, malgré d’évidentes qualités. Il faut l’avouer, malgré une production plus soignée, « Garden of Arms » souffre du même syndrome. Pourtant, le travail opéré par Brian Moen aux drums est à nouveau remarquable. Et la voix tellement fragile de Peter Pisano colle parfaitement à l’ensemble, une voix dont le timbre rappelle même Jim James de My Morning Jacket. « Garden of Arms » est manifestement un elpee de toute bonne facture. Il recèle même quelques moments de grâce, à l’instar d’« Hard Heart », une plage enveloppée de chœurs éthérés. C’est donc, derechef, au niveau du sens mélodique que le bât blesse. Elles sont parfois interchangeables. Aussi, hormis le bouleversant et moins cérébral « Cut a Hand », plus aucun autre titre ne sort pas vraiment du lot… 

Quoique doués, les deux loups solitaires de Peter Wolf Crier ne composent donc pas de véritables hymnes destinés à être célébrés dans leurs contrées boisées du Wisconsin, mais bien des chansons obliques, destinées aux fans de musique folk américaine obscure voire claustrophobe, expression sonore qu’on pourrait peut-être qualifier de trip-folk…

 

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