Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Chroniques

Lenka

Two

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Joli petit bouchon australien, Lenka chanteuse indie-pop, la trentaine juste entamée, débarque du pays des kangourous, un nouvel album dans… la poche. Née un 19 mars 1978 à Sydney, Lenka débute sa carrière artistique à 14 ans, en tournant des films indépendants. Elle devient ensuit présentatrice TV, puis chanteuse au sein de petits groupes indie. Mais Lenka est avant tout une musicienne, chanteuse, auteur-compositrice qui ne manque pas de ‘pétillant’. Elle sort son premier single, « The Show », en avril 2008. Qui ne récolte qu’un succès en demi-teinte. En mai de la même année, elle publie un elpee éponyme. Le single « Trouble Is A Friend » suit dès septembre. Il est intégré à la B.O. de la série « Grey’s Anatomy », jolie reconnaissance de son talent…

En 2011, elle grave son second opus, simplement intitulé « Two ». Alors que son premier jet transpirait principalement la pop fraîche et acidulée, son second ouvrage, très court au demeurant, 11 chansons pour moins de 40 minutes, se consacre essentiellement aux ballades langoureusement amoureuses, mais inclut heureusement trois ou quatre titres plus rythmés. Ouf !

Quelques pistes sortent la tête de l’eau. A épingler dans le lot de chansonnettes, le titre maître qui ouvre l’album, “Roll With The Punches”, “Sad Song”, “Everything's Okay” ou encore “The End Of The World”. Des plages qui ne se défendent pas trop mal, même si l’ensemble demeure assez léger et sans grand relief.

Bref, si de temps à autre, l’ombre des Feist, Regina Spektor ou Yaël Naïm plane sur cette production aussie, on est loin d’atteindre des sommets. Alors, niais, mièvre, insipide ? Non, un peu d’indulgence voyons !

‘Gentil’ ! C’est le terme exact pour qualifier ce disque. Un petit album gentil, pas du tout dérangeant et qui devrait plus que probablement passer inaperçu chez nous. A moins que…  Bingo ! « Everything At Once » figure à nouveau dans la B.O. de la série médicale américaine.

 

Le Coup du Parapluie

Philosophie, Bien-être et Crimes Passionnels

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Comment ce groupe belge est-il parvenu à passer entre les mailles du filet de la rédaction, pendant près d’un an. D’abord, il y a le patronyme. Choisir Le Coup du Parapluie en se référant au film de Gérard Oury, sorti en 1980, qui met en scène, pour acteur principal, Pierre Richard, constituait déjà une belle gageure. Intituler son premier album « Philosophie, bien-être et crimes passionnels » était tout audacieux. Mais c’est surtout le recours aux jeux de mots d’une grande finesse dans les lyrics, qui me semble un atout majeur. Quoi qu’il en soit, ces caractéristiques ont permis à leur opus de se différencier de la multitude de cd qui débarquent de partout et de nulle part…

Dès leur formation, en 2008, le band publie un premier Ep intitulé « The Mac Guffin » (NDR : appréciez les traits d’esprits…) Deux ans plus tard, paraît donc ce premier long playing. Le Coup du Parapluie est un trio guitare-basse-batterie qui puise ses influences dans la scène noise des années 90. Et « Le loup dans la bergerie » en est certainement la plus belle illustration. Si au cours des premières pistes, la voix est assez présente, au fil du temps, elle s’efface pour permettre à la musique de glisser vers le post rock, voire le math-rock. Malgré ces influences pas toujours faciles à assimiler, le combo a le bon goût de préserver un certain sens mélodique. En outre la structure des morceaux est à la fois parfaitement dessinée tout en ne négligeant pas les nuances. Un reproche ? La fin de parcours. Du bois de rallonge qui n’était pas vraiment indispensable et gâche un peu un ensemble qui aurait gagné à être plus concis…

 

Farewell Poetry

Hoping for the Invisible to Ignite (cd + dvd)

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Farewell Poetry risque fort d’être taxé de Godspeed You Black Emperor ! hexagonal. Motif ? le magnifique crescendo observé tout au long d’« As True as Toilus », une compo digne de la quintessence du post-rock de la formation mythique canadienne. Mais a contrario des activistes du « Miles End » montréalais, le combo français accorde un soin tout particulier aux lyrics. Signé Chaucer, le fameux morceau mis en exergue ci-dessus est ainsi inspiré d’un texte du XIVème siècle. Des textes exprimés dans la langue de Shakespeare, cependant pas toujours facile à bien cerner, le collectif australo-parisien cherchant paradoxalement, avant tout, à mettre en exergue sa poésie à travers la musique.

