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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Chroniques

Abstract Concrete

Abstract Concrete

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Abstract Concrete, c’est le nouveau projet de Charles Hayward, un vétéran (NDR : il est né en 1951 !) de la scène expérimentale britannique. C’est un des membres fondateurs de This Heat et Camberwell Now. Il a joué en compagnie de Phil Manzanera, chez Quiet Sun Project, a transité brièvement par Gong et collaboré avec Bill Laswell et Fred Frith. Notamment.

Le line up de la formation implique également la violoniste française Agathe Max, le guitariste italien Roberto Sassi et enfin Otto Wilberg qui se consacre à la basse et à la double basse et Yoni Silver, qui a troqué sa clarinette contre des claviers. Tous des musicos dont le cv est long comme un bras.

Découpé en 6 plages, le nouvel opus d’Abstract Concrete est éponyme. Mais une des plages, « The day the earth stood still » s’étale sur 15 minutes. Une compo, vous vous en doutez, élaborée, mais aussi épique, construite comme dans la prog, entre périodes élégiaques, progressions en intensité et explosions furieuses, paradoxalement plus proches du punk que de la fibre progressive.

Autre titre aussi complexe, « Ventriloquist/Dummy » mêle jazz métropolitain, prog/rock hypnotique, folk et disco.

Si « Sad bogbrush » emprunte le rythme de la bossa nova, ce morceau s’achève dans la distorsion.

Les deux premières plages sont probablement les plus intéressantes. A cause du mariage de la voix de Charles et du violon d’Agathe qui rappellent Blaine L. Reininger. Tant le chant que les intervenions à l‘archet. Parfois, on même l’impression de replonger dans le climat du Tuxedomoon de « Desire ».

Enfin, l’elpee s’achève par le filmique « Tomorrow’s world ».

TORRES

What an enormous room

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TORRES, c’est le pseudo de la chanteuse/guitariste/compositrice Mackenzie Scott. Pour enregistrer son sixième elpee, elle a reçu le concours (entre autres) de son amie, Sarah Jaffe, une auteure-compositrice-interprète texane qui a notamment bossé en compagnie d’Eminem. Elle s’est surtout chargée des parties de basse et de batterie. Mais aussi de la coproduction qu’elle partage avec Mackenzie. Et c’est probablement ici que le bât blesse, car si la plupart des compos tiennent la route, elles sont peut-être un peu trop sophistiquées. Ce qui nuit à l’abrasivité et au mordant des riffs de guitare.

Parmi les titres les plus percutants, on épinglera, quand même, « Life as we don’t know it » et ses accords de gratte dentelés, l’excellent « Wake to flowers » et sa ligne de basse menaçante, le sombre « Artificial limts » et sa sixcordes grondante.

En ouverture de l’elpee, « Happy man’s shoes » est caressé par une intervention d’orgue ouaté (Argent ?). Et en finale, riche en synthés, « Songbird forever » est tapissé de chants d’oiseaux. Si en ouverture de « Jerk into joy », l’artiste a recours au spoken word, sa voix est particulièrement proche de celle de St Vincent sur « Forever home ».

Green Day

Saviors

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Pour enregistre « Saviors », son quatorzième elpee, Green Day a enregistré le retour de Rob Cavallo, à la production. Et hormis sur deux morceaux plus pop (« Corvette summer » et « Susie Chapstick »), Green Day a fait du Green Day, ce qui n’est, sans doute, pas pour déplaire aux nombreux aficionados du groupe.

Des chansons hymniques de 3 minutes (NDR : seul le titre final, « Fancy Sauce » dépasse d’un fifrelin les 4’), découpées dans des riffs de guitare cinglants et imprimées sur un tempo enlevé que chante Joe Armstrong de sa voix si caractéristique. Il y déverse des textes sociaux caustiques qui ciblent notamment, Donald Trump, les partisans de la conspiration électorale aux Etats-Unis, les fusillades de masse, la brutalité policière, la toxicomanie, Elon Musk, les influenceurs, etc.

Un hit potentiel : « Bobby sox », une compo qui aurait pu figurer au répertoire de Weezer…

Grapes

Slow Motions

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« Slow motions » constitue le second elpee de Grapes. A son actif, également, deux Eps. Fondé au Havre, en 2009, ce groupe marche sur les traces de Midlake, Fleet Foxes voire de la formation belge, Girls in Hawaii. En tout cas, il semble s’en inspirer. A cause de ce sens très aiguisé de la mélodie et du soin apporté aux harmonies vocales. Bénéficiant d’une production irréprochable, cet opus recèle huit plages efficaces, langoureuses, bucoliques, transpirant de mélancolie. Le pop-folk de ce quatuor nous entraîne à travers les grands espaces normands, et suscite même l’envie de prendre un grand bol d’air frais.

Malgré la durée plutôt courte de l’album, la diversité de l’instrumentation et des tempos nous tient en haleine du début à la fin. Sans révolutionner le genre, ce long playing s’avère de toute bonne facture…

Malummí

The universe is black

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« The universe is black » constitue le second LP de ce duo bâlois réunissant la chanteuse/violoncelliste/compositrice Larissa Rapold et le guitariste/producteur Giovanni Vicari. Il fait suite à « Blood », paru en octobre 2021, un essai davantage électronique, mais sous une forme trip hop.