‘Œuvre totale’, « Hoping for the Invisible to Ignite » est partagée entre deux disques. Un cd et un Dvd. L’artwork est soigné et particulièrement travaillé. Le line up réunit des musiciens parisiens et la poétesse-réalisatrice Jayne Amara Ross, issue des Antipodes. Ténébreuse et mélancolique, sa muse est teintée de couleurs automnales. Longs et sinueux, les compos baignent dans un climat intense et passionnel. A l’instar du second morceau, « All in the Full, Indomitable Light of Hope ». Une compo atmosphérique, mélancolique, parcourue d’accès de violons et illuminée d’arpèges de cordes cristallins, qui s’étend sur dix-sept minutes. A vous flanquer des frissons partout !

Et le Dvd est un complément remarquable du cd audio. Une expérience encore plus bouleversante, vécue lors de la vision du film surréaliste tourné en noir et blanc (bien entendu !), réalisé par Jayne Amara Ross. Une bien belle œuvre, très inspirée, au sein de laquelle il est néanmoins indispensable de s’immerger totalement afin d’en goûter toutes les saveurs…

 

Chinese Man

Racing With the Sun

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Les Chinese Man ne viennent pas de l’Empire du Milieu mais bien du Sud de la France. De Marseille, très exactement ! Mais que peuvent bien traficoter ces mystérieux pseudo-chinois, dans l’enfer phocéen ? Y refourguent-ils des rouleaux de printemps ou autres Dim-Sum de contrebande ? Pas du tout ! Ce collectif dispense, depuis 2004, une musique ensoleillée, née d’un mélange de funk, de reggae et de dub, tout en lui injectant des beats oscillant entre hip et trip-hop. Le cœur du collectif –les DJZé Mateo et High Ku soutenu par le beatmaker SLY– a rencontré un premier succès, lors de la sortie de « I’ve Got That Tune », un morceau qui avait servi de bande sonore à un spot publicitaire consacré à Mercedes. C’était déjà, il y a quelques années. Aujourd’hui, le line up réuni 5 compositeurs et 3 DJs engagés à divers degrés.

« Racing With the Sun » constitue leur troisième opus. Et manifestement, les Français ont toujours la classe. En variant les styles. Lors de leur recours aux samples. Ils maîtrisent parfaitement leur sujet, quoi ! En outre, ils ont bénéficié du concours d’une légion d’invités pour appuyer les beats inspirés du gang : le MC américain Cyph4 et Taiwan MC boostent le single orientalisé « Miss Chang », l’ultra-doué General Elektriks pose ses pénates sur le tranquille « Ta Boom » et Plex Rock dynamite « Stand ! », un morceau caractérisé par son génial sample piqué au pasteur Jesse Jackson. Un pied en Amérique du Sud (« Saudade »), un autre au Moyen-Orient (« If You Please »), la tête constamment en Amérique mais foncièrement cosmopolite, Chinese Man propose une musique plaisante, inventive et parfaitement laidback… Il ne vous reste plus qu’à vous laisser emporter par la bonne humeur des Marseillais.

 

Lindsey Buckingham

Seeds We Sow

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Est-il encore utile de présenter cet homme ? Lindsey, homme ? Hé oui, Lindsey est aussi un prénom masculin ! Mais oui, enfin Fleetwood Mac, ça titille encore vos oreilles, non ? Band mi-british, mi-amerloque, le groupe a illuminé le rock de la fin des 70’s et ce jusqu’au milieu des 80’s. Multipliant les hits, il est responsable d’un des meilleurs albums de la décennie « Rumours », véritable usine à tubes qui se vendra à plus de 40 millions d'exemplaires. Lindsey en était le guitariste, chanteur et co-auteur également des compos.

En 1987, Lindsey met entre parenthèses sa participation au groupe pour entamer une carrière solo. A bientôt 62 piges, il nous dépose son sixième Cd post-Fleetwood Mac. Force est de constater que notre homme n’a rien perdu de ses compétences, tant au niveau de l’écriture que de son jeu de guitare, très caractéristique. Et c’est en s’appuyant principalement sur cet instrument qu’il nous livre 11 très, très, très jolies mélodies (j’insiste) qui auraient pu figurer sur une ultime production du band légendaire. Le temps n’a certainement pas altéré son talent. Et sa voix, aisément identifiable fait le reste. Même si on reste à distance respectable des hits pondus par notre homme il y a ‘perpet’, c’est un sexagénaire alerte qui nous livre un travail impeccable, plaisant, jamais ennuyeux et tout en douceur. Il adapte même, pour conclure le disque, un titre signé Jagger/Richards vieux de 44 ans, complètement retravaillé, méconnaissable.

Ayant visiblement tiré un trait sur le passé, Lindsey produit maintenant seul son travail et s’il poursuit son chemin en solitaire, il n’hésite pas à le peupler de guitares et de splendides mélodies vite apprivoisées. C’est avec un plaisir non dissimulé que les bonnes oreilles réceptionnent, comme une excellente vieille habitude, quelques pépites comme « Illumination », « Stars Are Crazy », « When She Comes Down » ou encore « Rock Away Blind ». Et puis il y a « Gone Too Far », hit digne de la grande période qui mérite à lui seul le déplacement.

Manifestement, la qualité n’a pas de limite d’âge. Et Fleetwood Mac aurait pu, aurait dû continuer sa carrière, permettant ainsi à la voix de Stevie Nicks de magnifier les chansons de Buckingham. Mais on ne refait pas l’histoire…

Un album pour nostalgiques. J’en suis !

 

Holly Throsby

Team

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Il y a des histoires qui nous parlent, des livres qui nous font frémir, des images qui nous font rêver et des musiques qui nous font vibrer.

Rares sont les albums qui parviennent à communiquer de telles émotions. Tellement fortes qu’il est difficile de se détacher de la musique. C’est pourtant le cas d’Holly Throsby.

Agée de 33 ans, cette Australienne vient de publier son quatrième opus. Il s’intitule « Team ». Ce dernier né est un alliage parfait entre romantisme et sérénité. Si on pouvait définir ce sentiment de manière matérielle, ce serait comme la sensation d’être enveloppé d’une douce et moelleuse couverture dans un jardin fleuri au printemps.

« Team » porte bien son titre puisqu’à son écoute, c’est comme si le temps s’arrêtait. Nous offrant la possibilité de souffler un coup et de se détendre. Imprimés sur des rythmes indolents, les mélodies sont colorées par la très jolie voix, à la fois pure et fragile d’Holly Throsby.

D’ailleurs, “What I tought of you” pourrait servir de bande sonore à un film romantique. Plus cool, “Come back to see me”  est un bel exutoire pour chasser les idées noires accumulées au cours de la journée. Et puis, il y a ce sens mélodique, à la fois susceptible de toucher le cœur des mélomanes les plus sensibles, mais également de convaincre les plus coriaces.

 

The Slit Plasters

Get Plastered

Écrit par

Leur seul nom suffirait à éveiller la suspicion (du genre ‘Pussy Gallore’ du pauvre), mais surtout leur bio potache ferait passer « Les Bronzés » de Zidi pour du Sacha Guitry.

C’est donc bien à du lourdingue qu’on a affaire.

A l’exception de quelques plats réchauffés qui ne tournent pas trop aigres (« Massacre » ou « Fatal Tio »), l’ensemble de cet album ressemble à une énorme pizza Hut : une grosse croûte et un fromage qui colle aux dents.

La reprise du « On nous cache tout » de Dutronc suscite autant d’engouement qu’un anchois avarié et pour le reste, ce Blues Rock à la carrure Punk tient plus du tord-boyaux que du tord bayous.

On épinglera au passage le sample emprunté au film « La ballade de Bruno » de Werner Herzog sur l’intro de « Monsters in your pants » mais on peut s’interroger longuement sur la pertinence de celui-ci. Car point de chicken dance en perspective…

Finalement, c’est encore dans le second degré de sa biographie que le groupe se révèle le mieux : ‘Ils jouent comme The Hives / The Makers mais ont été élevés aux Rubettes’. C’est un peu comme si les René Binamé s’étaient un jour pris au sérieux.

Tout est dit…

 

Pechenga

Helt Borte

Écrit par

« Helt Borte » constitue le premier album de ces Norvégiens de Pechenga, un duo formé par Rune Lindbaek et Cato Fars. Et manifestement, la formule ‘musique venue du froid’ prend ici tout son sens. Sorti en 2007 –et pressé seulement à 57 copies– cet elpee est donc parvenu un peu plus à l’Ouest, très lentement, comme s’il avait été congelé pendant 4 longues années, sans perdre pourtant de sa saveur.

L’ambient imaginé par les deux sbires nordiques annonce donc on ne peut mieux l’hiver… qui s’annonce horriblement froid et glacial ! Minimales, les 10 compositions de Pechenga (c’est aussi le nom d’une région russe de Sibérie, visible de Vardo, l’île natale des musiciens) ont pour probable ambition d’inviter les pingouins cérébraux à se dandiner à l’écoute de leurs mélodies atmosphériques et progressives nourries aux synthés ascétiques et influencées par Brian Eno. Pas de singles à se mettre sous les gants donc ; mais les amateurs du genre devraient apprécier. Tout au long de « Helt Borte », on a réellement l’impression d’entendre le doux chant des fjords norvégiens dans son casque…

 

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