S’il a conservé des accents trip hop (« Something »), ce nouvel elpee navigue plutôt à la croisée des chemins du pop/folk, du shoegaze et du post punk. Même si le tourmenté et atmosphérique « Mother » nous entraîne aux confins de l’univers d’une Björk. Ou encore « Dreams », subtilement coloré de tonalités sud-américaines. Ce qui peut aisément se comprendre, quand on sait que Larissa est d’origine brésilienne. De cet album, on épinglera encore l’acoustique et expérimental « In a gentle way », mais surtout l’excellent « There is no thing ». A cause de ses changements fréquents de tempo, et puis de son aisance à traverser les frontières entre shoegaze, noisy et post punk.

Quant aux textes, ils explorent les différentes relations qui existent avec soi-même, les autres et la société. 

Her Wild Love

Wake up before the night is over (Ep)

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Her Wild Love est un duo bruxellois, en couple depuis 2006, réunissant la chanteuse Sarah de Saint-Hubert et le multi-instrumentiste Rafael Van Mulders. Elle est créatrice de mode, et lui, luthier.

« Wake up before the night is over » constitue le premier Ep de leur projet lo-fi et intimiste. Un disque qui s’ouvre par une valse tramée sur des accords de piano, même si, en filigrane, on perçoit un certain feeling blues. Psyché/folk, « Feu sacré » (NDR : les chansons sont interprétées en anglais ou en français) nous replonge au cœur de la ‘flower power’ de la fin des sixties. Détachée, la voix de Sarah épouse même régulièrement les inflexions de Kendra Smith (Mazzy Star). Elle se mue en chuchotement sensuel sur « Lightly ». Et en prière sur « Short pain, long run », une piste dont le tempo subtilement tribal et les accords de guitare tour à tour surf ou grésillants nous entraînent dans un univers étrange et inquiétant.

Et si « Keep chins up » trahit des accents disco, l’Ep s’achève par la ballade plus acoustique « Nothing’s missing » …

TaughtMe

Laugh on Me

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TaughtMe est le projet de l’américain Blake Aaron Henderson, un musicien de talent élevé dans la pure tradition mormone et conservatrice chère à son état natif de l’Utah. « Laugh on Me » constitue son 5ème opus et le premier depuis… plus de 10 ans ! Enregistré en Islande, il a bénéficié du concours de quelques invités, dont Ulfur Hansson (Swords of Chaos, Minnigar), le batteur finlandais Samuli Kosminen, la violoniste locale Gyoa Valtysdottir (Mum) et encore du saxophoniste Alabaster DePlume.

L’album baigne au sein d’une ambiance électro acoustique particulièrement ouatée rappelant les maîtres du genre tels que James Blake ou Washed Out. Tout est magnifiquement arrangé et interprété, mais il manque ce brin de folie ou des mélodies fortes auxquelles se raccrocher pour susciter l’envie de le réécouter…

Kid Colling

Living On The Wild Side

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Kid Colling Cartel

Né à Bogota, cet orphelin a été adopté par une famille luxembourgeoise. Auteur, compositeur, interprète, guitariste et chanteur, dès son plus jeune âge, il a développé une fascination pour le blues et le rock’n’roll.

A son actif, un Ep, « Tomorrow’s Far Away », paru en 2014 et un album, « In The Devil’s Court », gravé en 2017. Avant d’enregistrer son second opus, « Living On The Wild Side », Kid Colling a séjourné à la Nouvelle-Orléans, afin de bien s’imprégner de l’atmosphère qui baigne la plus grande ville de l'État de Louisiane, aux Etats-Unis.

Tant en studio qu’en live, Kid est soutenu par son backing group, Le Cartel, une formation qui implique Markus Lauer à l’orgue Hammond B3, David Franco à la basse et Florian Pons aux drums.

La recherche d’une identité sonore, la volonté de garder un esprit blues sans tomber dans le cliché, d'insuffler une énergie rock, tout en affichant un solide songwriting et en délivrant des mélodies accrocheuses, font la différence. Ainsi le Kid Colling Cartel propose un cocktail sauvage et direct de soul, de funk et de rock imprimé sur un tempo groovy, sans jamais renier ses origines blues. Kid Colling donne une dimension roots à ses compostions grâce à la chaleur et la générosité de son jeu de guitare. Au-delà du cri de rébellion dans une société en déliquescence, l’alt blues de Kid Colling transmet un message d’espoir.

Titre maître qui ouvre le long playing, « Living On The Wild Side » nous rappelle que Kid est un guitariste talentueux et polyvalent aussi à l’aise à la slide électrique qu'en picking, se doublant d'un chanteur au timbre soul profond, rocailleux et chaleureux.

Les références oscillent des Black Keys (« Ain't Nobody ») à Larkin' Poe (« Living On The Wild Side », « The Storm »), en passant par Gary Clark Jr. (« Step Out Of Line », « Long Way To Go » et « All Night Long », caractérisé par son magistral solo d'orgue) et Royal Blood (« Cold Blooded », dont le clip est disponible ici). Deux plages accueillent des invités. Daniel Restrepo pour la cumbia autobiographique « El Gato ») et l'impressionnante chanteuse Johanna Red sur le splendide soul/blues « I'll Carry You », sur lequel le Kid démontre ce qu'il doit aussi à BB King.

 

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